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Full text of "Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes ... : Oeuvre 10me"

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d  Orchestration 


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ALLEN  A.  BROWN  FUND 


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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

Universityof  Ottawa 


http://www.archive.org/details/grandtraitdins1843berl 


03n^vx^""'''^tr;vti<^ 


('dii/ciuuiI  : 

/.(•  laùlatii  v.fdcr  (/(■  l  clciiil/(~ 

iiii  ii/>/'<Tf'ii  (la  mécaiiisiiie 

et  /  (■tiirif  <ùi  nmOre 

cl  du  caïai'lèiv  expicssif 

(tes  (/i  tiers  ùixtriiiiif/is. 


<m-om/)tu/iic 

(fidif/ramt  /w/ii/irc  <■/  'rur/ii/z/is 

c/i  /nirnnûii ,  nm  </(•.! 

(ï'.nvirs  dos jjIiis  Grands  Mailivs 
i^//c/i//tr,f  ff/ii/n/i/r.r  wi'i/if.t 
itc  /  'Jlifi'lir. 


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■uni  ■iiiiit 


Œuvre  JÛ"" 


IHv  40.' net . 


(public) 

l'ÀKIS. 

SCnOlNENBERGER. 

Editeur  (te Musique.  IhiiilVDiirt  /'(iissoiuliére.N"2ti. 
■  Le u lires,  elle '^  Jdiiissi'U  et  /Jcuie  truitiiii  e/i  Jui/ ims pur  G.Os 

Jliluii,elu'\.l Â'ieeoriie  irutiiiu e/i /tutieiipur  M.iz/.iicaKi- 

C  IÎ4%  ^J 


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1^1 


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AIT 70 


DE     L'  I.\STRlMEXTATIOi\. 

INTRODUCTION. 


\  auruiie  époque  de  l'histoire  de  la  nnisi(ine  on  tfa  parle  autant  qu'on  le  lait  aujourd'hui  de  rinstr'umentntion.  X-^tm- 
son  en  est^sans  doute, dans  le  dé\-eloppement  tout  moderne  de  cette  branche  de  l'art,  et  peut  être  aussi  dans  la  nmllitude  de  critiques, 
d'opinions,de  doctrines  diverses,  de  jugements, de  raisonnements  et  de  de'raisonnements  parles  ou  écrits,  dont  les  plus  minces  produc- 
tions des  moindres  compositeurs  sont  le  prétexte. 

Un  scnililc  adacluT  à  présent  beaucoup  de  prix  à  cet  art  diustrnmenterqu'onignoi-HitaucoiiinienceineutduMÔc!fden]iei;etdon(jl)a(i(( 
,ms,i><',{U('i)ui)dcgciis,(juipassaienl  pour  de  vrais  amis  de  la  musique, voulurent  eiiiptcher  Icssur.  On  s>ITorce,a  cette  heure,de  mettre  olis- 
l.irlc.  au  progrès  musical  sur  daulres  points.  Il  en  fut  toujours  ainsi,  il  irv  a  Anw  Ja  rien  (^ui  doive  *;iirprciKlrf.  On  na  d  .ilmiil  mhiIu  s.nlt - 
«Il   musique  que  d.iiis  Vs  lissiN  dltnrinonies  co«.S'jH«rt///c.s.- ehtrcnulkrs    de  quelqws   dissonnanccs   par  suspensions   cl  quand  MoKi- 
(cNcrdc  (iiili     de  leur  adjoiiulic   larcdid  de   Scplièmc   sur  la   dominante    sans    pre'par.ilidii    le  liianu-  d   lis  imcdiMs   de    loiile 
cspèfc    li<    lui    manquèrent    pas.    IMais   celte  Septicmv  une  Ibis  admise,  maigre    (oui,  avec  les   dissonn.'nues   par  suspension,  yii 
en    \iiil    |iaiuii   ceux  fpii  s'appelaient    sa>an(s   a    mépriser  loule    composition  dont   rh.unionii'    eul   e'ié   simple,  douce,(  laiie.snno- 
rc,  naturelle;  il  l'allail   absolumenl,  pour  pl.iiiv  'i  ceux  là,  qu'elle   fui    ci  iMee    d'accords     de    seconde  majiure  ou   mineuce  ,  de 
sepliènn^, de  neuvièmes, de  quinte  e(  quarte, enqdo^c's   sans  nison  ni  inlenlion    quelcon(|ues,  a  moins  qu'on  ne  suppose  ,i  fe  sl\le 
harmonique  celltsd'èlre  aussi   sou\cnl  que  possible  désagréable  Ci  l'oreille.  Ces  musiciens   avaient   pris  du  foui  pour  les  a<coids 
dissonants, comme  certains  animaux  en  onl  pour  le  sel,  poui- 1.  s  plantes  pi<|uan(es,  les  arbusles  épineux  C'elail  l'c^a^èralicindela  ri'.K  lion. 

La  niel(i<lie  nivislail  pas  au  nulieu  de  loiues  ces  belles  couibinaisons^quand  elle  apj)arMl,on  cria  à- 1  abaissement,  à  la  ruine  de  Tari,  ii 
l'oubli  des  règles  consacrées,  &c.  &c;  tout  était  perdu  évidemment.  La  mélodie  s''installa  cependant.;  la  reaction  melodiqiie,  à  son  tour,  ne 
se  fit  pas  attendre.  11  y  eut  des  mélodistes  l'ynatiques,à  qui  tout  morceau  de  musique  à  plus  de  trois  parties  était  insupportable.  Quelques  luis 
voulaient  que,  dans  le  plus  grand  nombre  de  cas,  le  chant  fut  accompagne  d  une  basse  seulement,  en  laissant  à  l  auditeur  le  plaisir 
de  deviner  les  notes  complémentaiies  des  arvords.  D^nutres  allèrent  plus  loin,  ils  ne  voulurent  pas  du  tout  d'accompagnement.pre- 
tendant  que  1  harmonie  était  une  invention  barbare . 

Le  tour  des  modulations  arriva. ^A  Te'poque  où  l'usage  était  de  ne  moduler  que  dans  les  tons  relatifs,  le  premier  qui  s'avisa  de  passer 
dans  une  tonalité  étrangère  fut  conspué;  il  devait  s'y  attendre.Ouel  que  fut  Teffel  de  cette  nouvelle  modulation, les  maitres  la  blâmèrent  sé- 
vèrement. Le  novateur  avait  beau  dire-,  i.<.  Ecoutez-la  hien^  vouez  comme  elle  est  doucement  amenee^hten  mol ivee.,udroiteme)it 
i  liécàce</msiut  et  précède^  comme  elle  resonne  délicieusementl— lié  NE  S'AtilT  PAS  DE  CELA,  lui  i-epondah  -  on,  cette  mo- 
(  dulatinn  est  prn/iihée^donc  il  ne  faut  pas  la  faire  !  i.  mais  comme  au  contraire  il  ne  .s'ajf/V  que  de  cela.,  en  tout  et  p.iri<Mil,les  mo- 
dulations non  relatives  ne  (ardèrent  pas  à  paraître  dans  la  grande  musique, et  a  y  donner  lieu  à  des  impressions  aussi  heureuses  qu'inat^'. 
tendues.  Presque  aussitôt  naquit  un  nouveau  genre  de  pedantisme;  on  vit  des  gens  qui  se  croyaient  deshonores  de  moduler  a  la  dominan- 
te, et  qui  folâtraient  agréablement,  dans  le  moindre  Bondo^dn  ton  (fit  naturel  à  celui  de  /«  dièze  majeur. 

Le  temps  a  remis  peu  a  peu  chaque  cliose  à  sa  place. 

On  a  distingué  l'abus  de  l'usage,  la  vanité  réactionnaire  de  la  sottise  et  de  l'entêtement, et  on  est  assez  généralement  dispose  à  ac- 
corder aujourd^hHi,en  ce  qui  concerne  1  harmonie,la  mélodie  et  les  modulations, que  ce  qui  produit  un  bon  effet  est  bofH,  que  ce  qui  en 
produit  un  mauvais   est  »i«Mi'rtis,et  que  l'autorité  de  cent  vieillards, eussent-ils  cent  vingt  ans  chacun,  ne  nous  ferait  pas  trouver 
laid  ce  qui  est  beau,  ni  beau  ce  qui  est  laid. 

Quant  à  l'instrumentation,  à  Texpression  e(  au  rlivlbiiic,  c'est  une  autre  affaire.  Leur  tour  d'être  aperçus,  repousses, admis,  enchaînes, 
délivres  et  exai;érés,  uVlant  venu  que  beauroup  plus  tard,  ils  ne  peuvent  doue  encore  avoir  atteint  le  point  ou  parvinrent  avant  eux  les 
autres  braiirhes  de  l'art,  Disons  seulement  que  I  instrumentation  marche  la  premiere^elle  enest  a  rexagera(ion. 

Il  faut  beaucoup  de  temps  pom*  découvrir  les  raéditerrannees  musicales, et  plus  encore  pour  apprendre  à  y  naviguer. 


CHAPITRE    I? 

loiit   foiiiv  .'■"ii(ir<'    mi-i   (Il    <»iiNrf  |i,ii-  l<- (Jiiiii|>().silcur  p>t    un    iiistiiiiiicnt   tic  nuisi<|iic  .     |)c   1,\    |,i    »li\iM,,ii    >ui\,uili  <lrj, 
■  lU    il    <li^|i(i-r   ,i<  liicllcmcnl 

Mise.s      (11   ^ll)^;llioll    |i,ir  ik's    Ai<'li('(j 


I    (■(     (;<.ii(irl,fissi's. 


EN     INSTRUMENTS      Â.      CORDES. 


l'illCt'cS  -,    /.(S      Hil 

A    clavier  !     Lr   Piann: 


A     .ni.li.-s 


I       Clitviiirld' 


fl     ,V,n»(„/,„cs   . 


Cors   df  lliissfl,    Chiiinfllcx-hdsiics,     .Vn.cn/i/ioHi'.s. 


EJI    INSTRUMENTS    A    VENT. 


EN   INSTRUMENTS   A   PERCUSSION. 


S.in.^   ,iiullc>   '^    /.fs    Fhlli-s    (j},ni<lr]<  fl  j.rlitra.  '■     ' 

A    Cl.aicr  J    l.'ih-fiw . 

f     Oji/ii(7ci(fcs, /yoml/mrfoii.s,     llnss-liilti . 
A  enil)(5urlHir(i't'(cn    bois   ^     l.r  ffnssoii   ^{kssp.     Le   Snpcnt . 

Les    voioc  tr/ioninies-,    ih-  fvtnitifs^     tVenj'mits  et  de  Custrats .  "  • 

U'uMcUnori(.ilhc  ef  .iimnri.blc.  i    YS^i^'l:''^!-  l'"'vHn^^-   "'''T*'  '?  /^"  V''' '''"'"■'■^- 
Il  f     II'   (ilockfns'fitcl ,  l  nm-momm  a  clnvin;    /es  (.iiithfK^ 

D'une  sonorité'   indclorniin^iljk"  et  protlui.siiiU  t     ics  7,im//i.ii7s,  Gvuxties-ùnasfx,  Iniihduvn  dr 
seulement  iles-bruils  (ti^crsenienl  eiiraett'rise's .  >    -Bfisque,  Cymbales,  Triangles, .Tnmt(ims,Piii:Chmiis. 

l.^'mploi  (if  (fi  divers  ple.mens  sonores  et  leur  application  soit  à  colorer  la  mélodie,!  liarmouie  et  le  rhvthme,soit  a  produire  des 
impressions  siii  generis  (inotivees  ou  non  par  une  intention  expressive,)  inde'pendantes  de  tout  concours  des  trois  autres  grandes  pnissau- 
c's  musicales, constitue  l  art  de  l  instrumentât  ion. 

Considère  sous  son  aspect  poëtique,cet  art  sYnseigne  aussi  peu  cpie  celui  de  trouver  de  lieaux  (•lijnts,de  belles  successions  d  accords  et 
des  tonnes  rhythraiqiies  originales  et  puissantes.  On  apprend  ce  nui  convient  aux  divers  instruiueuis,ce  <\m  pour  eux  est  praticable  ou  non, ai  - 
-I'  ou  diliicile, sourd  ou  sonore;  on  peut  dire  aussi, que  tel  ou  tel  instrument  est  plus  propre  que  leLautre  à  rendre  certains  effets  a  expri- 
niir  certains  sentiments^quant  a  leurs  associations  par  groupes,  par  petits  orchestres  et  par  grandes  masses, quant  à  I  art  de  les  unir,  de 
les  meler,de  façon  a  modifier  le  son  des  uns  par  cehii  des  autres, en  faisant  résulter  de  lensemble  un  son  particulier,  (jue  ne  produirait  an 
cuii  deux  isolement, ni  réuni  aux  instruments  de  son  espèce, on  ne  peut  que  signaler  les  résultats  obtenus  par  les  maitres,en  indiquant  leui's 
]irocedes;resulMls  q\ii  sans  doute,seront  encore  modifies  de  mille  manières  en  l)ien  ou  en  mal  parles  compositeurs  qui  voudionl  les  reprodiiii. 

L'objet  de  cet  ouvrage  est  donc  d  abord, 1  indication  de  Retendue  et  de  certaines  parties  essentielles  du  mécanisme  des  instnnnciils,puis 
lefiide  fort  négligée  jusqu'à  présent, de  la  nature  du  timhre^dn  caractère  particulier  et  des  facultés  e.Tpi'easives.dc  chacun  d'eux,  et  eii- 
(iii  celle  des  meilleurs  procèdes  connus  pourles  grouper  convenablement.  Tenter  de  s''avancer  au  delà, ce  serait  vouloir  mettre  le  pied  sur  le 
(fiinaine  de  1  inspiration, ou  le  génie  seul  peut  faire  des  decoiivertes,parce  qu'il  n'est  donne  qu'a  lui  de  le  parcourir. 


CHAPITRE    2"^; 


TmT/irME\TS  A    ARCHET. 


I<E   VIOI.ON. 


Les  quatre  cordes  du  Violon  sont  ordinairement  accordées  par  quintes  comme;  il  suit: 


1""     Corde. 

y"   Corde 
3""    Corde 


-zn 


-rr 


•i'"'   Corde -^ 

La  corde  haute, /p  J/t,  s'appelle  aussi  du  nom  de    e/irtH/c/'p/Zi»,  généralement  adii 

s.  '.l'Hi 


Ces  cord<'s,lors((m'  Ifs  dnii^ts  de  lu  main  ^aiidif  n'Vn  modifieTil  |)as  le  son  m  rnccoiin  is>at]|  |)liis  on  moins  la  portion  (juc  I  ni.  lut  nul  i  ii 
viliralion,s''a|i|)clIfnt  cordes  n  viifi-.  On  iiidiciiie  Ifs  notes  qui  doivent  être  faites  à  vide  par  nn    u    plare  au  dessns  d'elles. 

(jiieliiiiPS  grands  virtuoses  et  conipositenrs  nVinl  pas  eru  devoir  s'asti'eindre  a  cette  manière  d  accorder  le 
Violon.  rii,:,Mniui,ponr  donner  pins  d'éclat  à  t'instrimienl  haussait  toutes  les  cordes  d'un  demi  ton, 

"el,lratisf>nsai)t  en  conséquence  la  partie  re'cilante,  il  jouait  en  Ré  nahirel  i[uand  Torcheslre  était  en  Mi  /irmol^fu  La  mtliin-l  quand 
rorclieslre  e'tait  en  Si  hétuol-,  &c,  conservant  ainsi  la  plupart  de  ses  cordes  à  t»iV/e,dont  la  sonoi-ite  est  plus  lirande  (pie  celles  sur  les- 
(pielles  les  doiirts  Sont  appnvés,dans  des  tons  ou  elles  n^auraient  pu  figurer  avec  Taccord  ordinaire. 

T)e  Beriot  hausse  souvent  (fun  ton  /c  Sol   seulement    dans  ses  concertos.  ;■ 

Baillot,  au  contraire,l,,iiNsail  quehpiel'ois    A'  Sol  d'un  demi  Ion  pour  des  effets  doM\  et  ;,'raves  .  ■  ^  -  ■. 

Winier  a  même  emplo>é.,au  lieu  dit  Sol.,/c  /><    naturel, dans  la  même  intention. 

Eu  ei;ard  au  point  d''haliilete  ou  sont  aujourd''hui  par- 
venus nos  jeunes  violonistes, voici  retendue  qu'on  peut  don- 
ner au  Violon  dans  un  or<heslre  hien  compose: 

L.'s  i,M-ands  virtuoses  portent  encore  de  (inelques  notes  au  delà  Tétendue  du  \iolon  dans  le  haut, et  on  peut,mème  à  Ton  iiestre,ol,- 
tenir  une  lie.iiicoiip  plus  jj;rande  acuité  au  nioKn  des  sons  hatrnonitfiies    dont  nous  parlerons  tout  à  1  heure. 

Les     (rilli's       sont  pralicahles  sur  tous  les  def;rés  de  cette  vaste   éijielle  <le  trois  octaves  et   demie;,  mais  il  faut  redouter  l'ex- 
trême dilficidté  de  ceux    (pron  placerait   sur  les  trois  dernières  notes  surai^ties    Ln^  Si.  l'f ,   je  crois  même  qu'a    forchestre    il 
serait  prudent   de  ne  pas  les  employer. 

il  faut  éviter  aussi  autant  que  possihie  II'  liillc     mineur    sur  la  i'corde,du  So/ au  La  heniol.        txzMPLc  .         ^        ^    — — -  ]\ 

\j  — 

^  il     est  dur     et  d\in  effet  peu  agreahle.    .  ^  ■ 

Les  iiccor(/s  de  deux,  trois  et  quatre  notes  qu''on  peut  frap})P7-  on  arpèfH-r  sur  le  Violon  sont  exti'emement  nomhreuv,  et 
les  effets  qu'ils  produisent  assez  différents   entre  eu\. 

Les  accords  de  deu\  notes, résultant  di'  ce  qu''on  appelle  la  (/oM/</c-corf/<>,  conviennent  anv  dessins  mélodiques, au\  phrases 
soutenues  dans  le  forte  ou  dans  le  p/fiwo, comme  aux  accompagnements  de  toutes  formes  et  au  ti-emolo. 

Les  accords  de  trois  et  quatre  notes  au  contraire, produisent  un  assez  mauvais  effet  lorsqu'on  les  frappe  piano;,  ils  ne  parais- 
sent riches  et  énergiques  que  dans  la  forcer  farchet  peut  seulement  alors  attaquer  les  cordes  avec  assez  d''ensenilile  pour  les  hien 
faire   vihrer    simultanément. 

11  ne  faut  pas  ouMier  que, sur  ces  trois  ou  quatre  notes, deux  au  plus  peuvent  être  sotileiuics,  l'archet  étant  ohlige  d'ahandoniier 
les  autres  aussitôt  après  les  avoir  attaquées.  Il  est  donc  inutile  dans  un  motivement  modère  ou  lent,  d'écrire  ainsi; 


Ou 


J*-      Les  deux  notes  supérieures  sont  seules  susceptil)les  d\ine  tenue, et  il  vaut  mieux,en  ce  cas, indiquer  le  passage  de  cette  manière: 


On 


Tous  les  accords  contenus  entre  le  Sol  et  le  Ré  graves  sont  évidemment  impossibles, puisqu'il  n'y  a  qifune  seule  corde  (  le 
ï^ol  )  pour  faire  entendre  les  deux  notes.  Lorsqu'on  a  l)esoin  d'une  harmonie  dans  ce  point  extrême  de  1  échelle   on   ne  1  obtient 

à  l'orchestre  qu'en  divisant  les  Violons;on  indique  cette  division  par  le  mot  italien  . 

,  .      .      .  \  /  j  EXEMPLE  , 

(//ii/.s/,ou  les  mots  fran(;ais  divises  ou  «  ^/c7<£r, écrits  au  dessus  du  passage.  \ 

s.il'.tfi. 


«»^^ 


f^ 


1 

JjCs  Violons  se  séparent  alors  pour  exeruler  les  uns  la  partie  liaiite.,les  antres  la  partie  basse.  A  partir  du  Jii'  (  3-  corde  )  tous  li 
iiitervaUes  de  seconde,  de  tierce,  de  quarte,  de  ipiiiite.,  de  sivte,,  de  seplieme,d  octave,  sont  praticables  ils  deviennent  seulement  de  plu 
III  |)|us  difficiles,  au  fur  et  à  mesure  qu'on  s>leve  sur  les  <leux  cordes  hautes. 


plus    ililTicile. 


plus  iiiriiciip 


l'itrilc.  puis  dilTirilc.  racilc.  » 


"^*  l^-l-  plusailTicile.  -#>  p^^i,^_  plusailTIclle. 


On  emploie  quelquefois  /  unisson  en  double-corde, mais, bien  qu'on  puisse  le  faire  sur  l)eaucoup  d'autres  notes, on  à  raison  de 
se  borner  aux  trois  suivantes:  lîe^  La^Mi\ parce  que  celles  là  seules  offrent,  avec  la  facilite  nécessaire  à  la  bonne  exécution,  une 
variété  de  timbre  et  une  force  de  sonorité  qui  résultent  de  ce  que  lune  des  deux  cordes  est   à  vide. 


^ 


i 


D.ins  les  autres  unis 


..,„.  |i  j  j,  \  U[m  11  - 


rr 


a  pas  de  corde  a  vide,leur  exécution  devient  assez  difficile  et,par  suite, leur  parfaite  justesse  très  rare . 


'L'ne  corde  basse  peut  croiser  une  corde  supérieure  à  vide, en  lui  donnant 
un  mouvement  ascendant  pendant  que  la  corde  à  vide  reste  comme  pédale:    «x. 


0   «    «    0    0 


1)       A,..   1,  s  ml.  ,v;,l|,s 

^p3      <: ^ - 


On  voit  que  le  Re,  ici, demeure  a  vide  pendant  que  la  gamme  ascendante  s'exécute  toujours  sur  la   i-  (  orde 


Les  intervalles  de  neuvième  et  de  dixième  sont  faisables  mais  beaucoup  moins 
aises  que  les  precedents^il  vaut  mieux  ne  les  ecrire,pour  lorcliestre,que  si  la    corde 
inférieure  est  a  vide,  ils  ne  présentent  alors  aucun  danger. 


EXEMPLE , 


t 


"3t — zx — — r 
T     T 

0         0 


:f— Il       !  Il       V.H,sinl,,,:.ll 


On  doit  eviler,comuie  excessivement  difficiles, pour  ne  pas  dire  impossibles, 
les  sauts  en  double-corde  qui  exigent  un  énorme  déplacement  de  la  main.  exemple. 


I.P^ 


^m 


:^4 

■r 


Kii  {;»'npral,ori  iih  doit  errire  des  sauts  pareils  qup  si  les  deux  notes  supérieures  -fl — , — i — -'j—'^     \      \     f—f    _,. 

[i]i|);irlieiirient  a  un  arcord  de  quatre  notes  qui  pourrait  être  frappe   intégralement:  r        j.  _  _  ^ 


(!eri  est    f'aisa])le  parce  qu'on   pourrait  frapper   a  la   fois   les  quatre  ijdtes  : 


■S: 
--ii -a 


^^ê=-iF 


ItariN    1  e\iMiple   suivant,  toutefois,  les  quatre   notes   ne  pourraient  être  frappées  simultanément  qu''avpr   assez  de  difficulir, 
(  ccllis  du  dernier  ii'inrd   seules  exceptées  )  et  le  saut  du  grave  à  l'aigu  n'en  est  pas  moins  aise^Ies  deux  notes  inférieures  eiani 


prises  a  vû/e^H  les  deux  autres  avec  le  1'-  et  le  ."-doigt. 


30  110   — \-    t  0  \     -_Lo»ojL_i    I    #  «--4    I    p-^-iif        I ri 


Parmi  les  accords  de  trois  et  surtout  de  quatre  notes  les  meilleurs  et  les  plus  sonores  sont  toujours  ceux  qui  contiennent  le 
plus  de  cordes  a  vide.  Je  crois  même  que  si  Ion  ne  peut  avoir  aucune  de  ces  cordes, pour  l'accord  de  quatre  notes, il  vaut  inieuv 
se  contenter  de  1  accord   de  trois  notes . 

Viiiri  les  jilus  usités,  les  plus  sonores   et  les  moins  difficiles:  '■" 


11  vaut  mieux  pour  tous  les  accords  marques  du  signe  -(p-  se  contenter  de  trois  notes  et  supprimer  le  son  grave . 


:£      .^ 


2   2  ^         ,2  W^ 


'^!r^^f^±tt:  A  4*-?Tg.r*  ^^^--J!!. 


J'^rfffrrrrfffffffmmff'  , 

Tous  ces  accords  enchaînes  de  cette  maiiiey'e   ne  sont  pas  difficiles.  ' 

Ils  peuvent  s'exécuter  en  arpèges, c'est- a-dire  en  faisant  entendre  leurs  notes  successivement,  et  il  en   resuite   souvent   des 
effets  très  heureux  dans  le  pianissimo  surtout . 


'^; 


r 


11  y  a  ce|)eiiflaTii  ilfs  dessins  stniLlaLlcs  uiix  precpclpnts  dont  les  quatre  notes  ue  pourraient, sans  une  evli'èine  diniciilte,  rwr 
iMppees  a  la  (ois  et  qui  sont  très  exécutables  eu  arpèges, an  moiien  du  premier  et  du  second  doigts  passant  de  la  i-  corde  à  la 
I-    pour  produire  la  note  ^rave  et  la  note  aiguë. 


EXEMPLE . 


En  supprimant  la  note  haute  ou  la  noie  grave  des  eveniples  précédents  on  obtient  autant  d'accords  de  trois  notes;  il  faut  j 
ajouter  encore  ceux  qui  re'sulienl  des  notes  diverses  produites  par  la  chanterelle  au  dessus  des  deux  cordes  du  milieu  à  vn/e 
ou  par  la  chanterelle^  et  le  La  au  dessus  du  Ke  à  vide  seulement. 


X   ±kî?z 


TÎ-iffffm##w. 


s""!!  s''agit  de  frapper  un  accord  isole,  en  Re  mineur  ou  majeur,  il  ne  faut  pas  employer  la  disposition  de. la  lettre  A  tro| 
difficile  quand  elle  tfest  pas  amenée,  il  vaut  beaucoup  mieux  prendre  la  if:      *^ 

suivante,  très  aisée  et  plus  sonore,par  Teffet  des  deux  cordes  à  vide.  /Il 


On  peut  voir  par  les  exemples  précédents  que  tous  les  accords  de  trois  notes  sont  possibles  sur  le  Violoii,si  Ton  a  soin,daiK 
ceux  qui  tfoffrent  point  de  corde  à  vide,  d'écarter  assez  les  parties  pour  qu'il  existe  entre  elles  un  intervalle  de  (juinic  ci 
de  siœte.  La  sixte  peut  se  trouver  en  haut  ou  en  bas,  ou  des  deux  côtés  à  la  fois:  ,  '     ■  ; 


ShI,-  ^j 


Certains  accords  de  trois  notes  étant  praticables  de  deux  manières  il  vaut  toujours  mieux  choisir  celle  qui  présente  une  corde  à  vie 


EXEMPLE . 
BON. 


EXEMPLES 
MEILLEURS. 


=^ 


VF 


Ou  peut  faire  les  doubles    (cilles,  en  tierces, à  partir  du  premier  Si  bémol  bas. 


EXEMPLE . 


4     "  '^  fi 


"W 


\Iais,comme  il,  sont  dune  exécution  plus  difficile  que  les  trilles  -  simples,  et  que  le  même  effet  s''oblient  encore  plus  iielle- 
inent  au  moyen  de  deux  parties  de  Molnn,  il  est  mieux  en  gênerai, de  s^en  al)stenir   «  /orchestre . 

Le  //vwo/o, simple  o!i  double,  des  Violons  en  masse,  produit  plusieurs  excellents  effets;,  il  exprime  le  trouble,I'igilalioii,la  ter- 
reur, dans  les  nuances  (/ii  piano-,  d»  mezzo  forte  et  <{u  fortissimo.,  c^naud  on  le  place  sur  une  ou  deux  des  trois  cordes   SoL 


ne.  Art, et  qu'on  ne  le  fait  pas  s'élever  beaucoup  au  dessus  du  Si  hémol  du  médium. 


Pi 


mf^  ff 


S.9fl'> 


■*■'-;••. 


4- 


Il  a  quelque  flidSP  (f<irii!;((u,    d<'    vi(iliii( ,  dm-.    Ir     ^o/'//.s.si"//io,  sur  li' iiiidiurii  de  lu  cluiiilfrellr  e(  de  lu  'J- corde 


EXEMPLE . 


Il  devient  aerieii.,aiifreliqne,aii  ffiiitrairP,si  on  lemijliiie  »  plusieurs  parties  el  pianissimo  sur  les  notes  aiguës  de  la  cliaiiterelle.. 

I— Viidims. 

2'^  Violons. 

3— Violons, 
ou  Altos. 


ffest  ici  le  cas  de  dii'e  que  Tusage,  est  de  diviser  à  Torchestre  les  Violons  en  deux  l)andes,  mais  qifil  n""}'  a  aucune  raison  de 
ne  |i;is  les  subdiviser  en  deux  ou  en  trois  parties,  selon  le  but  que  le  compositeur  se  propose.  Quelquefois  même  on  peut  avec 
succès  porter  le  nonibi'e  des  parties  de  Violons  jusqu""»  huit,  soit  qn""!!  s"' agisse  d''iso!er  de  la  grande  masse  huit  \iolons  seuls 
(jouant  a  huit  parties,)   soil  qu''on  divise  la  totalité  des  premiers  et  des  seconds  \ioions  en  quatre  petites  masses  égales. 

,1e  reviens  au  trémolo.  L""  important,  pour  que  son  elTet  existe  complètement,  c'est  que  le  mouvement  de  1  archet  soit  assez  ra- 
pide pour  produire  un  ve'ritable  tremblement  ou  fre'missement.  Il  faut  donc  que  le  compositeur  l'écrive  avec  précision,  en  te- 
nant compte  de  la  nature  du  mouvement  établi  dans  le  morceau  ou  le  trémolo  se  trouve;  car  les  exécutants, heureux  d  éviter 
mi  mode  d'exécution  qui   les  fatigue  ne  man<jueraient  pas  de  profiter  de  foule  la  latitude  qui  leur  serait  laissée  a  cet  égard. 


Ainsi  dans  le  niouveraeul  AU-  assai  si  Ton  écrit  pour  un  trémolo     fi^  ("     2.      Il       4"'  pi'O'J'ii'''' 


il  n''j  a  rien  a  dire,  le  tremblement  existera;  mais  si  on  se  contente  d'indiquer  aussi  par  doubles  croches  le  trémolo  d'un  Adagio, 
les  exécutants  ne  feront  que  des  doubles  croches  rigoureusement,  et  il  en  resultera,au  lieu  d'un  Iremilemeni,  un  effet  d'une  lour- 
deur et  dune  platitude  detestables.il  faut  écrire  en  ce  cas:  yt.r' — ^       Il    et  même  quelquefois, si  le  mouvement  est  encore  plus  lent 


(pie   rAdaçfio: 

Le  trémolo  du  bas  et  du  médium  de  la  troisième  et  de  la  quatrième  corde, est  bien  plus  caractérise  dans  le  Jo7'tissim,o^ 
si  1  archet  attaque  les  cordes  près  du  chevalet.  Dans  les  grands  orchestres  et  lorsque  les  exécutants  veulent  se  donner  la  peine 
de  le  bien  rendre,  il  produit  alors  un  bruit  assez  semblable  a  celui  dune  rapide  et  puissante  cascade.  Il  faut  indiquer  le  mode 
d'exécution  par  ces  mots:  près  du  chevalet. 

Une  magnifique  application  de  cette  espèce  de  trémolo  a  ete  faite  dans  la  sceue  de  roracle,au  premier  acte  de  l'Alceste  de  Gluck 

L'effet  du  tremblement  des  2'-  Violons  et  Altos  est  là  encore  redouble  par  la  progression  grandiose  et  menaçante  des  Basses,le  coup 
frappe  de  temps  en  temps  par  les  premiers  Violons,  les  entrées  successives  des  instruments  à  vent, et  enfin  par  le  sublime  Récitatif  i\w 
ce  bouillonnement  dorchestre  accompagne.  Je  ne  connais  rien  en  ce  genre,de  plus  dramatique  ni  de  plus  terrible. 

Seulement, l'idée  du  trémolo  près  du  chevalet^  n'ayant  point  ete  exprimée  par  liluck  dans  sa  partition, ne  saurait  lui  être  attribuée. 
L  honneur  en  revient  entièrement  à  M-  Habeneck,qai,en  dirigeant  au  Conservatoire  les  études  de  celte  étonnante  scene,exigea  des  \  lolons 
ce  mode  énergique  d  exécution, dont  l'avantage, eu  pareil  cas  est  incontestable. 


^ 


■f 


/• 


ALCESTE,((;ll.;k.j 


N"  1. 


Auim»' . 


CLAKINl'TIT.S 

en  i  T. 


t    J- 


mOMRONKS.      J- 


riii.i'iiK 


10 


MdilcriU). 


MoH-TM. 


■^. 


s.  (1(1(1 


•#x 


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e- 


ai* 


Is 


l!* 


On  fait  quelquefois  usai;e  avec  snrres  pour  certains  acrompai^nements  dramatiques 
d  un  caractère  très  agite,  du   t}'emo/o  />7"i.se,  tantôt  sur  une  corde: 


EXEMPLE  . 


tantôt  sur  deux    cordes 


EXEMPLE . 


II  y  a  enfin  une  dernière  espèce  de  trémolo  qu'on  tfemploie  jamais  aujourd''hui,  mais  dont  Gluck  a  tire  un  parti  admirable 
dans  ses  récitatifs,  je  l'appellerai  trémolo  ondule.  Il  consiste  dans  l'émission  peu  rapide  de  notes  liées  entre  elles  sur  le 
même  son  et   sans  que   l'archet   quille   la  corde.  ~. 

Pour  ces   accompaj^nemenls  non  mt'su>'eshsi  exécutants  ne  peuyent  pas  se  rencontrer  exactement   dans  le  nomlire  de   notes 
qu'ils  font  entendre  a  chaque  mesure;,  les  uns  eu  font  plus  les  autres  moins,  et  il  resuite  de  ces  différences  une   sorte  de  fluctua- 


lion,  d'inde'cision  dans  1  orchestre,  parfaitement  propres  a  rendre  1  inquiétude  et 
Tauxie'le'  de  certaines  scènes.   Gluck  l'écrivait  ainsi  


Les  coiipx  fl''arc/iets  sont  d^ine  grande  importance  et  influent  singulièrement  sur  la  sonorité  et  l'expression  des  traits  et 
des  mélodies.  Il  faut  donc  les   indiquer  avec  soin,  selon  la  nature  de  1  idée  qu'il  s'agit  de  rendre,  avec  les   signes  suivants: 

Pour  le   ftétaeh)'. 


^'-    C   LL^    r    ^^\j\^^^         ummles  ITusoL 


Pour  le  Lié  de  2  en   2 


Pour  le  staccato  ou  détaché  léger,  simple  ou  double,  qui  s'exécute  pendant  la  durée  d'une  seule  longueur  d'archet,  au 
moyen  d'une  succession  de  petits  coups  qui  le  font  avancer  le  moins  possible: 


Allegro . 


Andaiito , 


Pour  le  yratid  détache  porté,  (jui  a  pour  but  de  donner  a  la  corde  autant  de 
sonorité'  que  possible,  en  lui  permettant  de  vibrer  seule  après  que  1  archet  l'a  fortement 
attaquée,  et  qui  convient  surtout  aux  morceaux  d'un  caractère  fier,  grandiose  et 
d'un  mouvement  modère  :     .  .  ' 


Les  notes  repercutées  deux,  trois  et  quatre  fois(sel(jn 
la  rapidité  du  mouvement  )  donnent  plus  de  force  et  d'agi- 
talion  an  son  des  A'iolons  et  conviennent  a  beaucoup  d'ef- 
fets d  orchestre,,  dans  toutes  les   nuances  . 


Mod'. 


ahréviati'on. 


m^ 


f:epeiidaiil    dans   une   phrase  d'un  mouvement    large  et   d'un  caractère  vigoureux,  les    simples    notes  en   grand   ditache, 
sont   d  un   bii-n  meilleur  iffil.  quand  on   ne  veut    pas   employer  un  vrai   tremohi  sur  chaijue   note.  F.l    le  passage  suivant: 


I,:ilgo. 


i,(M'a,  o'n   égard  a   la  lenteur  du   mouvement,   dune  sonorité  iuenmpa-       _/Jj; 
l'ahlement    plus   noble   et  pins  forte    que    celui- ri  


Largo . 


©âfi^^pl 


Les  roninosilenrs  lieraient  par  trop  minutieux.,  je  crois,  dintliquer  les  mouvements  «le  larcliet  dans  leurs  partitions,  en 
mettant  des  sirnes  pour  Tirer  et  Pousser.^  ainsi  que  cela  se  pratique  dans  les  études  et  concertos  de  violon;  mais  il  t'st  bon 
(luand  un  passade  exi^e  impérieusement  la  lég-èrelé,  lextreme  énergie  ou  l ampleur  du  son,  de  désigner  le  mode  déxéculion 
par  ces  mots:  »  A  la  minte  de  larcliet.  »  ou  nAvec'Je  <flIo)i  de  larchet,  »  ou  encore  »  Toute  la  lonifueur  de  larcliet  sur 
chaque  note.  »  Les  mots  ^' Sur  le  chevalet^  n  et  Sur  la  touche  »  indiquant  .la  place  plus  ou  moins  rapprochée  du  chevalet 
sur  la  quelle  larchet  doit  iillaquer  les  cordes,  sont  dans  le  même  cas.  Les  sons  ii/etairK|ues  un  peu  âpres, que  tire  rarcliel 
quand' on  le  rapproche  du  clie\alet,  dllfèrent  beaucoup  des  sons  doux,  effacés,  qui  naissent  quand  on  le  promène  sur  la  touche. 

Dans  un  morceau  symphonit|ue  ou  I  horrible  se  mêle  au  grotesque,  on  a  employé  le  bois  des  archets  pour  frapper  sur 
les  cordes.  Lusase  de  ce  moyen  bizarre  doit  être  fort  rar<'  et  parfaitement  motive;  il  n'a  d  ailleurs  de  résultats  sensibles  f|ue 
dans  un  grand  orchestre.  La  multitude  d  archets  tombant  alors  précipitamment  sur  les  cordes,  produit  une  sorte  de  pcliile- 
ment  qu'on  remarcpierait  a  peine  si  les  Violons  étaient  peu  nombreux,  tant  est  faible  et  courte  la  sonorité  obtenue  en  pareil  cas. 

Les  Sons  harmoniques  sont  ceux  qui  naissent  f|iiand  on  effleure  les  cordes  avec  les  doigts  d»'  la  main  gauelic, 
de  maniJrc  à  les  diviser  dans  leur  longeur,  sans  ([ue  la  pression  des  doigts  soit  assez  forte  pour  les  mettre  en  contact 
avec  la  touche,  comme  pour  les  sons  ordinaires. 

Ils  ont  un  caractère  singulier  de  douceur  mystérieuse,  et  1  extrême  acuité  de  ([Uelf|U('S  uns  donne  au  \i(il()n,  dans  le 
haut,  une  étendue  immense.  Ils  sont  naturels  ou  artificiels.  Les  sons  harmoniques  naturels  se  font  entendre  si  on  effleure 
certains  points  des  cordes  à  vide.  Voilà  ceux  qui  naissent  le  plus  sûrement  et  avec  la  meilleur  sonorité  sur  chacjue  corde. 

Les   notes  noires  représentent  les  sons  réels  Harmoniques,  les  blanches  indiquent  les  notes  effleurei's  sur  la  corde  a  viilt- 


Chanterelle 
^--i\"  Corde 

MI. 


3 -''  Corde 
.  RÉ. 


i 


'j: 


^ 


«crfc 


1 ^^  T 


2 -'Corde 

LA. 


4"-"  Corde 

SOL. 


UtŒ 


-#-    H     —    né 


J' 


J 


tA  ?    ^j^^-^-E^ 


u  ^ 


(  ;  Les    sons   harnionit|ues   artificids  s'obtiennent  très  distinctement   sur  toute  l'étendue  de  la  gamme,  au   moyen  ilu  pr 

mier  doist  qui, fortement   ajipuyé  sur  la  corde  pendant  (jue  les  autres  doigts  léffleurrni,  sert   de  sillet    mobile. 
Voici   le  tableau  des' iiilervalles   elTIeurés  et   du   son   rét  1   qu'ils   produisent. 


L'octave  effleurée  donne 


son   unisson  . 


EXEMPLE . 


La    quinte   ellleurée 

donne   son 
octave     haute  . 


EXEMPLE . 


4       Doi£l   efTlculiml    la   cord 


f^ 


Aver  les  iiilerviilles  chroniatiquos  . 

On    ne  se  sert  guère  de  ce   doigte     que 
our  la    i'    tJordi^    a    cause    île   son  incoiii- 


à=^=JUMÀ 


Ce  doigte  est  plus  facile   que    b 


,  u         4 0         r     .  g d\     précédent  et  moins  qii<>  le  siii>ant. 


L;i    «jUiirlc   elUcuree   donne   sa    clou/icnie  haiik 


Ce   doipli'   rsl   le  [>lus  facile  et  c'esl  celui  (|ir'on  doit  préférer  pour  lorcliestre,  (|ii,ind  il  ne  s'aïrit   p,is   ilolitenir  en   son 
r«'el   la   (Inuziéine  dune   corde  à  vidi',  car  d.ins   ce  cas   le  doigté  par  quinte  est   préfèrahle.    Ainsi   pour  faire   enicndre    i- 


solément   un   contre   Si: 


il  vaut   mieux  employer  cette  position 


à  cause  du  mi   à   \ide   dont     la 


fjuinte  (si)  ellleurée   fait   enl<'ndre  son  octa^e  supéri<'ure,  et   (|ui  est  plus  sonore  (|u''iiiie   corde  sur  la  (|U(t!c  il  faïuhail    ap  - 

1  f 

pnytr  li'  premier  doi^t;  comme  par  Exemple:     /L        i  qui  donne   égalemeni       j)         ~        m 

Les    doigtés,  de  la   tierce    majeure,  et    de  l,i  tierce  mineure  ellleurées,  sont   très  peu  usités;  les   sons     li.irmoniquis 
sortant  ainsi  beaucoup  moins   bien.  i  ■•   ,  / 


La  liorce  majonre,  elTleu- 
rée* donne  sa  double  octave 
siiiK'rieiire.  exemple. 


La  tierce  iniiieuve  don- 
ne sa  dix- septième  majeure 
supérieure .  exemple. 


La  Sixte  majeure  effleurée  donne  sa  douzième 
supérieure,  (,'e  doigte  est  moins  usité  que  celui  de  la 
ipiarle,  il  est   néanmoins  assez  lion  (>t  souvent  utile. 


Je  le  répète,  les  positions   de  quarte  et   de  (juinle  effleurées  son!   de  beaucoup  les  plus    a\, mt accuses  . 

Quelques  virtuoses  font  entendre  des  double  cordes  en  sons  liarmoriic|ues,  mais  cet  effet  est  si  difficile  a  obtenir  el, 
par  conséquent ,  si  dangereux  qu'on   ne   saurait  engager   les   auteurs   à   le  jamais  écrire. 

Les  sons  liarmoni((ues  de  la  4'.""^  corde  ont  quelque  chose  du  timbre  Je  la  Flîile;  ils  son!  preféral)l<s  pour  eliantei- 
une  mélodie  lente.  Ce  sont  eux  que  Paganini  employait  avec  un  si  prodigieux  succès  dans  la  prière  de  Moïse .  Les  sons  des 
autres  cordes  acquièrent  d autant  plus  de  finesse  et  de  ténuité  qu'ils  sont  plus  aigus;  ce  caract<>re  même  et  b'ui' timbre  cris- 
tallin les  rendent  propres  aux  accords  que  j'ap|>ellerai  Féeriques,  c'est-à-dire  à  ces  effets  dliarmonie  qui  font  naitre  de 
brillantes  rêveries  et  emportent  limagination  vers  les  plus  gracieuses  fictions  du  monde  poèticpie  el  surnaturel,  lîien  <|u'ils 
soient  aujourdluii  devenus  familiers  a  nos  jeunes  Violonistes,il  ne  faut  pas  les  employei-  dans  un  mouvement  vil  ou  du  moins 
il  faut  se  garder  de  leur  donner  des  successions   de  notes   rapiiles,  si  Ion  veut  être  certain  de   leur  bonne  exécution. 

Il  est  loisil)le  au  compositeur  de  les  écrire  à  deux,  à  trois,  et  même  à  quatre  parties,  selon  le  nombre  des  parties  <le 
violons.  L  effet  «le  pareils  accords  soutenus  est  fort  reiiiarqu.d)le,  s'il  est  motivé  par  b"  sujet  dn  moree.iii  el  bien  fondu  a\ec 
le  reste  de  lorcliestration.  .Te  les  ai  employés  pour  la  première  fois,  a  trois  parties, dans  bi' scherzo  d'une  sjmpbonifi  au  di^ssiis 
dune  fjiialrieiiie  partie  de  Violon  non  harmonique  qui  IriUe  conliniK'lIemenl  la  note  la  moins  aiguë.  La  finesse  excessive  des 
•sons  harmoniques  est  encore  .lugmenlée  dans  ce  passage,  par  1  emploi  des  sourdines,  et,  ainsi  .d  faiblis,  ils  sortent  dans  les 
haiiliur-   peidu<-s   d(    léflielle    musicale,  ou  II  serait    à  peine  possible  dalteindre   avec  les  sons  ordinaires. 

.Te  crois  qu'il  ne  l.iiil  pas  néili:;<'ren  ('erivanl  de  semblables  accords  de  sons  liarm(ini<|ues  de  désigner  en  noies  i\v 
forme  el  de  gross<ur  ilirii'rintes,  placéi'S  les  unes  aiidissus  des  autres,  (((  note  du  ddiijl  ffJ'lniriUlt  lu  cardr  el  celle  du  son 
rri'l  (quand  nu  ellhiiK'  une  (cii  de  à  \idi)  el  la  iiole  du  (loiijt  fl(jj)i/y«',  celh'  du  doijit  fffli'nritnt  la  rorde  <  I  celle  du  son 
l'i'rl.  dans  les  autres  cas.  Il  i  <\  dune  né'cessaire  qiiil<|iiel<iis  demployei'  ensemble  trois  signes  pour  un  son  iini<|ue  sans  celle 
precaulioii,  lexf'eiilioo  poiiriall  dcMoii    un  :;àehis  ine\l  rirable  ou  laulenr  lui  même   aiiiail   de  la  peine  à  se  riconniit  re. 


^ 


JUiMEOrtJlLlETn:         Au 

FLITRS. 


N"2: 


'l  i 


Les  sourdines  sont  de  petiles  m.icliines  en  l)ois  <]iron  place  sur  le  chevalet  des  instriiuienls  a  cordes  pour  an.iililii 
leur  sonorile,et  (jni  leur  dniiiienl  en  même  tiinp*  un  accent  triste,  niysléiieux  et  doux,  ilonl  i.ipplualinn  esl  rri'(|\ii  innii  iil  lieu- 
reuse  d/in>  tous  les  "enres  de  musi(|ue.  On  se  serl  en  iénéral  des  sourdines  pour  les  morceaux  lents  principalcnieni;  elles  iir 
fonl  p.is  moins  Imn  loule  fois,  quand  le  sujel  du  morceau  lindi<|ue,  pour  les  dessins  rapides  el  légers,  ou  ]iour  des  aecom|iagne- 
menls  dun  rhylluue  précipité.  ClucV  la  l)ien  prou\é  dans  son  sublime  monologue  del.AlcesIe  Ilalieiiiie      Chl   lui  j)ftr/r(. 

Lurage  est,(iu,md  on  les  emploie,  de  les  faire  prendre  par  toute  la  niasse  des  instruments  à  cordes-,  il  est  pourtant  cerlainis 
circonslances,  plus  fréquentes  fpron  ne  croit,  ou  les  sourdines  mises  à  une  seule  partie  (aux  premiers  Violons  par  ex- 
emple, )  coloreront  1  Instrumentation  dune  façon  particulière,  par  le  mélange  des  sons  clairs  el  des  sons  voiles.  Tl  en 
est  d autres  aussi  ou  le  caractère  de  la  mélodie  est  assez  dissemUlalile  de  celui  des  accompa^inemenls  pour  qu'on  doi\e 
en  tenir  compte  dans  lemploi  de  la  sourdine. 

■^  Le  compositeur  en  introduisant  lusage  des  sourdines  au  milieu  dun  morceau  (ce  qu'il  indique  par  ces  mots:  Cotisor- 
diflil  ne  doit  pas  oublier  de  donner  aux  éxécutans  le  temps  de  les  prendre  et  de  les  placer-;  il  aura  soin  en  consé(iuence 
de  menag-er  dans  les  parties  <le  violon  un  silence  équivalant  à  peu  jirès  à  la  <Iurée  de  driiv  nicsiu  es  à  <|iiatre  \i-m\tf,(modfriiloj 

Un  silence  aussi  long-  n'est  pas  nécessaire  quand  les  mots  sema  sordini  in(ii<(iuiil  qu  il  liuil  lis  enlever,  ce  mouvement 
pouvant  s'opérer  en  beaucoup  moins  de  temps.  Le  passage  subit  des  sons  ainsi  allallilis  dune  masse  de  Violons  aux  sons 
clairs,  naturels,  f sans  sourdines  )  est  quelquefois  d'un  effet  prodiirieux. 


ROVKOH  JULIETTE. 


]:  v^Diusr 


Aiid-  nnn  molli 

C.n    ,,i„l,ni. 


\*.'  4 


ALCESTK    1  ÎALIE>.\h: .[  O  lA  (.k .  ) 


./'  '  '  '  P 

Le  PizziralofPinc/' )  est  «■iic(irc,  pour  les  instruments  ;<  arcliel,  *l  un  us;i^c  oénér;<l.  Les  sons  obtenus  en  |tincanl  les 
cordes  uroduisenl  des  .iceomjvTgneinenls  aimés  des  elianteurs,  dont  ils  ne  couvrent  p.is  l,i  \oix:,  ils  li^incnl  tiis  bien  ,ius- 
si  c<ininie  elTels  SYni|ili<ini«iues,  in«"^nie  dans  les  élans  \i^()in-eux  de  lorchestre,  soit  dans  la  totalité  des  instruments  a  cor- 
des, soit    dans  une   partie,  ou  deux  parties  seulement. 

Aoici  un  Exemple  cliarmant  de  l'emploi  du  Pizzicato  tians  les  seconds  ^  iolons.  Altos  ef  liasses  pendant  cpie  |,.s  1,  Vio- 
lons jouent  avec  Tarcliet.  Ces  sonorités  conlrastantcs  se  marient ,  d.ins  ce  passag^e,  duU  façon  vraiment  iner\eillciise  avec 
les  soupirs    m(  lodif(ucs  de   la  Clarinette  dont  ils  augmentent    lexpression. 


FLUi'E. 


CLAIi.En   Slt> 


COKS  en  MiIj. 


Mi  on  emploie  le  pi/zicato  tliiiis  un  forte  il  devienl  nécessaire  tie  ne  l'écrire  en  gênerai  ni  (roj»  liaiif  ni  (ro|)  li.i 
les  noies  de  l'extrême  ai^u  elant  prèles  et  sèches,  celles  du  bas  trop  sourdes  .Ain.si  dans  un  tuKi  vi^dureux  des  iiisln 
-nienls    à  »eii(,  il  résultera   uij  eilet  très  sensible   d'un  pizzicato  comme  celui-ci,  donne   à  tous  les  instruments   a   eordis. 


VIOLONS     UNIS. 


ALTOS    F.T      liASSES. 


Les   accords  pinces   à   dfu\,  (rois  et   quatre   notes,  sont  également   utiles   dans   le   l'orlissiniO;  le   doi^t    uni((iic,  dont   lis   vio_ 

-lnni>(es    se  servent    parcourt  alors  si  rapidement  les  cordes  quelles  seitiMcnt   adaijuées  toutes  à  la  l'ois  et  (ilncnt  pres<pie  siiiiuL 

_(anemcnt.    Les   dessins  d'accompaiinement  en  pizzicato  pinuo  sont  toujours   d'un  eit'et   -racieux,ils  reposent  iaudil.ur  et  donnent, 

•piand  on   n'en  abuse  pas,  de  la  variété  a  l'aspect  de  l'orchestre.   On  obtiendra  plus  tard, sans  doute,  dn  piz/i(.i/o   des   dléts  bien 

plus  originaux  et  plus  piquants  <ju'on  ne   (ait  aujouid'lnii.  Les  \iolonisfes  ne  considérant  pas  le    |)i//.i<a(o   <  (.ninu     une    partie 

intégrante   de  l'art  du  Violon  Tout  à  peine  étudie.  Ils  ne  se  sont  encore  à  celle  heure,  a|)pli<|U('s  a  |(ineer   (|u'a\ei    le  poiiec    et 

l'index,  d'où  il   résulte  qu'ils  ne  peuxeni  làire  ni  traits  ni  arpèges  plus  rapides  que  les  diuibles  cioelies  d'une    mesure   à  quali'c 

temps,  dans  un   mouvement  tiès   modéré.  Aulieu  que  si,  déposant  leur  archet,  ils  se  servaient   du  pouce    vi   dv    Irois    doigts,  la 

main  droite   étant  soutenue  par  le  petil  doigt  appuyé  sur  le  corps  An  violon,  connue  on  l'ail   pour  pincer  l.i  guitare,    ils   obtieii. 

-draieni  bien  vile  l.i   làcililé   d'exécuter  en  |iineaiil  des  passages  tels  que  les  suivants,  impossibles  aujourd'hui. 


(Le 


iliilfr. 
.li.iiH-, 


lies    inaiiiu.nl    les    doiçls  rfe  Ij  ^ 
P    ,lAisi,e    le    ,>„uee.  ) 

AH'.' 


.   '  '  .  ft  ft  n 


2;* 

Le  martellement  doublf  it  triple  tlts  notes  supérieures,  clans  les  deux  derniers  exemples  »le\ienl  extrêmement  tacil<>  par 
1  emploi  successif  de  linilex  et   du  troisième  doi^t  sur  la   même   corde. 

Les  petites  notes  liées  ne  sont  pas  impraticabks  noa  plus  dans  le  Pizzicato.  La  phrase  sui>ante  du  Scherzo  de  la  sym- 
phonie en  ut   mineur  di'   Beellioven,,  <nii  en  contient,  e^l   toujours  fort  bien  exécutée. 

Air: 


Quelques  uns  de  nos  jetines  violonistes  ont  appris  de  Pasanini  les  gammes  descendantes  pincées  rapidemenl.,  en  arra- 
chant les  coudes  avec  les  doigts  de  la  main  gauche  posée  sur  le  manche,  et  les  traits  pinces  (toujours  de  la  main  sauclie  ) 
avec  des  mélanges  de  coups  d  archets  ou  même  servant  d'accompagnement  à  un  chant  joué  par  l'archet.  Ces  divers  procédés 
deviemlront  sans  doute  avec  le  temps  familiers  à  tous  les  éxécutans,  il  sera  possible  alors  den   tirer  parti  en  composition. 

Les  Violons  exécutent  aujourd  hui  avec  làrchet  à  peu  près  tout  ce  qile  l'on  veut.  Ils  jouent  à  l'extrême  aigu  pres(|ue 
aussi  aisément  que  dans  le  médium;  les  traits  les  plus  rapides,  les  dessins  les  plus  bizarres  ne  h's  arréleni  pas.  Dans  un 
orchestre  où  ils  sont  en  nombre  suffisant,  ce  que  lun  deux  manque  est  fait  -par  les  autres  et,  en  somme,  )c  résultai  ob- 
tenu, sans  que  les  fautes  soient  apparentes,  est  la  phrase  écrite  par  l'auteur.  Dans  le  cas  cependant  ()u  la  rapidité,  la  com- 
plication et  [élévation  dun  trait  le  rendraient  trop  dangereux,  ou  seulement  pour  obtenir  dans  son  exécution  plus  d'assurance 
et  de  netteté,  il  faut  h-  morceler,  c'est-à-dire,  en  divisant  la  masse  des  Violons,  donner  un  fragment  du  trait  aux  mis  el  un 
fragment  aux  autres.  De  cette  façon  le  trait  de  chaque  paftie  est  semé  de  petits  silences  que  l'amlileur  ne  remarque  |ias, 
qui  permettent,  pour  ainsi  dire,  aux  Violonistes  de  respirer  el  leur  donnent  le  temps  de  bien  prendre  hs  positions  diUieiles 
et   par  suite  l.iplomb  nécessaire    pour  attaquer  les  cordes  vigoureusement. 

Air.'Assai  cou  fiioro. 

/!  > . .  ■'  I  u  1  iT  II  L^  .^_  ^  I  ■  u  1 1,-"  „  ^  L  r  r  ii'^fM'fTf  f  I  f    — rit  I  r  Tu 

itr:  VIOLONS 


Ici    la  division  devenait   inutile,   le   trait  ne  présentant  aucune    diUiciiltci    U\   morcellemenl    eut  donc,  sans    compensation. 


r>i) 

Si  Ion  veul  lliire  éxf'cuti'r  un  tr;iil  pareil  a  celui-ci  ou  plus:  ilifficilo  encore  à  toute  la  masse  îles  Violons,  il  vaut  touioiii's 
mieux,  comme  ilans  lexemple  précéilenl,  (!i\  is<r  les  ]iremiers  \iolons  en  1.  el  secoiuis  el  les  ileiivièmes  également,  en  f.ii- 
sant  JouMer  à  ceux-ci  les  deux  parties  tles  premiers  ^  iolons,  f|ue  de  laisser  tous  les  1'.'  violons  piuer  un  fragment  el 
tous  les  sec(Uids  un  autre;  car  léloiruement  des  deux  |30/nfs  (le  dé\)iirt  des  sons,  romprait  lunilé  du  trait  el  rendi'ait  les 
■SuUires  des  fragments  trop  apparentes.  Au  lieu  que  la  même  di\ision  s'operaiil  des  deux  cotes  chez  les  deux  masses  des 
Violons,  et  sur  les  deux  éxéculans  (pii  lisent  ensemhli'  sur  le  même  pupilre,run  jouant  la  première  partie  et  laulre  la  seconde,  il 
s'en  suit  nue  les  parties  liiviseiis  sont  si  près  lune  de  l'aulie  (p-nl  est  inipo>sil>le  de  s'appercevoir  du  morcellemeiil  du 
Irait,  et   (jue   I  auditeur    doit    croire    rpi'il  est   éxéculé   intégralement    par  tous  les  violons.  On  écrit    dcmc   ainsi: 


IV*   VIOLONS 


2""""    VIOLONS 


SV    f 


Ce  procédé  du  reste  est  a|)plical)le  a  toutes  l<'s  parties  de  l'orclieslre  cpii  otlVent  entre-elles  des  analogies  di"  tim- 
bre ou  de  lé:;éreté,  et  on  doit  en  user  toutes  les  fois  qu'une  phrase  est  trop  difficile  pour  pouvoir  être  hien  eveculee 
par  un   seul  instrument  ou    un   seul  groupe. 

Je  crois  qu'on  pourrait,  à  lorchestre,  tirer  plus  de  paiti  qu'on  ne  la  fail  jusqu'ici  des  phrases  sur  la  4.  corde  et, 
pour  certaines  mélodies,  des  notes  haules  de  la  3.""  Quand  on  veut  user  ainsi  dune  corde  spécialeil  faut  indi(|uer  avec 
précision  jusfju'où  elle  doit  être  employée  exclusi\ement,  sans  (|Uoi  les  exécutants  ne  man(|ueraient  pas  di'  céder  a  I  lia- 
hlludi'  el   a   la  facilité   qui  résulte   du   passage  dune  corde  à   1  autre   pour  jouer  la   pjuase   comme    a   lordinaire. 


4'"   Cnrde T 1 V   ( 


EtPPg^gS^^^pl 


Il  arrive  assez  souvent,  pour  donnera  un  Irait  une  grande  énergie,  (|u  on  double  à  loclave  intérieure  les  premiers 
\  iolons  par  les  seconds;  mais,  si  le  Irait  n'est  pas  écrit  excessivement  haut,  il  vaut  beaucoup  mieux  les  doubler  a  lu- 
nisson.  L  effe^  est  aloi-s  Imcomparablement  plus  fort  et  plus  beau.  Le  foudroyant  éclat  <le  la  péroraison  du  premier 
morceau  de  la  Symphonie  en  t,7  mineur  de  Beelhoven  est  du  a  un  unisson  d(*  Violons.  Il  arrive  même  en  pareille 
occasion  que  si,  les  Violons  étant  unis  de  la  sorte,  on  veut  en  augUK'nter  encore  la  force  <'n  leur  adjoignant  les 
.illos  a  loctave  audessous,  ce  redoublement  inférieur  trop  faible,  en  i-aison  de- la  dispro|)ortion  de  la  paiMie  supérieu- 
re, produit  un  bfiurdonnement  inutile,  dont  la  vibialion  des  notes  aiguës  des  Violons  est  plutôt  obscurcie  <|u'aiignien  - 
tée.  Il  est  prefer,ib!e,  si  la  pirlie  dallo  ne  peut  être  dessinée  dune  manière  saillante,  tie  |em|)loyer  alors  a  grossir 
le  son  des  Violoncelles,  en  ajant  soin  de  les  mettre  ensemble  (aut.int  «pu-  lelendiie  au  grave  de  linstriimiut  le  permet) 
a    lunisson    et    non    à    loctave.    Cesl   ce   (|u''a    f.iit    lieethoven    dans    le  passage   suivant;  ^ 


% 


31 


X'.Mj 


SYMPHONIE    Ey  n    MiyElH 

{  IIKKTHUX  fc'.N.) 


Au?  cdii   brio. 


CLARINKTTr-.S 

EN     SI  t) 


(.OliS    r..\    Ml  \> 


■n;()Mi'F,'rn:s 

•I..N    11. 


TlMIiALKS. 
F.N   IT. 


VTOLONI  K.Ll.r,  . 


Les  Viohms  sonl  plus  brillants  pt  jdiiPiit  plus  aisemciU  dans  les  tons  qui  leur  laissent  Tiisage  des  cordes  à  vide.  Le 
ton  d'cr.  seiileraenl  semble  faire  exception  à  cette  re^lp  pour  sa  sonorité,  iiiii  est  moindre  évidemment  que  celle  des  tons  de 
LA    et   de  iMi,  bien  qn'il  garde  quatre  notes  a  ride,   tandis  (|iron  n'en  conserve  que  trois  en  L.\    et  deux  seulement  en   Ml. 

On  peut, je  crois  caractériser  ainsi  le  timbre  des  diters  tons,  pour  le  violon,  en  indi(|iiant  les  plus  ou  moins  grandes  faci- 
lite'   d'exécution. 


LT 

li  K  \> 

H  Et] 
WKt 

Mib 


VKb 

VKt\ 


Tr,s<llUirlK-.        yM..|ns     Ulm    .1    [.lus  .lislin: 


I)inuili-,m.,i5 


F.,.,1.' 


in,|M.,,Ka\,l,- 


jfl.,l,l„uy.„„, 

)' '■( 

1>,.U  ,lin„  il,..  ,,..n,|„u 

'    l„.l,l,-. 

"'»-'■'•■  !- 1 

sniiiiHMi,. 


VlinlhiiU,! 
FA*  T„.,l„rMll,..       ),,„..^„,j 

S0LI>        Ti;s<IiIII.11 


i)M,Mn^  l.nll:H,l,i 

(Iplu.    Irn.l.c.     i 


^Ln   |,..,  5:,,, 


I""    I"'- 
,|„.,l,r.l.\r 


SOLJt 

LA  b  Te  .1  il  m 

LaIiI  Farilc. 

LA»  In,|,r.,.i^ 

SlV  Fn.il,   . 


/lu.l.l.- 


SN..1,1,.  n,.,i.s  ^ 


Sia  P,ii    diin.ll,-.  iN..l.l.-,si,nMr.-,raaiMH.| 


utI» 


1>,,S,|M 


^  N..I.I.- 


„„n.^ 


hl„u^,v,.il<',  IrJs  nol,le.i 
^  linlh.nl  ,  ,lislin£..r,  . 


l>J 


|.r,l„|U,\.l.-.  I   ,M.„s,.nor,.. 


If 
KF.b 

KKft 
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Ml  il 

FAi> 
FAi 


'■•-■     !^:r;:::,..i 

A.S,..   facil,..        ^Tn,ïi.|ue,M..n„.,, 
*,l,.llngu./.  ^ 

T,^s  ,lilT,.-,I..      ^''""''"■"■'      * 


A  ,„.,,  ,„;s 

i,n|.r,,t|,-.,|,U. 


DlIflCLl.-. 

Facile. 
Tn,|,l:.li,al.l.- 


'I 

Vs,„„.,i. 


.Cn.,,,1, 
?(.n,lan, 


,n,nn,n  .  (, 


In 


iliin.ilr. 


(,P,n   .onme,„„„l„.,^ 
■(l>,<.lonl.  * 


FAt  Moins  il,lTi(  il.  .     »''>'ê"l'"'"'"""7 

^n.isif.  .1, 

SOLI»  In,|..ali,al,l..  \ i 

SOLI;  Faille. 


*s.,n,„i-,,lM,u.  I, 


SOLl         Tns  (lilTirile 


^lisiinru...  i 


■l'ifs  HilTIrll 

|.„s,,ne  '      lusli, 

-     imi.raliial.l.-.    V„>.is  ni.l.le. 


IVl-s  soMi-a  , 

IlisI, 


laIi 


^risle 


-:;::■! 


LA»  ln,,.,ali.'al.l.-.         j | 


SI  > 

Oirr.iii.. 

sii 

Fa.il.-  . 

liTt» 

lnn,vaU,al 

SS..ml.r<.,s..,n,l, 
/mais  „.,l,l,.. 


/.;,,„,  sin,s,n,„.,l.n,. 


■■¥ 


Lrs  l'usfriimfnls  à  r/»v/;f/,  don!  la  riiiniun  lornic  «e  (iii'on  ;i|i|i<llc  assez  inipropicnicnl  le  r|«a/«07',,  sonl  l.i  h.ihc,  Icli  un  ni 
<inisli(ii(il' tic  (oui  oirliesde.  Aiiix  se  li-ouve  dévolue  l.i  plus  j:randc  puissante  expressive,  el  lUie  iii<()nles(iil)le  vaiicl»'  <lr  limhres. 
Les  Violons  surlout  peuvent  se  preler  à  une  foule  de  nuances  en  apparence  inc<nicilial)lcs .  TIs  on!  (en  masse  )  la  lorce,la  Icpiele., 
la  ^race,  les  accclils  sonil)rcs  cl  jojeux,  la  revciic  cl  la  passion.  Il  ne  s'aril  <|ue  de  savoir  les  faire  parler.  On  n'es!  pis  (ilili;;c 
d'ailleurs  de  calculer  pour  eux,  comme  pour  les  insirumenis  à  v<'nl,  l.i  dun'c  d'uiK'  tr>iui\t\f  leur  men.i^ir  de  (eiiips  .  ii  leiiip'' 
des  silences^  (in  c-sl  liicii  sur  <|iic  |;i  rcspiralion  ne  leur  mani|uera  pas.  Les  violdns  sont  des  scrvileiiis  li<lèlcs,iiilclli^cns,ac(ilscl  inl.iliralil' s 

Les  mélodies  lendies  cl  lenics,  conlices  tiiip  souvciil  aujourd'hui  .à  (les  rnsirumerils  ,\  miiI,  ne  sonl  poml.inl  jam.iis  mieux  reii- 
diK  s  (|ue  p.ir  une  m.issc  di'  violons.  Hien  n'égale  la  douceur  pt'néiranle  d'une  xinrl.iinc  de  ciianlerellcs  mises  en  \iliralioii  par  \iii^( 
an  licl>  liicn  éveicés.  (l'est  l'i  la  vraie  \oix  féminine  de  roielieslre,Mii\  p.issionnec  cl  cliasle  en  même  (em|>s,decliiian(c  c(  doU(e,<jiii  pN  ii 
ri  il  crie  el  se  liiiieiile,  nu  clianli  i|  pi  ii'  il  rè\e,  nu  éel.ile  en  accents  jiiMiix,<  (iiimie  nulle  .iiilre  ne  le  pourrail  faire.  Un  imperce|i(iMe 
iiinUM  Mieiil  du  lu  is.im  senlimciil  iii.ipi  i  i  ii  de  celui  i|ui  répiome,  cjiii  ne  produir.iil  rien  d'.ipp.neiil  dans  réxéciilion  (l'un  seul  \iiilon, 
niiilliplié  p,.f  le  id.ie  d.-s  imi^soiis.  iliiiine  des  iiu.inees  iiia;;iiirii|ues,(rirr-('sislililesél,ins.(le-.  acci  ii- i|i;i  |iir,ilr(iil    |ii^i|ii  .m  Imid  du  i  neur. 


f,.  L' ALTO.  ;^  . 

CHAPITRE  3V 

Les   quatre    cordes    de  l'Alto    sont   arrorde'es    ordiiiairenioiU    en  quintes     coninie   celles    du  Violon    cl  A  la   quinte     an 
dessous     d'elles.—  •  ■._;•.'■  ....    ... 


EXEMPLE . 


Son   e'tendne    ordinaire    est    de  trois  ofta»es    an  moins. 


EXEMPLE . 


Avec  les    intervalles 
chroniatiqnes. 


Il  sVcrit    sur  la  clef  d'Ut    (S—  ligne),    ol   sur  la    clef  de  Sol   (piand    il   s'étend    beancoiip   à   l'aign. 


Ce   <|ue    nous    avons    dit    an   cliapiiro    2^  relativement    aux      trilles.,     coups    d'ircliets,  accords  pla(|U('s  ou  .npé-és,   sons 
iiarnionifiuis    elc.   est  de  tout  point    ap|)lical)l('  àlAllo,  en   le  considi'ianl  conune  un   violon  pins  ^r,i\e  dune    (|iiinl('. 

De  tous  li-s  instruments  de  I  orcliestre,  celui- dont  les  excellentes  f|ualil('s  ont  été  le  plus  longtemps  méconnues,  c'est 
l'Alto.  Il  est  aussi  ai;ile  tjue  le  Violon,  le  son  de  ces  cordes  graves  a  un  mordant  particulier,  ses  notes  aiguës  brillent  par 
leur  accent  trislemeni  p.issionné,  et  son  timbre  en  général,  dune  méLmcolie  profonde,  diffère  de  celui  des  autres  instru- 
ments à  arcliel.  lia  été  long.tems  inoccupé  cependant,  ou  appliqué  à  lenqtloi  obscur  autant  fjuinulile, le  plus  souvent,  de  dou- 
bl<'r  à  loctave  supéiieure  la  partie  de  Basse.  Il  y  a  plusieurs  causes  à  I  injuste  servage  de  ce  noble  insliumenl.  D  abord  la 
plupart  des  M.iilres  tU\  siJcIe  dernier,  dessinant  rarement  quatre  parties  réelles,  ne  savaient  en  eonsétiuence  que  faire  de  lui; 
et  (Miand  ils  ne  trouvaient  pas  tout  de  suite  à  lui  donner  cjuelques  notes  de  remplissage  dans  les  accords,  ils  se  halai<iil  tl  e- 
crire  le  fatal  col  i{((,«i.so,avec  tant  d  inattention  quelquefois,  qu'il  en  résultait  un  redoublement  a  loctave  des  Casses,  inronci  - 
liable,  soit  avec  I  harmonie,  soit  avec  la  mélodie,  soit  avec  toutes  les  deux  ensend)|e.  Ensuite  il  él.iil  mallieureusenient  im|)os- 
sible  décrire  alors  pour  les  Altos  des  choses  saillantes  exigeant  un  talent  ordinaire  d'éxéculion.  Les  Jou<'urs  de  Vi()}(^,  (an- 
cien nom  delAlto)  étaient  toujours  pris  dans  les  rebuts  des  Violonistes. Quand  un  musicien  se  trouvait  inca|ta<)le  de  remplir  (un- 
ven.iblement  une  place  de  Violon,  il  se  mettait  à  I Alto.  Dou  il  résultait  f|ue  les  Violistes  ne  savaient  jouer  m  du  \  lolon  ni  de  I 
Viole.  Je  dois  même  avouer  que  de  notie  tenqis,  ce  préjuge  contre  la  parti(,' dAlto  n'est  pas  entièrement  détruit,  et  c|u''il  y 
encore,  dans  les  meilleurs  orchestres,  des  Joueurs  diAlto  qui  ne  possèdent  pas  mieux  l'art  delAIto  que  celui  du  Violon.  3].ii 
on  sent  <le  jour  en  jour  davantage  linconvenient  qui  résulte  de  celte  (olér.mce  à  leur  ('gard,  et  peu  à  peu  I  Alto  comme  le 
autres  instruments  ne  sera  plus  confié  qu'a  des  mains  h.d)iles.  Son  timbre  attire  et  captive  tellement  I  .illenlion  qu'il  n'est 
pas  nécessaire  den  avoir  dans  les  orchestres  un  nombre  tout  à  fait  égal  à  celui  des  seconds  violons,  et  les  cjualiles  expres- 
sives de  ce  timbre  sont  si  saillantes  (|ue,  dans  les  très  rares  occassions  ou  les  anciens  compositeurs  le  mirent  en  évidence. 
il  n'a  jam.ais  manqué  de  répondre  à  leur  attente.  On  sait  limpression  profonde  qu'il  produit  toujours  dans  le  morceau 
ilphigenie  en  Tatiride^  ou  Oreste  abjmé  de  fatigue,  haletant,  dévoré  de  remords,  s'assoupit  en  répétant:  Le  calme  ren- 
tre diins  mon  cœur!  pendant  qu<'  li)rcliestre,  sourdeiiienl  agili-,  fiil  enl<ndre  des  sang  lois,  «les  plaintes  convulsivs,  domi- 
nés incessament  par  l'affreux  et  obstiné  grondement  des  Altos.  Bien  que,  dans  celle  in(jualifiabl<-  inspiration,  il  n'y  ail  pas 
une  note  de  la  voix  ni  des  instruments  dont  linlention  ne  soit  sublime,  il  faut  pourtant  nconnailre  «pie  la  fiscmation  exer- 
cée p.ir  elle  sur  les  audlleurs,  «pie  l,i  sensation  d  horreur  «jui  fiil  les  yeux  «le  «piil<|ues  uns  s'(nivrir  |)lns  gr.mds  <n  s'em- 
pliss.int  «le  larmes,  sont  dues  pricipalement  à  la  partie-  dAlto,  au  lindu-e  de  sa  3'""  corde,a  son  rhvtlim»'  s)ncoj)é  el  à  lélr.inge  et  lel 
d'unisscjn  i  «-sullanl  «le  sa  syncope  «lu  La  bi  iis(|uemen(  coupée  pai'  le  milieu  par  un  aulreXadns  basses  marquant  un    rhjtiuiie   différent . 

s,   ()'.i<>  -.   ^     .     ■       <ï,  ;     f. 


••'  ^  ■ 


IPHlliKSlE    EN    TAIHIDH.  (GLUCK. 
Andantft . 


W.  7. 


^ 


^• 


.*^,. 


Dans  l'ouverture  dlijhigenie  en  AuU<ie,  Glucl  a  su  les  employer  encore  à  tenir  seul?  la  jiartie  »^rave  de  lii;unionie,non  pour  v 
produire  celle  fois  un  ellel  résultant  de  la  Spécialité  de  leui- timbre,  mais  pour  accompagner  aussi  doucement  (|ue  possil)l<' 
Je  chant  des  premiers  Violons  et  rendre  plus  tei'riMe  ratta<|ue  des  Tîasses  rentrant  au  forte  après  un  assez  rrand  noml>re 
de  pauses.  Sacchini  a  fait  aussi  jouer  la  partie  irrave  aux  allos  seuls  dans  lair  d  Œdipe.tc  Voti'e  cour  devint  mon  azijh':>:i  s, tn^ 
se  proposer  pour  but,  toute  fois,  de  préparer  une  explosion.  Au  contraire,  cette  ihsirunienlalion  ddiiiie  ici  a  la  |ilirasr  de  cliani 
qu'elle  accompagne  une  fraiclieur  et  un  calme  délicieux.  Les  chants  des  allos  sur  les  cordes  hautes  font  merveille  dans  les 
scènes  d'un  caractère  relisrieux  et  antique.  S])onlini,  le  premier  eut  litlée  de  leur  confier  la  mélodie  en  t|uel(|ues  endroits  de 
ses  admirables  priJ'res  de  la  Vestale.  Méliul  séduil  par  la  sympathie  qui  existe  entre  le  son  des  allos  et  le  caractère  rêveur 
de  la  poésie  Ossianique,  voulut  s'en  servir  constamment  et  à  l'exclusion  entière  des  Violons,  dans  son  opéra  d'î'</i«J  II  en 
r^ésulla,  disent  les  critiques  du  temps,  une  insupportable  monotonie  qui  nuisit  au  succès  de  louvra^^e  Ce  fut  a  ce  sujet  que 
Grétry  s'écria:  Je  donnerHis  un  lovis  jjoi/r  entendre  une  clianlcrelle!  Ce  timbre,  si  précieux  qu.tnd  il  est  bien  employé 
et  habilement  mis  en  opposition  avec  les  timbres  des  Violons  e(  des  aulres  instruments,  doit  effecti\ement  lasser  très  vile;,  il 
est  trop  peu  varié  et  trop  empreint  de  tristesse  pour  (|U  il  en  puisse  être  autrement  .  On  divise  souvent  aujouid'iiul  les  al- 
tos en  premiers  et  seconds^  dans  les  orchestres  comme  celui*de  lopér;»,,  où  ils  sont  en  nombre  à  peu  près  suffisanl,,  il  n'y 
a  pas  dinconvenieni  a  écrire  ainsi^  dans  tous  les  autres  ou  Ion  compte  à  pein<'  qualie  ou  cin(|  allos, cette  di\ision  ne  peut 
que  nuire  beaucoup  à  un  groupe  ^instrumental  déjà  si  faible  en  lui  même  el  f(ue  les  autres  groupes  tendenl  sans  cesse  à 
e'craser.  Il  faut  dire  encore  que  la  plus  part  des  altos  dont  on  se  s<rt  aujourd  liui  dans  nos  orchestres  français  n'ont  |»as 
la  dimension  voulue,;  ils  n'ont  ni  la  jrandeui-,  ni  conséquemmeni  la  force  de  son  des  \éiilables Violes,  ce  soni  presque  des 
\iolons  monlés  avefc  des  cordes  d'allos  Les  directeurs  de  musique  devraient  proscrire  absolument  l'usage  de  ces  ins- 
Irumenls  bâtards,  «loni  h^  peu  lie  sonoritc'  d<'colore  une  des  parties  les  plus  inléi  «ssanles  de  rorcliesln^  en  lui  olani 
beaucoup  dénergie,  surtout    dans   les  sons  giMM's. 

Quand  les  Vidloneelles  clianlenl,il  es!  <|U<l(|ue  bils  exeellenl  de  les  d(iid)ler  à  liinisson  p,ir  les  Mios.  Le  son  des 
Violoneell.s  a(i|(iirrl  .ilms  br  Miieoup  di-  rnndiiii'  l'I  <!<■  |mr<>lé,  sans  cesser  dêlre  piédomin.inl  .  I'.\i  niplc  :  le  'l'Iiènie 
de   ladagu)   de    li    Syniplioiiie    en   Vt    iiiiiieiii-   d<     lieel  li(i\eii. 


J 


*S 


.^  sIMPHoyiE    Ey  UT  MISEin  .     (  liKKTHuVKN.  j 

■i 

♦.  •■■■      ■  h 


N':  8: 


Aiidanto    con  moto.      *    »2 


MOl.ONCF.LI.E. 


C'^   BASSE  . 


èirr^ 


^^;^£E 


^M^ 


5^F5 


O^-f: 


^^5= 


^^ 


^^ 


A,.,.„.  / 


CHAPITRE    41' 


LA    VIOLE  D'^AMOUR. 


Cp»    instrument   est    un    peu    plus   grand    que   lalto.   Il  est   pre#*|ue    partout    tombe  en    flésuétude   et    sans    31.      Crli.in 
le  seul  artiste   <|ui   en    joue   It   Paris,  il  ne   nous   serait   connu    que  Je  nom. 

Il  a  se^î  cordes  en  boyeau  dont  les  trois   plus  graves  sont,  comme  iut  et  le  sol  de  lallo,  reeou-  ^^  r".i„ 

vertes  dup  fil  dargent.  Au  dessous  du  manche  et  passant  sous  le  chevalet  se  trousent  sept  autres 
cordes  de  métal  accordées  à  I unisson  des  preniières  pour  vibrer  avec  elles  Syruyathicjuenieiif.Kt 
donner  en  conséquence  a  I  instrument  une  seconde  resonnanee  pleine  de  (iouceur  et  de  myslere. 
On  laccordait  autrefois  de  plusieurs  manières  fort  bizarres.  M'.  Trlian  +  adopté  1  accord  suivant 
en  tierces   et  quartes,  comme  le  plus  simple  et   le  plus  rationnel. 


3 


EXE1IPI.E 

L  e'tendue  de  la  viole  damour  est  de  trois  octaves  et  demie,  au  moins.  On  1  écrit.,  comme   lalto.,  sur    deux  clefs 


EXEMPLE , 


Chrnm:*ti<|u 


On  voit  que,  par  îa  disposition  de  ses  coides,  la  viole  damour  est  essentiellement  propre  aux  accords  de  trois  ou 
quatre  notes  et  plus,  arpégés  ou  frappés  ou  soutenus  et  surtout  aux  mélodies  en  double  corde"  Seulement  il  est  évident 
que,  dans  la  disposition  des  harmonies  qu'on  écrit  pour  elle,  il  faut  suivre  un  système  différent  de  celui  employé  pour 
les  violons,  altos  et  violoncelles,  accordés  par  quintes,  et  «)u'on  doit  se  garder  d'écarter  les  notes  des  accords  au  delà 
dune  tierce  et  dune   quarte  en   général,  à  moins  qu'on  ail    pour  corde  inférieure   une  corde  a  vide. 


Ainsi    le   la   de  la  seconde  octave     donne  toute  latitude    an 
Re    aigu    d'étendre  sa  gamme     audessns    de   lui;     exemple. 


=P — ^ — ti    L   ^   p  ^t=zt=^ 


-M: 


F» 


Il   est   inutile,  je   pense,  de   désigner  les  accords  de  tierce    mineure    et  de   seconde 


comme   impra  ■ 


ticables  au  grave,  puisque   les   sons    qui  les  composent    se  trouvent  tous    les   deux  forcément  sur  la    corde    Re.Eny  re- 
flechissanl    un  instant   on   trouvera    des  impossibilités    analogues   sur  la  corde  gravi'  de  tous  les  instruments  à  archet. 

Les  sons  harmoniques  sont  dun  admirable  effet  sur  la  viole  d'amour;,  ils  s'obtiennent  absolument  par  le  même 
procédé  que  ceux  du  Violon  et  de  lalto;  seub'menl  la  disposition  en  accord  parfait  de  ses  septs  cordes  à  vide  donne 
toutes  facilites  à  la  Viole  d  Amour  pour  produire  assez  rapidement  les  arpèges  de  son  accorddeifc  )Hf(jet/r  a  l  oc- 
tave et  à  la  douhle  octave  supérieures,  ceux  de  l'accord  de  La  Wiajpwr  a  la  dnuiihne  supérieure,  et  ceux  de  1  accord 
de  ¥a  dieze   majeur  a  la  dÎT-septieme   supérieure , 

EXEMPLE . 


l-'.n   emciir.inl 
1..    Orl»,-, 


F.n  .ir;.,ii.,.,i 


u^^M^mm      'W'^'P^^^W^ 


10  ■ '  ' 

On  voil  par  ce?  exempl.s  f|uc,si  l'<m  se  proposait  d'uliliser  ces  cliarniants  arpè-es  il<s  VioUs  .l'amour,  lestons  <lc 
Ré,  lie  Sol,  (le  La,  de  Fa  dieze  ou  tie  Si  naturel,  sont  ceux  f|ui  permellraienl  de  les  placer  le  plus  sou\enl.  Comme  ces 
trois  accords  ne  suffiraient  pas  sans  doute  pour  accompagner  sans  interruption  un  cliant  un  peu  niodnl.'-  il  n'y  aurait  au- 
cune raison  pour  ne  p,,s  avoir  une  partie  des  Violes  d'amour  accordées  dune  autre  manière;  en  Vt  par  evemple,  ou  en 
Re  ftemof,  selon  les  accords  dont  le  compositeur  aurait  besoin  pour  son  morceau.  Le  charme  exirenie  de  ces  hurma- 
niqnes  en:  arpégées  sur  les  cordes  a  \ide   mérite  l.ien   qu'on   prenne  tous  les  moyens  possibles  pour  en  tirer   parti. 

La  viole  d amour  à  un  timbre  faible  et  doux;  elle  a  (|uelfiue  chose  de  Séril])hique  qui  tient  )\  la  fois  .le  ùillo  el  des 
sons  harmoniques  du  violon.  Elle  convient  surtout  au  style  lié,  au  mélodies  rêveuse?,  à  l'expression  des  sent imenis  ext a - 
tupies  et  religieux.  31'.  Meyerbeer  l'a   placée   avec  bonheur  dans    la  romance  de   llaoul  au  1?  acte   des   lluruenols. 


*-^i?  ^  ^ 


LES    HlaiEyOTS.  (  MKYEKliEEH.) 

A  miaule. 


N"9. 


VIOLE    D A MOT H 


-?'î 


VIOLONCELLE 


b^ 


<^. 


^ 


^^ 


Récit. 


Ah         quel     spec 


taele       en    clian  . 


iM.iis  c'est  la  un  elle!  de  solo;  quel  ne  sérail  |).is  dans  un  and.uile  relui  dune  niasse  de  Vidlesrl  iniiotir  clianlaiil  trni'  !><  Il( 
pnerc  a  plusieurs  pailjis,  ou  accompagnant  de  leurs  liarmonies  soutenues  un  eliani  <iailos.ou  de  \  inloiK  cilis.  ou  de  cor  an::lai- 
,ou  de  cor,  ou  de  Mule  <lans  le  médium,  mêlé  à  des  arpèges  de  harpes!!!  Ilseiail  vraimenl  bien  dommage  de  l.iisser  se  prnlr» 
ce    précieux   iiisirumeni,  dont    tcjus    les    \  iolonislis  pourraienl   jouei-  apris    (|Uih|Ues   semaines    d'i'(u<les. 


:"W' 


41 


CHAPITRE   5. 


LE    VIOLONCELLE. 


% 


Ses  quatre  corclcs  soni   .iccordées   en   quinte  et   précisément  à  loctiive  basse  des  qiialre  —y'      ""      "'  ~    # 

cordes  de  1  Allô .    exemple.  4^        ,,i    .    _    _  tX 


Son  élendiie   peut  être,   même   !i 

l'         1        .  I      .        ■  I  .il  EXEMPLE 

lorchestre,  de  trois  octaves  et-«eniie.  )  _^ 

^    '  A>rc   les    mlirv;ill<s    Cliionutiquf 

Les  grands  virtuoses  montent  encore  plus  liaul,  mai*,  en  général,  ces  notes  suraigues,  (|ui  n'ont  de  charme  (juc 
dans  la  conclusion  des  phrases  lentes,,  ne  s'emploient  gueres  en  sons  naturels;  on  les  prend  ordinairemeni  en  sons  har- 
moniques   (|ui   sortent   plus    aisément   et   dont    le  linihre   est    beaucou|)    meilleur.  *  . 

Il  n'est  pas  inutile,  avant  daller  plus  loin,  <le  prévenir  le  lecteur  du  double  sens  donne  a  la  clef  de  sol  dans  Ta 
musique  de  violoncelle.  Quand  on  lécril  dès  le  début  d  un  morceau,  ou  immédiatement  après  la  clef  de  fa,  elle  présente 
aux   yeux   loctaie   haute   ilrs   sons    réels.  ■'  ■  -:■  ■    -n 


EXEMPLE . 


Ou     bien  . 


Elle    n'a  toute   sa   valeur   que   si   on    la    fait   succèd«'r   à    la    clef  dut  (  4"'.""^  ligne;  )  alors    seuli'nienl    elle    rejirésenle    les 
sons    réels  et  non   point  b'ur  octave  Supériein-e. 


EXEMPLE . 


Cel  usage,  f|ue  rien  ne  justifie,,  ,imèni'  des  erreurs  dliulant  plus  fié<|uenles  <pie  certains  VioioTieellisles  ne  s'y  ( onlornicnl 
p.is  el  conservent  à  la  clef  de  sol  sa  véri(.d)le  acceplion  Pour  é'\iler  toute  fiusse  interprétation  nous  ne  I  enipldii'rons  ici 
qu'api'es  la  clef  dut  et  !ors(|ue  relie-ci  nous  enirainerail  Iroji  ,ui  dessus  des  portées,  l.(  clef  de  sol  alois  ri'|iresenler  a 
toujours    des   sons    réels    couuiu-    d.ms    le   dernier   exemple. 

Ce   f|ue   nous  avons  dit    pour   les  ({(nihlea  cordes,  les  arpè::es,  les     trilles,       les  coups    «rareliel    du    violon    est     enlier'c- 
menl    applicable    .lu    violoncelle.    Il    ne    faut    jamais    jierdre   de   vue  seulement    que  ses    cord<'s,  é(anl    plus  longues  <|ue  celles 
du  violon,  éxigeiil    im    l'carleinent    des   doigts   <ie   la    main   gauche   plus   considérabli',  d'où   il  suit  <piT-   les    passages  de  dl\ièni<s 
en   double   corde,  praticables    sur  Iv   violon  et    l'allo    ne  le  sont    pas  sur    le   violoncelle,,  el    <|u'il    ne    fuil    fr,ip|)(i-    isolément 
une  dixième   (|Ue    si   la    noie    inferieui-e  esl   sur    une   corde    a   vide. 


EXEMPLE 


Les    ilixieines    siiiv.iiites     %-., i  . 

SfTaienl     iiniiossililes  .  ~ 1 " 1" 


i'2  ,.  ■ 

Le  Moloiiiellc  (il  e^inil  a  l,i  iir.ivile  «!<■  ion  tiiiilne  et  à  la  Grosseur  ilc  ifs  corili»  ne  sauiart  '  a\(Jir  non  plus  I  «'xlrcnii 
a^ilili'   ilii    \iolon  et    de  l'allo. 

(Jiiant  aux  .'■oii>  liarmonicjiies  nadiiels  <•(  ai-tiliVicLs  tloiif  on  fait  un  fri'(|ii('nt  u.-ia^c  sur  le  violoncelle  dans  le  solo,  on 
les  olilient  par  le  même  proe<'de  (jue  ceux  du  \i(doi)  e(  de  Pal/o^J.a  liMUueui'  des  eoi'des  «le  I  ius(riiiuen(  rend  nu  nie  les 
noies    liarmoni(|Ues    iia(Uiel!es   sur- aiguës    (jui    naisseni     piès    du   elievajel    Ijeaneoup  [dus   (à(i!es  e(  plus  Ixlles  (|ue  e»  lies   du  \ioi(iri. 

Voici  le  (ableaLi  de  celles    (jui  sorleni   le   mieux   sur  cliacjue  coi-dc. 


l'.'   CiiHDF, . 


"    0   0    0 

l)..i?ls    pITUimml    la   n.r.lr  l,  vi,l,.. 


2""(:0KDK. 


fepJiaJFtf 


D,>ills  rrn,.„l..nl    la 


3:- 


Sons    r.eU    harun.n,., 


0  «^^^         rro     r.fl  0   i   0   0  0   0 


---  ■  ■Dc.ijls   rrrleiiianl    la  c.ra,- . 

La    iiieiiletn-e    ni.iniere  (Polilenir  les    nofes    liarnioni(^ues 
aifilîeielles    es!   «'elle   <jui  eonsisie    a    ellleurei-    la    ((Uarle     1 
pend.int    <|iu'    le   prennei-    doiïl    (ju   le   |>ciuee  appvi/('-s  foiL  i 
_Mien(  le  sillél   l'aeliee    midiile.  / 


4""  CORDK 


EXEMPLE . 


^^^-j^hm^mM 


.S„n.s  ■e.ls    l,a,„,„ni,|uos 


n.iijls  eirieu 

IM                                     M 

■ani    la  ci 

rde  . 

T»- 

f 

p  r     r     1     '     '     Il 

4                     4 

4 

4 

4 

1 

^•^^ \ J.         ..       J 

F=^ 

F=i 

E=,H — i— 

-»^- 

1 

1 

— H 

Ce   doi^le  est    inenie  a    peu   près    le  seul    pi'alieahle   sur  le    xiol(jncelle.  on    ne    pourrait    iiuère   emplojei-  la  position  de  Ja  ijiiiiili' 
ejjlfurri'   rjiie  dans    la    p.ulie  supérieure    des  eordes.j  parce   (jue    les      . 

distances   et    lis  piop(;rlions    de\enaii(    l)eaueou|>  plus  petites  <jue  «(ans      ï  ^         o. 

le  ^ra\e    et   1  extension   de  la    main    gauche    moindi-e    é^alempnt.,elles      i  ly    j        "T    ,1    fln 

lermeltcnt  alors  d'eriJeurer  la    (luinfe    a\ee   le  (luafi-ieme  doi;;t    nen.    /  exemple. 


permelleni  alors  u  ellJeurer  la    (|Uinle    a\ee   le  (juali'ieme  ooi^l    p 
-dant   <|ue  le    pouce  sert    «le  sillel. 

(  Le  si^iie    6     iiidiijue  ([u'il   liiul    pla<er  le    pouce  transversalement    sur  les  cordes.  ) 


(launne    en    «ions 

(inniioniquci    naturels 

et     nrtifiriols. 


!*V 


45 


n>     lin 
m     iiii>- 


Les    hiiniKinies    de    soik»;    li;irmoiii((ii(s    de    liolonccllcs    M-niiciK    s.iils    iloiilc    tl  un    rli.irm.iiil    cllif'l    .1     I   orclu^lir     il,i 
morceau    <loux    et    lent-  cepeiulaiil    il   cil   [iliis    ;iisc,   et    par   rouiecjuent    moins    dangereux    d'obtenir   le    même   r(siill;i(   , 
-yen    de    violons    diiises    jouant    dans    le    haut    de   la    olianlerelle    aWec   fies  soîirflines.   Ces    deux    timbres    se  l'esNcmlili  ni    a    le! 
noin(    qu'il   est    pres(|ue    impossible    de    dislinpiier    i  un    de   Paii/ie.      .^, 


1—       VIOLONCKLLF.S. 


EXEMPLE         PU      sons 


harmoniques . 


Monie   passage  reproduit 

exacleinenl  et  plus  aise  - 

ment  en  sons    ordinaires 

de  Violons. 


2,^s 


gn^s 


VlOLONtELLFS. 


VIOLONCELLES. 


1—       MOLON'S. 


3  — *    VIOLONS  . 


PP  C 


t'ii    donne    ordinairement    aux    \iolon(elles,  à    Poieliestre     la   parlie    de  eonlic- basse,  (jii'ils    doublent    alors    à   I  of(a\e    Mipe- 

-rieuie   on  a    I  uni^roii,   mais   dans    luie   llnile    d'oecasions    il  es(    bon    de   les  en  séji.irer^  soif   <ju  on    leur   donne    a    chanlei- ,     . 

dans    les  cordes    hautes,  une    mélodie  ou   iti\  dessin   mélot(i«|Ue,  soil,  (|ue   pour   profiler   de   la  sonorifé    parliculièie  d'une   corde 

.1    \ide   ou  produire    un   elTet   d'harmonie   s|)écial, on    les   écrive       rr/f   r/esson.i   des   contre   basses,  soit  enfin   (|U  on  «Icssine  leur 

parlie   a   |ieu    près    connue    celle   des   contre    basses     mais    eu    lui   «lonuani   des    noies   rapides   (jue  celles-ci    exeeuler.iiinil    mal. 


EXEMPLE 


Ail?  non  troppo 
VIOLONCELLES.       -^ — JMa::^=' 


CONIIIKIUSSES. 


Ici  la  pallie  «les  Moloneelles,  |)lus  ai:il('e.plus  Iroublée  dans  son  moinenieiil.,  I.iil  ee|i(nd,inl  eiil<'ndie  a  |ieu  pies  les 
mêmes    noies    <(ue     celle    lifs   contre- basses    doiil   elle   suil    |)res(jue    parloiil     le    de>>iii. 

Dans  I  exemple  siii\anl,  au  conlrail'<'.,  les  violoncelles  se  sépareni  tout  à  fait  des  (oiilre  basses,  l'I  se  plaeeni  an 
dessous  d'elles  |iour  oblenir  le  fonl'lil  Icriible  de  la  seconde  mineure  au  ^ra\e  e(  eu  même  lemps  la  luiic  \ibia- 
lioii  de  /  Ti/^  (|ualiieMie  corde  a  \ide  du  \  ioloiicelle,  pendant  <(ue  les  eonire -basses  l'onl  :;riiii(i'  eonire  roela\c  liaiile 
de    <el     ni,   le    >/    naliirel     i|U   elles     preniienl     a\ec    liircc     sur    leur    première    <'orde. 


ii 


Cr.AHliNK'IIFS 


CdliS  En   Ml 


COKSEn     RK 


ronsEnLAllHi.ui 


roiîS  En     LT 


MOLONCI' II.F.S 


% 


Au  ' 

Il    lie    ImuI    jamais,  sans    mie    Ires    honiie    raison,  c  est   à    dire    sans    être    sur    de   jiiodirire    ainsi    un    vlTil    saillant    s('_ 

_|iiicr    (ont   a   l\i(   les  violoiicelies    des  contre-basses;  ni   même  Jes   écrire,  connue    l'ont   l'ail   (jiiticjiics   aiidirrs,    a    \,i  (liiiiM( 

oc(a\e    an    dessus    d'elles.    Ces  procèdes   ont   pour  résultat    d'affaiblir   beaucoup    l,i    sonorile   des    noies    (ninla  rmnl  a  les    de 

r  hai-nionie  .    La  partie  de    Basse   ainsi    abandonnée  des  violoncelles   devient   sourde,  rude,  d'nnf  lourdeur  <\li-enic  el    mal 

li('e   avec   les  parties  supérieures   dont   Pextrènie  gravité  du  son  des  contre-basses  tient  celles  ci  trop  éloignées 

Onand   on   \eii(    produire   une  harmonie  très    douce   d'instruments  à  cordes,  il  est   sou\en(   bien,  an  conliaire.  tie   (l()ln^ç^■' 

l,(   Basse  aux  violoncelles  en  supprimant  les  contre-basses^  c'est  ce  (ju'a  fait  Weber  dans   raccompagnenunl   de    rAiidanl-j.' 

de  Tàir  sublime  d  Agathe  au  second  acte  du  Freyschiitz.  Il  faut  même  remarf|uer  dans  cet  exemple  «pie  les  Allos   scuMonI   d'à,- 

-bord  enlemlie  la    l)a>se  sous   une   harmonie   de  violons   à   quatre  parties^      les   »io!oncelles    ne  \iejinenl  (1111111  peu  plus   lard 

doubl.'i-  les   allos.  ÎN?  11 . 

-       MK    FREYSCHVTZ      (webER)  _  -■ 

Andante.  _  Adajjio. 


Récit. 


Les  violonicllcs  unis  iiii  noiiiliic  de  liiiil  ou  dix,  sont  (■»sciiti(llcinen(  cliaufcursj  Jeur  tinilirc  sur  les  ilcux  curdcs  .^iij)(>_ 
.riuui-cs,  es(  ini  des  ldll^  expressifs  de  l'orclieslre.  l'iieii  n'est  plus  volupUieusenienl  niélimeolicjue  et  plus  propre  ,i  liieii  reri_ 
_di-e  les  (Iièincs   tendres    et   langoureux  qu'une   masse  de  Woloneelles    jouant  à  l'unisson   sur  la  cItanfei'fUr. 

Ils  sont  evicllents  aussi  pour  les  chants  d'un  earaetere  relipeux  c'est  alors  au  conipositeui-,  a  choisir  le,-,  coido  sur 
les(|u'eiles  la  phrase  sera  execule'e.  Les  deux  inférieures  Vut  et  Je  so/,  surtout  dans  les  Ions  <fui  peniieKciil  de  les  cmiiInMr 
soineiit  à  vîf/e  sont  d'une  sonorité  onctueuse  et  grave  parfaitement  convenable  en  pareil  casj  mais  leui-  rra\ile  ni(  iiii'  m- 
|ierin((  :;uère  de  leur  doiuiei"(pie  des  basses  plus  ou  moins  mélodiques,  les  véritables  dessins  cliiUilanLs  tit  vaiil  f  Iti  j .  ^(  i\rs 
pour  les  rordcs  sup<Tieui'es.  ^Veber,  dans  l'ouverture  d'()lteron,a  fut  avec  un  rare  bonheur  chanter  lès  violoncelles  dans  le  haut 
pendant  (pie  deux  clarinettes  en  Z«  a  l^unisson  font  entendre  au  dessous  deux  leurs  notes  graves  .  C'est  neuf  et  saisissant.  .     ^ 

Mistennto.  A.   12.  0/;K/.vi.v.(\Vf7(M 


:LM;iNt  111  In  \. 


cor.  M     en   HK. 


cor,  M    en    LV5 


•IliOVr,  i:    en  KK. 


iiMi'Wi    fi, l'.r. 


\i()i,()\<.i  i.i.i 


* 


50 


"^ 


liicii  (MIC  11"^  Mi>ioci(clli>/c.s  .sdiciil  Mrs  li.ilnlcs  .luiourd  liiii,(l  ijii'ii>  |)Ui»<ii(  eveciilcf  .s.iiKs  |i(iiic. /oiili-s  sorlc.s  <lr  diK  iriil((''s, 
il  (■>(   (iiil   rare  <(iic  i!<  ^  li.ril-  r,i|)i(l(s   de  \iol<Muell(s  ne  |)i(>(liii.v(ii(  ]>,is  iiii  ^r,i\c  un  peu  tiv  coiiluMnii .    Oii,iii(    ,i    ceux   (|iii  exi- 

_:;(Ml  !(•  iil.K  ciiiiiil  «lu  |".iiri'  Il  ijiii  loiilciil  d.ins  les  noies  jii^iic.s,  d  y  ;i  moins  encore  a  en  iiKciidre;,  ils  som(  [icii  sonoics  cl  Viiiji;!!!;, 
d'une  jiivlc^vc  lorl  (()iilc.-.!,ilil''.  Des  frails  [thiccs  sur  ces  degrés  de  rceliellc  nuisieale  eonviennenl  é\ideninien(  mieux  iii\  ,i(|o>  ou 
,iM\  seconds  \iol</iis.  It.ins  !(  >  orehcslres  modernes  dès  ritMies,  où  les  violoncelles  sont  en  ^rand  nomlire,  on  les  di\i>c  soimciiI 
en  |ircmicrs  cl  seiond.s^  les   [(icmicrs   e\écu(en(   une   parlie  sjx'ciale,  mélodi<jue  ou  liarmoni(|uc,  e(   les   seconds,  d(jul)lcnl  li  s  eoii_ 

_lre    Ims.scs,  à  I  ocl.ne   ou  a   I  unisson 

Ouclc|nerois    même,  pour   des  accompagnemcnls   d'un   earaclère  mélaneolique,  voilé,  mystérieux,  laissant    la  hasse  aux  coiilrc 
liasses   seules,  on  dessine  au  dessus  d'elles  dviw  parties   diUerenlcs   de  violoncelles,  qui   jointes  à   la  pai'tie  d'alto  doinicnl    iii\   ijiia_ 

_liM'i'  d'Iiarmonics graves.   Ce  nioycii  est  rarement   liieii   molixé,  il  (ant  se   iiarder  d'en   abuser.  -  :. 


Adagio 


iX^lS. 


KOMKo  et  jmnih:     i  iii;iiLio/..j 


lor.  \\(.i,Ai.s 


,  ci.MaxK.rrFs 


0 


Lf  (rcmolo  en  tlouhle  vorf/f  cl  les  iir|it'^fs  diuis  le  fovte^  cdiniciinriil  |i,u  r,ii(ciiieii(  iiux  liolonccllcs^  ils  juciniNiiciil 
Ijc.iticoiip  1,1  ricliesic   de  rii.ii-iiKinie  en    ^ui^ineiilanl   l,i  sonorité  ^e'tiéiiile  de  l'oeelie.sde,  ^  ■ 

Roiiini^  dans  l'introduefion  de  I'(juv<'i7iire  de  (juillaun'ie  Tell  a  écri(  un  (juinleKe  |)oui-  einij  violoneelles  s<jIi\  a(Coni|(,i^  ne 
en  pizziealo  des  aiilres  violoncelles  divisés  en  prenners  et  seconds.  Ces  (inibres  gra\es  de  la  même  n.idire,  son(  la  d'un  oieeL 
-lent  efTeJ  et  servent  à  faire  ressortir  encore    l'orciies'l ration  celalanle   de  l'alle^ro  suivant. 

Le  pizzicato  du  violoncelle  ne  peut  avoir  beaucoup  de  rapidité^  et  le  moyen  <|ue  nous  a\otis  pioposi'  pour  pi  j  (>(  (ii/rjui  r 
I  exécution  de  celui  des  \iolons,  ne  saurait  lui  eon\cnii-,  à  cause  de  la  iirosseur,  de  l,i  tension  de  ses  cordes  et  de  leur  trop 
grande-  élé\a(ion  au  dessus  de  la  table  de  l'instrument.  Avec  le  procédé  iiénéralement  en  usa^e  on  ne  peiil  ^weie  excf'dei; 
en.  pinçant,  la  rapidité  de  knit  croches  dans  une  mesure  à  deux  temps (Ailcifro  non  troj)|io)  ou  celle  de  t/onzi'  l'Iouhlfs 
ffiichfs   en   arpèi'es,  dans    une   mesure    à    Jj  f.Anilantino.)  ... 

KXKMI'I.F  . 

Xir.'noii  Inipiio.  Aiiilimliiio. 


^J^ 


LES  C0.\TRE  =  B1SSES. 


CHAPITRE  VI- 


il  V  CM    a  de  deux   esprcts;  à  trois  el   à  quatre   corde 
C.fllc^s    h   (rois   cordes ,  sont    accordées   en    quintes. 
Celles  à  quatre  sont  accordées   en    quartes. 


^ 


le  son  des  unes  et   d(s  aulnes  est  plus  grave   d'nne  octa\e  que  la  note   écrite.   Leur  étendue  à  l'orchestre  est  de  deux 
la\es   et   une  quarte,  en   comptant    toutefois  pour  les  contrebasses  à  trois  cordes    deux   notes   de   moins  au  grave. 


en  NI  lit;-  liA.ssE 
oivinF.    coiiiir.s. 

CONTliF.  -   ItVSSF, 
i'IiOIS       CORDES. 


S 


-j-X^^    ^    !'   f=-^4^ 


Avec    I.-S    inl<iv.,llis    .  h.omatiiliU's  . 

T^a  Contrebasse  à  quatre  cordes  me.  parait  préférable  à  l'autre,  d'abord  pour  la  facilite  de  l'exécution,  l'accord  en  (piartes 
n'obligeant  pas  Texeculanf  à  déninniliiT  pour  faire  la  gamnm,  puis  à  cause  d(i  la  grande  utilité  des  trois  sons  graves  Mi,  l'a. 
Fa  i/irTf  qui  inanquent  sur  les  contrebasses  accordi'cs  en  quintes  et  dont  l'absence  vient  à  chai|ue  instant  dérangi'r  rurdon- 
iiance  des  basses  les  illieux  dtsssinées,  en  amenant  forcément,  pour  ces  quelques  notes,  une  disgracieuse  et  inlenipesti\e  trans- 
position   à   l'aigu.     Dans   un    orchestre   bien    composé   on    devrait   avoir  plusieurs    contrebasses   à    quatre   cordes    accordées     en 

lierre    el   quintes.       Exemple,  i^'         q  ]    on    aurait    ainsi,  avec   les  autres   contrebasses   accorde'es  en   quartes,    un  croi- 


4^ 


> 


•meut     de   cordes   <à  vide  très    favorable   à    la  sonorité 


e.   quh,w 


m 


tr 


=^ 


-^4-i^^^^P=^=^=t^. 


T.es  contre-Basses  sont  destinées.,  dans  l'orchestre,  aux  sons  les  plus  graves  de  l'harmonie.  J'ai  dit  au  chapitre  prtîci'dei 
d;iiis  quel  cas  on  pouvait  les  isoler  des  Violoncelles-,  on  peut  alors  pallier,  J«.sy»/'rt  un  fr/'tain  point,  le  def.uii  ipii  n.i 
P'Mir  les  lîasses  de  cette  disposition,  en  les  doublant  à  l'octave  ou  à  l'unisson  aM'c  des  lia-sims,  des  (lors  de  lîasset ,  di 
(.larinettes  liasses,  ou  des  Clarineiics  ordinaires,  dans  les  sons  extr<?mes  du  grave  ij  mais  je  trouve  détestable  l'empli 
({ur  certains  nmsicieiis  font  .lussi  dans  cette  occasion,  des  Trombones  et  des  Ojihicléi'iies,  dioil  le  timbre  n'a  ni  sunpallii 
ni    analogie  a\ec   celui    des  Contre-Basses   el    s'unit  conséquemment  fort   mal   avec   lui. 


.r.i  . 

Il   n'cit  |ms  iiii|i<)ssil)le  <|ii<*  rocciusiun  se  preienlt'  »l  Vin  ployer  avec  succès  les  sons  liarmonitjues  «les  confre-bnsscs    L'cx. 
-Iir-ini-  liHNioii  ilci  coriics,  leur  lon^tu'Ur,  et  leur  éloi^nenicnl   «le  la  loiiclie   ne  permettent  pa.s^  en  tous  cas,  ti'.ndii-  recours  ,ui\ 
.-(MIS  li.irnionicjiic^  arfificicl^s-  (jii.inl   aii\    noies    liarmoni()iies   naliirelles  elles  soi-lent  fort  bien., surtout   à  p.irdr    tic    Li    prcmicrc 
o<(,i\e,  occiiji.inl  le  milieu  di'  l.i  cortlc^  ce  sont  les  nicnics^  a  loetave  inférieure,  (jue  celles   tics  violoncelles. 

(tn  pciii  à   1,1  ri;;uciii-  liiirc  usa^c  «les   .\ccoi<ls  c(  arpeiies  sur  la  contre-basse,  mais  en  ne  leur  ilonii.ml    (juc    ilcuv    ou 
IroÊs    uok'j   au  plus,  «ioiil    une  seule   peu!    netic  pas  à   Mile.  '  .  • 


Cunir.-n..». 


C..nlr<-lî..s<fs     ..ccorde 
,11    Oninles. 


//o    ffo      f.f,      f.f 


Ou  oljlicnf   très   aisenuiU   \t\  trémolo   iiiffrmitfi'itt;  'iVAi:*^  à   I Vl,is(iri(c   ilc   rarclict  <pii  le  fait   reliomlir     plusieurs    lifi.s 
.-ur  les  cordes   après  un  seul  coup   frapp<'  sur  elles    lui  peu   ^i^cnlen(.  ,^ 

•    •  Air.'lModcralo. 


Il  n'en  est   pas  de  même   du   passade  suivant.;  ou   ne    peut   le  rendre   (jii'au    moyen  du   /;'ew/o/o  conliini,    a\ec    assez    de 
peine   et   eu   a((a(|Uaut  les  cordes  avec  le   jjout   de  l'archet  <jui   maniiue  de  force   el  ij|)tien(  peu  de  son. 


Al!'.'  Moderato. 


EXEMPLE. 


Le  tfetnolo  continu  des  contre  basses,  un  peu  moins  serre  <juc  ce  dernier,  est  pourtant  d'un  elfel  dramatKjue  cvcelleiil- 
lien  ne  donne  <à  rorcliestre  une  pliysionoiuic  plus  menaçante;  mais  il  ne  fuil  pas  (|u'il  dure  lon^(em|is  auliement  la  fili^iue 
<(U'il  o(ea=ionue  aux  execulans  qui  vetilrut  se  f/omier  /a  peine  de  le  bien  f.iire,  le  rendrait  bientôt  impossd)lc.  Quand  on  a 
besoin  |)our  un  long  passage,  de  troubler  ainsi  les  pi-ofondeins  de  rorcbcslrc  il  vaut  mieux  alors  en  divisant  les  contre-basses, 
ne  pas  leur  donner  lui  M'rilabb'  //'^/«o/o,  mais' seulement  des  répercussions  precijiilées  <(ui  ne  s'accordent  pas  entre  «Iles 
comme   vab'urs   rytjimicjucs,  pendant  <|ue   le.s  violoncelles    font   le  vrai  (fento/o. 


VIOLONCELLE  , 


I- 


K\  I.  M  PL  E  .     \    CO  NTR  E  -  IH.SSE  . 
CONTKi;  -    BV.SSI'.  . 


Allet^ro  . 

S 

S 

1 

^' — ff 

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p.S=±— ± 1 

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T^r     t  0  M  é  ë ri 

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-7 r> 

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1  j. 

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r  ,  0 

h^ 

— •* 

ri    ■ 

=aE3!t 

— 1 — 9 — 

fj      • 

— 4i 

n     . 

ee5^= 

h^4l 

'/ 


Les  douilles  eroijiea  ne  se  l-eiicolllraul  (juc  sur  le  eommeiieemcnl  île  <  li.ujiie  leiiips  ,<\vc  les  eroelies  en  hiolils  de  ralllre 
p.iilii-,  |irodiiiMiil  lin  mm  iiHJie  sourd  a  peu  près  seiublable  au  /re>iio/oij\n  selioine  de  la  soi'le  assez  liieri  leiiipl.iee  ,  D.iiis 
beaiii  Miip  d  occasions,  je  crois   même  (|ue  ces  rhythnics    différents   (iidiidus  eiiscmlile,   lui  .s(/n(   |iie(eia|)|i.s 


1 .(  s   ^i(iii|pi>    <li.i(oni(|Ljis    r,i|ii(lcs    de  <|ti.ifr'('   (hi  i  iii((    iiolcs   sonf    tris  soii\eii(    (l'un    iuliiiiriiMc   cKcl    (■(    >' <'\('oill(iir  for! 
Iiicti.  |i(uiiMi    i)iic  le  fiiiil   coiidcnnc  au    uioiii.s  une   cordi-   à   \i<lc. 


Ail'.' 


^B^ 


■&x 


r^f^t:- 


M^^r^:^jE^^^:£fr^^^g£g;|} 


EXEMPLF.  plus  dirricile       _  _     ^ ^  _ 


h.»  .I,ir,(,lisurl..  «.., nu, -basse    1 

,c„„l,V  en  quin(es.  parce  .|uVlleJ 

n'y    l,omcp.s<lec,„tle^a^i.le.r 


^.»1'*>^ 


V-r 


Si  fou  \oul.iif  ,il),s()luni(ii(  ('iiijiloycr  un  j:riiu<l  tr<)it  rapide  de  contre-basses,  le  mieux  serait  de  les  di>i>('r.  en  leur  .ij(_ 
. |(li(|uant  le  procédé  de  nioreellenient  que  j'ai  indicjue  pour  les  violons,  mais  en  ayant  grand  soin  de  ne  jias  éloiiinei-  le>  iVic 
.niieres  contre-basses  des  secondes. 


V-    Cunlie  -  liasse 

Sur  le  même  pupitre 

2'-'"  O.nlre-  liasse. 


On  a  le  tort  aiijourdjuii,  d'écrire  pour  le  plus  lourd  de  tous  les  instruments  des  dessins  d'une  telle  rapidité'  (jue  Itsa 
violoncelles  eux  mêmes  ont  de  l,i  |)eine  à  les  rendre.  [|  en  resuite  utt  incon\éiiienl  très  ^raiid;,  les  contre-bassistes  paresseux 
ou  réellement  incapables  de  liittei-  a\ee  des  diU'ieultés  |>areilles,  y  renoncent  de  prime  abord  et  s'att.ielient  a  simplifiai-  le 
traita  mais  la  simplilication  des  uns  n'étant  pas  celle  des  aulies,  puisqu'ils  n'ont  jias  tous  les  mêmes  id<'es  sur  l'inipoil.Si'ri 
liarmoniipie  des  notes  diverses  contenues  dans  le  trait,  il  s'en  suit  un  désordre,  une  confusion  horribles  Ce  calios  b(iintl(-nii^iil, 
pli  in  de  bruits  élraiiics^  de  grognements  hideux,  est  complète  et  encore  accru  par  les  autres  contre-bassistes  plus  xéh's  on  plus 
I  l'iiliants   dans  leur  liabile((V</iii  se  consument  en  elForts  inutiles  p»)ur  arriver  à  l'exécution  intégrale  du  passaiie  écrit. 

Les  compositeurs  doivent  donc  bien  prendre  ^arde  à  ne  demander  aux  contre-basses  (|ue  des  choses  possibles,  et  doni 
la  bonne  exécution  ne  puisse  être  douteuse.  C'est  assez  dire  (|iie  le  vieux  système  des  contre -bassistes  sirnulif'icateui-n^bssù  \w 
^(■neralemenl  adopté  dans  raneienne  école  instrumentale,  et  dont  nous  venons  de  nionlrei'  le  danger,  est  a  pi-ésent  (uni  a  lail 
rejioiisst'.  Si  Tauteiir  n'a  écrit  ((Ue  des  choses  coiuenables  à  la  nature  de  rinstrumcnl,  l'exécutant  doit  les  l'aire  enlendre, 
rien  de  plus,  rien  de  moins.  Quand  le  tort  est  an  (omposileiir,  c'est  lui  et  les  auditeurs  <|ui  en  supportent  les  enri.s(i|iieni  es^ 
J'exécutant  alors  n'a  plus  à  répondre  de  lien. 


hi'S  fuséeft    en   petites   notes   placées  ax.int'les  grosses   notes 


s'exeriileiil  en  glissant  ra|iidement  sur  la  corde,  s, ms  tenir  compte  (le  la  justesse  d'aucun  des  sons  inlerm('<liaires,el  l'elfit  eii 
peut  être  cxlicinemeiit  heureux.  On  sait  la  furieuse  secousse  que  donnent  à  l'orcliestre  l<s  eonlie-basses  a/1  i(|uanl  le  fa  Jiaiii 
preccd('  des  quatie    petites   notes    Si,  Ut,  Ré,  [Mi,  dans  la  scène  inlèrnale  d'Orphée,  sons  les   vers: 

A    Pnffveu.r  hurlnni'iit  .     . 

-^  lli'    Orlicrc    pciimniit 

•-    -  Et  ritiiissnnt  ! 

Ce  laïKjiie  alxiiement,  l'une  des  plus  li.uites   inspirations   <le  Gluck,  est   ici  d'autant   |ilus  li  iriitle  que  l'aMleiir   l'a   pla(('  sur 
je  Iroisième  ien\crsenient  de  l'accord  de  septième  dimiiiue<- (  F<i,Sol  diè/e.  Si,  lié,)  et  <(ue  pour  donner    à    .sa    pens('e    ton!    le 
Jelic  r  et    toute   la   véhémence   possibles,  il  a   doublé   à    l'octavt;    les   contre- basses,  non  seiileiucnl    par  les  violoneelles,  mais    par      i 
les  allos   cl   par   la    masse  ciitlèie   des   \ioloiis.  T 

^^  ■  S.  (HHi. 


i\'   14. 


OHFHEE.     ((.LK.hJ 


Alle'io 


IIMTF.  CONTl'.l 


^      ^r     'if 


57 
l)('clli(iv(Mi     a     cx^iiiiiicnl     tire'    \inrli    <lc  ces    iioti-s   à   peine   arliriilérs,    innis    à    riincrsc    de    fcM^unilc   prncéili'iil ,     en 
acccnliianl    la    prciiiièrf    note   du  grdiipc     plus   qiif    la  dcniièrc^.   Tel  ost    ce  passage    de    r((raf.'r'   de   la  isiiiiplionie    Pastorale, 
uni     dniine    si    hii'ii    rider    des   effovls    d'un  Tout   violent    cliarfre   de  pluie,  et  des   sourds  Krondeiiieiits  «ruiie  ratàle  rieiiMr<|à(,iï^i. 
(|iic  lli  (  iIkim  11   dans  ni  cxciiiiile  (■(  dans  l)eHiif;oii|xri(Uli-e.s  pa.ssage.s.a  donne  aux  conlreltasses  des  noies  ;;ra\es  (|irel|e>   ne  |ii  um  ni  e\i -^ 
eii(<c;  ce  ([iii  Ici-ail  suplio^er  <(iic  roiehi'sli-e  |i()iii' le<niel   il  (Vrivit  posse'dail  des  <ontrel)a.-.se.s  desceinLiiil  JM-<|ua  I  /  /  (»  la\e  liasjc   de  I  L  l 
di'.s  \ioluiKelle.s,el  (|iruii  ne  (i-oiive  plii>  (nijourd  hiii 
AU"      Wetr;   80= /J 


l'I'TITK  FI. ni-. 


N"  15. 


tjj-    SYMFHOME   PASWHM.E.   (  lu  i  i  iiov  KM 


(;i„\KiNF.rrT:s 

.SI  b. 


COKS 
111      I' \  . 


iiioMi'irn  F.s 

,n  MI   \? . 


IROMIiONE 

Ai;io . 


IT.OMIÎOM'. 
I  I>()11  . 


HMllALKS 
En   FA. 


ï  '    •"' 


VIOLONS. 


\ini  (iNrKI,LF..S 


>-  y 


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■C-  ♦ 


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<)ii(|i|uoriiis,    il    (li^iieiit     dramatique    el    beau,    on    donnant    aux   violoncelles     la   vraie    basse,    ou     diimoiiis,  les   notes 
(|iii    (le'ltTUiinenl    les    acrords    et    rnipiienl    les   temps    l.jrls    de  la    mesure,  do    dessiner    au-dessous    d'eux     iiiu-    (larlie  de  mw- 
tre-li;\ssi'    is(dee,   dont    le   dessin,  eirtreco^pe'de  silences,   permet    a    rharmonie   de  se  p«iser   sur  les  Violonrelli's  .    IJimmIichii  , 
dans  son  admirable  scène    de  l'idelio,  oîi   Le'onore  et  le,  geôlier  creusent   la  tombe  de  Florestan,  a   montre  tout   le  p,illielic|ii('  et 
la  siinilire    tristesse   de  ce  mode    d''instrumeutation  .^11  a  donné  (oulcfois,encé  cas,  la  vraie  basse  aux  cortnbasses. 

■1  FIliKLlo  .    {  lit-.iriixn  KN.  ) 


Aiidante    con    moto  . 


IIAI  IliOlS. 


l'n    II. 


(UMIil'.  ll\SSON 


Mdl.ONCF.I.I.FS 


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donc  tii'ai . 


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fort    hicn 


lorl    liicii 


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6'.l 


^  ("■ -(    <l;iii.s  le   liiil   <r(\|iiini(  r  un   liiiiiibrc  .silt'iii'e  <|ii(',  dans  une  oaiilalc^  j'ai  ('.s.s.n('  «le  diviseï'  les    condc -I),ism>    en  ijn.id 
|iirlir>   ((  (le  Icni    (iiire  j(jii(cnii- ainsi  «le  lon^s  arcord.s  pianiisiino,  au  dessous  d'un  drcn. sciiido  de  (oui    li'   loli'   de  ioii  lic-d'c 

Le    :>    Ma. 

on    L\    MOIIT    IiK      1/  É:ai>EHKrK     (lîEKLlu/. .;  ■_  ,  ' 

Rit    •    jt      •   5tit  ' bjl  ' -\>.û.  -^ ~~  1?£  '     ^  -*■    .   -#• 


\'.'  17. 


M..d<ia(o. 


MOI,n\rF,T.LFS 


A 


70 


#  Un  |>eu  retenu  . 


V» 


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A 


7.- 


I.c  Pizzivali)  des  roii(i('-l),is.scj.,  for!  (iii  iliiii\,(>(  (l'iiiic  hoiiiip  sonoriu'  ii  moins  «jii'oii  ne  l'fniploic  sur  des  sons  li-i-s 
il'M'.s-  m, lis  il  cluiii^f  lie  «iiriii'tprc,  siiiv.inl  les  liciriiiiinics  sous  Icscjucllcs  il  se  (lomc  pl.u  ('  \iii>i  le  \',\\\\i.>ii\  .la  |n/./ii  ilo  ilc 
roincidirc  (In  hrc^x  linf/^  ii'csl  ^linsi  ^ros  «le  incii.iccs  <(  <l',i(icii(.s  itili'iniim  (jiic  p.ir  le  icl'Icf  «le  l',i(<iiiil  de  jcjin'iuc  ilniiiriiiri 
(1,1  iiii/Cj  l„i,  llj  Ali  liciiiol  )  dont  il  ilclcniiinc^  ,ui  (ciiiijs  Liildi,  le  juciiiiii'  icinci-si  nuiil  niTii  d(\i(iiMc  (oniijiir'  in.ijriiiCj  ou 
doiiim.inlr,  |iiiii  <■   <li-mi  loil,  coiiniic   d.ms   le  cis    donl  il   s'.iril',  '  c  Lri  iT',iiir,i    |dus    rii'ii   d'clr.niiic. 

On  1  ni|iloic  les  .sourdines  sur  les  conlre-b.isses  connue  stn-  les  , mires  iiislriinic  nls  ,i  .licliel,  in.iis  l'ell'el  (jireiles  >  (in. 
-dui  inl  e-l  .issez  |ieu  i-,ir;ie(i'ri>é;  elles  diniinueiil  seujenieiil  un  peu  l.i  sonoiil('  des  eon(re-l),isses  en  l.i  rend, ml  plus  .s(;nil)ri 
el    |ilu.s    (crue.  .  _  , 

I  11  ,irlis|e  Pi('nionl,iis,  l^l.  Liin^lois,  ((ui  s'est  f.iil  enlendre  l<  Piiris,  il  y  a  une  (|ninziiine  d'.iunees,ol)(en.ii(,a\ee  l'ireliel^  en  .miimiiI 
Il  ci/rde  liiuli-  de  1,1  eonire-li.isse  entre  le  pouee  e(  l'indev  île  hi  ni.iin  ^auelie,  aulieu  <le  l,i  presser  sur  l,i  (ouelie^  e(  en  nion(,(n(  ,iinsi 
ju-(|ii',iii|iiès  du  elie\,i|i(^  des  sons  .ii,:;us  très  siii^uliei's  e(  d'iuie  foiee  incroy.ihle.  Si  l'on  .a.iil  Ixsoin  i|e  lime  |iroduire  à  l'f.reji.  sir  e  nu 
^r.md  cri  leniinin  .iiicini  iusIiMMuen/  ne  le  pour'r;iil  jeler  inieii\  «pie  les  conlre-l)ass<'s  euiployi'es  <le  l,i  sord'.  .le  doiilc  .pK  nos  ,ir(i.s/(  s 
I  oiiu,ii-M  [Il   le   niee.iinsiiie   de    ^1.  L,in.;|ois  piyiir  les  sons  .li^iis,  in.iis  il  leur  sérail  l'.ieile  de  se  le  reiidi'c  linuiliei-   en   peu  île  (einps 


INSTRUMENTS   A  CORDES    PINCEES- 


LA   OARFE 


Cet    inslnimcnl   est   t'ssrnliclli'inent    antichromatuiiie,  c'est  à  dire  >\w'  \v<  siu-ccssitms   par   dciiii    Ions  lui  suiil  à  iini   [iii>  in- 
j-ililcs.    Nous   (Ml    (loiiiierons  loul   à  rhciire  la  raison. 

Son    H(Miiliio   ii'i'lait   aiilrclois   que    de   cinq  octawis    et    tiuc   si\t(^ 


EXEMPLE . 


PP^ 


m^s 


^i^^ÉMÊÉÉHi 


On  >((it  ([ui^  celle  gamme  .ijuiarlient  au  ton  d(^  3fi  >;  C'e^l  en  ell'el  dans  ce  Itni  ([ne  tontes  les  harpes  étaient  acc(M'dées, 
iliiand  l'hahile  l'aeh'nr  Erard,  cherchant  à  remédier  aii\  inconvénients  de  ce  système,  imagina  h'  mécanisme  qui  les  lit  dispa- 
railre   et    proposa   P  accord    de  la   harpe   en   Lf  l»,qiie  presque  tons  les  harpistes   onl    adopte'   aMJimrd'hiii 

Les  inlervfilles  chromnli(pies  ne  se  pinivent  ohtenir  sur  l'ancienne  Jlarpe  qu'an  moyn  de  sept  pédales,  qlll^  l'eveculaiil  l'ait 
niinnoir  et  peni  fixer  liim-  (i/ii'ès  l^aiitrf  ii\i'C  le  pied,  et  dont  eliacnne  haussi^  d''nn  denii-lon  la  note  à  laiiiielle  son  mé- 
canisme s'iappliqne,  mais  dans  lonle  Pelendue  de  la  gamme  il  non  pas  isolément.  Ainsi  la  pédale  /«  {}  ne  peut  diè/er  un 
l'a,  sans  (pie  tous  les  antres  Fa,  dans  reclielle  eiiti(M'e,  ne  soient  (ii(>és  du  nu^Mne  coup.  Il  en  résulte  d'ahord  cpie  toute 
gamme  cliceniatiepie  (  à  moins  d''un  inouvemenl  e\cessi\enienl  lent  )  lonle  progression  d'' accords  proccdanl  chrouialiiiue- 
menl  on  apparlenanl  à  des  lonaliles  dilTerentes,  \n  jilnparl  des  liroderies  conlenani  des  appogialiires  altérées  <hi  des  peliles 
noies  chroniali(pies,  sont  impralicaldes  ou,  par  exception,  e\cessi\eiiienl  difficiles  et  d'Un  detestahle  effet.  Il  y  a  mi'ine 
sur  la  harpe  en  J//  l>  trois  accords  d(î  septième  majeure  et  trois  accords  de  neiiviènie  mineure,  totalement  impossiliits 
e.l  qu'on    doit    en    conseupuMice    bannir    do   son    répertoire   harinoniqiK!-    ce   sont   les    suivants: 


Il  est  évident  en  effet  que  tout  accord  dans  lequel  Ut  he'niol  doit  être  entendu  en  nir^ine  temps  que  Si  In'tnnl  n'est 
pas  possible,  puisque,  (  la  harpe  se  trouvant  accordée  en  3Ii  hi'tnol  et  les  p('dales  \w.  haussant  chaepie  corde  qiK^  d''un 
demi- ton)  (Ml  ne  peut  produire  Wt  hthnol  qu'en  prenant  la  pe'dale  du  Si\  qui  d(Uruil  aussitôt  (ons  les  Si\>  de 
la  gamme.  11  en  est  de  uK^'ine  ponr  le  liô  bi'tuol  (|ui  résulte  de  l' Cxliausseuient  d(^  \' Ll  naturel ,  et  du  Sol  hthnol 
produit    par    1' (uhanssemenl    du    Fa. 

Le  me'canismc'  des  Pédales  de  la  harpe  en  IMi  In'iiKd  ne  pouvant  que  r(Midre  à  leur  état  natuicl  h^s  trois  notes  be- 
uiolis('es  (Si,  Mi,  La.)  el  dièzer  quatre  aiilres  noies  (  Fa,  II,  S(d,  ll('.  )  il  s'en  suit  que  cette  harpe  ne  peut  être  ela- 
lilie    que    dans    huit    tons,   savoir    3fi  \>,  Si\>,  Fa.,Vt^  Sol.,  Re\  La ,  Mi. 

Les  tons  bemolisés,  ne  sont  produits  que  par  des  enharmoniques  et  en  prenant  et  quittant  aussili")!  une  on  plusieurs 
l'eilales.  En  La  bémol  par  exemple,  le  Hi-  hi-'niol  n'  e^l  antre  (|ue  1'' enharmonique  de  Vit  t/ièze,  i'\  [''(^xecnlanl  doit 
qiiiller  celte  pédale  O  }}  aussiti'tt  apriss  l'avoir  prise,  autrement  il  ne  pourrait  pins  faire  en((Midre  VLt  wa/w/v/,  tierce  ma- 
jeure du  lini  dans  lequel  il  joue^  il  fant  en  ontrc  qu'il  saute  une  corde  { Hé  ^  )  en  montant  diatoniqiieni(!nt  ce  qui  est  tel- 
lenienl    incommode    qu'on    peut   considérer   l' nsage    de    pareilles   gammes    comme    impralicahle. 


(.el    iucon\enienl    el-  celle   difficulté    deviennent    dimhles    en    Ré  bémol    el    en    Sol   hétnol .,   Ions    à    peu    pr('''s  iii.ilKjrd.iiilis  i'\ 
ceple    pour   (iiiclques   accords.     Encm-e    le   Ion    de   Sol    /«'';//o/,  comme    celui    d'  / '/    béinol .,    pr(-senle    ime    nouvelle  (lilTiciillc,ceUe 

s..<.r.+r. .  2 


Htililigcr  r  ('\rriitaiil  à  iiiic  »i'rilah|p  Ir.uisiKi^ilion  pour  iiiic  [larlic  di's  miles  ilr  >a  gaiiuiu',  iiiiixjii' il  iloil  l'uj-i'  *  iliici- la  cnr 
il.-  il."  Ka  J  (iiuind  la  iiolc  ('erilc  l'vl  Sol  'j  ,  la  c.irdc  Si  !^  «inaml  la  luili-  c-l  l'f  '»  et  la  cihMi'  l  I  5  (juaiid  la  iiiili^  c-l  lû-") 
Piiiir  II-  tciii  A' ('/  ">.  il  i!r>ii'i\l  iMiiins  iiiahiinlalili'  en  )'' t'Vri\anl  soii^  m>ii  anlfi'  l'orme ,  irllc  de  iV/  nul  iifi'l .  mais  li)iile>  le-, 
nc'dales  l'i.iiil  jiri^e^,  iiii  iT  a  pas  niniiis  à  >ainci'e  pour  relie  fjamme  ,r(iiiiiiie  piiiir  eelle  de  l^a  ln'iniil.  l' liurrilile  dilTicii  lU' de 
iliiiller   nue    Pédale    en    la   reprenant        .m 


^ 


^ 


■  auler     mie    nirde    el 

iprès,    pour    la    noie    seii^ilde  (  eiiharmoniqiii' )    e(    la  toniqn 

jiii     se    i-etriiiiM'iil    Mir    la    même    eiirde.         Exiniii'e  •• 


On    ccmci'>ra    ipie   pour    exécuter  une  fiamme    clinimatiqne    de   ili'ux    ()cla*es    d'eleinliie    cem 


i^\^^i^^^^^a 


t 


,.„l,,    La   !.. 


QuiK.M..  i„,l..     lirnii'II.T 
l.-.lu  S\\.  I,,  lV,l,,li 


me    celle   ci: 


Air; 


s^^^'^sfî' 


\       'S    — -^ 


IV,I.  l',.,l 


Y 
p.,1. 


Upl^^:M^^^^=^^ 


l'.ii.  1>.,I.  l'„i. 

il  Tant  faire  nnunoir  Ire^  liie,  snccessixenienl,  cin()  pédales,  pour  la  première  octaxe  senlemeni;  (pi'il  l'aiil  les  (iiiiller  lonles 
'1res  pnimpltMiienl  aussi,  al  in  de  remettre  dans  leur  étal  primitif  les  notes  qu'elles  avaient  haussées  el  qui  xmt  se  represen- 
liT  dans  l'orlax'  supérieure,  et  les  reprendre  eni-ore  une  l'ois  comme  on  a\ail  fait  poui'  la  première  oclave.  lue  t;am me  pa- 
reille   esl    doue,  dans   un    momement     même   1res    nioden',    impossible    sur   toutes   les   liarj)cs. 

S  il    s'afiil    iPune    successi(ni    d'acconls    apparleriani    à    des    lunaliles    différentes,   1' impossibilité    deviendra  plus  e\idenle  enco 
re,   pnis(|ipon    aurait,   en    ci-   cas,  plusieurs    pédales   à   lucndri!   à   la   fois   et   succossiveinent 


M^^ï^^^m^^m 


'-  (l(!rlaines  appogialures  et  broderies  "  contenant  des  successions  chroinati(|ues,  peuvent,  a  la  vérité,  s''e\eculer  tant  bien  que 
mal,  mais  le  plus  grand  nombre  de  ces  ornements,  je  Tai  d('j?i  dit,  n'est  guère  praticable  et  ceux  qudn  peut  ranger  parmi 
les  exceptions  produisent  encore  un  assez  mauvais  effet  à  cause  de  Calleration  que  le  mouvelhent  de  la  pédale  prise  et  (|nil- 
tee    au     même    instant     fait    subir  à   la   sonorité    de   la    corde. 


EXEMPLE. 


;i'ossible.^^^^^ 


Ail? 


EXEMPLE. 


•■.^^■M,:^^^^^mm 


Moderato. 


AUTRE    EXEMPLE.    '     l'K 


^  M 


■iiicur.  ^^v     1    ^-r^^E^zpz^iz:^ 


L'  exeniple    sui\aul    an    contraire    el    tons   ceux    (pii    réunissent    comme    lui    plusieurs    demi-tons    dans    nn    petit   espace  et 
nnMnenient    >if   sont    à    peu    près   impossibles: 

AU".  ,  •        ,      '  ^  .'.]'■■ 


^^f^f^^^ 


Il  faut  dire  mainlenanl  qui'  la  harpe  étant  piticei'  par  les  deux  mains.,  s''ecril  en  conséquence  sur  de\ix  liijnes.  La  ligne  in 
li'rieure  piirle  m-diiiairemenl  la  clef  de  Fa  el  la  ligne  superieme  la  clef  de  Sol:  selon  l''e|e>ation  des  noies  basses  ou  la  gravil( 
des  iioli's   hautes   la  clef  de   Soi    ou    la   clef  di>  Fil    piuivent    S(^  trouver   aussi    sur   les   deux   lignes   à   la  fois. 

On   va  \oir  que  celte   disposition    rend   les   passages   iin^xecutables    bien    plus    inmibreux   encore    pour   la    harpe    en  J/c /<c//;o/,pni- 

que  lelle   phrase,  facili'  pour  la  main    droite,  devient    impossible   si    la   main    gauche  xenl    l'air itenilre   certaines    noies    d''accom|ia  - 

gnenu'Ut    qui   se  trouvent   alle're'es  paonne  Pédale  dans  la  mi'iodie,  mais  que  l'harmonie  n'admet    qu'à   leur   elat  ordinaire. 


EXEMPLE 


Les  dt'M\  iiieords  nKir([iii's  <\''nw  crolv  ne  [U'iim'iiI  m;--  Liin-,  |iins((ir' ils  i-onliciiiiciil  un  J-h  iialiirrl,  diczi' (l,iiis  la  |),iflii' ali;iii' 
Il  l'aiit  iloiic  fil  |iai'fi!  cas  sii|)|)rimi'r  dans  l' iiiir  ou  I  aiiliv  jiarlic  la  iioli'  qui  ki'  [ii'i'SiMilr  sons  ce  dnnlilc  aspccl.  Dans  l'Vv- 
(jniple    pircédent    il   vaut    mieux    mnliltT   l'atcurd    dr   la   nuiin    ^aufhc    et    r^traiicliiT   If   Fa    iiainril. 

IJnand  nne  iiidodii'  déjà  excentée  par  d'antres  instrumenls  vient  à  èlre  reprodnile  par  la  liarpe,  el  i(nilieiil  des  |)assai;is 
(•liroinnli(jni'S  impossiliU-s  (lu  senlenienl  dan;;erenx,  il  l'aul  la  modifier  adroilnnenl  en  remplaçant  une  on  plnsifiirs  dis  noies 
aln'i-ees  par  d''antres  notes  prises  dans  1' liarmnniiî.  Ainsi,  an  lien  de  dcniner  à  la  harpe  le  chant  snivarit,  tel  ([ne  vir^ninMil  ilr  I  .-x 
ecnler    les    violons.  Ail-"  ■' ^#^ 


L'autpiir   a   du    iVcrire    de  la  manière  suivante: 
All'i'' 


I,a    nalnre   <1m    meeanism''    de   la    liarpe  iinli(jnait  ce  sacrifice    des    qnalre    demi -tons    successifs    de  la   Iroisième    nii'snre, 
h'rappe  des  graves  inc(inv('nii>nts  (|iie  nous  venons  de  Mi;naler    M.  Krard  imaf^ina,  il  y  a  quehjnes  années,  le  mécanisme,  d^-iprès 
lequel    les  Harpes  ont  e'te' nommées  (t  i/onIJr  iiiouvi-H)riit^Mc\  n\    quoi    il   consiste    el    contitienl    il  permet   à   la   harpe,  sin(ni  de 
l'aire   des  successions   chromali([ues,  au   moins   do  jouer  dans  tous  les  tons  et  de  pla(]ner  ou   arpéger  tons  li'S  accords. 
La    llaVpe  à  doiihie  mouvement    est    accordée   en    ^V    hi'mo/ ,  son    étendue  est   de   si\    oclaves    et    nue   fpiarle; 


EXEMPLE. 


Les  sept  pédales  dont  elle  est  ■  pourvue  sont  faites  de  manière  à  ce  (pie  Pexécnlant  puisse  au  moyen  de  chacune  d' elles, 
hausser  à  volonté  chaque  cord(>  </'iin  ton,  ou  d'un  (iet)ii  ton  seulement.  En  prenant  successivement  les  sept  pédales  du  de^ 
mi  Ion  la  harpe  en  II  bémol  sera  <lonc  t'iahlie  el  fixée;  en  Sol  lu'niol ,  vn  lié  Ix'-niol ,  en  f^a  hi'iunl ,  en  Mt  Ix'iiiol ,  ea 
Si  hi'iiiul,  en  Fa  el  enfin  en  II  1^  .  En  exhaussant  maintenant  chaque  corde  d''un  aulre  di'ini  Ion  parle  moyen  du  second 
mouvement  des  Pédales,  les  sepi  notes  de  la  gamme  naturelle  voni  se  trouver  dièzees,  puiscpie  les  sepi  pédales  prodiiisenl  Fa  Jt, 
Il   #,  Sol  tt,  Ré  tt,  La  *,  Mi  Jt,  Si  It,  ce  qui  donne  à  la  harpe  les  tonalités   de  Sol    Ré  La   Mi    Si    Fa  t,  Lt  ft. 

Voiltà  donc  tous  les  tons  accessihles  à  la  harpe;  les  gainmes  mineures  seulement  ne  pourront  t-tre  fiaes  que  dans  le  cas 
où  on  les  traiterait  en  montant  comme  en  descendant,  sans  tenir  compte  di'  Fusagf  adopté  à  Tegard  des  H""  et  7""'degiis; 
dans   le   cas  conlraire,  il  faudrait    eiic(U'e   prendre   et    qiiiller    deux  Pédales. 


Exemple . 


Kn  ado|itanl  l'iiilervalle  de  seconde  augmenlée  enlif  !ç  sixième  il  le  septième degi'é,  la  gamme  mineure  pourrait  èlre  fix- 
l'i'  el  remploi  aecidiMitel  des  Pédales  ne  serait  pas  nécessairi';  <'r-  qui  esl  un  avantage  considerahie  el  devrait  siitiire  pour  laire  pif- 
l'i-rer  celle  gamme.  .  "  . 


EXEMPLE . 

t.tu.inl    anx    six   accords  inlerdils  <à  la   har])e   en   3/i    hénxil ,  nous  allons  voir  que  le  douhle  mouvement   les  rend    possildes. 
l'onr    produire     x,     t\n  fl     rien    de   plus   aisé,  ces   quatre   notes    sont    dans    la    gamme    de   la   har|)e    en    Lt    bémol. 


iH 


n'en   clejuaiii 


L'aecord  Tf^— iVy— — [1      Ii''e\igf    que   T'eniploi    des    denx   péd.ihs    du    demi   ton    (   Ke  \,  Fa  ^,) 

d.'in   é-alemenl,  {  Fa  h,   et   D  \  )         '/L      ^}?t~^^^        «"    ''='''  pi'''"''''"   '"'"'S    *  t''  \-'  ^''   ^ '^  ^"^  ^:  '     ^flf^^f^^^    "''" 


^ 


fait    preniiiT   ipr- une  (  Fa  ll^  )       et        -y^i|^ -p— ^-- Il       en    deniandi^   [i^ois     (Fa  h,   La.,  Tjl   \ 


Le    //(•'  f/fii(h/r  hi'iiidl    Cou   II   naturel)   so   tail    an    mo>('n    rli'   la  podalo   haussant    V  l't  ln-niol    A''m\    (/nii/'-toii.,  ri  II '/ 
bf'niol    f^t    produit    par  la  pc'ilali'    i|iii    haii-isf   «l'un  demi  .ton.    le  'Si  hemnl:,  lo  La  doithlv   hetuol    >it'iit    du    Sol     lu'inol 

h;ui^sc    il  lin    iliini -ton.   Ii'  F(i   hf'mol    M\'i    pas    besoin     !«■   pod:i!"     il   est   dans   la  gamme    de   la   haipi'    en    II  Itvitml .     (  el    ai  - 


je   >ieiiN    lie    I  l'eriri'.    serait    doue    exeriile    sens    eelli 


nuirait 


l'orme  siuj;iiliere;      jt_  1,^0        ~[|     d'où    il    suit    ((u'il  v:i 
•-        M>- 
iiiieux   l'écrire    en    II   Z,     majeur  et   sons  l'aspeel    suivant:     -ji — ;y-       Il     Si   on    avait   à  employer  des   Harpes  à  doulile   nmii 

tement    dan^  un    moreeau    d%)rcheslre   étalili    pour  les   autres   iiistrumeiits     en   Si  \    majeur,  il   vaudrait    imeomparalileiuenl  miin 
pour    la   vnuorité   l'I   pour  la  commodité   de  Pexe'cution,   les    écrire   en    transposai)!     dans    leur  ton   A' Ut  bémol 


MlHCIlF.S'riiF.. 


EXEMPLE . 


Les  compositeurs  doivetil  avoir  soin,  en  écrivant  les  parties  de  harpes,  de  prévenir  nn  peu  d  avance  lexeciilaut  du  chan 
penienl  qu''il  va  avoir  à  faire,  de  la  pe'dale  cpiMl  aura  biiMilot  à  prendre,  par  ces  mots  places  quelques  mesures  avant  ICii- 
droit    de  la  moiliilation:      l'vi'paiTZ  le  Sol  t,    l'î-i'pnri'z   It-  ton    <l  l  I  '.  .    r[i-. 

La  nature  de  T' instrument  étant  expli(iui'e,  ncuis  parlerons  maiutenaiU  (!<•  son  doijjlé  (|iie  lieauc<uip  de  compositeurs  mil  le 
tort    d(>  confondre  avec  celui    du  Piano    qui    ne  lui    ressemble   nulleitieul  . 


On   peut  frapper  avec  chaque  main   des  accords  de  (juaire  notes.  1  T^^^&ri^^^J^I^^ — : 

SMPLE.-f 


EXEMPLE  . 


dont   les  deux  notes  extrêmes  ne   sortent   pas  de  I  étendue  diiue  octave. 


gagl==iè=g^"  Il 


Ou    peut    cependant   aussi,   par  le  graïul  ecartemeul  du  pouce  el    du   petit   doigl, 
atteindre  aux  accords   de  dixième    et  ccuiseqiienimenl    pl-ujurr  des  accords  aiii'^i  disposes:  -W- 

Mais  cell«  posiliiui    e'^l    moins   commode,  moins   naturelle    et,  par  suite,   moins   sonore,  puisque   chaque   doigt    ne  peut  attaquer 
la   corde    avec   autant    de   force    que    dans    la   position    ordinaire. 

Signaliuis    en    passant     les  accods    dans  rextrémilé   infc'rieuri-   de  rin-.trumenl    comme  des  gnuipes   sans   scuiorite    et     produisant 


di's    harmonies   confuses    qu'il     l'aul    éviter:      ExempI 


SE 

'Aemple:     ^^ 


Ces    sons   graves    ne    soni    propres    ipi 


UlIlliT       un 


basse 


:ta\e    iufi'rieiire:     Ex: 


gq=;n7"^^ 


-jt — — — --^  -z^ 

•,   -   .  -     .       ^  ^    ^ 

î.  execulion  «MiTi'^^iM.  ili's  11,, 1rs  il  un  MToril.cn  incintnul  ou  en  desrendant ,  est  tout  à  l'ait  dans  la  nature  de  la  liirpe;  c'est  même 
d'après  son  iiuin  italien  ffijjf/  i\\\f  1  ps  ,|,.vsfn-  liaruiouiques  ont  reçu  le  nom  d'' «/y>è'/es.  il  faut  aussi  en  gênerai,  (iu''ils  u'exceilnit  pas 
l'eleuilue  dlme  ocla\e   surtout  si  le  mMii\emenl    i'~t    v  i,f ,   niiIrrin.Mit  ils  neVessiteraient   un   cliaiigemeiit   déposition    (fiuie  evtreuie   ililTic-iille. 


:mple  i  ' 


AU"    ■*- 


PRESQUE      'r  :*-^  ^^  ^  ^ 

■^posM,LE(^|^^j^^*:y^:LJii?"^^m^ 


...i^.-  «* 


Il     ni'    faut    c'crirc    la    iiotr    en    dcluirs    dr    TrliMldllc    de    l'dcla 


(Hiiii-   mit'     terminaison    Hr    phraso: 


EXEMPLE  , 


î^'^'^'^*^ 

-^'M^^^^ 


rtz 


K\cii)i>li'    Ires   aiso'.,  yarriMjMc    je   chanpi'MK'nl   df    dispipsitiim      I 
^1'  faisant   du   trravf  a  raivii   iriililigc  jias  dVniplovfr  If  petit  doi;:! 
dont  un  m-  se  peut   fjuere  serviiv  ou    de   faire  doux   notes  ronserù- 
tiv's   nier   le    iMialrienie.  -      ■     ,■ 


Il  faut  aMiir  soin  en  gi'iu'ra!  de  ne  pas  écrire  les  denx  main-- trop  pies  Pnne  d(^  l'antre  et  de  les  tenir  sépan'es  par  une  oe- 
ne    on    nue  si\ie  an    moins,  sans   quoi   elles   se   gênent    nnitneilenient. 

De  pins,  si  les  den\  mains  arpègent  nn  accord  à  la  tierce  l'nne  de  l'antir,  la  miMiie  corde  étant  reprise  par  le  doii;t  dn- 
e  main,  an  moment  on  celni  de  Tautre  main  vient  de  la  pincer,  il  s'en  suit  nécessairement  (|n' elle  n'a  pas  le  temps  de 
ilirer    et    (pit^   le  son    est    élonffo'   dès   sa  naissance. 


EXEMPLE  TRES 
MAUVAIS  . 


I,e  même  Ires    r^  * 

bon  acansedel  v^-- — ^^^^^ 
letoignemenl .' 
des  deux 


Tonles  li's  snccessions  qui  obligent  les  mêmes  doigts  à  sanler  d'nne  corde  à  l\uitre  ne  se  pen\enl  écrire  qne  dans  nn  mon  - 
veinent    liés    modéré. 

ynaiid  on  veut  obtenir  uni'  suite  rapide  d' oc/nccs  diatoniques,  il  faut  en  gi'neral  Pecriie  pour  les  deux  mains.  Les  séries  de 
sixtes  sont  dans  le  même  cas.  Elles  sont  toutefois,  ainsi  qne  les  gammes  en  tierces-  praticables  pour  une  seule  main,  mais  en 
ilrsrenilnut  seulement, le  pouce  alors  glissant  de  Piine  à  l'antre  des  noies  supérieures  pendant  qne  les  notes  inll'rieures  sont  exécutées  parles  trois 
antri's  doigis. 


Exemple  dilVicile   a  cause    recartement  qii  il    nécessite  entre 
le    ponce   e|    les   autres    doigts 


\utre   exempl 
moins  dilTicile 


Antre  exemple 
moins  difficile. 


2     3    4 


2     3 


l'ar  exce|ili(in  à  ce  qne  nous  a>ons  dit  jilns  haut  re|ali\enient  k  l'érarlement  des  parties, 
ces  mêmes  gaimiies  en  tierces  sont  praticables  à  deux  mains,  parceque  dans  \i\  iiKHivemeiit 
dialonique,!  inconvénient  de  la  corde  prise  par  un  doigt  et  reprise  parmi  antre  est  beau- 
coup moins  grand,  la  note  inlermédiaire  lui  laissant  nn  peu  pins  de  temps  pour  vibrer.  Tl  est  )  exemple 
encore  mieux  lonlefuis,on  d'écrire  ces  suites  de  tierces  pour  deux  harpes,  en  donnant  la 
p.irlie  lianle  à  1  nue  el  la  partie  basse  ]\  l'antre,  ou  si  on  n'a  qu'une  harpe  et  i\\\\\\\  venilli' 
(ihlenir  heauconp  de  son,  d'e'rarler  les  parties  d'une  octa\e,el  d'ecriir  alors    di^s    suites    de 


tefe 


f35 


^^-1 


IfHtf^. 


s  il    s'.Miril   de  faire  entendre   rapidement    un  arpège  ascendani    \ 
on    dr-ci'ndanl    ijiii    excède  l'/'Iendue   d'une   octaM',  il  faut,,  an  lieu 
à{'   1  écrire     a     deux    parlii's,  le   morceler,  en   donnant    nn  frag- 
nienl    à    une    m.iin    pend.inl     qne    l'antre    change    de   position,  e| 
ri'ci|ini(|uemeiil.      Ee    passage  s' é'c ri I     abo's    .ainsi: 


AH'; 


5. «Kl. 


"^i     «111     |.-    (Imililail    ;"i    l"iiclavc'   il    <it;uI    i  m  jjriliralil 


^  -fr 


y    liiipralirablp    dans  un  niodvrnicnl  vif, 

'    mais    pnsiiihlo  dans  tin  inonTt'incnl  lent.       \ 


I        I         I        I 


/,/  IriUr  oxislc  >iir  1,1  liar|i(',  mais  mui  crfrl  n'est  Idicralilp  qno  mit  li's  riiilrs  haiilci 
M'iilciiiii  I  A/'  »'  f  rlillrnn-nl  de  la  inèmi'  note,  disgrariciix  pt  ilinicilc  mii-  les  ancii'niK 
liii  ;  -  a  .■  ;-(■  dn  pclil  giitucincnl  produit  sur  la  cindi'  y.w  Ir  M'cond  doigt  qui  venait  Pat 
lacincr   ajuv-.   le  premier    et    interrompait    sa   vibration ...-  1  î*  I'ouit  I'         1'.      1' 

K'I    l'acile   et    d'une   bonne    sonoriti'    sur   li's    nuii\elles,   le   double    mouvement   des  pédales  per- 

meltaiil    de  hausser    t/^iiii    (un     la   corde  voisine    de   relie    qui    représente   le   son    martelé,  et    le 

niavtellement    s'cvénilaiil    .'ilni's    siu'   deux   rordes   à   l^misson '. ex:  /       >,       ,  ,       ,, 

(L,.j)  (  i,..3  )  (l.,.*)(  I..,;) 

On  obtiendra  en  onlre  et  pins  simplement  le  niartellement  à  den\  ou  à  quatre  parties,  très  utile  (|uel(|ueluis  à  ro|-(licsti-e,i 
l'uiplovant  deux  ou  plusieurs  harpes,  et  en  écrivant  des  halli'rirs  croixt'i's  qui  ne  présentent  aucune  dilTieullé  d'evc'euliou  e 
produisent    exactement    reflet    desin'. 


*    *     #     0     0^^-0 


EXEMPLE . 


i"i'  Il  mut:  . 


An  fYi  fji  fTi  rri  rn  rpt  fri  i 


llesnltat   pour   Taudilenr 

I, effet  des  harpes,  ((juand  il  ne  s\agil  pas  d^me  musique  intime  destinéi'  à  être  éconli'e  de  près,  dans  un  salon, j  est  d'aiilani  nleil- 
bur   qu''elles   sniit   en   plus  gi'and  niunbre. 

T. es  Unies,  les  accords, les  arpèges  qipelles  jettent  alors  an  travers  de  Porchestre  et  du  rhi<'ur,sont  d'iiiK'  splend<'nr  exiivme.  lîien  de 
plus  sMnpaliqiie  avec  les  idées  dc>  fêles  poétiques,  de  pompes  religieuses,  que  les  sons  d^nie  grande  masse  de  harpes  ing('nieusement  emplo- 
\ée.  IsnléiniMit  ou  jiar  groupes  de  deux, trois  ou  quatre,  elles  sont  encore  d^m  très  heureux  effet, soit  pour  s'unir  à  Porchestre,soit  pnuraccom- 
pa;:iier  di's  voix  ou  des  instruments  solos.  De  tons  les  timbres  connus, il  est  singulier  que  ce  soit  le  timbre  des  ('ors,des  lidiiibones,  et  en  gé- 
iiM  d  des  instruments  de  enivre,  qui  se  marie  le  mieux  avec  le  leur.  Les  cordes  infc'rienres  (en  exceptant  les  cordes  mnllrs  ,i  soiudes  ,\f 
rivireinilé  grave)    dont  le  son  es|  si  violé',  si  nivstérieux  et  si  beau,  n'ont  presque  jamais  été  emplovées   que  pour  les  basses  d\iccouipa 

V." ul  lie  la  main  gauche; c'est  n  tort.  Tl  es|  vrai  que  les  harpisli's  se  soucient  peu  de  jouer  des  morceaux  entiers  dans  ces  eclaves   ass,./ 

e|..i..ii'es  du  corps  il,,  r.'vé'ciilani  peur  obliiier  celui-ci  à  se  pencher  en  avant  en  ('tendant  les  bras,  et  à  ciuiserver  ainsi  plus  mi  moins 
loii.:empsuui'  pnsiiiiv  gênanle;  mais  celle  raisini  a  du  (•li'e  de  peu  de  poids  pour  les  compositeurs.  La  véritable,  c'esi  ippils  ipiml 
pas    -i.ii|.e   à  tirer  parti    de  ce  timbre   spécial.  ... 

And"-" 

KTeniple  d'une  belle 
cl  douce  sonorilfdan 
les    rordes    basses.        /g£fTf 


Les  ('(ii'di's  de  la  dmiirri'  orla\r  ■iiipi'-rii'ii  rc  onl  un  smi  di'licat,  fri^tallin,  d'uni'  rraicliciir  voliipdiciM',  qui  l(•^  rend  propns 
h  ri'\pn'ss|(Hi  des  idiVs  fjiMcinisi".,  Ircriipics,  l'I  à  niiiniiiinT  les  plus  ilmix  si'crrN  di's  ri;uiti'<i  nirlodics,  à  n)tidi!iijn .  ccpcndaiil, 
i|ir'rllcs  ne  M'i'cml  jamais  allafpiiVs  a>ci'  Curer  par  rcviviilaiil ,  car,  dans  ce  cas,  elles  rendent  un  sim  sec,  dur,  ass./  M'rnlilalile 
■>   celui    d''un   verre   ippun    brise,  désayrealile   el    irrilanl. 

L(^s  an/is  lidriHiniiijiii's  de  la  harpe,  el  siirlnul  de  plusieurs  harpes  à  Tunissiui,  uni  bien  plus  de  niaf;ie  encore.  T. es  su- 
lisles  les  enipliiienl  siunenl  dans  des  pdinis  d''orgues  de  leurs  i'anlaisies,  \arialiiuis,  el  cnncerlns.  Mais  rien  iw  ressend)l(' ."i  la  so- 
rKU'ili'  de  ces  noies  ni>s|ei-ieuses  unies  à  des  acconk  de  riilt«<  el  de  clarinelles  jouant  dans  le  luédiuuu  il  est  vraiment  l'tranp' qiAin 
n''ail    enc.(We   (pi'mie   l'ois,  et    il  \  a  trois   ans   à  peine    remlu    sensible    r'alTinili'    île  ces    timbres   cl    la  poésie    de   leur    association    (l) 

Les  meilleurs  sous  liarruofiii|iies  et  les  seuls  à  peu  près  à  emjilover  sur  la  Harpe.,  siuit  ceuv  qu'on  obtient  en  effleurant 
avec  la  pai'lii^  inférieure  et  chaiime  Ai-  la  main  le  milieu  d(^  la  corde,  et  en  pincaiU  avec  le  piuicc  et  les  deu\  pretuiei's 
diii}:ls    de    celte    même    main:,  ce    qui    produit    Toctave    haute    du    son    ordinaiie.    On    peut    faire    des    sons    harmoniques   des    deux 


And'^" 


EXEMPLE. 


^■^""^'ji^^p^     ;   j^,u-i-^Jj=4ii^ 


m 


-^    \  >i         T    r^i= — f- 


II    est    même     possible   d'en    produivf  deux  on  trois  à   la  fois,  avec  une  seule  main,  mais  alors  il  est    pindeul  de  ne  domu 
a   fanlrc   qu'une   seule    note. 


^ 


É 


"^"■'mMM.iM 


w 


:Ï9= 


1 


Uarmoniqu 


I  ouïes    les    cordes    de   la    harpe    ne   sont    pas  propres    aux    notes    harmoniques-,    il    ne   faut    employer    à  cet    usajie  (|ue    les    deux 
avant     dernières    octaves   graves;  ce  sont    les   seules    diuil    les    cordes   soient    assez    longues    pour    pouvoir  ètri^    divisivs  en    les   ef- 


fleurant   au     milieu,  et  assez  tondues  pour  produire  tii'ltenienl  les  harnnmiqnes.     exemple  ^t 


SSlii: 


Dans  le  cas  où  le  mouvement  de  la  composition  el  le  parti  pris  de  rinslrumcnlalion  exigent  la  Iransiliiui  siibile  d'' un<' 
pai'lie  de  harpe  d''nn  Ion  dans  un  autre,  fort  éloigne'  de  celui  qui  le  pn-cède  (  de  J//  bémol  en  I\Jt  naturel,  par  evempli'  ) 
elle  ne  peut  se  faire  sur  le  même  instrinuenl-,  il  faut  alors  avoir  une  autre  harpe  accordée  dans  le  ton  iliezv,,  pour  succéder 
immediatemenl  à  relie  qui  jouail  dans  le  liui  lirwo/isr.  Si  la  transition  n'est  pas  soudaine,  el  qu'on  n'ait  qu'un  harpiste 
.à  sa  disposition,  encore  faut  il  que  le  compositeur  donne  à  rexeculant  un  assez  grand  nombre  de  pauses  pour  que  celui-ci 
ail  le  temps  if accrocher  toutes  les  pi'dales  nécessaires  à  la  modulation.  Ouand  les  harpes  sont  nombreuses, IraiiiVs  en  parties 
iiilegranles  de  Porcheslre,  et  tion  desliné'cs  à  accompagner  un  solo  vocal  ou  instrumental,  on  les  divis((  ordiiiairenu'ul  en  pre- 
mièies  el  secondes,  en  écrivant  des  parties  distinctes,  ce  qui  ajoute  beaucoup  à  la  richesse  de  leur  effet.  In  plus  graïul  iioui- 
lue  départies  diffi'rentes  peut  être  sans  ;  doute,  fori  hieii  motivé';,  il  est  même  indispensable,  on  vient  de  le  voir  lorsipi'il  s'a- 
git   de  rendre  possible,  sans   interruption     du    jeu    des    harpes,  lui    di'placemenl   soudain    de  la  tonalile. 

Les   bas   reliefs   de    llièbes,où    Ton    trouve    une    mimilieiise    représentation    des    harpes   antiques,  prouvent    qiridies    n'avaient 
pas    de   ped.iles,    el    que   par  cons(''i|Ui'nl    elles   ne    modulaient    jamais. 

Celles,  non  moins  anliqiies,  einplovées  de  nos  jours,  par  les  liardes  (iallois  el  Irlandais,  ont  plusieurs  rangs  de  cordes,  sans 
doule   celle    disposilion    leur   rend  plus   ou    moins  accessilde    le   slvle    chromaliipu'    el    les    modulaliims. 


(1       X,...r      Pr,.,,,!.!.        N"    L>      a,.       s,,,,.      H,,,„H„„|..,.      a.     Xmln,,.     ,,'„      >,     i,n„i.i,l     l,„|.ln^.s 

s  i|i|i; 


.l'.ii   >]^iiili     |llll^    11. ml,  «11    |).iil,iii(    ^^\\    niailfllenifut^  l' iuaiil.i^c   iiilu-rciil    .ui\    iimi\fllfs  li,ir|ic>  .1 

,|.-    |inii\(,ii .  .111    iiKMcii     ilii    (liiiihic     inimvc'ini  ni    di»    iK-il.ilo,    ,i(  coidi'i'    ilcii\     (iii»lc.>.     ,'i     ruiiis.soii:  Tv       ,  Il 

I.'' lin    (.11-    (  is    II    >   ((.iiil   |p|()(liii(    |).ir  1,1    coi'ilc   tl  ut  '}  <•(    r.iiilir    |i,ii-    celle    ilii     Si    '}    li.iusxf    tl' un     ilcnii    liiii;  on 

-V >-f^-    ^  ,  , 

liii  n  -K  J        !  Il     riin    tic   ces   3li  J  cl.ml    proiluil  ii.ir  l,i    c  «iriic    ilc    J//  >  cl   l.inlic   |>.ir   celle    de    lir    >    Ii.imsm  >■      «le 

Ul  I  \    il(  ini-liiii^.On   ne   s.nii.iil    creire  les   ressmirees    «jue  les   ^riiuls    ll.iijiisles   s,i\enl    m.iinlen.iiil    liier  île    ces  tlouMes  miles 
iiiTils  oui    nommées   sifiiotumes .    31.    Pcirisli   Ah.n"*  le  xulnose  le  |i|iis   exIi  ,101  tlin.iire    |>eii(   èlie  <|ii  on  ,iil    (iiii.iis    eiileiulii 
siir  (  el   iiisiriniieiil,  e\ei  ti(e   des  (r.iils  cl   des   .npe^es  (|iii  ,1  l')n>|ieclion.  |i,ir,iissenl    .ihsoluniciil    iin|io>sililes    il    doiil   loiile    l.i 
diJliiiilli'.    1  (  |i(  lul.iiil,  ne   coii»ivle   «jiie   tl.ills   reiii|ploi   iii^ciilelix   des   |)éd,iles.    Il   l.iil.,  |>:ir  evcmple,  ,ive<-    une   r.ijiidire    e\lr,iordi- 
iiMii-   dcN  Ir.nU  <i;nime   le   sni\,inl: 


AI!'.'  ..>sti. 


On  conrcM'H  coml)ien  iiii  Ir.iil  p.ircil  cs(  r.icile.cii  coiishIcimiiI  i[ue  r.ir(i»le  n',i  iju'.!  glisser  (rois  doii;ls  du  ii.iiil  en  l).i 
sur  les  cordes  de  i.i  ll,ii|ie,  s.ills  doiili',el  .illssi  vile  (|irii  \elll ,  |>ins(|ir<iu  mii\ell  des  >uiollimes  I  iiilriimelil  se  Iroine  ,11 
eoi  dé  e\cliisi\eineiil    en  siiiles   île  (ierces    niiiieiiies   |)rudui.s,inl  I.K  cord  de   xeptieuw  (liniiniH'i\ii  ijii  ,111  lieu  d  .i\on-   poiii 


il    a 


Il  r.iiil  renKiri|uei-  seulement  le  L;i  t ,  <|ui  ne  iieu(  èlre  douille.,  et  ii'.i.  en  conseijueiice.  jioinl  de  re|)ercii^«ioii  .  Il  n'esl 
|M^  [lo^silile  en  ellet  d^iNoir  (|U.ilie  s^iioninies  ,1  l,i  lois.  |Ulisi|ir  il  w"  \  ,1  i)Ue  sept  noies  d.ills  l.i  p.iinme  el  <|ue  les  ijiii- 
Ire  sMionime-,  sii|>|iosi  r.ii<  ni  luiil  (onjes.  Kn  oulic  disons  ijiie  le  L.i  1  ne  piiil  s'olilenii-  ijuc  sur  une  corde  (le  J.,i  l>  ) 
it  n  existe  |),is  sur  s,i  loiile  \oisine  (le  Sol.  >)  celle-ci  ne  pom.mt  être  li.iussee  |i,ir  !<•>  deux  niomemeiils  de  Li  |ped,ile 
ijiie  de  (Il  u\  ileliii-loiis.  ijiii  ne  1,1  loiit  .uiiMT  <|ir'.iu  Jj.i  >.  (el  incoinenielil  se  rein  onlie  ejicore  mu  deux  .luliis  col  desr 
Il     >    el     Fn     ). 

Il    iii,iiii|ue    donc   ,icluel|emenl   sur  1,1    ll,ir|)e,  (rois    sjnonimes,  //e   t^  ,S(jI  I;  el    La  S-,  m.iis  ce  dél.iul,  cir  c'en  esl    un  ^r,i- 
\e.  dis|i.ir,ii(i-.i   t|u.ilKl  les  r,iiteurs  xoiidront,  ^liiisi  que    iM.    Ririsli   Al\,iisli'  |)io|)ose.  .iil,i|iler  ,1  l,i    ll,ii|)e    |ioui     Ie>    |ied,ili  s 
dis   liojs    noies    Lt\)^Fa)„  iVo/  ),  un   triple    moinenieiit  ijui  pernietle   de  les   li.iiissir  de   (rois   ileini-loiis. 

^1.    Ki,ird     lur.iil    liiiii    toit    de    l.iisser    sulisislei     sur   (et    insliiimeiil    uni'    |>, mille    l.icune.;  il    seciil    di;;iie    d  un    m    li.iliile 
l.icleiii     d  «tu-    II'    jireinier    \    l,i    comliler 

HNidiuiuieiil  si  Ion  Mul  ni'  [i.is  em|i|(>Mr  luules  les  i  in  des  sMiiiiiinies  ,1  |,i  lois,  on  ,iur,i  d'.iiilrcs  .iccoids  ijiie  ceux 
de  Si'i)//e/ii<'  r/niuHiii'i-  :  et  ces  comliin.iisoiis  diverses  nue  i  li.ii  un  |>eul  r,iiie,,  en  se  lend.iul  ex,ic(eiiiiiil  C(iiii|)li'  de 
1'. Il  lion  des  iicd.iles  sui'  les  cordes,,  seioiil  encore  liien  plus  iiomhreiises  ijuinil  le  (1  ijili  nioinemiiil  des  ji<  dilrs  /  /  ', 
/"(f     )  ,  .S'o/     >,   ,1111,1    liouilé     Ils     trois     sMiouinies     dent     l.i      H,il|ie    est     ,1     celle     liillie     di'|)oiir  \  Ile. 


4M 


LA  GtlTilII- . 


y.-l    un    iiislv iil    iir-ujn''  :\   -.wi  n\uy;\ii\\iT   la   ï(ij\    l'I    .1   l'ijiiirer   dan>   i]U('l(|iH's    C(iiiip(isiliiiii>    iiisli'iiniciilali's    ]irii  hrii\;uilrs./'(itii 

iiu'  Mussi  a  •'xoriiliT  ^nil  (1rs  iiiorroaiix  plus  (iii  nioinsf(iniIili(]ui's  et  à  iiliisi(>iirs  parties.,  dunl  le  chariiic  csl  ivcl  liii's(|ir'ils  sciiit  rciulii- par 
do   MM'ilaliIrs    vil'liiiisrs.   . 

Kllc   a    >i\   ciinlc-   ar<  iirilrcs    cm    iiiiavlrv   cl    en    lirrci's,  ciniiiiic  il  suit: 


On    r  arcdi-dr  aussi   (picl(ni('f(iis    do   la   maiiioro   siiivanle,  surtout  poul- 
ies    morceaux    écrits    dans    le   ton    do  3/i 


Les  trois  cordes  gra\es  sont  en  soie  recouverte  d^un  lil  d'arfienl,  les  trois  autres  sont  en  liovau.  La  Guitare  est  un 
inslnuiient  transpositeur  do  trois  octaves  et  une  quinte  d'elendue,  et  qiron  écrit  sur  la  cli'?  de  Sol,  iwie  octaie  au  desMi>  du 
son     réel. 

EXEMPLE . 


Li's   trilles   niajeurs    et    uiineurs    so  font    sur  t(uUe   retondue    de   cette    gamme. 

Il    est    pres,|iii>   inipiissilile   de  lii^u    écrire,  la    Guitare   sans    en  jouer  siïf   mémo.    La   plujiarl    des    compositeurs    qui    1"  omiiltuenl 
^     sont  pourtant   loin  de  la  ciuinaitre.nnssi  lui  donnent  ils  a  exécuter  des  elioses    d'une   excessive    dilïiculti'  sans  scmorili'   et   sans  oITel . 
Nous   allons   es^ayi-   ueaiiiuiu'us    d 'iiiilii|iiei'    l.i    ui.-uiière   d'écrire  pour  elle   de  simples   accompagnements. 
Dans    la  position    ordinaire    de   la    main    ilioite     le  polit    doigt    étant    appuyé   sur    la  caisse   de    T  instrument,  le  pouce  est  des- 


tine   a   p 


iiu-or  les  trois   cordes   graves      /H        j 


S3   !■ 


17 

il    r  annulaire    la    clianlerelle     ou     le    3fi       Jf  — 


D"o 


U     II     SOI 


"index   pince  le  Sol   ^   J    |     •  le  doigt  du  milieu  le  Si  "m^"P- 
t    que   lorsqu''il    s'agit    de   l'aire    entendre    dos   accords  à  plus   de 


(juaire  miles,  le  pouce   o<t    oblige    de   glisser  sur   une   ou    doux   d(>s   cordes   inférieures   pendaiil    qiu^   les   trois  autres  doigis  altai|iioul 
direelcniiuil    les    tmis    ctu'des   haiili's.    Dans   les   accords   do   quativ   miles    chaque    doigt    altaiiue   seulumeul    la    corde  qui  lui   os|  des- 


tiri-Vlc-  diiigls  cliaiigcul   île  cordes  soulruieill    lorsqu'il  s'auil  de  pl.ii|iier  des  accords  g 


raies  eoniuie  ceux  ci 


PPP^ 


La  Guilaro  étant  siirtoul  un  instriiiiieut  d'harnKuiio,  il  est-,  très  important  do  connaître  les  accords  et  par  suite  les  arpèges 
qu'elle   peut    faire,     l'.u    \oici    lin    cerlaiii   muuliro    dans   diffi'rens   t(uis. 

'Vous  coininenioiis  par  les  plus  aises.,  par  ceux  qui  so  font  sans  employer  le  /?«>■>•«_«/<',  procède  au  iiiomui  diiquid  Tiuilex  de 
la  uniu  gamlie  place  traii--\ersalomeu!  sur  le  manche- sur  deux,  trois,  ou  quatre  cordes,  sert  de  Sillrt  factice.  (On  '•ail  (lue  le  silld 
e^l  la  pelile  pièce  IraiisM^rsaie  du  manche, sur  laquelle  reposent  les  cordes, el  qui  en  di'tormini^  la  loiigueiir  propre  à  (-Ire  lu'r^e  on  vihralion  ) 


F.n  V\. 


g;:=iTTi       l-'.l   tous   les    fraginenls 


(le     ces    acc(U'( 


'^^ 


t  IL  IL      Ià.  -ts.      i).  u.       îj. — i    TS.  _'-       tyo         11. 


,  In      L\ 


fr~i^  #1  #1  ^i 


!        I     I        ! 


Zr      TT  77 


II' 


Li"-   liiiis  qui   amcncnl   di-s   bi-mols  :\  la  clr   «ont    iiuoriipar.ihlritii'ril    jilii-,   dilTirilis    (lue  Irs   prvrcdciis  et   m'ccssiiini  |,,iis  le  |!,i 
iifrc      T.i's    arrnrds   li^s  plus  faciles  sont    les  suivants. 

I         J  ,  I  I       '  J  ^ 

_.        -o         O        \    o ® ■ — « fi Q- 

En    FA  


En   SI  S.      ifei^ 


EXEMPLE!. 


Il    l'aiit    cviltT   dans   tons  les  accord*   d'i'iiiploM'r  en  nicnic  tcni*  \  ts        n 

la  iirciiiicn'  cl   la  Iroisicnu'   dos  cordes  eraves  sansla  S('cont/i\n;\r-  f  ^       o- 

,  '^       '.  BxEMPLEs.>v' y, 

ciMjiic   le  ponce  serait  oblif:(^  alors  de  santi>r  par  dessus  cette  seconde  i 

■corde  pour  aller  de  la  première  à  la  troisième ; / 

11    est    impossible   de  plaquer  ces  accords  ^  mais  cil   leur  ajoiilani  i 

la  seciiiiili-  corde  grave  ils  deviennent   aises. > 

Il  faut  aussi  se  garder  d'écrire  les  accords  de  septième  dominanle       j'        „  i  o 

dans  la  positi<m  ordinaire  de  trois  tierces  superposées,  comme:  -d^ ^ — 1| ^ H — ^  -     Il     itg^     l|    jf^^|F^^~^ 

Ils  sont   presque  impossibles:,  celui   ci  est  difficile   mais  praticable:   .Jç  ||     à  cause  du  Sol  qui  se  fail   à  »ide.     T 


sui\anl   seul  est  très  aisé  et  sonore 


e 


^= 


à  cause  du  Mi   à  vide 


T.es  trois  accords  suivants   sont  ais('s  et   s''enchaînent  bien  en- 
semble  dans    tous   les  tons: 

,l)e    même   en    Fo  Z  ^  en   Sol.,    en    La    '     elc . 


ÏO 


i^^ 


EXEMPLE . 


pa=EEg=3|^^^^^^âi^|i^f=eii 


On    conçoit    ipie   ces   accords   penvetil    avoir   quelquefois   plus   de   (lualre   notes,  d:\Ms  K's   Ions 
qui   periiKilenl    de  leur  ajouter   nue   ccu'de  grave  à  \ide,  en    La  "^    par  exeurple,  en  .Mi  ij,  en  Sol,       ^ 
en    Fa,  partout    enfin    où    Ton    pnit    faire   entrer   Piuie   di-  ces   trois  notes   pdur   basse "^      — 


C.-lle 


succession    c 


]ui  exige  le  Barrage  de  quatre  cor'des  est  également  pralicnble  sur  les  deux  tiers  itil'i'rieurs  du  maiirhe  de 
|:i  ( '■  u i I ;i re .  ytl^jV^^g  -j-ji-^  '''  ''"'^i'''"'  ''"  montant  par  demi  Ions  jusqu'à  yf^r  o  fi~F^^  '1"'  '"^'  '''  point  evtivme  à  Tai- 
gu    ou    ce   diiiglc'   peut    être    (■niplo\é. 


Dans   co  di'rnit'r  arprgi'  les  deux  notos  aiguës  lifpssfliiiil  rn  arrrnrhanl    la   chantpi'ollp  aif'P  le  petit  doigt   Ai'  la   main   gauclu 
T. os  arpôgi's  sp  dirigpant   dp  haut  vn   bas  sont  as^cz  inpoiiiiiicnTp'i    qtioiqiip    (rps   ptp'pi'ilablps. 


Tes    inrnips    pn   sons  invprsp  sont  an   coiilrairp  tivs  aispi 


is  invprsp  sont  an   coiilrairp  très  aispsA  ^^  i^  k.  ■ 

\  cansp   dn    ^lon^pnlenl    nMrogradp  dn   ponce  sur  les  deux  f        -^fi-t— -^"^8-^*  J_^&-e8p-,  j^^  fl^pV^^fl^-iV^ ri  ' 

V  -  #1»  # JV       '     -'-é^--     '4  ^-  -J —  * Il 


iidtps   gra^ps,  Ips  snivants  sont  bpanconp  pins  dil'firilps  p|  nioinsi 


l.ps  gammes  IIpps   de  deux  en   denx  avec  la  ^épp^cnssion^ 


AIIV 


"*# 


(l'niip  nolp  sont  élégantes   et  assez   sonores,   snrtout  dans  Ips,    ixemple.^"!    ^"*  "SS  &s  w»^"  I ''^*'*«^^    riiiT^ 


t::^^'^^!^ 


{■i\\^    lirillanls    dp   rin<lrnnipnl . 


l.ps  gamnips  en   tiriri''.  (]Moi(|Uf  difiicili-s  à  Irnrs   dnix  pxti'piniles   peiupnl    s"rinplo\pi'   l'ans  un    nioii\Pinpnt    modpnv 


EXEMPLE . 


1  (■>   suites  de  sixtes  et   d'oota^ps  smil    dans   le   niemc   cas. 

Les  notps  n'pprcnti'ps  denx,  trois,  qiialro  pt   nipnip  six  ou    hnit   fois   se  font   aispment-,  les  roulements   prolonges  sur    la  nipii 
lie  np  sont  guprps  bons  ipip  sur  la  chanlcrplle  on  tout  au   moins  sur  Ips  trois   cordps   hantes. 


EXEMPLE , 


m 


y^^^ 


lW»f-4tT 


s:] 


WWWW^^^^^^^^ 


11"-   noips   marqiipps    d'un    I'  sp  pinrpiit    a\pc   le   poiipp,  les  antres   a\ec  Ip  premier  et    le  sppoml    doigt    sucppssiM'iiii'nl. 
l'mii'  les  roiilpuipiiis  il   faiil   l'airp  surip'dpt    |p    poupp       anx  spcond  et  premier  doigts  sin'    la   mpine    corde. 


Air: 


EXEMPLES.         m-y]: 


pmi     AISE,    -pj  -  (|      - 


i>  '1   1    e  "-   I 


V    i     I    !•   '2    I     I' 


^.'('.tO 


T  rs  >,iiiw   lKinMiiMii|Mi".    -iiirliMil    lir^   liii'ii    >-iir  l;\  (iiiilari'   t'I    mi    m    l'iiil    en    iiKiiiilr   iicc«'^ii)M    un    l^t'•^   lirurciix    ii>^;i^i'.    I.h's    iiH'il  ■ 
l.'iir-  -mil  rrii\  (|M'<iM   pi-niluil  fii  crriiMU'.iiil   l'octaM',  la  qiiiiUi',  la  (inarlc  et   la  tii'icc   inajcuros   des   cnrcli^  à  udi'. 

Ainsi  ijui'  nmw  l'aMUis  t'\iiliijiii'   aii\  (■tia|iitiv'-   cii'-   in>lniiiiiMil>   à   ai'chcl,  ToclaM'  i  rrituiri'O  l'ail  t'iiliMuli'c  ci'llc  inriiic   oclaxr. 


^Ê^^m^à^mi 


L.,,|U.„I,,II1,,M, •..,., 

I.,  .I,.„l,l.  „„,,,>. . 


6^ 


EXEMPLE . 


Siin<    ricU    h,Tininnle|ii 


i_i^^^4=^  :::::::::, A 


Sons   r.;iv  l,.„m„ni<|n 

't 


s -„^ 10  -  -^ 


|.l,..l,iil   1.1  19Von  r.Ml.a,   li,.lrl,  rlrlaieV 


EXEMPLE . 


4=^ 

-»^ 

"  ■£ 

«4 

r 

^ 

— H 

s. m 

1 

,,„„„.„:,,„, 

1 
^ — 

— 2 — 

—H 

— H 

^v^~ 

1 

-=^ 

2^ 

n — 

—  H 

Ces  diTnirrs  -ciis  haiiimniqiics  sont  les  moins  simon's  et  sorlciit  dilTiciliMin'nl .  ]l  est  bien  ciilciiilii  ijnc  relie  (^xjin^'^iiin  di' so/zs 
>v'(7.s  l'st  relalive  ,iii  (iiapascm  in'upri'  à  la  C.iiitave  el  noit  pdiiit  an  diapason  g('n('ral;  car  alisolinneiil  parlant,  ces  so/zs  n-flf.  sont 
t-nlcndns  à  Toclave  inlerienn'   comme  tons  les  antres  sons  de  cet   instrument. 

On  peut  encore  produire  sur  chaque  corde  des  gammes  chromatiques  et  diatoniques  en  sons  harmoniques  arlil'iciels.  Il  s'ajjil 
pour  cela  d'appnjer  aM-c  les  doigts  de  la  main  gauche  sur  les  noli's  qu'on  vent  faire  entendre  à  Toclaie  sniirricnre,  d'effleuifr 
ensm'le  le  tiiilliii    di' la  corde  avec  l'index  de  la  main  droite  et  de  pincer  derrière  l'index  avec  le  pinuc  d.'  cilir   même   main.      ., 


EXEMPLE  : 


On  ne  peut ,  je  le  répète,  sans  en  jouer  écrire  pour  la  (■nilare  des  morceaux  à  |ilusieurs  parties,  charges  de  trail-  el  dans  le-- 
i|ueU  tonles  les  ressources  de  rinsIrunieTil  sont  mises  en  ««Mnre.  ]1  t'ani ,  pour  --e  l'aire  une  idi'i'  de  ce  (pie  les  >irln(ises  saM-nl  pin 
duire  ei)  ce  genre,  étudier  les  compnsilions  des  célèbres  gnilari-les  tels  (pie   Zanni   de  Kirranli,  linerla,  Sor,    elc  ; 

Depuis  l'introduction  du  Piano  dan'<  lonles  le>  mai-ons  on  exisie  la  moiii.ire  >ell/'ilé  niu-icale,la  Cuilare  e-l  de\enne  d  un  u-a- 
ge  assez  rare,parloul  ailleurs  qu'en  Espagne  et  en  Italie.  (2iiel(pies  virtuoses  I'orI  cnllÎM'e.  el  la  ciilliM'iit  encinv  comme  un  in-^ 
Irumenl  solo,  de  manière  à  en  tirer  des  effets  délicieux  autant  (pi'originaux.  Les  coinposileiirs  ne  l'emploienl  guère  à  rei.'lise,aii  th'' 
àlre,ni  au  cnirerl.  La  faible  s(moril('  dont  elle  est  pourvue, cl  ipii  ne  permet  pas  de  l'associer  à  d'aiilres  inslruinenls  ni  a  plusieurs  \im\ 
douées  d'un  éclal  ordinaire,  en  est  sans  doule  la  cnisc.  Son  carach're  m('lancoli(pie  et  nNeur  pourrai!  neannniiris  l'Ire  plus  son\enl  mis  en 
i'\i(lence;le  charme  en  est  n'el,el  il  n'esl  pas  iinpos-ible  d'i'crire  de  manière  à  le  laisser  appercevoir.  La  Cuilare, à  l'imerse  de  la  pliipail  des 
inslrunienls,per(i  à  ('Ire  emplo\éi-  inllecli\enieiil.  I  c  s,in  dedonze  (iiiilares  jouant   à  l'unisson    est   pres(|ue  ridicule. 


12 


L4  lIODOLnE 


Ksi   à  peu    jin's   liinib('('  en    di'siii'liidi'   anjoiinl'hiii,  et    c'cvl    liuiiimap',    s<iii   linilirr,  lonl   prric   et   iwizilliiiil  iiii'il  est     a    (|iic'| . 
(|iir    cliiisr    (11-   |iii|ii.n\l    ol   il'oi'i^inal    diiiil   on    pciiirmil    livs  mium'mI    l'aire   uni'  lii'iirciisf    a|i|ili(nliiiii. 

Il  y  a   [iliisiriii's   espères    de    IMandolines;    la   pins  fimiiiie  a   (|ual|-e  ciiriles    diiiililes,  c'esl    à   dire,  (jiiali-e   fuis   de 

iiis-.nii,el    acr<ird('es    en    (piinl<'    ciiinnie  leYioloii.  a 

On    Terril    sur    la    rlef  de  Sol.  exemple.:^^^_ J_ 

7W  I 


eux   cordes   a  1  m- 


-L         rJ.ro 


Les    il//    soni    des   cordes   à   bo\aM,  les    La    soiil    en   acier,  les  //<■'  en    cuivre,  el    les  Sol   en   lio>an   ri>con\erl  dnn  l'il  d'arp'iil. 
T'  ('lendne   de    la   Mandoline   esl    de  près    de  trois   oclaves. 


EXEMPLE  . 


('."esl  lin  insiriinient    pinlol    nielodicpie   qn' harnMtni(|ne;  ses    cordes    étant     mises  C!i   vibration    par   un    bec  de  phnne  on  il'ecori(',(|ii 
Tevécnlanl    tient    do  la   main    ganche,  peuvent  faire  entendre  <         J      i.J  J         j  ri 

sans   doiile  des  accords  de  quatre  notes,  tels  qne   ceiix-çi: 


'       i         4 


-Tf — ^f^^^-jt — le-    'il — A    '  ^ 

xr        TT  TT  Tî        ^  TÎ 


ippon  (d)tienl  en  passant  rapidement  le-.bec  de  plume  sur  les  quatre,  double  cordes-,  mais  l'effet  de  ces  groupes  di^  notes  i 
iiiiilianees  est  assez  mesquin  el  la  !VIandnline  n'a  son  vrai  caractère  el  son  effet  que  dans  des  accompagnements  mi'lodiqi 
de    la    nature    de   celui    (|ira  écrit    Mozart    au    deuxième    acte    de  Don   Juan. 


^:i8. 


Doy  .n\y     (mozaki  ) 


Allegrello. 


M  XMMU.INA 


1).  (.lOV  \NNI  , 


.■*tap»r 


,'♦. 


-»      ^    *   * 


L.i  Mandoline  e,vl  ;inj(iiii-d' hni  Icllrnii'iil  ali.iiiiluiuK'c,  f|iio,  dans  los  thi'nlres  oii  l'un  iiioiilc  Dcii  Jikiii  on  cxl  lnyji.urs  l'iiiliar- 
ra-»i'  pdiir  i'\ciii(iT  rc  niurriMii  de  l.i  sorcnadc.  Bien  (|iraii  Imiil  di'  (jiirli|ii('s  jours  (l'i'liidi-  un  <'>Milaris|c  ini  nu-mi'  un  Vuilunis 
le  lU'dinairi'  piii^-r  -c  rcndiv  familier  le  manche  de  la  iiiaiid(dine,  cm  a  si  peu  de  respiTl  en  t;rneral  pour  les  inlenllims  (fr-  ;;rand'- 
inaitres,  des  (pTiJ  s'ajiii  de  derani-'er  eu  la  nidindre  chose  de  >iei||e.;  haliiliides,  (|u'on  se  permel  |U'eMpie  parlent,  el  nième  à  TO- 
pi-rn  (le  dernier  lien  du  monde  on  l'on  de^raii  prendre  nne  pareille  liiierii'  i  ,  de  joner  la  partie  de  M.uididine  de />'/;;  Jinm-nr 
di's  "\  iiilnn--  en  pi//ic.(lo  on  snr  di->  (iuila'a-,.  T.e  timliic  de  ce'-  instrnn'cnN  m'.i  point  la  fines^e  niorilante  de  ci'liii  ancpii'l  on  li' 
snli~lili;e,  et   Al../,-iri    -n\ail    liieii    ce  (piMI    i'ai-ail    en    clioisi'-^anl    la    IMandoline    p.nir   aceompa^iiiT  ri'ioliipie  clianson  de  son    ln'ros. 


I.\STRIMEI¥T  À  CORDES 

i  CLÂtIEIt. 

'■■■  ■    ■    -— a-o^a» — 

LE    PIANO.  V 

l'.s(  im  iiiNli'imiriil  H  (  Lvier  vl  à  rorcU's  iin'falli(|U('s  niisis  en  vilii. 1(1011  par  des  marleaux.  Son  éleiuliie  a<liulle  «■>!  île  »i\ 
0(  l,i\e>  cl  une  «[Il  nie.  Il  s'enll  sur  clitu  ciels  ilillerenles  à  l.i  loi>:  i.i  <  lel  de  F.i  est  alletléi'  à  l,i  ni.iin  g.uielie  cl  l.i  (  li  T 
(le  Sol  à  1,1  ni. lin  droite.  Oiiel(|lies  fois  anssi  selon  le  derré  de  ^risile  ou  d'aeiiite  des  pass.ires  conliés  aux  deux  mains  on 
érrit    sur  deux  (  lels   de  Fa. ou  sur  dcux^.clefs  de  Sol. 


£   t 


H-:    11,  vs:, 


\  .<•    trille    i>l    |)riti(a|iir   -iii    tous    les    ili;;iés    de    la   ^ailiiile.  On    peut    |ilai|uer  ou   ar|)é^ei- 
de  liuile»    lis    manières   e(    de  eliai|Ue   main   un   aiiurd   dr  <|ualre   cl    niiine    de  1  ini]   noies. 


le   lie  I  inii   noies,        i               -p-           o               -o- 
rn    11  >   e<  ri\anl    (outeiois    aussi   rapproeliees  ijue   |)ossilile.  Exemple  :  P^  y  i       "' 1 


~g oP 


m^^^^mïm 


|)i  s   .leeords  plaipiés,  endirassanl   un   ii)ler\a!le   de  dixième   sont    po-.sil)ie>    eependani, 
mais    en    «iippiimanl    la    lieree    et    même    loi  la\e    poui'    plus    de   i'aeiiite.  On    les    présente 


Tî  -S- 


m 


(tn  priit  eerire  à  ipiatre  il  même  a  cintl  p.irties  réelles,  pour  le  piano,  en  avant  soin  de  ne  pas  mellie  eiilie  le-,  deux 
pallies  e\l  reines  de  (  liaipie  iiiiiii,  un  espace  |ilus  iiand  <pie  loctaNC  ou  la  neuvième  tout  au  plus^  à  moiii*  deni|ilii\er  l.i 
riMiiil.  pi'd.ili-  i|ui  /ère  /es  c/iiiif/'tn'rs  el  rpii,  permettant  aux  sons  de  se  prolonger  sans  que  le  doigt  de  l'exéculanl  reste 
sur   11    liiilelie,,  l.iisse   la    liherlé   tiei  .irler   alors    jie.iiM  oiip    plil^    le»    p.ilties.  '  • 

EXKMPI.E     S\>S     EMl'LOVKR    LA    »'Elt\LF. 
"ai    Parties. 


WÊ^^^mm- 


«  !l!ll'i 


EXEMPLE    E\   EUPL0\4M  L4  &/iJ\DE   PEIULE. 


^«^    ,^^.l1^ 


Lr  ^is^nr  -if-  indtqirp  qu'il  riut  rompllrp  Ips  etoiiffoir'*  en  qnlllaiil  la  IVdnl'';  on  !<■  plarp  ,Tu>;si  soinoii(  <|u  un  [X'uf 
■m  miimrnl  un  I  ImniKiniP  (h.in^p,  :\{"\n  d'emppchf r  i\uc  la  \ihralioi)  Hp^  nnU's  ilii  (IrriiiPr  accord  ne  se  |iiul(in:;i-  |i('i)(l,iiil 
1  arciird  Mn\aiil.  Eu  ps;ard  a  rp(lc  proloniialmn  p\cp««np  du  son  dp  chaqup  no|p,  il  (aul  Ip  plus  posslldp,  lnis(|n'on  cm  _ 
ploip  la  ^raiido  IVdaJp,  P\il('r  Irs  a(ipoi;iatiirPs  allprecs  p(  |ps  noips  dp  passai;p  dans  |p  nipdiiun  do  I  iiislriirniiil,  car  ci  s 
notps  sp  pr(donïï;paiil  coiniiip  les  aiilrcs  cl  s'inirodnisani  par  la  dans  l'Iiarnionip,  à  la(piel|p  ceppiidani  plies  <n\\\[  p|r,iii:;p_ 
rPSj  prodiiispnl  d  iiilolprablps  discordaiicps.  Dans  Ipvirpniilp  siippripiire  du  cl<nipr  seulenienl  on  Ips  rordps  trps  cmii-lcs  it_ 
sonriPiil    moins    jonij    (pnips,  pps    brodrrips    inelodupies    sont    pralicahlps. 

On    f;i]|    (piciqiipfois    Ips    mains   sp    rroispr,  soit    pu    obliifpant    la   main   droltp    a   passpr   au   dpssoiis  dp  la  tfaiiclip,  soil  pti  Ou  _ 
sanl    la   gaur^lip    passer    au   de^'^iis    dp     la    droi(p.  , 


F.XKMI'l  K 


I.ai 


^mm-rm 


Lp  nombr-p  dis  combinaisons  dp  cpIIp  naliirp,  pntrp  Ips  di\prsps  parties  p\pciitab|p,s  sur  Ip  Piano,  psI  fort  considérable, 
il  spr-iil  MViinniil  iiniio-ïidlp  <Ip  |ps  indiquer  toulps  ici;  cVst  en  pliidianl  les  coiiiposilirjns  <|ps  jjiands  miIiiosps,  cplles  de  Liszl 
siirloul ,  qii  11)    [lourra    sp    former    une    idée    iiisle   du   point    ou    I  arl    du    Piano    ps|    par>pnij    aiijoiird  bui. 

(hi  \  \prra  ((iip  les  bornes  du  possible  sur  CPt  inslriinipnt  smil  inrimniies,  ri  qiip  cbaqiie  jour,  îles  prodiijps  nou\p.iiix  ac- 
complis   par    je-    exécutants,  semblent     les    rpcuier. 

■•      S.il!tfi.  ^ 


Ciminic    jMiiir   I.t    f?;irf>«',  il      «'^1    iiiiciix    <lan>;    rerl.ims   oas,.dan«    les   ar|)èi;ps    par   exemplf,  ne    pas    Irop     iM|iiii(irli«'r     les 
!       ilrux     mains.   In  arpcj;»'    roninie    le    suivant    serail  («ssi^    tiii'uniinodP: 


Il   vaut   donc   inooniparablcnienl    mieux     I  eorirp    ainsi: 


Les   gammes    diatoniques    et    rhrnmaliqties    a    deux    mains    en    tierces    sont      ilsriles      cependant: 

EXEMPLE.  \    ^  • 


Ces  incines  gammes  a  deux  parties,  sont  praticables  par  une  seule  main,  quoique  difficiles  dans  un  mou\eni<'iit  vif.  On 
jiiMit  en  outre,  dans  les  tons  peu  charges  de  dièses  ou  de  bernois,  écrire  pour  les  deux  mains  des  suites  de  sutrs- tierces 
a    trois    parties. 


exi':mvlk. 


Ijc  l'iano,  d  ailleurs,  au  point  de  perfectionnement  oi^l  rios  habiles  ficteiirs  I  ont  porte  aiijoiird  hiil,  peut  clr-e  considère 
sous  un  double  point  de  mic:  comme  instrument  d  orchestre  ou  comme  etanl  lui-même  un  petit  orchestre  coniplrl  .On  na  qiiii 
ne  seule  fois  encore  juge  a  propos  de  I  einpiover  dans  l'orchestre  au  uicine  litre  que  les  autres  iiislruiuenls,  cest  a  dire 
pour  a|>portPr  a  I  ensemble  les  ressources  qui  lui  sont  propres,  et  que  rien  ne  pourrait  remplacer.  Certains  passages  des 
concertos  de  Beethoven  auraient  du  cependant  attirer  de  ce  côte'  l'attention  des  compositeurs.  Sans  doute  iU  ont  tous  ad- 
mire le  merveilleux  effet  produit,  dans  son  grand  Concerto  en  iV/  he'mol,  par  les  batteries  lentes  drs  d^'iix  imim-  du  l'ii- 
nn  en  octaves  a  I  aigu,  pendant  le  chant  de  la  Flùle,  de  la  Clarinette  et  du  Basson,  et  sur  !<■>  co>//>w>///^).sdesinstruniciils  a 
cordes,  \insi  entourée,  la  sonorité  du  Piano  est  on  ne  peut  plus  .séduisante;  c'est  plein  de  calme  el  (\i-  rraîiliciii;  c'esl  le 
t\pe    do    la    grâce. 

s.WH.  '  .* 


\<la>^U)  un  piKO  iiioly- — -r 


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Le  parti  <|ii'()n  en  ;t  lire,  fl,Tn'<  !<•  cas  iriïi«nie  «lonl  je  parlais  tout  à  I  heure,  esl  (oui  différent.  L  auteur,  dans  un  ch(cur 
d'esprits  aériens,  a  einpli)\e  <leii\  l'ianos  à  f(uatre  mains  pour  areompagner  les  >oix.  Les  mains  inférieures  exécutent, de 
h.is  tu  luiiit,  un  arpè;;e  rapide  en  triolets,  auquel  repiMu),  sur  la  seconde  nmitié  de  la  mesure,  \\\\  antre  arpei;e  a  trois 
parties  eveVule'  de  lidiit  en  A^v  par  une  petite  Klùle,  une  ifrande  .Klùte  et  une  Clarinette,  sur  leqnel  frémit  un  double 
trille  en  octa\es  des  deux  mains  supérieures  du  Piano.  Aucun  autre  instrument  connu  ne  produirait  celle  suite  de  i;rrsil_ 
leineni  harmonieux  (pie  le  Piano  peut  lendre  sans  difficulté'  et  (pie  I  intention  s\lphidique  du  morceau  rendait  l.i  con  _ 
\enaliie. 

MKLOI.OCIE.  N?20.  FANTAISIE  SIH  UTairm  (mm  u>7.) 


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s.illKi.  ' 


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l)i-i  <|ijc  le  l'ùiniv  >Pii(,  nu  rotjlrnirf,  sortir  des  cfCcts  diniv  el  liillcr  de  force  n>«T  I  un  licslre,  il  di>.|)nrail  iiiiii|'l''((>_ 
imiil.  Il  faut  «ju'il  accoiiijjan'iip  ou  «juM  soil  acconip,ig;np;  a  nuiins  dcn  \riiir,  comme  pour  !(•<  H.iri)rs,à  l('in|(lii\ci' ii.u-  rn.is_ 
kis.  Cfla  tic  vpi-all  pas  a  dedaiijner,  j  tn  suis  persuade;  mais  on  aurait  toujours,  eu  Pt;ard  à  la  place  énorme  ([u  ils  o<(iip<'_ 
raient,  licaiicoup   i\r    peine    a   reunir    une   douzaine   de  tfrnnds    pianos    a    un  orchestre   un    peu    noinhreux. 

Considère    comme    un   petit    orchestre    indépendant     le    Piano    doit    a\oir    son    instriimeiitalion    propre.  Il   la  e\  idemiiient,  il 
'  e|   art    (ait    partie    de    celui    du    pianiste.  C  est   au  planiste,  dans    lieaiicoup  doccasions,  a    jui^er   s'il    doit    rendre  sa  1 1 laiiles  cer_ 
tames    parties,  pendant    que   les' autres    demeurent   dans    la   penohibre;  s'il    faut   jouer    fort    un  dessin   intermédiaire,  en  don   _ 
nant   de    la    légèreté    aiiv    broderies    supérieures    et    moins   de   force    aux   basses;  c'est    lui   qui    est    iui;e    de    ropiiortiiiiite     des 
chani^ements    de  doii;ls    ou   de    la    c(unpnancp    qu'il    peut    y    avoir    a    ne    se    ser\ir,  pour    telle    ou    telle    mélodie,  ipie  du  pou_ 
ce;  il   sait,  en   écrivant    pour    son   instrument,  quand   il   faut  .serrer   on  écarter    I  harmonie,  les  divers   demies     d'ecaiteiuent 
que   peuvent    avoir    les    notes   d  un    arpège   et    la   différence   de    sonorfle   qui    en    resuite.  Il   doit    savoir   siirlout     n'employer 
qii  a    propos    les    l'edales.  A  ce   sujet,  nous   devons   dire   que    les   principaux    compositeurs   <pii    ont    écrit  pour  le  |iiaii(i  noni 
jamais   manque    de   marquer   avec    autant   de   soin  que  d  a    propos   les    endroits    ou    la   grande   pédale   doit    elre   prise  et  (iiiil 
tee.Cest    donc   bien   a   tort    que   beaucoup  de    Virtuoses,  el  des  plus    habiles,  s'obstinent    à   ne   point   observer   ces    indica  _ 
lions,  et    a  garder  presque   partout    les    etouffoirs    levés,  oubliant    complètement    (pie   dans   ce   cas   <les   harmonies    dissein  _ 
blables   doivent    nécessairement    se    prolonger    les   unes    sur   les   autres    de    la    fac(m    la  plus    discordante.  Ceci   es|    le  deplo_ 
rable   abus   dune    chose    excellente;  c'est    le   bruit,  c'est    la   confusion    substitues    à    la    sonorité.  G  est    d'ailleurs    la    couse  _ 
quence    naturelle   de   cette    insupportable    tendance   des    virtuoses,  grands   et    petits,  chanteurs   ou   instrumentistes,  à    mettre 
toujours    en   première    ligne   ce    qu'ils    croient    être    I  intérêt    de    leur    personnalité.  Ils   tiennent    peu  de  compte   du   respect 
inaltérable   que   tout    exécutant    doit    a    tout    compositeur,  et    de    l'engagement    tacite,  mais    réel,  que    le  premier  prend  en  _ 
vers    I  auditeur,  de    lui    transmettre    intacte    la  pensée  du    second;  soit   qu'il   honore   un   auteur  médiocre  en  lui   servant  din_ 
terprefe,  soit    qu'il   ail    I  honneur  de    rendre    la    pensée    immortelle    dun   homme   de    génie.  El,  dans  I  un  et  l'autre  cas,  I  e_ 
xeciitaiit    qui   se  pe:-met  ainsi,  obéissant   a  son   caprice   du   momenl,  d  aller  a  lencontre    des    intentions    du    compositeur,  de»  lait 
bien    penser  que   I  auteur    de  I  oeuvre   telle   quelle   qu'il  exécute,  a    probablement    mis   cent  fois  plus   d'attention  a   détermi- 
ner  la   place    et   la   durée   de   certains    effets,  a  indiquer   tel  ou  tel   mouvement,  à  dessiner  comme   il  la   fait   sa   milodie   et 
sou    rh\thTne,et  a  cboisir    ses    accords  et  ses   inslrumens,  qu'il  n'en   met    lui,  l  exécutant,  à    faire    le   contraire. Ou  ne  sfl,i_ 
rail   trop   se  recrier,  en  toute  occasion,  contre   celle    insensée   prérogative   que   s  arrogent   trop   souvent   les   iiisliuiiientistes, 
les  chanteurs    et    les   chefs   d  orchestre.  Fne   telle   manie    n'est   pas   seulement    ridicule,  elle  doit,  si    Ion   ny   prend    garde,  a_ 
mener  dans    I  art    d  inqualifiables   désordres    et    les   résultats    les  plus  désastreux.  C'est    aux   compositeurs   et   aux   critiques    a 
s  entendre    pour    ne  jamais    la   tolérer.  ' 

Lne     Pédale    qu'on    emploie    beaucoup    moins   que   celle  qui    lève    les    etouffoirs,  et    dont    Beethoven    et  (luebpies  autres  ont 
tire   un    parti    délicieux    cependant,  c'est    la    Pédale    unicorde.  Elle    est    non    seulement    dun    excellent    effet,  mise   en    opposi  _ 
lion   avec    le    son    ordinaire    du    l'iano    et    la    sonorité    pompeuse    que    produit    la   grande    Pédale,  mais    dune    utilité  incoiiles- 
table    pour    accompagner    le    eh  miI  ,  il.uis    le    cas    ou    la    voix    du    chanteur   est    faible    ou   dans    celui,  plus    fre(|ijent    encore, 
dun    cararlère    de    dmirc  iir  etilinlimile     ad.mner   à    toute    I  exécution.  On    I  indique    par  ces    mots:   Pédale    unicorde;  ou     en 
Italien:  ///w   corj/i.  Son   action    ion-i--le    a    empêcher    l<'s    marleaiix    d'atteindre    deux    des   trois   cordes   tendues  a   I  unisson 
|iniir    eh.iqiie    note    et    que    possèdent    au'iomrl'bui    tous    [es    bons  instruments.    Il    n  y    a   plus    al<M's    que    la  lr(usieme    corde 
ijui    \il>ie,  et    il  en    recuite,  pour    \c    son,  un    affailili^senieiil    des    deux    tiers   et    une    différence   de    caractère    fort    reniai- 
<|iialile.  .  ^  ... 


i.\stulme:\ts  a  ve]\t. 


A\aiit  dVlinlipr  iiidl\i(liirl|piiionl  les  membres  de  relie  jiraiule  rainille,  fixons  dune  manière  aiisç'i  claire  que  possible  le  \o_ 
eabiilaire  iimsieal,au  siijel  des  dl\prs  deg-re's  d  aciiile  ou  de  g'ra\ilé  de  rerlaiiis  iiisiruinenis,  des  (raiisposllions  que  res  dil". 
fi'reiires  miiènenl,  de  la    manière    de  les  écrire   établie  par  I  usagée,  et   des  dénominations  qu'on  leur  a   appliquées. 

Etablissons  d'abord  une  lit;ne  de  démarcation  entre  les  instruments  dont  le  son  se  produit  tel  (jii'il  e>l  indique  p;ir  les 
sifijnes  musicaux  et  ceux  dont  le  son  sort  au  dessus  ou  au  t/cssous  de  la  note  écrite.  Il  résultera  de  ce  classcmenl  les  deux 
catégories  suixantes.  '     .  '       .      .  -. 


INSTRUMENTS    NON    TRANSPOSITEURS . 

iwsi  L\;  SON  soiii    iv.L  yi'iL  i;m  tenu  . 


INSTRUMENTSTRANSPOSITEURS  . 

noM  Li;   s(iN  i;m   diiiit, im   tiK  lamui:  hiuif. 


Le  Violon 

L'allo  .  _; 

La  Molf  «ramolli' 

Le  \  loloiirrllc 

La  Fliile  ordinaire 

Le  nanlhois 

Tja  Clai  inelle  en  iil ..: 

Le  Basson  

Le  Basson    Unsse 

T,e  (]or  cti  ut  nitfu  

\iv  (^oinel  à  Visions    e«    ut 

La  TVompede  <n  ut 

Le  Trombone    Allô     ^^ 

Le 'JVdmiKiiie  Tenoi-  '  

Le  Troinhone    Masse  ' 

L'opliicleide  e//    ut 

Le    Bomhardon 

r.e  J»ass-Tul)a. 
La  Lîarpe. 
Le    Liaiio. 
Ti'  Orgiie. 

I  .es  Voix 

Les  lunliiles  ^ 

i  .es  (^loelies 

Les  C\ml)ales  anli(|iies 

Les  Jeux  (le  Timlires 

1  <•  Glo<'keiis|)iel 

L'  Harmonica   a  Clavier 


i  nn.-iiicl  1.11  lis  r'rht  siii'  Iriii-;  CI.N  \ 
'  irs)ifrli\rs  i-I  niiii  jiiis  loim";  indif  ' 
(  Irmimifiil  sur  1,1  d.-f  ,1c  Snl  .        \ 


La  Conlie-Basse. 

Tontes  les  Fioles  autres  que  la  fiole  ordinaire 

Le  Cor  anglais. 

loules  les  ClarineKes  and-es  (|ne  la  Clai  inelle  eu  ut 
1  Le  lîasson   (|uinle. 
(  Le  (^onlre-Rasson. 

Ions  les  Cors  autres  <^(ue  le  Coi'  eu  utnir/u 

Tuis  lesCornels  a  Lisions  auli  es  (]ue  leCoincI  i-u  ut 

loules  lesTrompelles  autres  (|uela  Li()in|)(lle  '■"  "/. 

Les:  Cornets    simples . 

Ijes  Tromhones  allos  à  Pisloiis. 

Tons  les  0|»lii«|(id<sau(res  f(ue  IO|)liiel<'ide  e//  ut. 
Le    Serpent  . 

La    Guitare  . 


,  1   (,111,111,1  i.lll,"-  iriilMll  l:irl.i,l. 

Les   'JViiors   elles    liasses  |  soi,i,'nrs  s,.iissMW;,iii;ii,,i,-,;,r<„ 

f   l,,\, ■.,!,, l,'S^onMlr|:i,u,I.    ,rlil.'. 


Le    elavier  a    barres    d  acier 


,s    !t'.l<'> 


^ 


On  \iill  |).M-  ir  (,'ililr,Tii  (jiir  ^i  (i.iis  lr<  insInmiriiN  non  lrnn>-|i()^il('iir'i  jippclr-i  r/>  t  /,  lnrl  l'iiti-iidi'c  li'iir*  sons  IcU  ([ti  >>i\ 
ics  ('crif,  rciiv,  riinmw  le  Viodiii,  lo  H.'iiillinis,  I;i  FITili'  a-  «|Mi  ne  poricnl  (lolnl  ilc  ili'vi^ii.ilinii  .le  liin,  >-iiiil  al>->(ilirinfiil 
«I.Tii-  fi-  iiirnir  rav:  II-  «iiil  ilcnr  pmir  le  rompo'.ilriir  «cnihlnblrs  sur  ce  pnini  aii\  iiivliiinionK  r/;  / /.  Or  In  dciKinu- 
ii.Tliciii  iIp  qii('l(|ii('s  in^li-nincnl-  à  >rnl,  lin-i'c  ■^nr  l.i  i-('sonnanr(>  naliir(>llr  <lr  li'iir  fiilir  a  anirni'  If";  plus  •^in^ulin.  s  cl  lis 
pins  ah>-iinlfs  consi'fjiKTirrv;  rllc  a  fnil  dr  i'arl  dVrrirr  \cs  iiislninirnl*  li-aii«p()>;il(Mii--  une  làclio  foi-(  coniplMiiirp,  cl  riMidii 
parfailmimt  illiii.'i(|Mf  le  \nrabiilaire  niii<;iral.  CVs(  donc  ici  Ir  lieu  de  rc\rnir  <;iir  rel  iisaijp  e\  do  reniellre  do  I  oi-diT  là 
fin   luiM»;   ni    lrou\ons    «.i    pfu.  .  .  ••  .  ^ 

Lps   p\pVn(an«   di«rnl    (pirl(pipf<ii<î:  pn   parlani    <Jii  Tninilionr    l('n<>r:   le  TroinlidiiP    en  Si  '',  po   parlant    du  Trcimlnnip    aldi:    Ip 
Trnnilionp  en    VI   i,  c\    plus    sonvenl    pnrorp,  pn   parlani    dp   la    Plùlp   oi-dinairp:  la   FImIp  tn  lîr. 

Ces  d('>;i2;nalinn<  sont  jnslps  en  rp  sens  (pip  lp'  Inbp  de  cps  deux  li-onitump'.  a\fc  la  coiill'-sp  fprnipp,  fail  l'nirndio  en  rf- 
fcl  pour  Tnn,  Ips  n(i|ps  dp  l'arrord  dp  Si  7,  pour  laiilrp,  ppIIps  de  l'arrnrd  dp  tfi  ',  la  riùle  ordinalrp  nwv  ^vs  Iniiiv  I)<im_ 
ch('-  p|  lfiii(("i  '.P'i  ricfx  frrnipp«,d<>n(np  pg:a|pnipnf  la  nnlp  Ri'.  !Mais  roninie  les  exénilanl'^,  n  <nil  anoiin  t'i;ard  à  celle  rp<on_ 
nancp  du  liibp,  comniP  ils  prodiiispnl  rppllenipnl  Ips  noips  écriles,  comme  l7V  d  un  Irombone  ténor  est  nn  /'/  <l  ikui  un 
Si  ^,  comniP  cpliii  dn  Irombone  alto  est  encore  \\n  It  el  non  nn  3/i  ),  comme  cpini  de  la  Pluie  est  ('i;al<'menl  nn  11 
et  non  un  /{i\  il  s'enMill  eMdemmenl  qnp  cps  insirumpnis  ne  sont  pas,  on  ne  sont  pins  dans  la  ca|p;îorie  <les  mslrn  _ 
menls  ti\inspi)sitriirs,  lydU  ap|iartiennpnl  en  conséipience  à  celle  des  non  /r,n>\//i>si/ciir\-,  et  (pi  ils  sont  censés  en  //, 
comme  les  Hautbois,  comme  les  Clarinelles,  les  Cors,  Cornets  p|  Trompettes  en  l /,  el  «pi'il  ne  faut  leur  applicju-r  aiicii- 
ne  désionalion  de  ton,  on  leur  donnpr  cpIIp  d'fV.  Ceci  e'tabli,  on  concpM-a  de  (pielle  importance  il  e'iail  de  ne  pas  ap_ 
peler  la  flûte  ordinaire,  flùle  en  //c;  les  anires  finies,  plus  aijjues  <|up  eellp  ci,  a\aiil  e'té  desii^nées  d  après  la  dilTé  _ 
rencp  existant  piiIip  leur  diapason  el  celui  de  la  finie  ordinaire,  on  en  est  >enii,aii  lieu  de  dire  simpleiupiil:  Finie  lipr_ 
cr,  Flùle  neiixième,  ce  ipii  au  moins  nVnl  point  mis  de  confusion  dans  les  termes,  à  appefpr  ces  inslruincnls,  FInIp  pu  ^7, 
FlùlP  en  ///■  ^,  Kl  \o\e/.  ou  cela  conduit!  dans  une  partition,  la  petite  Clarinette  en  7//  !),  dont  lYV  fait  bien  reelleuienl 
!//■  *>,  peut  exe'ciiter  la  même  partie  tprune  flûte  tierce  que  \ous  appelez,  en  Fr?,  el  ces  deux  instruments,  portant  des 
noms  de  Ions  di>ers,  sont  cependant  à  l'unisson.  La  dénomination  de  l'un  ou  de  I  autre  irest-elle  pas  fausse?  el  n'est-il 
i  pas  absurde  d'adopter  uniquement  pm/r  As  f'Iîîlcs  un  mode  d'apellalion  et  de  désignation  de  tons,  différents  de  celui  en 
nsaj^e    pour    (mis    //s   ,nilrvs   inslranirn/s ? 

Oi'  là  le  priniMpe  (pie  je  propose  et  qui  renil  impossible  tonte  fausse  inlerprelalion:  IjC  ton  d  Ft  est  le  point  de  com- 
paraison (pi'on  doit  prendre  pour  spécifier  les  tons  des  inslrumenls  Iranspositeurs.  La  résonnance  naturelle  <\\[  liibe  des  ins_ 
ti'-uinents    à   >enl    non    Iranspositeurs   ne  peut    jamais   t*lre   prise   en  considéralion. 

Tout  inslriinienl  non  Iranspositeiir  ou  ne  transposant  qu'à  l'oclaxe,  dont  par  consi'fpipnt  \li  écril  donne  /V,  psI  con- 
sidéré   coninip    étant     en    l  I. 

l'ar  suite,  sj  nn  instnimenl  de  la  nièine  espi-ee  es|  accordé  au  dessus  on  au  dessous  du  dia|)ason  de  I  inslriimenl  Ivpe, 
celte  différence  sera  désignée  d'a|ir('s  le  rapport  qui  existe  entre  elle  et  le  Ion  d  A V.  En  conséquence  leAiolon.l.i  Klu  _ 
te,  le  Hautbois,  qui  joiienl  à  l'unisson  de  la  Clarinelle  en  //,  de  la  Irompelle  en  1 1 .,  iUi  cor  en  / /,  sont  in  II  el  si  Ion 
emploie  un  \io|on,  une  f  Iule,  nn  hautbois,  accordés  plus  bani  d'un  Ion  (pie  les  inslrumenls  ordinaires  de  ce  nom,  ce  \  10 - 
Ion,  celle    Flùle,  .p    Haut  bois,  joiianl    alors   à    riinisson    des    Clarinelles    en    Hr    et    des   Troinpelles    en    lîr.  st,nl   m   lir 

\s\\\\  je  i-onriiis  qu'il  faut,  pour  les  finies,  almlir  rancieune  iii.iiiière  de  les  désii;iier,  ne  |ilus  appeler  Finie  en  AT/ 
la  Finie  llercp,  mais  bien  flùle  en  ///  ">.  pnls(|ne  sou  //  (ail  ///  >>,  ni  finies  pu  Vi  V  les  finies  ueiM  ièiiie  el  seconije 
minenri-      mais    |m,  n    grande    ou    pelile    finie    en    Hr    >,  puisque     leur    II    fait    Hi-    >iel    ainsi   de  suile    |,(nir    les   anires    Ions. 


S.    !(!l(i.' 


4 
X 


.>i*-* 


INSTRUMENTS    A    ANCHE. 

Il    r.iiil     <li^liii;;iirr     l.i    r.miillc     <l's     insliiiincnls    a    iinclic    ilmihic    <lc    (elle    <|r,    iii.,lr(iiniiils    ,i      iiulir    sim|.|i'  .    T, 
nr.iMiric     se     coinitosc     (le    ciiKi    miiiliics  :    Lr  h.iiilhois ,  lo  Cor   ari^iiis,   le    |{a>Miii,    \<-    li.i^Min    i|uiiilc   il  li-  cciiili  «■  -  l!a>MiM 

LE    HAUTBOIS 

Il    a   pmir   ('(riidiic    deux    ortavos  ot  niio  sixlt'.On  IVrn'l    sur    la  ciel'    de   soi  . 


I.rs   (jeux    (Iciiiièri's     noirs   aipiics    (|c)l\(ii(    i-lrc    emplovéï's   a^er    hcam  iiii|i  «le  rrscivr^  le   la  Mirtoiil    u'csl      pas    sans 


(lanri  r,  c|ii  nid    il    se   invsciilo    lirii><nii'nunl  .  «Jucl<|iiis    liaiilliols  pn^M'ili  ni    le  Si  )  rr.nf      //y — I    _J        mais    cilli'  nul.'  n'.'- 

laiil    ji.is  ^l'nrraji'nK'nl    a<i|nist'   à   l'inslinnunl  ,  il   \inl    niicnv     lôilcr.    L<'   s^^l<lll<■    de    l!o.-luii    lira    di^parailrr    ^•^     dilliriilli's 
dr   diii;;li'    ([m'oITit  pneorr    lo   liaulbois    dans    iVtat    ou  il  est    aujourd'hui,  el  iju  on   renconire   aux    passaj^i^    ripidis  di//'/^. 
lin   ini'ilinin    à    l/i    noie    siMieiieure , 


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-V     I»      g: 


— f — j-  et    du    Sol  t    au  Fa  ft 


les    Iriljes     foi  nirs  de   ces   divers  inlervalles  el    de  <|ueli|u^   .lulres   enrore    sont    donc    iin|)ossil)les   ou   lorl    diniciles   el 
don    iniu\ai^    ellel,  comme    on  va   le  M>ir   |)ir   le  laMean    siii\anl  . 


/;■  Ir  I''  tr  Ir 


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gg.  -.tt^-î}t     rg    z^    z^f   i^f    if     i| 


S.^  9111') 


I  .^    ImiiIIi  lis    siint,  romme    tmis    les    aiilfi-s     iii>lnrnt.'iiU,  l>e;iii<'"ii|i    plus  ;i   Ictii    .i\-i-    <l  iiis    les   Inits    juii    (li.ii-( 
.lir/r.    ..Il     .!<•    l.riunU        II    ,v    l.nt^    rii'-Tf  les    r.iiic    .linil-'r    lii.is     ,!(■    c-   .rll.'    .'l. Il, hu- 


rles soiiN  (lui  l'cxccdciil  ,111  -r.iM'  ri  ?i  r.ii^ii  cl, ml  ri,is(|ii(s  ou  iTcli'v,<liirs  ou  <ri,iiils,cl  loiis  «I  iiiir  .iv~i/  iii.ni- 
\M-  ijuilili'  .  I.cs  Ir.iils  i\i|)i(lcs,  rliroiu.ili(|iii's  ou  di  iloiiic|iii-s  |i(ii\ciil  s''iac(iiIci'  ,i«-.r/  Iik  u  sur  Ir  l>,ll|ilH1l^,  iiin-  ils 
Ile-    iiiodiiixiil     infini    clTit     ilis-r^iri(Mi\    «'I    |)i«>si|uc    ridiruli-;    les    ,ir|M;.('s     vont   il.in»   Ir    miinr   <ms 

I.  oiiiioi  liiiiilc  i\f  |>.iriili('s  surrcssioiis  ne  itriil  ilic  (|ii  exressiMiuciil  rire  nous  .ixoiioiis  mi-uic  ne  I  .imhi  p.is  iii- 
roic  n-iicoiilrcr  .  Ce  (juc  Iciiloiil  en  ce  relire  les  vii  liiovcs,  d.iiis  leurs  l'uiLiisies  ou  ,iirs  \.iriis,  est  |(eu  |)i-o|.n-  .1  proti- 
\ir  II-  eoiiliMire .  I.,>  |i,uill)ois  ol  ;iv.iiil  loul  un  iiistfinw-tlf  niflrii/nfiir  •  \\  ,\  un  e.ii.i<lere  ,i-resle^|deiii  di-  leiiilrc^se ,  je 
dir.ll      IllilUe     de    lllllldlle 

Ou  I  e(  ril  eeiondinl  louiours,  <l,ms  les  liilli  s,iiis  (eiiir  eouiple  de  I  e\|iression  de  sou  liiiiliie^  |,,iree  ijii  il  se  |ierd 
,ilors  d.iiis  reiwemlile  ri  (jue  1,1  s|>eri.ilile  de  iclle  evpressioii  nr  peiil  (jIus  èlre  (fislinpiee  II  eu  esl  <le  iiieuie,  disons  le  loul 
de  siiile,  (le  1,1  |ilii|i,irl  des  .mires  iiisIruMieills  ,1  \enl  .  fl  ne  dm'l  \  ,i\oir  d  i\(  ipl  ioii  (|ne  pour  ceux  doni  Li  smiori- 
le  e»l  e\ee>~i\e  ou  |e  liiul)re  Irop  reiu,ir(|U;ilde  |).ir  sou  orij;in,dile  .  il  est  reellemeill  iiuiiossilile,  s.iiis  liuiler  .iu\  pieds 
l''.u  1  el  le  l)on  sens,  iremplover  reu\  Li  eoiuiiie  de  simples  iiistriimeiils  d  li,n  lumu'e  .  T(  Is  snni  les  Ircnnboiies,  le^  o|dii(  le- 
Vdes,  le,  eoliIre-h.Ksoll-,,  el  ,  d;iUs  ilciiieoup  de  cis.les  IroMipelles  el  les  rorUels.  [^,1  cindeiir.  I,i  rlMee  U,ii\e,  l.i  douce 
joie^   OU     l.i     (lollleili-    d'uu     elle     iMiMo,   eouvieilUenl     ,U1\     iireenls    du    li.iulhois  :    Il    les    expiiiue     .1     UierM'llle     (luis    le    e.illl.ihile. 

In  eei  l.iiii  lierre  d  ,i;;il.iliou  lui  esl  eneiu'e  .ircessihle,  ni, lis  il  Tiul  se  r,ir(lei'  de  le  pousseï'  pisijii  iiiix  1  ris  de  II 
p  i--iou,  |Us(ju'',i  I  elsn  r.ipi'le  de  1,1  e(d('M-e,de  l,i  inen,iee  ou  de  I  lieroi^uu-  r.ii'  s;i  pelile  \oix  ,iirre -douée  dcNienl  ,dors  impuis- 
sinle  cl  (riiii  ^roIcMpic  p,ii  i.iil  .  Oucl(|ucs  ^r.inds  urulres,  IMo/.irt  eiilrc  , mires,  ii'.ml  p.is  e\ilc  ce  del.iul  .  On  I  roiive  d.iils 
leiii,  puliliiius  de,  p,is,,i_res  donI  Piiileiil ioii  p,issiiiMiiee  cl  I  .ic<>enl  m,irli,il  eonlr,isleul  elr,iuicuieii(  ,i\ec  le  sou  des  li.iiil - 
l)oi,  (pii  le,  exeeilleiil;  il  d,'  V.\  re,iillenl,  Uoll  ,i-uleiuelll  des  eriels  ni.m(|Ues  ^  iniis  des  disp.ir.ilcs  cllO(|U,Ulles  elllre  l,i 
s(('ne  il  rorciicli-c,  cuire  l.i  inclodie  <■(  riuslruinenl.ilioii  .  T.e  tlieme  de  ui.irclic  le  plus  Iimiic,  le  plus  lnMii,|e|du,  uoMe, 
perd  ,,i  nol)le,,e,  ,,,  |V,iUi  l:ise  cl  s;i  l)e,iule^si  les  It.iillhoi,  le  Ion!  clllendre,  il  en  pelll  coilserM'r  encore  \m  peu  si  ou  le 
donne  iiix  riiile,,  il  n.n  perdi'.i  pi-esijue  pis  ,'i  l'aire'  expose  p,ir  lis  c  l.iriiiclles  .  I),ms  le  chs  ou  ,  pour  donner  |ilus  de 
col  p,  ,\  lliirmonie  «1  plus  de  Force  .111  croupi'  d  iii,lrumcnls  ,^i  veiil  mis  en  ,icliiiu,  011  ,iiiiMi(  .ihsoliuuciil  licoiii  des 
Il  luMiois  iLins  \\n  inorceiii  de  |,i  ndiire  de  ceux  (pie  je  »  iens  de  désigner,  ,111  moins  laiidrHil  il  les  écrire  ,ilois  de 
m.inleri-  ,^  ce  (pic  leur  I  iinliri',  ,iiilip,il|iifnie  .i\ec  un  p,ireil  st(|e,rul  ronipleleincnl  coiucrl  p. ir  celui  des  ,iiilres  in,li  uiiu  iils 
el  se  liiiidil  (l.iiis  1,1  m,isse  de  m.iniere  ,1  lie  pouMur  plus  y  (^'Ire  reniari|ue.  Les  soiis  graves  du  li.iiilhoi,,  di,:;r  n  e  ii\  lors 
<[u''ils    ,oiil    ,"i    decouM'il  ^  peuveni    coinciiii     d;ins    cerl.iiiics    liirinoiiies   (li-;iii^cs    cl    himentiiblcs  .^  unis    <iii\    noies   pr,nes 

d.-,    (I.irinellcs,  cl    .111    Rp^Mi  .,Fn  v\    Soi    !>  is   des  riiiles  et  des   cors  .inrl.iis  . 

(.link  el  lieelhoMii  onl  mervcillcuseuieiil  compris  Pcuiploi  de  cel  iiislrumeiil  prei  iciix  m'csI  ,1  lui  (ju^il,  doixcril  I  un 
il  l'iiilre  les  eiiiolions  profondes  prodililes  p;ir  plllsieui,  de  leurs  plus  Ixdies  |i,i^cs..Ie  n'.ii  liesoin  de  ciler.poiir  (.llicl,  , 
'pie  |.'  ,(do  de  liiiilliois  de  l'.iii  d  ""A  iMiiieninoii  diifs  I jth  l'iji'it  l'p  en  /7«//i/<":.i  [•cm  eiil  i',  ordonner  «pi  un  percuCe,  pliinles 
i\y\\v  \oi\  lunni-enle,  ces  snppli<- liions  Iucess;iiilis  ef  loujours  plus  vi\es,pouv,iicnl_elles  cnincnir  ,1  ,meiiu  ;iiilre  iiislrumeiil  ,111- 
tiiil'ji^ii  11  Ml  lioi,'^...  1.'  Il  fiiiieiNe  rlloniiiellc  de  l'or  A''  li>liHiPtiiP  en  Zi7M;vVA>:„(>  millieiirciise  Jpliiriiiie.' „  FI  ce  cri  enl.inlin 
de  I  oi-ilicsiie,  ,  lors(|ir  Mee-|c  s, ii,ie, .111  milieu  de  I  eiilliou»i«smc  de  son  lieroiipie  dcvmicmenl,  par  le  soireiur  soiidiin  de  ses 
Jeu  Ile,  ril-  liilr-i  1  oiiipl  1)111  sipiei  iieii  I  1,1  pliivise  (lii  llièuie; .,  r.li  pourrai  je  vivre  sans  loi?,,  l'on  r  répondre  .1  ce  loucliinl  ,ippei  in-li  iiliien 
l.il  par  I  1  deeliiranie  excl.mialiond')  mes  enfanls!  „  El'  l.i  dissonn.mce  de  seconde  mineure  placée  dans  lair  d''Armi(le^srMis  le  \ers  >.  Sau- 
ve/ 1 de  I  amour..,,  IViul  cel.i  e,l  suldiine.,  non  sciileinciil  par  1 1  |(ensec  draiii.'iriqiie,  p.nr  1,1  prolondeiir  de  I  expression,  pu-  la  ^rin  - 

deiir  el   11    liiMiile  de  1,1  mcloilli-,  niai,  aus,i  pal    r'in,lriimenl,ilion   el   p.u- le  1  ||,iiv    .idinii  ilile  ipie   l'iiileiir  ,1  liul  des  liiiilli.ii,     pii'- 

,s     '.i'.k;.  s 


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.iiiltrs   ln^lnlml■lll>  ^iiimiUi^.imIs    ou    inli.ihiiis    ,i  pruduirt-    (J<'.s    iiiiuic-siipiis     iMPrilIcs. 


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tlii  vrii.r/o  (le  1,1  ^^lllj■llllllil•  ,i\<'c  cIkcmi-,  (l'Iui  (lu  prciiiiiT  mdrrr.m  i\r  l.i  ^\  iii|>liiiinr  in  S/  lirmol  ilr:-,  m, M»  il  n''.i  |).i-.  nmins 
1)11  M  ri'w»*!  en  lr',11  I  iiiilhinl  il''<  |ilir,i«r-i  hi^lrs  ou  ilr^oliVs  .  On  If  \oil  <l,m-  \r  miIo  miiinii'  ilr  l.i  ^.rdiiilc  rr|iriM'  ilii  1'.  iiiiir_ 
ii-.Hi  ili'  l.i  -ïin|iliiMur  1-11  A/7.il,iii«  r.nul.inli-  i'|iiHiili(|iir  iln  lin.ilr  ili-  l.i  >.Mii|ilioiui'  lu  riii(|tlr  ,  il  muIhuI  iliii-  r.iir  ilr  riilrli.i,  ou 
1-  liiii'^l.iii ,  Mi'iiir.inl  ilr  r.iiiu  .,  NI-  cinil  ,  il.iiis  s,i  (li'-lir^iiiio  .i-uiili-,  rnluuri-  ili-  -,i  l.iiiillli-  rii  l.iniics  ,  il  iiirli'  mv  cri-,  il  '.iu.ui^m'  ;ui\ 
_i  Illl^MllUllls    Cllll  1  >  llll|l<'»   ilii    li.uillioi>. 


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LE  COR  AAGLAIS. 


(il    in-li  iMiH'iil   c^l   |iniir  ,1111-1   iliir   r.illii  (lu    li.mlliDi-,  iloiil   il  |)(is-.r(lr  |)rrs(|ur   linilc 
cnmiiii'  un    li,\iill"ii>   <'ii    1.1  rr.n»',  l'I  <'iiiisr(|ii<'mnifiil   un»'  <|iiiiil('   .m   ilrssiis  du  son  rt-'cl 


■niliic;  on   I  cci  il    Mir 


■Irf 


Sa     (.aiiiiiic 


i'roiliiil    pour    raiidileur  cnlleci: 


\\rr    les     iMlHr\allrs     Clirijniiitii|ii 


Si  roî'ohfslrc  |ou('  en  tV  le  ror  ,iiij.l,iis  diul  donc  l'iic  ('iiil  en  Sol  s  il  |'oiic  l'ii  Jie  li-  cor  .mrlais  mtm  l'i  i  il  v\\/.ur\r. 
Ce  <|ue  nous  miious  dr  due  |ioiiil('.s  di  I  liciillcs  du  doirir  du  h.iiilltois  d.iii^  crrl.uncs  iciu'oiill'fs  de  iiolc*  diî/ri's  ou 
hemolisres,  <•>(  applir^ililo  au  cor  aiirliii».  |)our  lui  les  succosions  rapiilis  soiil  d'un  |)lu>  nuunais  «'ITt'l  encore;  ^<in  liiiilire 
:  nioills  perçant,  plus  \oili'  cl  jiliis  riaxe  <|ue  celui  du  iiaulliois,  ne  se  prèle  p.is  eomnie  lui  a  la  ^ailc  des  lelraiiiN  rusliiuies. 
.11  ne  pourrai)  non  plus  faire  entendre  des  plaintes  dechiianles  :,  les  accents  de  la  douleur  \i>e  lui  sont  a  ptii  près  inler<lils. 
('""est  une  \oi\  nielaneoli<|ue,  rêveuse,  assez  nolile,  dont  la  sonorité  a  <piel(|ue  chose  d''eliace,ilc  Loininin.,i\u\  la  iiiid  su- 
périeure a  toute  autre, (piand  il  s'a^'it  d''en\uu\oir  en  l'aisanl  reii.iitre  les  iniares  et  les  senliineiils  du  passe,  (|iKind  le  coin  _ 
posileur  \cut  l'aire  viltrer  la  corde  secrète  des  tendres  souvenirs.  IM'  ilalevy  a  employé  avec  un  hoiiheiir  cxlivnic  diii\  cors 
anglais   dans   la  ritournelle  de   Pair  d'Ele'azar,  au   4  .     acte   de  la  .Fuive  .    ' 


N?27. 


/. i    .iri\K.    (iiAihw) 


roiis  an(;t.ais 


COlt-s   Jn    F\  . 


I"     BASSON 


llMllM,i:S       ,n  EA 


MdioNcii.i  rs 


s.    Wl' 


a'i 


4. 


Dans  l'Adagio  d  iinc  de  mes  Sviiiplionies,  le  Cm-  anglais,  après  avoir  re|ie(e  à  l'oi  U»e  Kasse  les  plirases  <l'uii  IkuiI- 
hois.  roiniiie  li'iait  tlan>  im  (lial'ii;iie  pasloial  la  voix  d'un  adolescent  re|iondanl  a  it-lle  (Tune  jeune  l'ilie  r'u  redil  les 
IVafîmenIs  là  la  lin  du  'iiKirieau  i  avec  un  sourd  aci  i>iii|ia^'nenieti(  de  (|uatie  timliales,  [lendanl  le  silence  de  tiiul  le  res. 
fe  de  l'oii  lieslie.  LcN  >cnlinu-nt>  d'ai)>cen(  e,  d'ouhli,  tl''i>()lcinenl  doulnuieiix  i|ui  naissent  dans  laine  de  certains  audi- 
leiiis  à  ri'ïOialinn  de  celte  nielodli-  aliandonnée^  n'auraient  |ias  le  (luarl  de  leur  {'(ji^e  si  elle  était  cliantee  par  un  au 
lie   instrnuieiil    (jue    le   cor    An;;Iais, 

V         '  ■      iN"  i?(S  .  .      SYMI'HOyn     t'A\l\srinlh 

''^  Siiiif  (lu.r  ihtmi^'s  . 

,  :■;■  ••  Adagio      .  -,    .   _  ■'  (111:111, 1(1/ 1 

c:i)K      .\M.HI,X  r/L- 

l""  timb.ile  _.|. 

Eu    M  1>  Ka   li,Mil  r.    Tiroliiilirr   UaBUel.  .IV,,„uRt.    [{^.7; 

,0.  Tillib,.hHrs.  !2'.'  Timb..li«r  Ljfiuel.  .re(,i.[JKi 

ST"     TilI>l,„lHS 

Km  I.ii  1)   Ir  ••■   Timb.ilier  b.iRuK.irépoui;i?.    tngr^ 

'i    Timb,.l!rrN.  4^   Ti,i,b..lin    b..BiiHl  ,IV(...UB. 


...  ^ 


I,,.     iiii'l.ui^r    .1rs    snn-    LTfinrs    ,lii    Cm'   Aii^l.iis     a\c<-     les     noirs     |),issrs    (les,  Cl.iritirf/cs    <■!     (les    «Jois.,  |)ciulalll    un  (ir- 

_;-ni<il(.     (I(t     (.'(ililic- Ji.isscs,      (luinif    uiir     soiiorilr     s|i<'ii:ili'     Jiiliiiil    ijii'      niiiiMilc.     j,i..|iif    ^i   Cdli/in     ilr    >.s     nllils   ij],ii,i- 

(■;inTs    les     iilrVs    ni  Ils  i,  ;i|.'s    i.ii    (liiin  iiiciil     la   craiiilc,    l''anxit''l(' .    Cet     «•lïrl   ne    lui    cdMiiu    ni    df    Mi.z.iil.,   ni   <lc   Wrlicr   ni    dr 

hiilliiiM'n  .    On    en   limnc    un    inaj^niliiiue    cxciniilr    dans   le  Duo    du    4'-'     Arlf   des    H(  (.LKAOTs,   et    jr    ck/is    (|(ii'  M   Mc_)(i'- 

liccr    csl    If   prciriiiT  ([iii    l'ail      l'ail    rnlindif    aU    llicalrc  . 


Anilauli 


^'?  2D. 


ij:s   Hier  h:. sors. 
(Mi:i  i,niii:i-H.; 


cou     ANfil.AIS 


(.i.MiiM/iir.s 


Mdl.oNCI  1,1  i:.s 


V- 


Dans    les   coiiiiKisiliuns    (Iciiit   la  tuulfur  générale     doit    èlie   einpivinle    de   mélancolie,    I  iisajji'    rie(|iM'iil    du   Cm-    An- 
'^\i\ls    caclit'   dans    le    eenli'e    de    la    masse    instrumentale.,    convient    [larl'ailenienl .    On    peut    alors    n''eirnr    (|irniie    |iailie 
de    Haiitluiis    el     rein|da<er    la    seconde    par  celle    du    Cor  Anglais.     Gluck   a    emploie'    cet    inslruiiienl    dans    ses   opeias  Ita- 
liens   'Il  i.ionco.,     et  OiiMO.,     mais  sans  intention  saillante    et    sans   en   tirer  grand    parti,;     il   ne  leiiivit    jamais   dans    ses 
paiiitidiis     Françaises.   Ni  Mozart^    ni    Bietlioven.,   ni   Weber    ne    s'en   sont    servis^  je  n'en   i  nnnais    pas    la  raismi  . 


^\*i' 


LrE  BA8S0A. 


K^l   1.1   li.i«-r'  (lu   h.uilliiils;  il  ,(  |>lu<  (le   lidiv  (i(Li\c^  (ri'liiidiu- ;  on   l'iviil    .\m»i,  ^iii-  (ltii\    »  lil'. 


mais  il   (-1  |ilu>   nue   i)ni(l.iil  (l<'  ni'  p.i-   le    Cuit   /'('Icn.-i-  ,ui  dessus   du    iliiiiirr  Si  :> .  Los  cliis  ddiit  il  csl   .uiidurd'liiii   |)(uii'_ 

\ll   lui    prrinilli'iil    de   r.iirc    les   di'U\    noirs  iriucs      V"       |         '         |[   ijiii    lui   <'l;iirnl    .oïlrrlois    inlrrdllfs.    Son     doi^h-     isl     |c 

»*    ST 
niènio    «HK'    ciImi    de   l,i    l'Ioli-  .  -    ..  ■.  ^ 

•  ■.     -  r 

•    fi    >    a   l)faii((Ui|)     de  Trilles     in)|H)ssil)les    ali\    deux    e\treniit('s      de     lii  lielie    du    Basson. 


I,„m..smI.I.-^ 


![    Djlficili-         7i'"'l'"^-'''''  '^'^''l'"''-  |rini|"Ksll,lc||I>illi.il 


/r         I     //•      1      /,. 


^J 


(il    inshiiinenl   hiisse    l)eaufou|)  a    desiier   sous   le  i-a|)|)oil    de  |,i   iusles>,,el   rarner.i   |)eiil-i-lie   plus  (|iie    Imil     ;iuli-i'    des 
iiishunienls   à  \enl,a  èlre   eonsliuil    iTaprès    le  système   de    l'oi-hm  . 

Le  liasson  esl  a  l'oiclieslie  d'une  j;rande  nlilile'  dans  une  roul<'  d'oeeasions  .  N.i  smioiile  n'esl  |i,is  Ires  Imle.el  -mi  lini- 
lire.,  alisoliimenl  de|)niir\u  d'eclal  el  de  nol(lesse,a  uni'  piopension  au  ^i-oles(|iie.,  dmil  il  laut  loujouis  lenir  eoniple  iiiiind  on  le 
niel  en  e\  idenee  .  Ses  notes  rra\rs  donnent  (rexrellenles  l)asses  an  ^'lonpe  eiilier  <les  insliumenls  à  \eiil  de  liois.Oii  i.  i  il  or  _ 
«linairenienl  les  jiassons  a  deux  pai-ties;  mais  les  grands  orrhesires  elanl  (onioms  pourvus  de  (|ualie  li  issmis.  nu  peiil  alors  (■_ 
crire  sans  meoini'nienl  a  ipiaire  parlies  réelles ,  el,  niieii\  ("iieore ,  a  trois;  hi  p.nlie  i:ra\e  «'lanl  redmiMee  à  I'ih  hi\e  iiilirieii^- 
re,  |)our  donner  plus  de  l'orée  a  la  liasse.  Le  earaelere  de  leurs  noies  liantes  a  ipieKpie  eliose  de  pe'iiilile,  de  souHiaiil,  p 
dirai  même  de  miseraldi- ,  (pi'oii  peut  placer  ipielipielois  soil  d.iiis  une  mélodie  lenle.,  soil  d.m-  un  ile--iii  d''aeeom|i,i- neiiieiif. 
a\ee  le  plii^  siiiprenanl  el  Tel  .  Ainsi  les  pelils  -  loussenieiils  elian;;es  (pfeii  enlend  dans  le  selo  r/n  de  l.i  s>iiip|ioiiie  en  (  r 
iiiinem  de  lîeilliinen  ,  MIS  |,i  j'in  du  decieseemlo .,  sont  |)roduils  iiniipiemenl  parle  son  un  peu  loi  er'  du  l.\  lieiind  el  du 
sol.     Il, mis    des 


>ns  a   I  unisson 


>    !i'.m; 


129 

^"  .10. 


Air:  J.  '.m;. 


S\.VI'II()ME    11  MiyU  H. 

(  i:i  l.l  \U)\  l'N  ) 


relis  ,■„  Ml  \} 


''*■    <.é   ""' 


Quand   31'.'   ^Feverheer,  dans  sa  résurrection  des  Nones,,)  m)ii1ii  trouver  une  sonoiile  pale,  iVoidi-,  ^H<l;uel■eu^e,  ^e^l,il(l   conlrji 
rc,  des  notes  ilasques  du    médium  (ju'il  l'a  obtenue. 

v:  31.  ■   ,  .■    ,     ■ 


Aiiiiante. 


li\SM)N.S     SOLI 


mm^m^p^ 


I.e>   lirfiU  r,i|)i(l<s  111    noies  iii'es  (leuvenl  être  em|)l<i\e>  avec;  surres,  ils  sortent   l)ien  «jii.ind   \\-   w  soiil    ecrils   i|iie  iLms     les 
Ions    l,n(irls    lie    j'insh  inneiil,(e|s(|iic    H^,Sol,  Ll,Fa,Si^i>,    Mi  'j,    La,   et  leurs    rcLilils    mineur  ^.    l.es  Ir.iils  sni\,inls     |iroilui 
scnl   un    e\(elliiil    ellcl    drfus   i,i   sc  eue   des    Baii'neuses    *\\    '1''.    arle    des     I  lu-ueii.iN . 


S.   !•'/»; 


Aiiilanti 


\ll        -  C) 


Li-:s  Hicrtwois. 
(iMi.ii',iii!i:i:it  ) 


<:i.\ii    m    SI  t» 


U  colis   Kl, 'Ml  b 


I     Ctlli        l-.M     SI?    (lus 


IIMilAl.r.S 
Ml  i>  SI  1? 


JKl  NKS    I  IJ.l.Ks, 


\ioi.(A(,i;i,i.i. 


<:.   n  ^ 


And.inlp. 


8.    il'.IC. 


:d  *- 


t        lôï 


^'■ 


LE  BASSOI\  atlATE. 


Diniimidr  (lu  |irt'ro(lcn(  cl  ilonl  le  di.tp.ison  est  d  une  quinle  plus  eli'\cc.  jiosM'tle  à  peu  jirès  I,»  mrmc  ('lendiie  vl  s  ic  ril  (ojiiiik' 
lui  Mil- <l(ii\  (  l(s.,mMis  in  (r,iii>|t()SHn( . 


(A>,r    l,.s    l„l,iv^,ll,.s    nm.mal,.|u..) 

Ce    qui    prddiiil    en    sons    réels      l:i   Ranime    suivante.  W^ 


Avec    les    Inl.iv:,llc-s    Clilcin,.,li,|U(s  . 

Le  B:>sson  quinte  est  pour  le  Basson  a  laiguce  que  le  Cor  anihtis  est  pour  le  Haulhois  au  grave.  Le  Cor  ansl.ii.-.  doit  è- 
tre  e<  rit  à  ia-qtrinte  au  dessus  du  son  re'el  et  le  Basson-quinte  à  l.i  (juinle  au  dessou^^  le  lj,i.-.--(iii-qiiinte  jouera  donc  en  Fa 
•  piand  les  Bassons  jouent  <'n  Lt,  en  Sol  (piand  ils  sont  en  Re  etc.  Cet  iiisti'uiuriil  n'existe  pas  dans  la  plupart  des  or- 
<'llcslres,ou  le  Cor  anglais  le  remplace  avantageusement  pour  ses  deux  octaves  supérieures.  Sojï  timbre  à  moins  de  sensi- 
bilité, mais  plus  de  force  que  celui  du  Cor  anglais,  et  serait  d\ni  el'lef  excellent  dans  la  niusicpie  niilitaire.il  est  très  fâ- 
cheux et  1res  nuisible  aux  orchesti'es  d'instruments  ,i  \ent,donl  les  ma^^<■s  de  Bassons  grands  cl  jx'lils  adouciraient  l'api'c 
sonorité, ([uOn  toit  arrive  a  le,-~  en  exclure  presque  entièrement. 

LE  COATUE  BASSOiA. 

:  ■  ,,  •    .  .  ,       »/  •        -,  i       ■  ', 

Il  est  au  Basson  comme  la  contre-Basse  est  au  Violoncelle.  CVst-à-dire  (|uc  le  son  en  est  plus  grave  dune  octave  (|ue 
la  note  écrite.  On  ne  lui  donne  guère  que  cette  étendue: 


s     (:i„..n,.,lH|,„.s.) 


Ce  qui    produit    en    sons    réels 


Le^  deux  premières  notes  de  c»  tic  gamine  sortent  dill  iciNincnt  et  sont  très  [)eu  appréciabh^  en  i-aison  de  leur  exticini'  gi-.niu'. 

H  c>l  iiuitile  dajouler  <pie  «cl  inslrumenl.jd'uni'  lourdeur  extrènie,ne  convient  (^l'aux  grands  elTcls  d  harmonie  et  ,iu\  l!as>e.-,  d'un 
iiioiivcincnl  modère.  Becllioven  l'a  (inpioyédans  le  linal  de  s,<  syin[ihonie  <'n  Ut  min  fur  cl  dans  celui  de  sa  svmjilioinc  avec  (  linciris.  Il 
<-l  Ires  prciicuv  pour  le--  giand^  (ii'clicstres  dinslrumcntt  à  \ciU.-,  (icu  d^ai'tistcs  se  décident  à  en  jouer  ccpcnd.ml  .On  essaye  <|Mcl(|iicf(ii-, 
de  lerenipia<'er  [)ar  rOpiiicl('ïdc.,di>iil  le  son  iV'a  pas  lamcme  gravité,puis(|iril  est  à  i'iini>>()n  du  IJ.issoii  «irdin.iii'c  cl  non  à  T'ocLuc  Basse, 
il  doni  le  timbre  d'ailleurs, n'a  am  un  rapport  de  e.iractère  avec  celui  du  (udili-e-Basson.  .!e  crois  d(jnc  qiic,d.in>  le  plus  ^rand  noni- 
liiT  de  ca>,il  \,uil  mieux  se  pas-cr  de  cet  in^lrumciit  ipic  di-  le  remplacer  ainsi. 


LES     CLARINETTES. 


Li'?  in^tniiiunts  .i  aucJie  si/nple  ti'l.>  ([lie  k'>  Cl.iriiuttcs  et  [v  Ciir  ilo  l),i?.s('[,,  (  on?IUiniil  une  Lmiillc  dont  l.i  |i.iriiil('  .(M'i-  cil- 
le  ilu  ll.iiilboi?  n\'ït  j>.is  .uissi  rapprochée  (jiron  pourriiit  le  croire.  Ce  (jui  l'en  distingue  surUuil  (■■(•>l  l,i  n.itiirc  du  mmi  .  L^■^  (J.ni- 
nilte.-..,en  (•nVt,()iit  dans  le  médium  inie  voix  plus  limpide, plus  pleine,pliis  pure  (|ue  eelle  des  in^lnlm(•ut^  à  tinrhi'  douhli' 
dont  le  son  n^'st  janiai.-  e\en)|il  il  une  ecrt.iine  aigreur  ou  .iprele,plus  ou  moins  (ii»inuilees  par  le  (aient  ile^  eveeulaiils .  L<'s 
M>ns  aijius  de  la  dernière  o(la\e.a  partir  de  l  Lt  ,iu  dessus  des  portées,  participent  seuls  un  peu  de  lai:;reui- d<>  son>  loil^  do 
Hautbois, pendant  (|ue  le  caractère  des  sons  les  plus  graves  se  rapproclu",par  la  rudesse  des  vibrations,  de  celui  tic  k  ilaiins 
n(itcs  du   IJ.isson  .  ... 

i.a   (.lai  incite  >'ecrit  sur  la  de  <le  Sol, son  étendue  est  de  ti'ois  octa\es  <|  demie,et  plu.--: 


-t   -*■    ^  (Ax.i-   ks   l,a.-.%..llc 


(:l„o„Malr,„.-s.) 


Diiii.ii.-s     i,;.s  .1.1 


On  coniple  (jualre  registres  sur  la  (.iaiinrUc;  le  piM\e,lc  <lialunie.iu,  le  médium, et  l'aigu. 


Le  pienuer  comprend  celle  pirlie  de  leclielb 
Le  tidisicme  occupe  les  degrés  suivants: 


^-/   j  j     I  -p4;TtT^:^.t|      LedcuMcme  cellc-.i:      ^i^^^^î^?^ 


*-     Jt 


F.t  le  (jualricnie  se  trouve  dans  le  reste  de  la  ^annue  juscpPau  contre- lli': 


t-    tl 


f  f  f  f  F  f  g 


i 


Ln  nombre  considérable  dVncliaincmcnts  diatoni(|Ucs,darpèges  et  de  trilles  étaient  impraticaiilcs  .lulcclin-  ({ui  ne  le  soiil 
[dus  ,iu  )oui-d  luii,grfice  aux  ingénieux  mécanisme  de  des  ajoutt's  à  l'instrument  et  ijui  di\  icndcont  nieiiie  i.icijrs  (juuid  le  sv-lèinc  de  S.i 
auiM  ci('  adopte  par  tous  les  facteurs.  Il  est  prudent  toutefois,ces  perrectionncmcnts  n'vtant  pas  encore  généralement  re|>,indiis,de  ne  |ia 
cci-ii-e  des  passages  tels  <|iie  les  suivants:  a  moins  (jue  le  mouvement  ne  soit  très  lent  . 


Tî^* 


^'"':--.ï  ï^*,ïV 


H 


C" 


«f 


•** 


«I 


T.<*     iioiiilirc    des    Trilles    majeurs     et    niiiieiirs    praticables  sur  la    Clarinetle    est   ciiiisiderable;    ceux  qu'on   ne  peiil 
faire  avec  surelo  sont  désignes  dans  la  gamme    ci    jointe: 


■i*  Lcr-  Idii-  r,i\(iri!<  «!»■  1.1  Cl.iiiiH'Uo  sont  les  tons  d'Vt.,  JFa^Sol    |>riiu'i|).ili'HU'nt,i'Hsui((>  ceux  do  Si   ?.  3Ii  |>,  Xrt  l>,  Jii'  :. 

ni.i|<iir>- et  leurs  rcLilifs  luinciirs.  Comme  on  possède  des  Cl,irinettes  en  dilTerents  tons  on  peut  toujours  e'\iler  en  le>  ei)i|iloy,iiil 
■">  inoïKi-de  r.iire  jouer  1  e\e(  iil.iiil  il  ms  les  ton, dites  elur^ee;.  de  diè/.es  et  de  l»emols.,eoii\nie     Ln   fl,  Mï  C..  Si   t.  lie    ).   Svl  V 
^    m, i|eui\-  et  leurs  reLitifs  mineurs  . 

Il  y  en  a  «juatre  d  un  usa^e  :;erier.d  iiu|our(i'luii  : 


L.i  pelile  Clarinette  en  3Ii  \>  à  la(|uelk-  il  eonvienl  <le  ne  donner 
(jue   felendue  de  trois  oetii\es  et  deux  notes;  ■     •     K.XKJll'E  ; 


^m.^^=M 


Ile  est  à  1.1  tierce  mineure   au  dessus  de  l,i  Clai'inelle   en  1 1,  et  sVerit  en  trinsposaiil  :Ainsi  pour-  (aire  enlemiie  le  pas- 


sade  .-unani: 


il  faut  écrire  .       (^W"      rÇ* '^ '"'^*1^n^*''^*~^f^ 'l^ 


La  Cldi'inilli'  en  Ut  les  Clnrlneltett  en  Si  0  et  en  La.  Ces  di'ux  dernières  ont  une  étendue  ('i;ale  à  celle  de  la  Cl.i 
rinette  i  ii  /  /  ktaiil  lune  d  un  Ion  el  lautre  d'une  lieicc  mineure  plus  -ia\es  i|ue  <  clle-ci,  illes  tloi\enl  s'eciire  en  coum 
«|uelH-e  iMi  Ion  it  MWf  tierce  mineure  au  dessus  du. sou  réel.         ..-..' 


S.    'J'.lC, 


Ces  t\\t\c»ui\\-.Hr)U.JffaUVais.,/'>ixsahlf  ne  .-'.ilililniiiciil  poiiif  iri  à  l,i  (lilTicllhc'  il  (■\('(iili(iii  de-  |»lir.i;.cs  iiiriiif  (|m  m'|-miiI 
il  rvcniplrs,  iii.iis  Miilriiifiil  ;i  rillc  ilu  lim  (l;l|l!^  Icinicl  cllc^  mimI  t'rrilcs.  En  (jiiIj-c.  il  liiiil  dire  <|ui'  Ici  U>\\>  ,i>m'Z  tlill  iiilo.i  onmu'  Ln  k 
111,1  jciir  <■(  jî/^ij   m;i|iiir.iu' MiiU  |i,is  ,1  ôilcr  :i|)s(iliiiiuii(.  |((iiii- (les  plirasos  .siniplcs  cl  <l  iiii  iiiiiiivcmi'ii(  Iciil. 

On  M»il  <|iriÊiil('|)('n<l,ininiciil  iln  c.ir.u  (cic  p.irlii  iilicr  de  leur  liml)rc,ii(int  nou><ill<)n>  |).irlci-.;ccs  tlilTcVenIcs  Cl.iiitultcs  mjmi  Im  I  ii- 
(ilcs  |i(iin'  Il  l,i(  ili(c  tic  I  cxci  iiliim .  (  )ii  doit  le^rcllcr  <|ir'il  n'y  en  ait  pas  d'autres  encore.  P.irc\cni|)lc.Jcs  tons  de  Si  a,  de  /?<',(|ifi)n  trou- 
ve iMrcniin(.,[i<niii-,ucnl  if.uis  une  liuile  docc.isions  oUrir  de  grandes  ressources  aux  eom[U)siliiir>. 

La  |>elilc  (Jarinede  en  J^n   liaut,(|ii'on  emidoyail  beaucoup  aiilrclois  dans  les  nuisii|iies  militaires, a  elc  à  peu  près  abandon- 
III  (■  poiii'  celle  en  Âft    bcniol  ipron  trouve,a\ec  raison, moins  criarde  et  suffis-ante  pour  les  tonalilcs  employées  orilinairenicnl  d.iM> 
les  nuii'ccaux  d'insdimicnls  a  \ciit.  Les  Clarinettes  ont  d  autant  moins  de  pureté, de  douccui-  et  df  disliiictioii  i|iic  leur  Ion  s''t'l(ii:;Mc 
da\aiilaj;e,  en  dessus  du  ton  de  Si  bémol, <|ni  est  iiin  des  plus  beaux  de  cet  instrument.  J.a  (Jarincllc  en  II    csl  plii>  diiic  ijik 
celle  en  Si    bémol, sa  voix  à  beaucoup  moins  de  eiiarme.  La  petite  Clarinette  en  Mi   bi'mol  à  des  sons  pci ciiils  i|ir'il  csl  lies 
aise  de  icndre  ignobles^a  p.irlir  <lu    La    <iu-dessus  des  poi'tées.  Aussi   I  a-l-mi  cniplmcc,  d.ms  une  svniplnniic  iihhIi  inr.poiii'  pa- 
r(idiei-,dc^iadci',  cncanaillei-    ((jii'on  nie  [lassc  le  mot  )  une  mélodie.;  le  seffs  diam.iti(|ue  de  l'irinre  cxineaiU  celle  ('liaiirc  Iraiislor- 
malioii.  La  petite  (Clarinette  en  J^a  a  une  tendance  encore  plus  prononcée  d.ms  le  même  sen^.  An  jurcl  à  mcsiiic  (pic   r'iii-liimiciil 
ilr\icnt  plus  i:ra\e,<iu  conlr,iire,il  pioduit  des  sons  jilus  voilés, plus  niélaneoli(jUCs. 

Kn^ener.il  les  exécutants  ne  doivent  se  servir  ipie  des  instrumeuls  indi(|U('s  par  rauleiir.  <>li  h  un  de  ces  instruments  ,i\aiit 
un  caracicre  ii.irticulier,  il  est  au  moins  [irobable  <|ue  le  com|iositciir  a  i  lioi^i  l'iin  plutiU  (|iie  l'aiili-c,pai-  pi-i'icreiicc  pour  (cl  ou 
tel  timbre, et  non  par  caprice.  S'obstiner,  comme  le  font  certains  virtuoses, à  loiil  ioiicr  (  en  traiisposaiil  )  sur  Li  (Jariiiellc  in 
Si  bémol, est  doni^à  de  rares  exceptions  près, une  infidi'lite  d  exécution.  El  cette  iiil'idi'liti'  (Ie\icii(liM  bien  plus  iiianiresie  cl 
plus  coupable  s'il  s'agit  par  exemple, de  la  Cl.irincltc  en  La.  Il  se  peul,cn  clTcl,(Hie  |r  coiiiposileiir  ne  l'ail  écrili'  (|lie  |ioiir  i- 
\oir  son  iJ/i'   grave, qui  donne    l  Ut    dic/.c. 

(  Clarinette 
e\i:mi'L1-'        ■ 


\f  t.larinplle     G  n  --p-_ 

(        Kl,  LA.      TV  ="^^=i  ^"^^    '■«'''■      zÈE 


Comment  fera  alors  le  joueur  de  Clarinette  en  >S'/  [)  dont  le  Mi  ^ravc  ne  donne  (jiie  le  /ff 
\  Cl.ivinelte 


"""''■"     î       Kiis...    4  _  i  Son     i-eVI.     I 


w 


Il  transposera  donc  la  note  à  j'ortave!  el  détruira  ainsi  l'effet  voulu  par  l'auteur!...  c'est  intolérable. 

ISdus  a\ons  dit  (|ue  la  Clariiiclte  avaiffjua(jY>rii>:;isnN-s- chacun  de  ces  registres  à  aussi  un  timbre  disliiicl:  celui  du  rc;;islie  ainii 
a  ijiicl(|iie  elio-e  de  dceliirinl  (prou  ne  doit  ciupld^er  (|ue  d.ins  les  foi'lissimo  de  l'orelieslre  (  (piebpies  notes  tr(''s  li.iulcs  peuvciil  cc|ien. 
dalll   clresoiili  iiiirs  /'/V()/rM|u,,i.(!   r.ill.i<|iic  do  -dil  ,,  l'ii'  prépjié,    (■oiuen.ililrniriil.)  ou  d.m-  |c- Irair-  lui-ili-  d'un   -njo  In  i!!  ml ,  ceux  ilii 
nif(ïiii)/i  cl  du  clialumiau  (|ui  convicnneiil  aux  mélodies.aux  arpèiics el  aux (rai/s;e(  celui  du  avive, proprc.surloul  dans li-s (mues. à <i^i\\,-i^f);„ 
ih-ini'lll  liiriiiir,illts..A  ce-  iioil  -   icr,  ni-  dr  iiKJ'-  DUnioliil''    uolll   \\»  \n  i   iul  J  iii./i  ' ''  '  ;  \  Il  i\  (  n  Iciii'.  (Jllailil  ou  M-ut  empli, y  |-   ilH,,,.    |,,,  nii 
-ail  1,1 11  le  les  (ri-  perc,inl-  de-  noies  sur-,ii;:u('s,el  si  Ion  redoute  pour  l'cxeeulanl  l,i  l)rus(|iie  all,ii|iie  de  l,i  noie  d.uiiLi  i'ru-c,il  fuil  ciilicr 
1  elle  eiilri'c  de  l,i  ('liriiicllc  -mis  un  .iccord  fori  de  loule  l.i  in.issc  de  1  orches(rc,(pii  s'intciroiiip,iiil  de-  ipic  le  sou  ,i  eu  b  Icnip-  de  se 
bien  iio-er  cl  de  -'riiiiii  !■.  I,i  l,ii-sc  .durs  s,uis  d.iii^er  à  di'coii\erl  . 


*♦• 


\^ 


CLMil.NF.ri  F. 
Kn    SI  7  .         ty 


ORCMKSTHF. 


j:f  //■■'■'"'-i-  ff 


Les  occ;<^in^s  de  jilacer  a  proposées  (eiiius  siir-.ii^ui's  sont  assez,  rai'es  . 

Le  e.u.K-tère  des  sons  du    médium  empreint  d'une  sorte  de  l'ierlé  (|ni'  tempère  une  nol)le  letidees.-,e,  les  rend  la\oial)les 
à  Texpression  des  sentiments  et  des  ide'es   les  plus  p(ieli<|nes.  La  IVivole  ^aite,et  même  l,i  joie  naï\e,paraissenl    seules   jie    lui 
point    (oD\enir.   La    Clarinette   est   peu   propi-e  à    V/t/i/lle  c'est  un  instrument   Epi<pie    eonnue  les   (]ors,  h's   'JVonipelles, 
et   les  Trombones.    Sa  \oi\  est  celle   de   riiéro'ùjue   amour^  et   si  les  niasses  d'insliumcnls  d(    eui\re,dans  les  grandes  sym- 
phonies  milit,iiies,,é\cillen(    lidc'e  d'une  troujie  i:uerrièi-e   e(jn\crle   d'armures  etim  clanles,  m.ii-eliant   a  l.i  gloire    ou    a    la 
mort,  les  nombreux  unissons  de  Clarinettes, entendus  en  même  temps, semblent   représenter  les  leinmcs  .uniies, les  amiintes  a 
Tiril  rier,à  la  passion  pr(donde,  <pie  le  bruit  des  armes  e\allc,(|iii  ebanlent  en  comball.in(,«jiii  eouroiineiil  les  vaincpieurs  ou   meu- 
rent avec  les  vaincus.  Je  n'ai  jamais  pu  entendre  de  loin  une  nuisi(|ue  milit.iire  sans  être  \i\(iuent  emu  pai-  (c   tindirc    leminin 
des  Clarineltes,et  préoccupé  d''imaj;cs  de  celle  nalnre,conime  ,iprès  la  lecture  des  anticpics  épopées.  Ce  beau  soprano  iuslrumcnlal, 
si  retentissant,  si  riche  d  accents  p('n('lrants  (|uand  on  l'emploi  par  m,isses,^iii:iie  dans  le  soio    en  délicatesse, en  nuances  l'n^ilives, 
en  (dïectuosilés  mv-lèiieiiscs  (  <•  <|u'il  perd  en  l'oree  et  en  puissants  éclats.  Rien  de  virginal,  rien  de  pur  comme  le  coloris  donne   ,i 
i-crtaincs  mi'iodies  par  le  limbre  d'une  (Jlaiinclle  jouc'e  dans  le  médium  par  un  virtuose  lialiile. 

<;'e-l  (clui  dclous  le-  in-l  limicMls  à\cnl,<|ui  peut  le  mieux  l'aire  nailre,etd'lcr,diniinuei-  cl  perdre  le  son.  J)ela  l,i  laculle   pré- 
cieuse de  pi-odnire  le  loinlain.  l'erho^  iVi  ho  de /Ve//o,  le  son  crépusculaire.  O'^''^  plus  admir  i!)le  exein(de  p<iurrai-jc  ciler 
de  rappiicilKin  de  (|in  l(|iier-  uni-  de  if-  nuaiiccs,<pie  la  pliiM-e  rêveuse  de  Clarincltc,aceompaj:u('c  dun  hcniolo  des  ur-liimieiils  a  cor- 
de-,dan-  Ir-  milieu  di'  l'Alb  :;ro  de  l'ouNerlure  du  Fri'i^scliulzlW    n  est-ce  pas  la  viei-<-  is(déc,la  blonde  li.iiK  l'cdu  (ii.i--eHr,  ijin     le- 
jcu\  au  (  lel.uK  le  -a  lendre  pi.iinlc  M\  bruit  dis  bol-  pidloiids  a_L^it<'s  p.ir  l'oranc  ?. . . .   <>   Wcber  !!!... . 


S    '.i^ir, 


CI.Ul  F.n    SI  7. 


ceins  i-'.ii    Ml  [> 


■rii()MIK>>F.S 


vini.oNrFi.i.i' 


^^' 


4ii 


m^ 


t 
.!»•  mv  |)ci-mt-ttiMi  <!c  rifcr  encore  dans  iiuiiiMelolojiueJelTet, sinon  seinlihililevUi  moins  an.ilo^iie  triin  eli.ml  di'  (]l,irinelle,  doiil 
les  l"iM::nienls  inlerrontpu.-  par  des  silenees.sonl  également  aeeonipa^lit's  du  Irentido  dune  partie  des  iii.>li-imienl>  à  ((.rde.-,  |iiii(laiil 
«jue  lc~  (■imtre-l!,i--es  |iiiicenl.  de  leiii|i>  tu  lem|iV  une  unie  j;ra\e.  produisant  soUs  I  liar-nionie  lute  lourde  pid>ali(in.(  I  <piiiiie  llaipc  liiil 
enliiiiire  dis  déliri-  tl  .irpi  ;;es  à  peine  JMdi(|Ue>.  M.n--  daii~  le  eas,|Hiur  donner  au  son  df  la  (J  itiiielle  un  aerenl  au-si  »  ai;  ne.,  au-- i  loin- 
tain i|ue  po-sildr.  j'ai  l'ail  en\elop|M'r  linsleunient  diui  sa(Mle  peau  remplissant  l'ollieede  l,i  sourdine.  Ce  (riste  niuiinure  el  la  sunorilt' 
a  demi  illact  i'  de- ee -olo  n  pi  ddui-.uil  une  mélodie  <le|a  (iitendue  dans  un  aud'e  moreeau.jOiU  loujours  \i\emenl  inipiessioiuu'  lisaudi- 
leurs.(a  lie  (juiIh  e  de  iiui-ii|Me  lui  nailre  un  ,ie(  aldenienl  lri_-le  et  pi'0\o<|Ue  les  l.irmes,eonune  ne  le  poin-r.tieni  laiee  le>  iee(  iil>  jophis 
ddiiloui  (■u\;,eela  diiniii    II-  -pli  I  II  aulanl  <|Ue  les  li(  luM.inles  liaiinonii's  de  la  Harpe  Eolierme. 


ÎS'?-34. 


INK  (  l.AHl.MVITI'. 

l'ai    LA  «.on    Snid,,,..  (1  ) 


Larghelto. 


(.MKLO-  U)i.!E)      /./■;   lIKTont   .\   l..\  \IK. 

(il.  iu;iu.i«)/.  ) 


Mdl.IM 

i:.<n    ."^.mIiin 


AI.  TUS 

C.n    .S.iMlija 


vioi.oNct-xr.i 


Cm      S.a.lini 


2   (uM  iii.iussi:s     y_ 

S,.|,  -.„■-    s.„„,l„„.. 


1...    .,,1,..  C.rii,,  li __ 

s s te 


'"fVu. 


(1)  Il        r.,„l      ,„vrl.|.|H',      I'm,-Iim„„i,I       ,I.„,s     „,.      >..<      ,1.      Inil,      , 

■s     le 


* 


lîrclluivcnviv.inl  (':;,ir<l  .m  r.ir.n  lue  n\('l.in((]|i<nic  <•(  noble  «le  l^i  m('l(i(lic  en  La  m.ijnir  «le  I  iiiiinorUl  AikLiiiIc  de  mi  7-  .^v.i|>li((nii'-, 
cl  iKiur  mieux  iciidri'  loiit  ce  (|iie  relie  phrase  conlient  en  même  temps  île  re^rels  p;issionni's,n'a  piis  mi,in(|iie  (!<■  I,i  r(jnl  ii  i  ni  jnciliiini  de 
1,1  (.'l.irinetle.  (ihiek,,p()iii' la  riloiirnelle  de  l'.iir  d'Alecste;  te  Ali!  maigre  moi  mon  faihle  eoeur  partage,)')  avail  (liilxii  fl  eriil  une  Finie,  niai- 
s'appereevanl  sans  (lente  <|Me  le  limhrc  «le  eel  instriimenl;  était  trop  fiiil)le,et  mantjuait  de  la  noblesse  neressaii'e  à  I  e\posili(in  diin  llw  iiie  em 
preinl  dlme  telle  désolation  et  dune  si  triste  grandeur,  il  le  donna  à  la  Clarinette.  Ce  sont  encore  les  Cl.irinettes  qui  clianlenl  en  même  (eni|)> 
i|iie  la  voi\.,cet  autre  air  d  Aleesie  à  I  accent  si  douloureusement  résigné:  «  Ah!  divinités  implacaldes  .)) 

l  11  elTet  dune  autre  nalure  ri'>iille  de  Irois  notes  lentes  des  Clarinettes  en  tierces  dans  fair  d'Oedipe:  «Votre  cour  de\int  mon 
,i/,ile.    1    CV>I  après  la  conclusion  iUx  thème,  Polvniee, avant  de  continuer  son  chant, se  tourne  vers  la  fille  de  "riieM'V.piiis  .ijoiili' 
en  Li  regardant  :    ((Je  connus,  fadorai  la  ch.ii-manle   Eryphile.))  Ces  deux  Clarinettes  en  tierce,  descendant  doueemeiil    jusciu' à 
Pcnlrée  de  la  voix,  au  moment  ou  les  deux  amants  échangent  un  tendre  regai'd,sont  dunc'  intention  dramatique  excellente,ct  don- 
nent un  résultat  musical  exquis.  Les  deux  voix  instrumentales  sont  là  un  emblème  damour  et  de  pureté.  On  croit, a  les  entendre, 
voir   Kryphile  haissci-  pndiipiemenl  les  paupières     C'est  admirable!  \  . 

^      '  ■..,.:.."'.  .^'  ■       ■■        '--■  ■ 

Andanle.  >, 

CLAKINI  l'Ii:  1?  6 ,     Il        f"  '^  ^ 

F.,.    SI  \>  . 


j'a   _    (1(1 


Bleltez  deux  Hautbois  à  la  place  des  deux  Clarinettes, et  rclTct  sera  d('triiil. 

(]e  délicieux  elTct  dorchestre  man(|uc  cc|)endant  dans  la  parlilion  :;ravee  du  chef  d'(x'ii\rc  de  Saccliiiii.;mais  je  l'ai  trop  souvent  re- 
mar(|ii('  a  la  représentation, pour  ifèlre  pas  certain  de  ma  memoii-e. 

^i  Sacchini,ni  Gluck, ni  aucun  des  grands  niailres  de  celte  époipu'  ne  tirèrent  parti  des  notes  graves  de  l'instrument.  Je  n'en  de\  i- 
ne  pas  la  rai.son.  Mozart  parait  cire  le  premier  cpii  les  ait  utilisées,pour  des  accompagnements  d'un  caractère  sombre  tels  (pie  celui  du 
Irio  des  mas<|iics,,dans  Don  /?<«». CVtait  à  Wcber  «pril  l'iail  rt'scrM'  de  découvrir  tout  ce  «pie  le  timbre  de  ces  sons  graves  a  d  ellraj- 
aiil  (iiiaiid  on  s''en  sert  à  soutenir  des  harmonies  sinistres.  Il  vaut  mieux  en  pareil  cas,les  écrire  à  t\n\\  parties  «pie  de  nietii-e  les  Clariiiet- 
l(  s  à  riinisson  ou  à  Toctave.  Plus  les  notes  harinoniipies  sont  alors  nomhrcuses,plus  leffel  esl  saillant.  Si  Ion  avait  trois  Cl.irinctles  à  s,i 
di^po-ilion  pour  I  accord.-  Lt  dieze.Mi^  Si  bemol^  par  excmple,cette  seplièmc  diminuée  bien  motivée, bien  amenée  et  iiistrunienle'c  de 
la  sorle.iiiir.iil  une  pliysiononiie  terrible (|u'On  assombrirait  encore  en  ajoutant  un  contre  Sol  graïP  tlonnépar  une  Clarinelte-Ua.^ïC. 


CLAHIKF.TTK 
En  Uï. 


LA  CLARINETTE   ALTO. 

.N  l'-l  iiulii'  (|uiiiic  (;l,irin<llc  <  i\  Fa  hits  <iù  en  Mi  J  bits,  ^i  l.i  (niinlo  ,iu  clossciiis,  j);ii- rdn^c'ciucnt.do  Cl.iiinttlo  in  l'f 
ou  111  Si  )  (|(Mii  illc-  .1  Idiilc  iVliiuliK'.  On  '  I  •■(■i-it  lUinc^tn  triin^[io^.int.,  soil  à  1.»  (juintc,  Isoit  ■■"a  l,i  sixlc  ni.inuit' .m  (li>>ii-- 
tlii  >(in  it'el .  IIXEMI'LE  . 


CI.UtlXF.TTE 
AU..     Kn     FA  . 


Kn    M.ns    r.Vls 


^ 


CLARINKTIK  —4- 

.lu.     Km     mi    ?.  .^^ 


F.llel 
En    sons    irVIs. 


m 


-\>a 


(?(>!  un  Irr-  bel  in?trunuiil  i\\\\\n  rc^i'ctle  tli'  ne  |i,i^  Irouvir'  tl.in-  tmi;-  |i>  iir'cli(',-li'<->  bien  ((iiiiii- 

LA  CLARINETTE   BASSE. 


l'ius  jiiMVc  rncdi'c  iiuc  l.i  |)rt'(  «'«Itnti',  est  .\  loclave  ba>sc  lU'  la  Clarinc((i'  on  .Si"  i>;  il  y  en  a  une  autre  en  l  l  i(|ieni 
loelave  ba?se  de  la  Clarinelle  en  \t  )  mais  celle  en  isi  l>  es!  beaueou(>  plus  r('|)an<lue.  ConuiU'  e''esl  li)uj(iiirs  le  m 
ti-unienl,  eonstruil  sur  de  plus  grandes  dimensions,  ipie  la  Clarinette  ordinaire,  son  étendue  lesle  a  peu  près  la  même, 
ehe  est  un  peu  |)lus  i'aible  et  plus  couverte  «jue  celle  des  .lUtres  Clarinettes.  La  (.'larinetle  liasse  ni.-l  point  dr~(ine<' 
ment  à  renij)laier  à  T.iijiU  les  Cjai-inettes  liaules.,  mais  bien  à  continuer  leur  étendue  au  ^ra\e.  Il  i-esulle  cejMudanf  d 
beaux  ellets  du  redoublement  à  roet,i\e  inlerieure  des  notes  ai^iies  de  la  Clarinette  en  Si  !>  pir  une  (>l.irinelte  ba^s( 
(lit   comme   les  auti'cs  Clarinettes,  sur  la  cle  de  Sol. 


I.ml 


(l.inl    \  .1 


Sun 
(^ide 
e     lr( 

.  I.ll. 


CLARINETtE    llA.VSt' 

En  S,    b. 


En   Suiis    lit.  I, 


Les  notes  les  meilleure-  sont  les  plusïraves,  mais„«i  ('iiard  a  la  lenteur  des  vibrations.,  il  ne  faut  pas  les  (aire  se  suc- 
céder trop  rapidcmenl.  31.  Mejei-beci-  à  fait  prononcei-  à  la  Clarinetti.'-bassc  \\n  ('lociucnl  monolojiue  <\m\^  le  trio  du  cin- 
quième acte  (les   Huguenots. 

.  l^ij     -^  '        LES     HVCAV.yOTS. 

(meiekhikk; 


(:i.\RIM.'tlR   liASSE 

Kn     SI  11. 


S.    '.llKi 


47 


bi  liiii  1,1  m.iiiicic  tliint  il  c?!  ccril  et  Ic.tjilcitl  »lc  I  (■\i'(iil,iril,,  ccl  insd-iimcnt  pciil  ciiipi'imlci-  ,iu  -pa\(>  le  tiinhrc  ^,ul^.lrl'  ilc; 
n(il<'>  l),i»('>  (le  1,1  Clai'itu'tU'  (irilinair(',ou  l^icoi'iit  o,ilm(',sii|cniirl  cl  ponlifical  de  certains  re^ish-cs  de  l'Oiiiiic.  Il  c.s(  tliiin 
d^iiic  IVci|ii(iilc  cl  iiellc  applicalioi^  il  donne  d'ailleur.s  .si  on  en  emploie  ([iialre  ou  cinq  à  i'uni.sson  une  sonorile'  onctiuiibejexccl 
lenle.,au\    li.is-cs  des  (iccliesircs   d^inslrunienls  ,'i  vcnl.  .  ■   .  -, 

LE   COR  DE    BASSET. 

ISc  ililh  rer.iil  de  l,i  Cl.irincllc  Alto  cm  /a  bas  (|uc  [).ir  le  |iclil  |i,i\ill()M  de  <  !ii\rc  (jiii  alioniic  son  exlrcnnlc  iiilcricurc 
M  c||i<  n'.iv.iil  en  oulre  la  laciillc'  de  dcxcridrc  clii-orn,..li(jMenicnl  iii>(|n\"i  /Tt.,  à  la  lici'ce  ,ai  de-sons  de  l,i  noie  l,i  pins  iiiM 
\c   lie   l.i   CLirini'llc. 


(  iii;     iiK  lUSM  ■l'. 


'MiNS     lilILS.       H^- 


M 


■is 


1  (•^  iidlo  (itii  CM  (•(Iciil  M  I  .11^:11  1(1  II-  cliiuluf  >(inl  Iri'?  (l.ui^oriu,-i',il  n'\  ii  j.iiii.ii.-  diiilloui 
,|uii-<iirim  .1  ili>  (!l.iiln(ll(>  h.iiilc-  >|iii  le?  (Imincnl  ?,ins  pciin'  et  ,i\cc  Iticn  plus  «Ir  pui-clc. 


•.llsdll  |ll.UI-llilc  ilr  lt'>  (■in|iln\  - 

Ccininic  c  eux  i\r~  ('.l.iiiiii  llo-l!  i~m~.  le-  -(iii>  ^r,i\c>  du   (^di-  (le  lîasx't  sont  Ifs  plus  beaux  (•(   los  micuv  «aiMchTiscs.  Il   liuii 

i(  in,iii|ut'i-  M  iili  iiK  ni  (|Mc  lous  (eux  <|ui  (li-(  <iiilcnl  au  di^dus  du   i>li  v^llll 

■    !>»      5        !*       ^ 
III  ■  ji(  iixciil  tlvv  ('nus  (|ik'  lenlement  cl  en  les  détachant    I  un  de  I  autre.   Lu  trait  comme  le  sLii\anl  ne  sci- ait  |>as  piMlic  ahle. 


AUegrolto. 


i^ld/.art  a  eni|il(i\e  (  c  lu  I  iiistrnnicnl  à  deux  pallies  pour  .issoiiihrir  le  (  (iloris  île  l'harmonie  d.uis  son   l'u(|uieni  cl 
ri(' des  .-(do-  iniporlaiits  (.[au^  -on  op('ia    la  Cle?nenza   <l i  Tito. 


Un  a   coii- 


PERFECTIONNEMENTS    DES    CLARINETTES. 


L,i  laliiicalion  de  ces  iiisliiinieiil  -  dcincurce  pend. ml  si  Niii^teius  pres((ue  dans  I  enf,inet;,cst  aujourd  1 


Hii  sur  une  \(iii'  (lui  n 


c  peut 

iiian(|ucr  d ami  lier  de  pre(  iciix  resullab;,d('jà  de;:rands  pro^ri's  ont  cti-  ohicmis  par  I\l.  Adolphe  Sax, ingénieux  cl  saN.inl  l'ai  leur   (  de 
l'ari-.l   Fil  allongeant  un  peu  le  liihe  de  la  <.'laiinelle  Mrs  le  pa\illon  il  lui  a  l'ail  i:a^neriin  demi-ton  au  j:ra\cielle  pcul  eu  ciiii-e(|iieni  c 

denncr  maintenant  le  i)/?'  l)  m\  Ro  J.Le.S'j   l>    du  me'diuni     ^  h*  -— 1|     mauvais  sur  I  ancienne  Clarincl  le  est  une  des  iiieil- 

~i7  I 

ô      '''  I     ^i'  I  ''!'''  rtr~ii  ^     T   '    r~f1~"'ir 

leurc-  noie-  Mil-  la  iioinelle.  Les  Irillcs  sui\anls     -^    ^    |     |  ^  J     \"^°     |   '  '''^    ||    h-'î'iu-pè^cs  de  F,i  à  Fa    ^^3^^3Ï#13EÎÔEJI 

et  une  loulcd  aiilre-  pa-saiic-  incxccut.ildcs.sonl  de\cnu-  l'aciles  et  d  un  hon  elTct .  On  sait  ((lie  les  noies  du  re^islrc  ai::ii  -onl  li  pou- 
vantail  de-  cnmpiisilciirs  et  tic-  exe'culanis  (|ui  n'oscnl  en  laire  Usa^c  (jue  rarcmcnl  cl  a\^'v  i\v^  |>recaiilions  extrêmes,  (ic.iee  ,i  u\w  pe- 
lile  (le  pl.iei'c  loiil   pr('s  Aw  l)cc  de  la  Cl.irinette.,  BI .   S,ix   a  rendu  ces  sons  .iiissi  purb,aiissi  iiioclleux  et    prcsi|uc  ,iu-si    ai.-cs    (|iie 


v\.n\  du  meilium    Ajii-i  le  conire  Si  1> 


1^ 


(pi'On  o-ail  ,1  peine  ecrirc.-ori  sur  les  (^l.irincl  les  de   A.S.ix   s.iiis  cxi 


j;cr  ni  prcp.iralloiis  ni  eHorl-  de  l.i  part  de  IcM'cut.inl .,  on  peut  r.itla(|ucr  I'i((nissimn  ^ali-  le  inoiiidre  d,in^(r,ct  il  est  ,iu  moins 
aussi  doux  (|ue  (clin  de  |,i  Y  Iule  .  l'oiir  remédier  aux  incoiuciTienls  ipic  la  -celicresse  dune  jiart  et  I  humidité  de  I  .uilre  .iincnaiciil 
necessairenienl  dan-  I  emploi  des  lice-  de  liois, selon  (uie  linslrimienl  dcmeiir.iil  (|iiel(|iies  jours  saii-  cire  |oue  ou  servait  iii  i mi- 
traire  trop  lonjilcm-,  i^I .  S.ix  ,i  donii(' à  l.i  (lliriiiclte  un  hcc  de  inel.il  dore  (pii  au^nienle  I  ('clal  du  son  cl  ne  subit  .uiciinc  des 
varialions  pro[>res  aux  becs  en  bois.  Celle  (.'lirinelle  a  plus  di'tendiie.cl  er.iiite.,  de  facilite  cl  de  jii-lesse  ipic  r'aiicicnne.,  sans 
«pie  le  doi^l('  en  ail  ele  change.,  si  ce  rt'Csl  jiour  le  sii)i|)liriei-  dans  un  petit  nomhrc  de  cas. 

L.i  nomelle   Clatint't/c  Jiasse    de   I\l .  A(l(d|>lie   Sax  est  hicn  plus  pei  Iccl  lonni'e  encore.  F.lle  a    '2'2    cl('-.   (Je  ((iii  la  disliii- 
^lie  surtout   de  laiu  ieiiiie  (''c-tiine  p.irlliilc   justesse.,  un  tcmp('rammenl   identi((iie  dans  toule  l'c'ehclle  elironiali(|iic  et  une  |)liis  ^i  .n- 
dc  inlcii.-ité  de  son  . 

Conuue  le  tube  est  fort  lon^,  rcxi'eiil.iiil  claiil  di  lioiil.,  le  pa\illon  de  riilslriimenl  touche  prcsijue  l.i  |eirc.;dcl,i  un  (  loiiHciiienl 
(re:î  I, Il  lieux  de  la  sonorilc.si  Ih.ihile  facteur  nCiil  soii:;e  ,i  v  remédier  au  moyen  diiii  réflecteur  nietalli(pie  euncaïc  (pn.  plue' au  des- 
soii-  du  p.iMJlon.ciiipei  Ile  le  -on  (je  m-  perdre,  le  diri^:;c  ou  Ion  vciil  cl   en  au;;iiiente  eon-idi-rablcmciit  le  \(duiiie. 

l.es   Cl,iriiielles-l!.is-es    ,|c    A.   ,S,i\    -oui  en    Si   liritKil. 


LE  SAXOPIIOXE  A 

l^^l  im  ::ra!i(!  in^h  imiciil  ::ra\('  <n  cui\i'e,  imenle  par  Adi.SAX  ^iii  lui  a  donne  svn  iKJni.  Il  se  jdiii, 
iiun  i),!--  a\<(  inic  cnilxiMcliiirc.  ronimc  les  0|)IiicI('hI(>  ,ui\  (jucIs  il  ni-  rf.'ibcmlilc  .sons  anciin  i,i|>- 
iKiil,  mais  a\((-  ini  l)»c  (le  Chuincdc  J>a,s.s<'.  Nout.  n' lK'i>i^)n.s  donc  pa.s  à  le  laniicr  parnn  les  iu(n- 
Ihc.s    de  la   l'aniillc   des  (ilarinedes.  ■'. 

\a    Sa\o|»lioiU'   c.-,!    un  in.slinnxiK   lian.spo.siteni-  en  Si\f■^svi^  ticndnc  tvsl  <'(vll<-ri; 


W 


ft^^^ 


Tt=ëz 


f^nr^-f-fn^ 


ê  £  . ,  *  ^  #  a 


Am»-   If.s    irili  r>,(ll(s    (Jii(ini,iti(|iics  . 


Kir<'l 
l'ii    sdiKs  r't'cl 


J     i    J     JJ     J      ^ 


:^W 


g-ë:^%^êii 


\iv    IVille   esl  possible   sur  (oiile    lelendiie    de   celle  i:aninie,  mais  je  crois    (|n'oii    n'en    dc\  ra    laiK 
(pi'im   usa^e   très  resei\e. 

Le  liml»re  du  Sa\oplione  a  (jiiel([ue  chose  de  penihie  e(  de  douloureux  dans  les  sons  aiiiu.s-les  no 
les  :;ra\es,au  cuiiliaire .  sonl  d\m  :n  andiose  j)our  ainsi  dire  ponlilical.  Il  pcjssède  comme  les  Clari- 
nelles  la  laculle  tr'enller  el  d^éleindi  e  le  son,(rou  résultent,  surloul  dans  l'exlreniité  ndirieiire  de  son 
eclielle,  des  ellels  inouis  ([iii  lui  sonl  tout  à  liiil  propres.  Le  Saxophone,  poui'  des  morceaux  (Tiui  ea- 
raeleic  nnsh'rieux  et  st)lennel,  est,  à  mon  a^is,la  plus  helle  ^oix  i:ia\e  connue  justpra  ce  jour  II  lunl  a 
l.i  liiis  de  la  (.'larinelle  hasse  el  de  loi'i^ue  exprcssil';,  ce  (pii  indi(pie  suriisamment, je  crois,  (pi'on  ne  (!(mI. 
(Il  général,  lemploseï-  (|ue  dans  les  mouvemenis  lenIs.TI  sérail  aussi  adnu'iahle  mis  en  évidence  dans  un 
.S'./o,  (pi'emploM-  à  soulenii-  el   à  colorer  riiaimonie   iX'wn  ensend)l(    de  \oix  et  d'mslrumenls   a  \enl. 

Mal::ri'   la    lliree  cxliaordiiiaire    de  sa   sonoi  i(e   il   esl    peu   propre   aux  el'lets   eiieri^Kpies   el   hiill.mls 
de    la    i)iu-i(jiie    mdil.iire. 


SANS   ANCHES, 


LA    FLUTE. 


•ty.        r,el    liislriiinrnl,  qui    priulnnl     forl     l(ini;-l<'iii|)<!    rrsia    si    iri)j)arl;ii(    sons    une    fdiilp    do    rnpporis,  est    ■irliicllcnicnl ,  i;r;lct' 
-     à    I  Inhilflf'    (io   fjnrl(|ii<'s'    fnclrnrs    p(    an    pioo/Mlé    <lc    fjihriralion    mis    ni    usai;»'    |)ar    Rophni    d  après   la  Ht'((iii\ri'|(-    de  (îor_ 
«litn,  aussi    rnmplnl,  aussi   JusIp    p(    dune    sononic    aussi    pa^alp    (pi'on    [)uissp    !<>    désirer. 

Tous  |(>s  insiruiiipnis  à  %enl  pn  bois,  seront  hicnd)!  au  re's(o,itl,ins  le  ijiAine  (tts.!  on  conçoit  «jmp  leur  juslrssp  ne 
poM>ail  èli-p  irrpprorhablp,  loin  de  là,puis<pip  |pni-s  Irons  avaipnl  toujours  pIp  porrps  d  après  I  pcarlenirnl  naliiipl  <li's. 
dois:is  dp  iVxprulanI  pt  non  point  d'après  la  division  ralionnelle  <lii  tube  sonore,  division  basée  sur  1rs  loi^  ilc  la  re - 
snnnancp  et  dplerniinpp  par  les  nœuds  de  \ibralion.  Gordon  pI  après  lui  Boëbni,  ont  donc  oomnienoe  par  pcrc- 1'  les  Irons 
de  leurs  instruments  à  >enl  aux  points  preris  du  liibe  indiqnes  |)ar  le  prmeipe  physique  dp  la  rpsonnanee,  s.ins  Icnir 
rompte  de  la  facilite  ni  même  de  la  possihilile  d  appliralion  des  doitjls  de  la  main  siu-  chacun  des  Irons;  cerl.niis  qu'ils 
étaient    de    la   rendre   ensuite   possible    d  une    manière    on   d  nne   autre. 

|j  instrument  une  fois  perce  et  rendu  jnsle  par  ce  procédé,  ils  onl  miasme  un  mécanisme  de  clefs  el  danneniiv  pla  _ 
ces  anv  endroits  où  les  doiijts  de  1  evecnlanl  peu>enl  aisément  les  alleindre,  et  servant  a  oinrir  ou  a  boucher  les  Irons 
qui  so  trouvent  hors  de  la  porice  des  doii;|s.  l'ar  ce  iiKJven  le  <1oi.;|e  ancien  a  du  necessairemeni  e(re  change,  les  e\ecii  _ 
lanls  ont  diî  se  livrer  a  de  nonvellps  pindes  prali(pies;  mais  cette  difficiille  en  peu  de  temps  surnvmlee,  les  noineaiiv 
instruments  leur  ont  bien  vile  offert  de  telles  compensations,  que  nous  ne  douions  pas,  a  celle  heure,  I  exemple  i;'ai;naiil 
de  proche  en  proche,  qu'avant  peu  d'années  Ions  les  nouveaux  instrumenis  a  veni  de  bois,  conslniils  d  après  le  s\s|eiiie 
de    Oordon    et    Roëhm    ne    soient    adoptes    a    I  exclusion    complète    des    anciens. 

La    flùle    n'avait,  il    \    a    peu    d  années    encore,  «[ue    I  elendne    suivanle. 


On   a    successivemeiil    ajoute    à    celle    inanimé    deux    demi-Ions    an   j^rave    el    trois    a    I  ai;;u,  ce    qui     donne     Irois      oelaves 


rompleles. 


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-,-         J.  ± 


M^        ±        ± 

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-1 r- 


(  .\-,,     l,s    lMli-i%,.llr..     (:i„,.m;.li,|.irs.) 


,*■ 


»■ 


(^(MiciiiliHil  roiiiriu-  loiis   les   px<'ciil;inls    u'ont    pas   la  pullr  r/f/'/,  c'est    \\    Awc    le    |)clj(    corps    de    f(cli,\ii<;e    (pii    donne     ;"i 
la    rinle    VVt  %   el    VVil  h    gra>es,  il  esl    mieux,  dans    le    plus    grand    nombre    de    cas,  de    s'ahslemr-   de   ces     deii\    noies     en 
f'ci-i\iinl    pour    iorchc-fre.   Ijes   deux   derniers    sons    aigjus    Si  h^Vt,  ne    doi\eni    jias    non    plus    èlre    eiiiplo\es   dan>  le    pia  _ 
ni-'-iino,  à    cause   d'une   certaine    difficullé    qui    reste    dans    leur   e'niission    et    de  leur   sonorité    un   peu    i\uv<'.   Lv  5/t>  an  inn- 


sort   •^ans    peine  et  se   peut  soutenir  aussi   piano  qu'on   le  >eut    sans  le    moindre   danger.  Ijc    noml)ie     des 


notes    qii'on    poinail    Irillei-    était    assez    restreint    sur   {ancienne    fjùle,  grâce    aux    clefs    ajoutées    à    la    nou\elle,|e  (n 
leur    (i    inin'ur    est    pralicaMe   •-ni-   une    grande    partie    de    rélendiie   de    sa    gamine  cl)i-oniati(|ue. 


'^ 


EXEMPLE 


-^ 

Mo-^ — 

■■>.';.  Jtp 

-^^^ , 

1        "<?P                f 1 

■^^ 

J^4b^4^  h^L 

4. 
1     1 

4^  ^ 

— r      -          Il 

jT   1  1         1  1       1     1   =^= 

' \ 

1             '              L          i-                ^r             1           -tr                  1              ^^^1 

t--' . 

r 

vis    il.llinl.'   1 

1    l,„,,„-s.l,le 

l„,|..-.,l,l,.. 

1    "  i-i ■'- 

1    

..s.hUs 

Avec  les  finies  conslruiles  d  apri";  le  procédé  de  Hoehni,  les  trilles  sont  pralicalil<'s  sur  les  notf's  mêmes  de  1  eviré  _ 
niilé    supérieure    de    la    gamnie,et(li.])iiis  le  Ré^)<    grave  jusqu'à    Vit  sur  aigu;     <li'     pins  ils  soni   inconiparaldemenl  plus  jiffles. 

La  f  lutc  est  le  plus  cip'/r  de  tous  les  insirumenis  à  >enl,elle  esl  également  jnopre  aux  trails  rapides  (dialoniqucs  ou  chro_ 
maliques)    lies   ou   détaches-,  aux   arpèges,  aux    balleries    même   très    écartées   comme    cellevci: 


Kl    de  plus   aux   noies   repercnlees,  comme  celles  du   staccato  du  violfpn,(jiron  ohlient  par  le   doiihlc  coup   de  ùm'^ar. 


■%.■ 


■* 


*      >■ 


Le*    lon^    .!••    /)'r,So/J/,F.7,L,i,  y/ :,Si  [>,tfi  '^,^{    l.mr*   rrlalifs    niinnirs  t'oni    If^   t'>n-    Civori-  de  l.i  ri:il<',l(v    iinlir* 
sdiil    lniiiirmip    [ilii4    (lifrl(>il('s.  '-'ur   la    flTilc   dp  Boi'hiii    au   ronlrairp,  on  joue   pu    lîr  l>|it(,><|uiMiKsi  .risptiicnl    (nriii  lir  n.iliiril. 
La   soiiorik'  de  cpI  instrtinient  Psl  <lou<t'  dan*  1p   niéd  uim ,  a>soz  perranle  à  I  aii^u.  Irr-   cai-actpri^cp  m\  i;ra\('.  Lp  tmibrc 
du    iiiPilium   p|  cplui    du   haut   n'ont   j>as  dVvprPssIon   *pppia|p   bipn  Iranrhpe.  On   ppul  Ips  puiploxpr  pour  dp*    niploilir^     ou 
rli'-^  arppnl*   dp   cai-arlpi-ps    divpps,  inai-^   sans  qu'ils    pui^'^enl   éijaler  opppndanl   la   gaitp    nai\p    du   liaiilbois    ou    la   nohip  Irn  _ 
dresse   dp   la   elarinpllp.  Il   spinble   donc  que  la  flùle  soit   un  instrument   à  peu   près  dppour\u   d'exprps-mn,  ipron   psI    libre 
d'introduire  partout   et   dans   tout, à  cause  dp  sa  facililp   à   pxprutpr  Ips  j^roupp*-  dp   noips  iMpidps,pt   à    soutenir    le-     ^oiis 
p|pM'<   utile*   à   lorehestre   pour  le   coinplpinenl   dps  harmonies   aiï:ues.   En    t^éueral   cela   est   >raii  poiirlani    en   I  tlMilianl    Incii, 
on   reconnail    en  elle   une    expression   qui  lui  est   propre,  et  une  aptitude   à   rendre  certains   sentiments  qu'aucun  autre  lus  _ 
IruniPnt   ne   pourrait  lui  disputer. '^'il  s'agjit   par  pxpmp|p,de  donner  à  un  chant  triste    un  accent   désolé,  mais    humble     et 
résigné    en    uiènie   teins,  les   sons  faibles   du    médium  de  la  flûte,  dans  b^s  tons   dit   mineur  et  de  Jiv     mineur     surtout  , 
produiront    certainement  la   nuance   nécessaire.  In  seul    maitrp    me  parait   a\oir   su  tirer  grand  j)arti    de  ce  paie  colons: 
c'p^l   Gluck.  Kii   écoulant    l'air  pantomime  en  Hr   mineur  qu'il  a   placé   dans  la   scène  des  chanips-Elysées  d  Orphée,  on 
\oil    Inut    de   suite    (pi'une   flùle   de\ait   seule   en  faire    entendre  le   chant.  L'n   hautbois   eut    ele  trop  puranlin  et  sa  >oi\  n'eut 
pas  semblé  assez    pure;  le   cor  anglais  est  trop  g;ra\e;  une  clarinette   aurait    mieux   conxenu   sans  doute,  mais  cerlaiiis     sons 
eu^siiil  élé  trop   forts,  et   aucune   des    notes  les  plus   douces   n'eut  pu  se  reduirp   à   la  sonorité   faible,  effacée,  Noilée   tJn    F;i 
imtiirtl  Aw    médium,  et  du   premier  Si  hcniol  au   dessus    dps  lisjnps,  qui  donnent   tant   de  tristesse   à   la   flùle    dan*    iv    Ion 
de    //('   mineur,  ou   ils  se  présentent   fréquemment.  Enfin,  ni  le  xioIon,ni  l'alto,  ni   le  violoncelle,  traités  en  solos  ou  en  mas_ 
".sps,  np   conxpiiainil    à   l'pxprpssion  de  ce   gémissement    mille  fois   sublime  dune  ombre  souffrante   et   désespérée;  il    fallait 
précisément   l'instrument  choisi   par  l'auteur.  Et    la    mélodie   de   Gluck    est    conçue    de    telle    sorlp    qup   la   flùle  se  prèle  a 
tous  Ips   niou\ements  inquiets  de   cette   douleur  éternellp,  piicorc  empreinte  de   l'accenl    des  jiassions   de  la   terrestre  xie  C  est 
d'abord  une  voix   à  peine    perceptible   qui   semble    craindre   d'être   entendue;  puis   elle   gémit   doucement,  s'élè>e  à  I  accent  du 
reproche, à  celui  de  la  douleur  profonde,  au  cri  d'un   coeur  déchiré   d  incurables  blessures,  et  retombe  peu  à  peu  à  la  plain- 
te, au   gémissement,  au   murmure   chagrin   dune  ame   résignée quel    poète!... 


iN?oG. 


ORPHEE.  (<,i,Hh.) 


L,nl . 


it' 


.^ 


s.   (l'.ir, . 


-"*<*•' 


)4r 


In  r\Ti'\  rriii;ir(|ii,il)|o  par  sa  dniirtMir  csl  celui  {\os  <lciix  flnlrs  rvcfiilanl ,  dans  l(>  nicdinni,  «tes  successmns  île  lloircs, 
en  ///'  t>  nu  en  Ar7  7,  Ions  cvlrèmenionl  ra\(ii'aMis  au  \rl(iulr  dos  sons  do  ccl  insiruinonl.  On  en  IroMM'  do  Ixauv  oxoni  _ 
plos  dans  |o  cliionr  dos  l'rotros  au  [n-ouiior  aolo  dtF.di|)0."0  lO'/s  f/iic  I Innurcnrv  itiriiicnrl  dans  la  ra\alino  du  \h\<<  <\r 
la  \(s\n\c:i<Les  /J/hin  jjrc/if/rn/i/  /tittô^Ac»  notes  Si  hvnuil,  La  hoinnl,  Sn/,  Fa  ot  iJli  Ri'ino/,  Acs,  Flùlos  onl,  ainsi  j;ioii_ 
(lo'os,  (|iioi<|iio  rhosp  do  la  sonorile  do  l'harnionira.  Dos  liorcos  <Ip  Haidhois,  do  Cors  anglais  ou  de  CJarinellos,  u\  ros  _ 
sonihloraionf    point. 


(. 


T~     FLITF. 


Los   sons   g■ra^PS   de    la    flùle    sont    peu    ou    mal    eniployos   par   la   plupart    des    romposileurs;  Weber,  dans  une  fou lo  do  pas _ 
sai;ps   du   Frpyscluitz,el,  a\an1    lui,  C.luok,  dans    la   marche   reli£;ieiise  d'AlcpsIe,  ont    pourtant    montre    tout    ce  cpi'on  on  poiil 
attendre    pour    les    harmonies    empreintes    do    gra\ile   et    do    rèxorio.  Cos    noies    hassps,jo    l'ai    déjà   dil,  se  nioloni    fort    liion  aux 
sons    e^ra^es   dos    cors    anglais    et    des    clarinotloç;    elles  donnent    la   nuan'c»^    .ldou(  ii'    d'iuic    «■oulour    sombre.  ■  '. 


^V37, 


ALCFSTK.    (r.i.ifR.) 


(5>  /• 


•,»  ■ 

iq  1S9  -     ■ 

Voyez  en  «mire  I  p\f'm|ilo  IN'.'ll.  tu-c  du  Prnscliul/.  de  Wtix'r.  11  \  a  ii|U(l(|iic  rlioie  (radniiralilcnirnl  ii\('ijr  daii--  co 
tiMiiics  au  i;raM'  dr^  dcuv  flûtes,  prndanl  la  prière  <\c  la  iiielaiieoli(jue  Ai;allie,  [vromenanl  ses  i'et;ards  siii-  la  cime  des 
arlires,  (ni'ar'a;enlenl    les   rayons   de   l'aslre    des    nuils. 

Kii  général,  les  maîtres  modernes  écrivent  les  finies  trop  constamment  dans  je  haut;  ils  semblent  lonjoiu-s  craindre  (piVl 
les  ne  se  dl-tiiii;uenl  pas  assez,  au  dessus  de  la  masse  de  lorchestre.  11  en  resul{«  qu'elles  prédominent, au  lieu  de  ^e  fon- 
dre  dans   fenseinble,  <!    que   I  instrumentation  de\ienl  perçante  et  dure   plutôt   que  sonore   et   harmonieuse. 

Les  flûtes  ont  une  famille,  comme  les  hautbois  et  les  clarinettes, et  tout  aussi  nombreuse.  La  ijrande  flule  don!  non--  \e_ 
nons  de  parler  est  la  plus  usitée,  l'nur  les  orchestres' ordinaires,  on  écrit  en  geniTal  que  deux  parties  de  i^raiulc  llùle; 
sou\ent  néanmoins,  des  accords  doux  tenus  par  trois  flûtes  seraient  d  un  excellent  effet.  Il  résulte  une  isonorile  charmau- 
le  de  I  association  dune  flûte  seule  dans  le  haut,a>ec  quatre  Molons,  soutenant  une  harmonie  ai^iie  à  cinq  parties,  ^lal  _ 
gre  1  usai;e,  raisonnable  cependant,  qui  fait  donner  toujours  à  la  première  flûte  les  notes  les  plus  éle\ées  de  riiarinoiii<',  il 
y  a  des  occasions   nombreuses   de   faire  le  contraire  a\ec  succès. 


-'?S 


LA  PETITE  ELITE. 

(KN    rJ'ALli;>     l'K.LULU.j 
Kllc    est    a    l'octave    haute     de    la     preeedentei 


Evmpic.       £^r  Q-  '       1^— i  F.Het 


Rllc    en    a    tonte    1  elen<liie,  en    exceptant    (oiitcfoK    je   conirc   ni   aijjii     ^         |    <|ui    ne   sort    que    très    difficilement   dont     le 

son  cl  pres(|iie  insupportable  et  qu'il  faut  en  conséquence  se  ï^arder  d'écrire;  le  SI  naturel  a3  j  est  déjà  dune  e\ces_ 
si(e  dureté  et  ne  peut  s'employer  que  dans  un  fortissimo  de  tout  lorchestre.  Il  est  presque  inulile,par  la  raison  contraire, 
décrire  les  notes  de  rocla\e  inférieure,  on  les  entendrait  a  peine;  et  à  moins  d  un  effet  a  produire  ])ar  la  spécialité  de 
leur  faible  timbre,  il  >aiil  mieux  les  remplacer  par  les  sons  qui  leur  correspondent  dans  la  seconde  ocla>e  de  la  t;rflnile 
flùle. 

On  abusé   etrani;emenl   aujoiird  hiii   des  petites    flûtes,  comme   de    tous   les    instruments  dont    les  \ibralions   frémissent,  per  _ 
cent    ou   éclatent.  Dans  les  morceaux  d  un  caractère   joyeux,  les   sons  de   la  seconde   octale    z^j^^-t-*-^*^^  Jj  i    pen\ent  être   Ires- 


coinenables,  dans  fontes  les  nuances,  les  noies  siiperieiires  ^5==i===ll  ''"'i'  eticellenles  (■fortissimo)  pour  les  effets  violents 
et  déchirants;  dans  un  ora^e,  par'  exemple,  ou  dans  une  scene  dun  caractère  féroce,  infernal.  Ainsi  la  petite  finie  fij^ure  on 
ne  peu!  mieux  dans  le  qiialrieme  morceau  de  la  symphonie  pastorale  de  Beelhoxen,  tantôt  seule,  a  decou\ert  au  des-iis  du 
trémolo  i;ia\e,  des  Altos  et  des  Basses,  et  imilanl  les  sifflements  d  un  niirasaii  donl  la  force  n'est  j»as  eii.(,re  decliai  _ 
née,  taiilôt ,  sur  des  uoles  plus  aii;ues,  a\ec  la  masse  entière  de  l'orcheslre.  Gluck,  dans  la  lenipele  t\  //Jiii^rniv  en  T,iii^ 
rii/r,  a  su  l'aire  "rincer  plus  riideinenl  encore  les  sons  hauts  de  deux  petites  finies  a  I  unisson,  en  les  écrivant ,  dans 
une  succession  de  sixtes,  a  la  (piarle  an  dessus  des  premiers  violons.  Le  son  des  |)r|iles  flùlcs  sortant  a  1  ocla\e  su  _ 
perieiire    produit     par    conséquent     a\ec    les    premiers     violons    des    suites   de   onzièmes  donl    1  àprele    est    la    on    ne    peut    mieux 

uioli\ee  . 

.  ^:  ■  ■  ■  ■  l> 


\:zs. 


ii'incEyiK  h.i,  I  w  Hiiih  .{i 


f.n  vNnr    1 1 1  1 1; . 

un  \ 

l'KTl  11  ■-     1  1  r  Ils. 
1"  H  M  mois  . 

'À-    lui   I  IHIlS  . 


CI.AItl.NETTRS 

l'n  ir. 


(ORS    F.r 

IliOMTElIFS  Kn  Ki:. 


lu 


\lleKr.i.H 


,■„..      pïïIfTtg-^ 


i'1-.Tiii;     n.iii:. 


Cl.ARIM   ITI'.S 

i:„   si  t) . 


(OH s      Kn      VA  . 


lliOMPETTES 

Kn     Ml    b. 


S\Mlil(/ME    l'\Sl(ii;\I.E 
(llll.llliiM  N) 


\  loi.oM  i:i  I  V .    ^ 


12 


<i. 


•■^1 


1 


'» 


|),iii-i    II'    rliiiMir    lii's    So\lli('«,  «In   riirnit'    npora,  les    dciiv    prlilns    flnti's    tlmililciil    a    I  f)rla\f>    Ips  i;'iMi|)iih    (les    \  iiiliiii»;  ri", 
iiiili's    silTIanlcs,  niolrrs    aiiv    ahoiVmonls    <lc    la    Iroiipr    saiixa;;»',  an    fra'-a':    rlivdniK' et    inr(";sanl    des   r\  tiihalc!    pI   du  laiiilioii_ 

rifi,  fiinl     fi-Pinii-;  .   .  ■  ~  . 

V()1i:/,      L'  l'XIMI'I.K     N'.'fi4  . 

Tdiil     !p    niondr    a    rpniarf|iiP    le    rloaneiiieiil    <llabolif(iie    dps    deux    petites    flûtes    en   lierres,  dans    Ja    chanson  à    l)oifc    du 
Kre^^i  lui  1/,.  c'est    une   de^    jdiis    hrureuses    {mentions    de    I  orrhestre    de    AVeber. 


C  est  Sponlini  qui,  dans  sa  magnifique  barrlianale  des  Danaïdes  ('devenue  depuis  un  rhieur  optique  de  ÎNurniahal  ).  a 
eu  le  preniier  I  idée  d'unir  un  cri  liref  et  pprçant  de  pcllles  flilles  à  un  couj)  i\r  cy|nl)ales.  La  siuijulièrc  s\nipalliic  (|ui 
s'p'lalilil,  dans  ce  cas,  enire  ces  deuv  insirumenis  si  dissernlilahies,  n'a>ait  pas  pIp  sdiipioniipp  auparavant.  CpI.i  livinclip  pl 
déchire  inslanlaneiiienl  comme  un  coup  de  poii;nard.  Cet  effil  es|  très  caractérise,  même  en  u'emplo>atil  <|ue  les  diiix  iu'i- 
truniPiils  dp'sii^iie's; niais  on  aui;nipnle  la  force  au  ?noven  d'un  coup  sec  de  timbales  uni  a  un  accord  bref  de  tous  les  aulrps  inslru  _ 
nipnts. 


l'KrilKS    IHIKS 


UAl'IliOlS    ET 
CLAlilNHM't  KS  . 


COUS    II'    IKDMI'KT'IK.S 
,       En     KÉ . 


THOMBONES. 


f^- 


%\      '■ 


TIMliALES. 


Mdi.oNs    i;r 


i;vssi  s  ET 

(  oNTlil'.-llASSi'.S. 


i% 


4 


% 


*^--  % 

éK^ 


Ces  (iiM'r-s  cvrinplos.  p|  diiilro';  Pnrnrp  f|iin  ]<•  |)niirr,ni<i  nier-,  me  scmlilenl  atltuirnblos  ^nii';  |(iii-^  li";  npixii'l';  Rcclli(nrn, 
Gliirk,  AWIx-f  <l  S|i.inlini  (nil  nin>-i  fnil  un  ii'<,Ti;p  m:j''m''i\  .tiiI.tmI  (|ii'orii;incil  Pt  raisonnable  de  Ji  |m  hic  riùlc  ^l.iis  (iii.nnl 
jVnlen(l<  ppI  iii-liunirnl  rrii|)lo\é  à  dipiihlpr  ,"i  la_li-i|(le  ocInNc  Ip  ohani  il  nnp  IJasse  taillp,  ;i  ii-li  r.  v  i  mmv  s|i  nlirili^  nu  iim_ 
lieu  ddru^  liarniniup  rcliuiiii'ip,  à  rpnforrpr,  à  aii;uispr,  pour  I  amour  du  hruil  spulenipnl,  la  parlip  ti.nilr  di'  I  orrlipslr'c,  du 
coninipncpMiPnt  à  la  fin  d'un  arlp  d'Opéra,  jp  np  puis  ni'pnippchpr  dp  Iroinpr  pp  modp  d  lusIrumPn'latuMi  iriinc  plaliliidc  ri 
d'uiip    ^lii|iidlli'    diijnps,  pour    l'ordinairp,  du    sl^l('    nirlodi(|MP   auq<ipi    il    psI    appliqup.  '       ,      *     f- 

La  l'clilp  flnlo  ppiil  p(rp  d'un  lipiirpu\  pffpl  dan<  Ips  passagps  doux,  et  rVst  un  prpjiii;p  de  rroirp  fpiVIIp  np  puisse 
inupp  qup  Irps  fort.  Quplquefois  pIIp  sert  à  continuer  rérliellp  haiilp  dp  la  Grandp  f  Iule,  en  surredanl  à  relie- ci  au 
iiionienl  ou  les  notes  aig'iies  >ont  lui  manquer.  Le  passasse  de  I  un  à  laiilre  instrument  ppiil  être  alors  aispuniil  riii'ii.i 
gé  par   le   compositeur,  de  manière   à   ce  qu  il  semble  qu'il  n'y  a  qu'une    seule   flûte  dune  étendue   extraordinaire. 


•# 


*--\i,. 


•*♦ 


l'KTITE    J-LlJr. 


GRANDE    FUTK 


^■■' 


t'n   exemple    charmant    de    ce    stralaijènie    se    troine   dans    une   plirase    eypculee    Pianif''iw<>    sur    une     tenue    tjraie     des 
instruments    a    cordes,  au    premier   acle    dp    I  oppra  Le  Divii   et  la  H,iyai{rrp,  i\' \ihvY . 

On  se  sert  axantageuspnipnt  dans  |ps  musiques  militaires.de  trois  autres  flûtes  qui  pourraient  être  aussi  diin  i^rand 
secours    aux    (u-clieslrps    ordinaires;  ce    sont: 

1'.'  Lu  riùli'  tierce  fdile  pu  Faj  doni  l'tt  f;iil  f/i  \t  p|  ipii  doit,  en  conséquence  de  ce  «pie  nous  aNons  dll  en  coin  _ 
niencant  ce  chapitre,  être  ranj^ée  parmi  les  insiriimenis  transpositeurs  en  7//  b.  Elle  est  exaclemeni  à  la  lience  mineure 
au  dessus   dp    la    finie  ordinairp,  dont    elle    ne  diffèrp   qu'pn    cpla    pt    par   s(ui   tinibrp   plus    cristallin. 


lAKMl'LE  . 


^i 


2'.'    Lci  /iclile   flùlr  minirme  /r>;'ner/re  (iWlv   en   !\Ii    b)  dont    TL'I    fait   //c'  :>    et    que    nous    raii-eons  «Ioik-  parmi   lis  iiislni_ 
iPiils   Iransposilpurs   en  /fe   7.  Klle  est  dun  demi-Ion  plus  pIc\p'p  que  la  pelile  I'IÙIp  orAnc,  et   il   faiil   la  trailrr  coiiuiic  <cllc-ci; 


■» 


i         * 


IK 


ifm. 


m^ 


4-' 


5'.'  La  petite  fliitc  <fi\ianc,I^A'\\e   en   Fa)   dont  l'ul  fait  j/// 1>,  que  nous  a|jpp|prons   petile  flûte   (li\!i'iiie  en    1/1  \>;    elle 
est  à  l'oclave  haute  de  la  flûte  tierce  et  à  la  dixième  haute  de  la  flûte    ordinaire. 


,Wj' 


^- 


Il   ne  faut  pas  la  faire   monter  au  dessus  du  la  aigu     ^^r3|    enrore  tetfe  noie  excessixenienl  perçante  no  surt-elje  (|u';i.    , 


er    priiie. 


.••■Il    |Missède   aus'i   dans   quelques   orclu'sliTS   une   t;iMnde   finie  srcimilr  iniitciirr  dunl    I  Ll    fait    lie   ^,  qu'il    Tiiil    aiiiicler 
Kliite  en  Hc   l»,  el  dont    le  diapason   n'est  que  d  un  demi-ton  plus  fle>e   que    relui    de    la   fliîle    ordinaire.  . 


lAl.Ml'LE  . 


Toutes  ces  flûtes  qui  cipiirourcnl  à  aiitiinenler  à  faigu  retendue  de  l'instrument  et  dont  les  timbres  sont  dnersemenl 
raraclérisés,  sont  utiles,  en  outre,  pour  rendre  1  exécution  plus  facile  e(  conser>er  a  la  flûte  sa  soiiorile,  en  lui  permel- 
tant  <lc  jouer  dans  un  de  ses  tons  ])rillanls  quand  l'orchestre  est  écrit  dans  nn  de  ses  tons  sourds.  R\idemnipnl  il  est 
Itf.uicoup  plus  avantageux,  pour  un  morceau  en  /Ifi  ?  par  exemple  de  préférer  a  la  petile  flûte  oct^ive,  Li  petite  finie, 
nci/i  irine  mineure  en  Hc  heivnl,cnr  celle-ci  joue  alors  dans  le  ton  de  /?c,  qui  pour  elle  est  beaucouj)  plus  aise  et 
plus     retenlNsanl. 

II  esl    fâcheux   qn'on'Lflit    laisse    tomber  en   désuétude    la  Fliite  H <iim)iir,  AanX    le  diapason    était    d  «ne   tierce   mineure 
au  dessous  de  la  fliîte   ordinaire  (,en  Ija  par   cohsequentj 


p:^==^t^^m^ 


File   cnniplelerait    au  grave    la   fainillp   de    cet    instrument, ffamille   (|ii'iin    peut,  au    reste,  rendre   aussi    nombreuve   que   cel_ 
Il     ifps    r.l.ii-iiielles    quand   on   le    vouHra)  et    '^«in    timbre  ^touv    et    moelleilv    pourrait    èlre    d  un    evcellenl  effet,  sihI    pour  coii- 
traiter  avec   les   timbres   des    flûtes   hautes,  <iii   des  hautbois,  soit    pour   donner   plus   de   corps    et    de  colnris    aux     harmonies 
liej.T    M    reniarquabl.'s  qui   résultent    des   notes   basses  de    fliiles,  cors   anglais,  et   clarinettes.   .     .       «'.,'.;..; 

,«.  'm\.  ^  • '' 


S       .* 


INSTRUMENT  A  VENT.  ' 

r ORGUE. 

K<1  un  invlruiii'hl  ,i  rl.iMpr  ri  à  Itivaux  do  h<iis  fl  de  nit'l.il  uns  en  >il)rali(in  nar  Ir  ^<'nl  (lue  leur  enviiirnl  «les 
soufflrls. 

Lo  niinilire  plus  ou  moins  grand  de  séries  de  tuyaiiv  de  différentes  naliires  et  de  différentes  dimensions  que  possède  un 
ors^ue.  lui  donne  une  \aripte  proportionnée  dcjci/t.  au  moyen  desquels  l'org;anis(e  peut  changer  le  timbre  et  la  force  de 
sonorité  de    I  instrument. 

On  appelle  /iegistre,  le  mécanisme  au  moyen  duquel,  en  tirant  une  petite  pièce  de  hois,  l'organiste  fait  parler  tel 
ou   tel  jeu. 

L  étendue  de  l'instrument  est  indéterminée,  elle  \arie  a>ec  sa  dimension,  qu'on  désigne  ordinairement  par  la  longueur 
en  pieds  de  son  plus  grand  tuyau  formant  la  note  la  plus  gra\e  du  cla>ier.  Ainsi  l'on  dit:  un  orgue  de  trente  deu\,de 
seize,  de   huil.de   quatre    pieds. 

L  instruiiienl  qui  possède,  a\ec  le  jeu  le  plus  gra>e,  nommé  F/iilc  oiivvrle  ttr  Irrnie  deux  piet/s,  la  Pluie  oincrle 
de  seize  pieds,  la  Flule  ou\erle  de  ////'/  pird<,\v  l'restani  ou  flûte  on\erte  de  qiuitrv  pieds,  eK  la  dnubielle  (pii  s(iii_ 
ne   locta\e  haute   du    précédent,  à   l'étendue   rinnien.se   de   huit    octaves. 

^  EXEMPLES. 


9^^- 


;..  \\i,(:  Kirs   us  iNTi  r.wii.i'.s   CHiiOMViioirs. 

Ces  quatre  jeux,  comme    on    >o!l,  ont    chacun   quatre    octa\es;  mais    heaucoup   d'autres    parmi    ev\\\   dmil    nous    p.irlerons 
tout    à    I  heure    n'en    ont    que    trois    et    même    deuv. 

Tn   grand    org(ie    possède   finlinairemenl    cinq    c|;n  iers    superposés. 

Le   premier,  le   plus    rapproché    de   l'organiste    est    le    cl.-nier    du    PimliCj  ,     '    \. 

Le   deiixiènie.  relui    du    Gi\ind  orf^vr;  ■  ... 

I.,e   troisième    est    le   cla\ier    de   H<\iii/>,ii-di-; 

Le    ((uatnème,  le   cla\ier   de   Héiil; 

l..e    cm(|Uièiiie,  le    (■|a>ier    \V Echo. 

Il  S  a  en  imlie  un  «i\ième  clavier  dispose'  d<'  manière  \\  être  inis  en  action  par  les  pieds  Ai'  I  évéciilanl  cl  (|ne 
|)iiMi-  celle  raison  on  appelle  davier  (!<•  l'ri/aleH.  Celui-ci  es(  destiné  aiiv  s(Uis  les  plus  graves  de  l'orgue.  ||  a  '-i  iileiii' ni 
l''~  iliiiv  octaves  de  rexlrernilc  infi'rieMre  il  inan(pie  même  «pielquefois  de  certains  intervalles.  Plusieurs  des  j<iix, les  liiiil 
j.ie.ls  par  eveniplp,se  lr(»nanl  à  la  (ois  sur  les  Ir.iis  cla\  iers  dutiiviild  orgue,du  j'osilifel  des  IVdaies,  peu\enl  èlre  dniiMés  ou  triplés. 


■.'ÉM 


Les  irii\  Hi'  l()ri;u('  se  «liviseni  en  jiniv  à  fiôiu/ic  cl  enjeux  d  Aiir/n';  wn-^x  nommés,  les  premiers,  dUm-  sutle  ile 
honehe  oinei-le  à  l'une  de  leui"-  exleeniilés  et  c|ui  sert  à  la  (orniali<in  du  sitn,  les  serouds  d'une  languelle  dr  cuIm  e  |]la_ 
née    e'çaiement    à   l'evlreniilé    du   tu\au   et    qui  .|ïrnduit    un   tiinhre   S])ériai. 

Les  jeuv   à   Hoiic/ie    se  duisenl   en  jeux   de  fond  ou  Aoclare  et. en  jeux  de   nnifatinn.   Les  jeux   de  liuid    sont  ounciIs  ou 
bouchés;  les   jeux    houehés   qu'on    nomme    Bourdons    sont  a   l'ocla\e    Inférieure    des   tuyaux    ouverts   de    même    grandi  ur. 

Les  jeuv  de  mutation  ont  cela  d'étrange  qu'ils  foni  ei\lendre  au  dessus  de  chaque  son  la  tierce,  la  quinte,  la  dixième, 
la  douzième  8r,  de  ce  même  son,  de  manière  a  frgurer,  par  I  action  de  plusieurs  petits  tuyaux,  les  aliquotes  ou  sons  har_ 
moniques  des  grands  tuyaux.  Les  facteurs  d  orgue  et  les  organistes  s'accordent  à  trouver  excellent  l'effet  produit  par 
cette  résonnance  multiple,  quw#n  définitive  cependant,  fait  entendre  simultanément  plusieurs  tonalités  différentes.  ^  Ce  se- 
rait insupportable,  disent-ils,  si  on  distinguait  les  deux  sons  supérieurs,  mais  on  ne  les  entend  pas^^X^  son  le  plus  gra- 
ve les  absorbe.,,  Il  reste  alors  a  faire  comprendre  comment  ce  qu'on  n  entend  pa<,  peut  |)roduire  un  bon  effet  sur  lo_ 
reille.  En  tout  cas  ce  singulier  procède  "tendrait  toujours  a  donner  a  1  orgue  la  résonnance  Jiarinoniqiie  qu'on  cherche 
inutilement  a  éviter  sur  les  grands  pianos  a  queue,  et  qui,  a  mon  sens,  est  un  des  plus  terribles  inconvénients  de  la  so_ 
norite   que    1rs   perfectionnements    modernes   ont    fait   acquérir  à   cet   instrument. 

On   compte   parmi   les  jeux   de    mutation,  le   Grof.  naiard  «pu   sonne   la   (punie   de   la   fjùle   ouverte   du   hiiil   pieds. 

La  grosse  tierce    qui  sonne  la   quinte   du   Prestant. 

La  onzième   de   nazard  qui  est   a  1  unisson   de  la  doublelte.  '  ■  .  ^ 

La   tierce,  sonnant    la  tierce   au    dessus   de  la  doublelte. 

La  Fourniture  ou  Plein  Jeu  qui  se  compose  de  trois  rangées  de  tuyaux  et  de  sept  r;nigees  de  liiyaux  aliquotes  I  un 
de   I  autre. 

La   Cynhale   qui   diffère  de  la   fourniture   seulement   en   ce   que  ces  tuyaux  sont    moins  gros. 

Le  Cornet,  \fu  Ires  brillant  de  deux  octaves  et  à  cinq  rangées  de  tuyaux;  il  ne  se  joue  que  dans  le  dessus.  Les  gran, 
des  orgues   possèdent  trois  jeux   de  cornets,  un  au  positif,  un  autre  au  grand  orgue  et  le  troisième   au   clavier  de   récit. 

Parmi   les  jeux  d  Anches    signalons  seulement: 

il  La  Bombarde,  'y\\  dune  grande  puissance  qu'on  joue  sur  un  clavier  sépare  mi  a  la  pédale.  Son  premier  tuyau 
est  de   seize  pieds;  il  est  à   I  unisson  du  seize   pieds  ouvert. 

2'.'  La  Trompette,  (^n\    sonne   I  unisson  du   huit  pieds  et   conseqiiemment    l'octave  haute  de  la  bombarde; 

'3?  Le  Clairon,  octave   haute   de  la  trompette. 

^?   Le  Cromorne,  unisson  de  la   Iroinpelle,  mais   moins  éclatant;  il  se  place  toujours   au   positif.  ' 

?>".^La  voix  humaine,  qui   sonne  le  huit   pieds  et  se  place   dans  le   grand  orgue. 

6?  Le  Hautbois,  <\\i\  sonne  1  unisson  de  la  trompette.  Il  n'a  ordinairement  que  les  octaves  supérieures,  mais  on  le 
complète    au    moyen  du  Basson   qui  garnit   les  deux  autres  octaves. 

Ces  divers  jeux  imitent  assez  bien  par  leur  timbre  les  instruments  dont  ils  portent  le  nom.  Il  y  a  des  orgues  qui 
en  possèdent   beaucoup  d'autres  tels,  que  Ip  Cor  anglais,  ic  Tromhonne   &. 

Tout  orgue  doit  avoir  un  registre  qui- sert  aux  principaux  sons,  qui  correspond  a  tout  le  clavier  et  que  pour  celle 
raison   on   nomme   le    Principal, 

Le  doigte  de  lorgne  est  le  même  que  celui  du  piano  avec  celle  différence  que  I  émission  des  sons  étant  sur  lor- 
gne moins  instantanée  on  ne  peut  exécuter  des  successions  aussi  rapides  que  sur  le  piano,  le  inecanisme  du  clavier  o- 
hligeant  d'ailleurs  l'organiste  à  appuyer  ses  doigts  davantage  sur  chaque  touche.  Cet  instrument  possède  la  faculté  de 
soutenir  les  sons  aussi  long  temps  qu'on  le  désire,  il  est  donc  par  cela  même  plus  propre  que  tout  aiilre  au  genre  lie, 
c'est  à  dire  a  celui  dans  lequel  1  harmonie  fait  le  plus  souvent  usage  des  :Siispensions  et  prolongations,  et  du  mouvement 
oblique.  Ce  qui  n  est  pas,  «^elon  moi, .une  V^ison  pour  le  renfermer  invariablement  dans  les  limites  de  ce  style.  On  1  e_ 
crit  quelque  fois  sur  trois  lignes;  les  deux  supérieures  sont  pour  les  mains,  la  ligne  inférieure  est  pour  le  clavier  des 
pédales. 

L'orgue  semble  pouvoir,  ainsi  que  le  piano  et  beaucoup  mjeux  que  lui,  se  présenter  dans  la  hiérarchie  insli-mnen- 
taie,  sous  deux  faces:  comme  un  instrument  adjoint  à  1  orchestre,  ou  comme  elanl  lui  même  un  orchestre  entier  el  in- 
dépendant. Sans  doute  il  est  possible  de  mêler  1  orgue  aux  divers  éléments  constilutifs  de  1  orchestre,  on  la  fait  même 
plusieurs  fois;  mais  c'est  étrangement  a-abaisser  ce  majestueux  instrument  que  de  le  réduire  à  ce  rôle  secondaire;  il 
faut  en  outre  reconnaître  que  sa  sonorité  plane,  égale,  uniforme,  ne  se  ff)nd  jamais  complctemenl  dans  les  sons  diver- 
seiuent  caractérises  de  l'orchestre,  et  qu'il  semble  exister  entre  ces  deux  puissances  musicales  une  secrète  aiilipatliie. 
Lorgne  el  I  orchestre  sont  Rois  tous  les  deux;  ou  plutôt  j'un  est  Empereur  cl  {"aulre  l'îipe;  leur  mission  n'est  pas  la  mr- 
nie,  leurs  intérêts  sont  trop  vastes  el'  trop  divers  pour  être  confcnilus.  Ainsi  dans  presque  toutes  les  occasKins  ou  I  on 
a  voulu  opérer  ce  singulier  rapprochement,  ou  1  orgue  dominait  l'orchestre  de  beaucoup,  ou  I  (iichestre  avant  elc  eleve 
a    une    puissance    démesurée    fai-ait   presque    disparaître    sim   adversaire'. 


Lp«  joiix  ln'<  dniiv  do  l'ur^iio  |i,Ti-;ii';son(  «rnl';  rtinxpuir  ,i  I  aiTnnip.ttj'nempnt  des  \oix.  En  i;('neral  l'orçne  »'-^l  f'jiit  pour  i.i 
dominnlion  altsuluc,  cVsl  un  i.nviriinipnl  jalouv  et  intoirranl.  Dans  un  seul  cas,  ce  me  semble,  il  pourrait  sans  «Ic'nij^er  se  mricr 
aux  cliieurs  et  à  iorchesire,  et  encore  sernit-ce  »  ,ln  condition  même  de  rester,  Jiii,  dans  son  solennel  isolement.  Par  exemple  si 
une  masse  de  >oi\  placée  dans  le  choeur  d  uin*  c^lfliî^ca  "raiidcj  <lislance  de  Lorgne,  interrompait  de  temps  en  (enipis  ses  eliaiils 
pour  les  laisser  repi-oduire  p;ir  rori;ue,en  tout  ou  en  parlie;si  même  le  choeur,  dans  une  cérémonie  d'un  caractère  Ir-i-te,  e_ 
lail  aceompaçne  par  un  i;;enussement  alternatif  de  I  or(*heslif  et  de  I  orgue  partant  ainsi  des  deuv  points  extrêmes  du  tem- 
ple,l'orgue  --uccèdanl  à  l'orchestre,  co/nnie  iVcho  mystérieux  de  sa"  lamentation,  ce  serait  un  mode  d'instrumentation  suscep- 
tible d  elTets  ^raiidiose>  et  sublimes:  mais,  en  ce,  cas  même,  1  orçue  ne  se  mêlerait  point  reellemeiit  aux  autres  instriinients -, 
il  leur  répondrait, il  les  interroijerait;  ri  y  aurait  seulement,  entre  les  deux  pou>oirs  rivaux  alliance  d'autant  plus  sincère  que 
ni  I  un  ni  l'autre  ne  perdruiml  lien  delciir  diajnile.  Toutes  les  fois  que  j'ai  enteijdu  1  ors;ue  jouer  en  même  temps  que  l'or- 
chestre, il  m'a  paru  produire  un  détestable  effet-el  nuire  à  celui  de  l'orchestre  au  lieu  de  l'aue^menter.  Quant'  à  détermi- 
ner la  manière  dont  l'orgue  doit  être  traite  indiMduellement,ei  en  le  considérant  comme  un  orchestre  complet, ce  n'est  pjis 
ici  que  nous  pou\ons  le  faire.  Nous  ne  nous  sommes  point  imposes  la  tache,  de  donner  une  suite  de  méthodes  des  di\ers  ins_ 
Iruments;  mais  bien  d  étudier  de  quelle  façon  ils  peu\ent  concourir  à  l'effet  musical  dans  leur  association.  La  science  de  l'or, 
g-ue,  l'art  de  choisir  les  différents  jri/»,  de  les  opposer  les  uns  aux  autres,  constituent  le  talent  de  l'organiste, en  le  supposant 
selon  1  usage,  impro\isateur.  Dans  le  cas  contraire,  c'est  à  dire  en  le  considérant  comme  un  simple  xirtuose  charge  d'execii^ 
1er  une  oeuxre  écrite,  il  doit  se  conformer  scrupuleusement  aux  indications  de  l'auteur,  qui, dès  lors, est  tenu  de  connaître  les 
ressources  spéciales  de  1  instrument  qu'il  met  en  oeuxre  et  de  les  bien  employer.  Mais  ces  ressources  si  vastes  et  si  nombreu- 
ses, le  C(uiipositeur  ne  les  connaîtra  jamais  bien,  nous  le  pensons,  s'il  n'«;st  lui   même  organiste  consomme'. 

Si' dans  une  composition  on  associe  lorgne  aux  xoix  et  aux  autres  instrumens  il  ne  faut  pas  oublier  que  son  diapason  e^l 
plus,  hiis  A  un  ton  que  le  diapason  actuel  de  1  orchestre,  et  qu'il  faut  en  conse'qiience  le  traiter  comme  un  instrument  traTis_ 
positeur  en  Si  hé^nol.  (L'orgue   de  S  riiom.is   "-i   Lei|)ziek  est  seuU'  au  conlmire  d'union  plus  fimit  (jiie   rorelie.sire .) 

L  orgue  a  des  effets  de  sonorité  douce,  éclatante,  If^rrible,  mais  il  n'est  pas  dans  sa  nature  de  les  faire  se  succéder  rapi - 
deinentiil  ne  peut  donc, comme  l'orchestre,  obtenir  le  passage  subit  du  Piano  au  Forte,  ou  du  forte  au  piano.  K\\  moyen  des 
perfectiiinnemenls  apportes  récemment  dans  sa  fabrication,  il  peut, en  introdnisani  successi\ement  diffe'rents  /cwr  qui  s'accii- 
miilenl;  pi-odiiire  une  sorte  de  crescendo,  et  amener  par  conséquent  le  t/ccresccndo  en  les  retirant  dans  le  même  ordre. 
Mais  la  gradation  et  la  dégradation  de  son  ne  passent  pas  encore, au  moyen  de  cet  ingénieux  procède,  par  les  nuances  in- 
termédiaires qui  donnent  tant  de  puissance  à  ces  mouxements  de  l'orchestre;  on  sent  toujours  plus  ou  moins  l'action  «l'un  iikL 
canisme  inanimé.  L  instrument  d  Erard, connu  sous  le  nom  d'orgue  expressif,donne  seul  la  possibilité  d'enfler  et  diminuer 
réellement  le  son,  mais  il  n'est  point  encore  admis  dans  les  églises.  Des  hommes  gra>es, dun  excellent  esprit  d'ai Heurs, en  con_ 
damnent    I usage   comme  dcslrucleur  du  caractère  et  de  la  destination   religieuse   de    l'orgue. 

Sans  aborder   la  grande  (piestion  tant  de  fois  agitée  de  la  conxenance  de   I  expression  dans  la  musique   sacrée,  question  <pie  le 
simple  bon  sens  exempt  de  préjuges    résoudrait  de  prime   abord,  nous  nous  perinellrons   cependant  de  faire  obserxer  aux  parti- 
sans  de   la  musique  /'/rinc,  An  //hin  chant, Af   lorgne  inriprvssif  (comme  si    les  jeux  forts  ou  doux  et  dixersement  timbres  nc- 
tablissaienl  pas  déjà  dans    lorgne   la  xariete  et    l'expression,)nous  nous  permettrons,  dis-je,  de  leur  faire  obser>er  qu'ils  sont  les 
premiers  a  se  recrier  d'admiralifin  (piand   I  exécution  d  un  chœur,  dans  une  nnnre  sacrée,  brille  par  la   finesse  des  niinni-es    par 
le.s  effets   de  crescendo,  de   decrescendo,  de  clair  obscur,  de  sons  enflés,  soutenus,  éteints,  en  un   mot,  par  foules  les  qiialilis qui  inan. 
quenl  a  lorgne,  et  que   Inuention  d  Erard   tendrait  a  lui  donner.  Ils  sont  donc  en  contradiction  éxidenle   axec  eux    mêmes;    à 
moins   de  prétendre  fils  en  sont   bien  capables)  que  les  nuances  expressixes  parfaitement   con\enables.  religieuses  et    catholiques 
dans  la  xoix   humaine,  dexiennenl  tout   d  un   coup,  appliquées  à   l'orgue,  irréligieuses-  hétérodoxes  et  impies.  Il  est  singulier  aus- 
si, qu  on  me  pardonne   cette  -di:«ression,  que  ces  mêmes  critiques    conservateurs  de   l'orthodoxie  en   matière   <le   miisiinie    reli  _ 
gipuse,  qui  xeuleiil   a»ec   raison, que  le  sentiment    religieux    le  plus  vrai   en  dirige   l'inspiration  ("tout  en   prohibant    1  expression 
des  nuances  de  ce  sentiment,]  ne  se  soient  jamais  avisés  de  blâmer   l'usage  des   fugues  d'un  mouvement    \  if,  (jiil,  depuis     long 
temps,  forment    le  fond  de  la  musique  d  orgue   dans    toutes    les   écoles.  Est-ce  que    les   thèmes  de  ces   fugues,  dont  qiiebpies   uns 
n  expriment    rien,  et  dont    beaucoup  d'autres  sont    dune  tournure  au  moins  grotesque,  de\iennent   religieux  et  graves  par  cela  seul 
qu'ils  sont    traités  dans   le   style   fugue,  c'est  à  dire   dans   la  forme  qui    tend  à  les   reprfiduire    le   plus  soinenl,à   les  mettre  le  plus 
constamment   en   évidence;  Est-ce  que   cette   multitude  d'entrées  des  parties  di>erses,ces  imitations  canoniques,  ce^    l.imbeaiix     de 
phrases   tordues,  encbevêlrees,  se  poursuivant,  se  fuyant,  ^e  roulant  les  uns  sur  les  autres,  ce  tobii-bohu  d'où  lavraift  mélodie  est 
exclue, oCi  les  accords   se  succèdent    si  rapidement  qu'on  peut   à  peine  en  saisir  le    caractère,  celle   agitalimi   incessaiile  de  tout  le 
système,  celle   apparence  de  desordre,  ces  brusques  interruptions  d'une   partie  par  une  antre,  toutes   ces  hideuses    pasqiiinades 
harmoniques    excellenle.ç  pour   peindre   une    orgie    de   samages   ou  une  danse   de  démons,  se   transforment  en   passant  par  les  tu- 
yaux d  un  orgue,  et  prennent   1  accent   sérieux,  grandiose,  calme,  suppliant   ou   rêveur  de  la  prière  sainte,  de  la  méditation  ou  me  _ 
me   celui    de    la   terreur,  de    1  Epouiante  religieuse?...  11    y  a   des   organisations  assez,    monstrueuses  pour  que  cela  puisse  leur  pa- 
raître  vrai.  En  tout   cas,  les  critiques  dont   je  parlais   loiil    à    1  heure    sans  dire  précisément   que    les   fugues    \lves    d'orgue      sont 
empreintes  de  sentiment   religieux,  n'ont    jamais  blâmé   leur  inconxenance  et    leur  absurdité,  probablemeni    parce  «pi'ils  en    (ml 
(rou\e    lusage  établi,  depuis   long  temps,  parce  que   les  plus  s'a\anls  maîtres,  obéissant  aussi  à   la  routine,  en  ont  cent    un   grand 
nombre,  et  enfin,  parce  que   les  écrivains  qui    traitent    de   la   musique   religieuse    elanl   jioiir   l'ordinaire  fort  attaches  aux    dfigmes 
cbreliens,  considèrent    involontairement    ce  qui    tendrait  à    amener  un   changement    dans   les   idées    consacrées  i-onime  dangereux  et 
incompatible   a\ec    rimniutabilile  de    la  foi.  Quant    à   nous,  et    pour   rentrer   tout    à  fait   dans    notre   sujet,  nous  a\ouer(uis    que   si 
I  in\enlKm  d  Erard   était  appliquée  à    l'orgue   ancien,  seulement    comme   un  jeu    iiou\eau    de    manière    à    ce    qu'il    fut    facullatlfà 
1  organiste    d  employer    les    sons    expressifs    ou  de    n'en    pa*   faire    usage,  ou   du    moins   de    manière   à    poinoir  enfler   et   dimi  - 
niier    certains    soas    indépendamment    des    autres,  ce    serait    un    perfeclionneiuent    réel    e|     tout    à     l'avanlage    du    irai     style 
reli"ieux. 


l.\8TRUMi:.\TS   DE   €IIVRE 

ET  A    EMBOUCHURE. 


LE    COR. 


(!rl  iii<lnri»iiil  |><>^sf(lan(  un  ^l'aiid  iioiulnes  do  tons  de  rechiinge  <[iii  rendeni  son  dii\pason  plus  on  moins  i:r;i\c,  plus 
(III  nioLii'  ;urii,i)n  ni'  prui  préciser  son  étendue  sans  déterminer  en  même  temps  l'espèce  de  coi"  a  la<pulle  elle  s'.ippli- 
(jiie  .  Il  est  plii>  .Use,  en  elle  l ,  de  produire  des  sons  hauts  <pie  des  sons  irraves  sur  les  eors  dont  le  ton  est  li,is;en  ex  _ 
cepl.inl  IiimIi-Iois  les  Ions  de  Là-,  Si  l>  l'I  Vt  rravcs  dont  rexcessive  longueur  du  tube  rend  l'émission  d(^s  notes  hautes 
liiit  (lilTiciie.  Il  e^t  plus  l,ieile,au  contraire,  de  donner  les  noies  i'ra\es  (pie  les  sons  ai^us  sur  les  cors  dunl  le  Ion  est 
h.iiil  .  l'.ii  oiilie  certains  cornistes,  se  servant  irune  emliouchnie  laree  cl  s'elanl  exerces  a  donner  surtout  les  sons  f;ra\es, 
11  ■  jM  u\ent  r.iire,  sortir  les  plus  airus;  pendant  ipie  d'autres  ipii  emploient  une  emhouchure  étioile  et  se  *ont  e'xerces  a 
(loiiiier   les   sons  ai^us    ne   peuvent   produire  les   plus  i;ra\es  . 

Il  VI  donc  une  étendue  spéciale  pour  ihaipie  ton  de  l'insli-umenl  el  de  plus  deux  autres  étendues  particulières  pro- 
pres  aux   exécutants    (pii   jouent    la    partie    haute  (^<clle   du    premier  cor)  et    la   partie  basse  (celle  du   second  cor). 

Le  COI-  -'éi  rit  sur  la  ilcf  de  sol  et  sur  la  ciel  de  la-,  a\ec  celle  p.irticularile  rialilie  par  Fiisa^c  ipic  la  ciel  de  sol  e^l 
considérée  comme  étant  plus  iirave  d'une  oeta\e  (pi'elle   ne  l'est    réellement  .Les  exemples   ei-apres   lei'onl  comprendre  ceci. 

Jolis  les  cors  ,  a  reveeption  du  cor  en  ^V  o/V/»i  sont  des  instruments  transpositeurS;  c'est-a-dire  (pie  leurs  notes  écri-. 
les   ne   represenleni    pas    le    sons    re'els.  •      '  •        '    '■ 

Us    ont   deux    espiccs   (le  soiis  de   carael(''rcs    fort   dilTeVenls ,  les   sons    07nr?7.9,  qui, preSqHetou6.,sont  la  resonnance  naturelle 
i!(vsdi\i,'-ionsli,innoni(jiie,s  du   liihe   de    rinslruincnl ,  et   sortcnl   sans   autre    secours   <pie    celui   des   lèvres   el    du   soulTle   de  Vexeeii- 
laiit  ;  (i   les   sons    hoiir/ies   ipiiin    n'olilienl  (pi'en    iei-nianl   plus  ou  moins  le    pavillon    {oril'ice   inférieur   du  eor)a\ec  la  main. 

Noiii  d.iliord  le  tahle.iu   des    sons     oiifff/s  sur   h-s    diHirenls    cors  pieiniers  et   seconds. 


COiiS  En    M    'i) 
lt\S. 


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drl    ,lrS,.l.  .  / 


l.r     C,,,,!,,     s. il    11  ,-r  m;.r.|iif'.l.i    Slïiif -<(>-  <■«!    m«i>ai!.rl     v..ill,.nl     Mil    l"lis    Irslmis     jillls. 

La  r.miilli'  (l(>  cors  <•^l  <()ni|)i;i<-:,  il  \  on..i  dans  /o».v  A".s-  /o«.v,  liicii  (jir'dii  cinic  -('iKTalrinciil  le  (onlr.ui  r.  (  rii\  <|iii 
panalsseiil  niaïKiiiiT  (l.ms  IrVlKlI.-  cliiiimaliiiuc  n'nlilliniiriil  an  moyn  (rime  rallonrr  «[iii  liaissi-  riiislniiiicnl  dun  di un  Inii. 
Ainsi, nous  n''a\nns,  !.  la  v.'ril(',,  loi  mm  >  d.  loul.s  pic'ccs,  «|nc  des  nns  on  Si  Ac/z/o/ lias ..  on  1/  on  lie ,  v\\  Mi  lirninl ,  on 
iV/k,  Pn  /«,  .■n  .So/,ri,  L„l,rni<,l,vu  Im  l  aj^n,on  Sib  aiiiu  ol  on  //  ,.i^n  :,  inai^  on  ajonlani  la  lallonro  an\  Ions 
de  .SV'^  et  d'Ll  l)a.,on  olillonl  <ou\  ^\r  Lit'l  ol  Ar  Si\  l.as,o(,  par  h'  nionio  ino\on,on  li-aiislninio  jo  Ion  do  lii-  on 
lie  bémol  (on  II  C  )  io  Ion  do  ,SV,/  i;n  Sol  /k'dioI  (nii  la  S  )  ol  lo  Ion  (/'l  /  airn  on  .SV  [^  ai^n  (  on  l  /  '^  )  on 
olilionl    oo    doinior   lon^in    liiiuil    sriilomonl    la   (diiliNso    du   oor   on    ni    airn  . 

I.os  sons  Ixiiir/irs  oITionl  non  souiimonl  a\c-o  los  sons  ouverts,  mais  nu'nio  oniro  on\  i\v^  dirioionoos  noi, ddo 
do  linilno  ol  .lo  sonoiilo'.  (.'on  .IiHoVoim  os  tomiU-iiI  <Io  la  |du>  on  moins  riando  (Mnoilnro  l.uss,:,.  ,„,  p„i'ilh,n  par  la 
main    >.\v    iVxc'onlaiil  .    l'nnr   <oil,unos    nulos   lo   paMllon    doil    olic    honoli,'   d"nn     iiiiiirl,    diin    tiers,    .lo     la    moitié;        pour 

d'anlros    il    j,.ul    lo    lormir    pi  .s. pi,-    .nli.'i  <  inonl  .    l'Iiis   l'oi  il'ioo   l.dss.:    ;,„    |,,n||| ,|    ,:||„ll,plns    |,.    sn„   ,sl    soui.l,ian  _ 

,,„,.  ,1  .1, ITi.il,-  :,  .ill.ujn.'r-  a\.',-  o-M-liIndo  .-1  jnsloss,.  .  ||  y  ,,  don.-  un.-  ili-l  m.  I  om  Mopoi  L.nlo  a  .'laiilir  pai  nu  los  sons 
|„iuoli.'s,  o'o-l  !■  iino  n.ms  l'oi-ims  on  dosr-nanl  par  !,•  sirno  l  ol  .'onnno  los  nioillonros  noios.,  ..l  les  |,onr  los  .pnllos 
Il'    pavillon    MO    doit    ohc    h. un  ho    .pi',!    rnoiho. 


■/■.. 


Les   iKiIrs   lil.mc'lii'S  >ou\    1rs  ^nns  (iiufrls  ilonl   i'.ii   (loiiiu'  le  l.ilili'.iu   cl    (lrsMis,li-s   iiiii|-s  |i'|)ii'sciil(>iil    les   suii-.    Ii(iuclu'> 


pir.-   .Illlnilr,.      '  '  .  ■     _ 


\\,ml   (r.illir  i)1ms  loin   (-1    nl'iii  <li'  nniivnii-  donner  le  lableaii  de  Télenduo  coni|)lète  du  cor,  nous  devons   dire  ici  (|u'il  j    :i 

'  ,  ,      ■  ,       .  ,  ,        -  y*^^ 

cmoif  (Mi<  l(|iicv  noio  (iu\(i  II-,   inoms  roiiniics  <nu>  lr>  précédenlcs,  cUres  utiles  cejtend.inl .  (.'e  sonl:  le  Sol  ftetmd    haul  fil    — [j 

iloiil  i'iiiloii.ilion  est   lonioiirs  un  pcii    liasse   <|ui  ne  parait  j\iste  (|ue  placée  entre  <.hy\\   la  ^    |         !  —H   cl  ipii   ue   saiiiail 

en  (iiUM'ipienec  jainais   iiMipla(  (  c  le   la    C -,   !<■   Ln   Ix'Diol   lias    vJ  ||   ([U^m   ol)li<nl    en   l'oii^ant   un    sol  et   en  pinçant  les  le  _ 


Mes:  et    l.-   /v(  h    bas      l^ 


b^ 


h    bas     vj  H  i|Lii    sort   en   lâchant   les   lèvres   au  contiaire  .  (!es   di  ii\   dernieies  noies   sonl     l'orl     preiieusesi 

■  -v — —         ' 

le   la   lienyd  snrioul  ,  prodnil   en   mainte  occasion  un~  excellent  cITel   sur  tous   les  Ions  plus   airus  «pie  le  ton  il"'  r<>  .  Oiiaiid    au 
l'a   b    il  est  (rime  émission   plus    ehaneeuse  et  ou   a  plus   de  peine  a  le   soutenir   a\ec  assurance  el  justesse  . 

(les  sons    i:ra\es   pi-u\enl    s'alLupier  à  la   rirueui     s.ms   pi  cpa^Ml  ion ,  en   iMlanl   loiilelois  de  les    l'aire  preVider  di'  nod-s  trop 
ai_:;ues.,  il  est  cependant    liiaucoup  mieux  en  teueral  de  les   placer  après   un  Sol  .     !  . 


Le  passade  du    la   !'  au   la   ^  est  |ii'alicalile   dans  un    niouïcinenl    modère 


«■•    -y*? 


i:xrMiLE . 


(Vilains  cornistes   l'ont  entendre   encore,  au   dessous  de  ces  notes   le  nii   ,  fi^  ^  noie   détestalile   et    presipie    ma   _ 


liordalile  «pie  i''eii-aj;e  les  compositeurs  à  ne  jani.iis  eni])lo\er  el  les  qinq  noies  iiMMs  suivanles  qui  sortent  très  r.ircnieiil 
iustes,,  (proii  a  lieaucou|)  de  pi-ine  a  l'iver  et  rpi'on  ne  doit  tenter,  en  tout  cas ,  <|ue  sur  les  cors^  moyens  comme  las  cors  en 
/{i-,  3/i,  v\    Fn   et    dans   mu-   pro;:ression    t/i's<rn</niifi'   seulement.  '^'  ^'  ,  ^ ■''■',  '■ 


Nnl,.  naUiirlIe. 


g^^ 


■  4      ,4       -  -f 


7j 


h, Il    leuimi-sanl    IVIendiie   du   |iremier  cor  à  celle    du   second  .,  il    en  lais.inl    siieeViJer   aux  soiis  ouvel'is    nalureU    le>    niili 
l.icli.is   iMUerles    nu   liouelie'cs ,  \oici    T'inimerise    e'chelle    iliiiimaliipie  ipii  en  resulle  en  parlant   <lu  irave   a  Tai^ii  . 

ÉTENDIK    gÉnÉHALE  Dl    COU . 


w 


•*  f 


^ 


«74 


3^-je^^a^ 


dVsl  ici  lo  lieu  de  l'aire  nl>ser\er  i|ue  les  suece^Mens  rapiiles  sonl  (Piiuliinl  plus  (IiIIh  iKs  sur  le  inr  (luc  son  Ion  esl  |>lii- 
ïlMM'i  son  liilie.  ((ui  es(  :il()rs  «rime  ^liinde  joii^iieiir.  ne  poii\,inl  eiilrer  insl.iiilanenieiil  eu  \  ihral  leu  .  (  lu;in(  ui\  ni>le>  inlV  _ 
lii'Uie  nicMues  n.ilurejies ,  dans  |)i-e«(pu'  Iimi-  ji"-  l<ius  ejli's  ne  peuxcul  >c  sueeeder  ipir  dans  un  in<iu\euirul  uiodi'ic  i  c'esl 
d'ailleurs  une  lui  i:euiT,di'  ([U  on  doil  olJ^el■^(^  d.uis  l''(in|)|(ii  de  lous  los  iuslruiui'uls ,  pui>(pie  les  s^ns  rra\es  sonl  eeu\  '|ni 
ipsullent  (run  moins  urand  noinlii  e  di-  Nilualioiis  d.ius  un  inslaul  donne;  d  luil  donc  <|uc  le  ((ji  ps  «onoie  ail  le  Iriiip-  i»  .  . - 
saire  a   la  prndiieliou  ilw   son.  Mnsi   |c  passade  sui\;uvl  ,  sur  un  i  (ir  rra\e,s(  rail   inipialieaMo   cl  d'un   iuau\ais  ellrl; 

Xllcfilo. 


.SVl>     bas: 


il    laul    .uil.ml    (|ue   possil)le,en   einpIoN.inl  les    sons    liouehes ,  dans    1  oreheslre   suiloiil.,  les  rnli  (■mêler    di      sous     ommiIs 
L'I    ne   pas   saiiler   d'une    noie    l)oueti<'e   sur    une  aulie,ou   <lu    moins   d'une    mauvaise   noie  li<meliee   sur   une    ,uilie      e-alcmeul 


mainaise.  Ainsi   il   sérail  alisuide    (réeiiic:      ^^ — • —  — fr>— j [ -^u    eonliaire.  un     | 


lassare     eoiuuie     eelui-ei: 


^fl-  — jj      ne    lualKjUe        pas    de    souorile    el     se     peiil     e\eiiller 


aisenienl  .,  paiiecpTil    ne    eonlieul    (pruuemauviiisennle    bouchée   (le  premier   la    bémol  )  ^  laiidis  ((ue    ee    même  (rail    (laiisj» 
se    serail       i  idu  nie     el   d'une    e\(cssi\c   ililTieulle  : 


^^J^ff^i^.^i^^ 


KXEMPLES     MM  VAIS 


Ou  peiil  \oir  piii  ces  Irois  e\emplcs..nic  les  nieilli'iiis  sons  lioucb('s  se  Iroinenl  lous, a  rcxcejilion  des  (|ualres  suivants  W£iFfj^  'i#  il 
plaei's  ;\u  dessus  du  f.tr  )  du  mé<iiuiu;  ils  l.ii  meiil  la  sci  le  d/ja  inili<|uce  plus  haut.    Î2~~II 


ii^^^^i^^J*: 


(.'csl    p(iui<|uoi    1,1   plii.ise  en    Af(  hrin'il  cil/e    ei-dessns.  bonne  dans  un  oelavi' ,  de\  ieni  dc'ieslable  (lansposee  a  r'oel.i\<'    inic  _ 
rieiire    ou    elle   feule   ]ii  es.pic  enl  lereineiil  sut    les  noies    Iioik  becs  les  plus  iIHiinaises,   frs-  ''"'[~t'>"*~[]  buii  cpielle  dcliule  p.u    une  iiole 

,        )^=%  .    .  ,        -  ,        -    . 

miMilc  le  l.it  t  p^— - — H  noie  laeliee.,<|ui  auis]  allanuee  lapidemcnl  s^ms  prc|)aralion,  esl  dune  iinissum  assez   dau^eiciisc. 
>*■ 
Les  .uiciciis  m.ulies  se  sonl   bornes, en  j.eiier,i| ,,  ,i  r'usa;:e  des  sons  ouvcrls,  (pi''ils  e(  i  i\;iiciil,eii  (iulrc,il  laul   I  n.,iiei.  Iris  in.ila. 
diriili  uienl  .  I!e(  llio\en  lui  iiiènic  est  evlrèinenienl  reserv<'  dans  remploi  <le  sons  bouches  (piand  il  ne  lin''    p.is  les  cors  en  oo/o,  les 
•  \eiu|iles  eu  SOI  il  assez  r.ires  d.ins  son  oreheslre,  et  «iiiand  il  \  ,i  recouis,e''esl  prcscpie  loii|oiirs  pour  un  cll'il  s.iillaiil .  \iiisrde>  -mis  |joii_ 
(  hcs  des  lidiscois  «'n  Mi  '>  .d.Uis  le  s(  (lei/odc  la  S;/liijili(iiiii'  /ir'ioiifHr,\  Au /ô^h.i^  du  sec  iiiiilcor  in  le  dans  le  selier/iid.    h  sMiiplioiiic  cil/.f/. 


*■* 


^ 


IS?40. 


(itl.l   IMOM.N.) 


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sïMPHoyn:  i-:„  i.  \ . 

(CEliTHCAKN) 


(I.AIUM  IIKS 

Kl.   I.A. 


COliS   l'.n     UK. 


'ii;()i\ii'.  h:,,  i;i 


■riMIt.    I.A,  lA. 


Moi.()N(  I  i,i,i;s 


i--— ~c3^—^H~ 


O  s\^lomc  esl  sans  diuilc  inlihimenl  sii]i<'ii(iir  à  l;i  mt'lhodi' ronliMiic,  adiiplr.'  .iiijihm  illiiii  |),ii-  l.i  ()lii|),iil  <!(  s  (■(iiii|iomI(uis  li  ,iii_ 
cals  el  italiens,  il  ([mi  consisl.'^  à  relire  les  cors  aliMilunient  comme  des  bassons  ou  des  clarineKes,  sans  lenir  eomple  >],■  l.i  dilli  _ 
renée  énorme  iini  e'visir  enlie  les  Ions  houclies  el  les  Ions  ouverts ,  comme  aussi  entre  certains  sons  bouches  el  certains  aiilres,  sans 
se  spih  irr  de  la  dilTieulle'  (|m"iI  y  il  |i""r  IV'xécul.inl  à  prendre  telle  ou  telle  note  après  un<'  autre  (|ui  ne  l'amené  pas  naturellement, 
de  la  justesse  donleuse,  du  peu  de  sonorité'  ou  du  caractère  rau<|Ue,  étrange  des  intonations  (pi'on  prend  en  bouchant  les  deux  Ijirs 
ou  les  Irois  (juails  du  pavillon,  sans  avoir  Pair  «le  se  douter  enfin  «pi^une  connaissance  appiolondie  de  la  naluic  de  rnishument ,  le 
rcnlt  el  le  bon  sens  puissent  avoir  <|uel<pie  chose  à  démêler  avec  l'emploi  des  sons  (|ue  ces  mailres  écoliers  |ellenl  ainsi  a  loul  ba  _ 
zaï-d  dans  rcufbeslic  La  pauvreté  même  des  anciens  est  évidemment  préférable  a  cet  ignorant  el  odieux  pspillage.  (Juand  en  n<'  _ 
crll  pas  les  sons  boiiebi's  pour  un  effet  parlieulier  il  f.iut  au  moins  éviter  ceux  dont  la  sonoiité  es!  Irop  faible  el  lr(i|)  disse  mblalile 
(les  autres  sons   tUi  e(u-.  _^ , ^^       ^^ 

Tels  sont /le  R<'  i]  et  le  Hé  h  en  dessous  des  portées/ ^^rt^S  le  la  tj  et  le  si  P  bas  -^J-   r^  et  le  la  P  du  médium  ^CT-^gEl 

(jui  ne  de\rai(nl  ianials  èlre  em|)loyés  comme  noies  de  remplissage,  mais  seulement ,  afin  de  produire  des  ellels  inhérents  a  leur 
lind)re  souid,  rau(|ue  el  sauvage.  Pour  un  dessin  mélodi(|ue  dont  la  forme  exige  impérieusemeni  la  présence  de  celle  note,  j'excep. 
terais  seulement  le  Lft  /ie»iol  du  nie<lnini:  hvrMi'i  r- 


Le  Si  lirtnol     lias  _fi^EïxEz       "    été    placé    une  fois   a\ec  une  excellente  inlenlion  dramali(|ue  p,u- VV'ebei-  dans   la  si  ène  du 


Frevsehulz  où  (laspard  conjure  Saini'L  ui.u^  (c  son  est  tellement  bouché  et  conse'(pienunenl  lellemenl  sourd  (ju'on  ne  l'eiilend 
pas:,  il  ne  pourrait  èlie  remaniuc  «jue  si  l'oreheslre  entier  se  laisail  au  moment  de  s(ui  émission  .  Ainsi ,  le  La  /jéntôl  (\u  mv  - 
dium,  ('eril  par  ^le\erbeer  dans  la  seéiir  <les  nones  de  /io/>ert  Ip  D/fi/>l>','lu<\U(\  lîoberl  s'approche  du  lomlteau  pour  cueil_ 
lu  le  lanieau  eiubanli'  n'atlire  liliemeut  l'attenlion  que  grâce  au  silence  de  pres<|ue  tous  les  autres  instruments  ;el  cependant 
celle  unie  esl  beaucoup  plus  sonore  (|ui'  le  Si /jp'iuoI  \nifi .  Il  peut  résulter  dans  certaines  scènes  d'horreur  sileneieuse,tiTF»lrès  grand 
elTel  (le  ces  noies   bourhées  à  piu^ieuis  parties;  IMéhuI  esl  le  seul, je  crois  <|ui  lait  entrevu, dans  son  opéra  de   /)/ro.vwe  el  Mr/ii/'D'f. 


IN?42, 


A.1V.'  Moderato. 


PHHOSiyE  Et  MELIIlOHK. 
(Mt-:HIX.) 


I_i-s    Tiilli-     iii.il'Ui»    cl    luiiiiuis    -nul    |ii  ilii  ^lili  s    sur  II    (  Hr.    nini-    il. m-    une    |Hfi(c    p.tilii'  (!<■  s,i  ^,iii\inf    stiili  nii'iil , 

\ni(i    l<  »  mi'illiiirs  .-  > 


/, rr // tr  II- 


lin  ■•!  I  li  .1,  ,;,,!.  Il  iiiirnl  II-  ((M--.,  inirl(|ui  -..Il  |.  m  luii  cl  vr\\\\  <!(■  roichc-l  l'i',  sa  II-  (il.'/c-  ni  licmol-  ,i  l,i  rlrl'.  Lors(|u  du 
li,uli'  un  roi  (Il  |).iiii('  ri'ril,\iil(\  cfpciKl.iMl,  il  c^l  iiiicux,  si  riiisliimicnl  ii't-l  |),is  d.ins  le  nirini'  liiii  i|iii-  l'oi  i  hi-ln  ,  d'iiuli  _ 
i|\iii  à  1,1  (Il  r  li's  (liî/rs  mi  lis  ht'mnls  (|U('  la  Idii.ililc  i\i^t%  mais  il  l'aiil  Inujouis  s'nri  aii^ci-  de  in.Hinit'  a  en  riii|)lii\ri  liî- 
|irii  .  Vmsi  II'  cni  111  F(i  csl  Ires  liicn  clini-i  |ioiii'  rxcrulcr  un  solo  (|ii;uul  I  oichcstif  joup  en  Mi  hcninl  ■  (raliiud  |i,ii  i  rijiic 
c^si  un  dis  innllrins  Ions  do  rinstniiiient ,  onsud'-  |);irf'e(|ue  cedo  coinlunaisoii  n'ainonc  pour  1a  poulie  du  cnr  (|ui-  di  ii\  lir_ 
mni-  (si  cl  ini)  ,"i  la  ili*),  doni  Pun  (lo  si)  ,  t'lanl,d.ms  le  modium  el  d.ms  Ir  haul.,  uiio  nnlr  oincilc,  ne  diniinur  p.is  la  sonmili' 
(II-  1 1  llr   pain    de  sa  r.u\ilii('   ipii  doit  rlio  le   plus  souxonl  employoo  on  paioil  cas. 


Cl  Ml     Kn     1\. 


(ir.i  iii:sii',i: 


Eir.l    llr  1,1   iiliiiie 


f)^'  r   f^^^^^ 


Il   r-l  \i,ii  <|U  lin  cor  on   nii    '',ponrnn  passar^e  connue  iclni-ci.,  cul  cic  loiil  .iiissi  a\anlarcii\. 


"Ki.Mlk     ^E 


M. lis   si    l,\   niclodic    .nucnail   li  c(|ucuinicnl  le  (|U,ilricnic  cl    le   sixicnic  dc-re   de  celle  -anime  [  La  \>  <■{  f  V  )  le  cor  en   l.i  van. 

f)  O -A 

Iriiil   \iiieu\  alors   (pie  le  cor  en    mi   ;■> ,  ses  deux  notes  -^— |— — F— -|]  <pii   |)rodiii-.iil  ^r^U      f^^  cl, ml    lie,iucoii|(   mcill.nrcs  <pi< 

tj  -■     ^ 

■cil. -s  du  cor-   en   mi   P: 


■seul. ml    les   mêmes   -uns 


lis  ,1111  icns  (uchc-lies  Ile  posséd,iieul  «pie  drn\  cors,,  parloul  .lujonrdliui  les  coniposilenrs  en  lioiiMnl  iprilie.  \\ec  rlen\ 
COI-  seuil  nieul  loiil  en  ulilis.ml  |i-s  soiis  haiiilifs.  iorsipi'il  s'agira  de  moilulir  un  peu  loin  de  l,i  lonalile  pi  im  ip..li  ,  les  ic^ 
sources  d.  riiislrumenl  s.  rmil  assez  liornes:,  ,uec  «piaire  ,ui  i  iiiilr.iii  c,  cl  lors  nièiiie  ipi'on  ne  vondr.iil  se  sci\  n  cpie  des  smis 
oiiMi  ls.il  e-l   l'acile  d''\    p,ir\eiiir  |iar    le     Crnis:riiirtil    i/rs    /ans. 

I  e  ciiiiipii-ileur  <pii  pieiwl  ipi.ilre  cors  d.uis  le  meiiie  Imi  lail  prcsipic  lonjoins  preine  d'une  iusi::iie  in.d.idressi' .  Il  \,iu( 
inicoinp,ir.di|iiui  ni  umux  cmpluMi  deux  cois  iLm-  un  luii  cl  deux  d.iiis  iiii  ,iulri.;oll  le  picinicr  cl  je  seciiud  eer  d.iiis  ir  iiicuie 
Ion,  II'  liiMsiciiie  d.iiis  iiii  .iiihe  cl  |.  (  pi ,.  I  r  it'iiii-  dans  un  .ml  le,,  prnec'dc  preleralde  eneorcion  curMi, 'pi.ilrc  cors  d,iiis  (pi.ilic 
l.Mi-    ililïi  Miil-;  .  .    .,11  il   linl    r.iirc    surliiiil    il,ins|e..i-   nu    r'du  .iiir.iil    lie-oiii    iriinr-    -i,,ii.|.-   iiu.inlili'    de    -nu-     olivt'ris . 


I?(ii(l).'slrc  joiiaiil.,  |>:ir  cxiMiiiilf,.'!!  Ln  honinha^  Hiialif  cws   |.oui\  ,iii  ni  «'de;   [-en    La   betnol     '1"~     en     .'//'Il  .. 
(il  c;iiisf  lie  sou  iiii,  iinidnisaiU  soi  Z  i\\ù  flonnf    enh,iiiiiniii(nununl  le  la  h3-''en/rt,4-'^eii  t  <.0u  Imiu  IVen  Xa  b.^-'fnyiV? ."'-' 
'    ^n^  Mi\  A"-     en  Sl\  l),\s,(;i  cause  de  son  iiij  piodtiisanl  re  Z  qui  donne  en  hHriii(mi(|iieinenl  nii  l)eni(il).Oii  ppiil  eiiedie  m  luii 
.__l:i  e(iiili\lirre    du  moieciiu    eoinliiner  les   ini.ilre    tons  de   plusieurs   aulres  nianieres,  cisl   ,uj  ((iinpnsdeur  a   ealeulir   lis    r\i  _ 
i;e;mris   de   ses   liirnionies   el   à  leur  subordonner   le  ehoix  de  ses  cors. 

l'.ir  ce  moyen  il  y  a  très  peu  d'accords  ou  l'on  ne  jniisse  introduire  i|ualre,ou  (rois,  ou   aunioins  deux   notes   ouMiles. 


l-(()li     V.,^      L\  b. 


2'- COli  En  MI  \  . 


."'- cor,  i'„  FA  . 


4- COK    En    l'J 


i''  H      'i 


à 


EE 


l^COH    F.i>  h\  \>. 


AvriiK         1  2''""coR  Kn  ni-:  \>. 


liXKMI'l.i:  .       J    O      COH    Kn  Ml 


4"'"ron  Ennl»ii..<. 


^; 


W 


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Oiiand   on   se   sert    de   plusieurs   tons  dilTi'rents  a  la  Ibis  il  vaut  mieux  denner   les    Ions   aii:us  aux    pn-niiers  eors  rt    les 
liMis   lic.ues   aux   seconds  . 

lue  autre  précaution  <|ue  beaucoup  de  compositeurs  négligent  a  tort,  est  erllr  de  ne  pas  faire  l'cxirutaiit  ih.inpi- dans 
le  même  morceau  un  ton  très  haut  contre  un  autre  Ion  très  gra»e,  et  ii'i  iproijueinint .  I,e  cornisie  liinue  Ibit  ineninniodr 
I'  passade  suliit  du  Ion  de  Xrf  haut,  par  e\emi)le,  à  celui  de  Si  hpninl  lias,  cl  au  mo\en  <les  ijualre  cors  «pu  se  li(iu\enl 
.iu|(iuiil  hiii  (l.ins  tous  lis  oi-chesires,  il  n'y  a  jamais  nécessite  de  (aire,  pour  les  chan^:;ements  de  tons,  (les  s.iuts  aussi 
di^propoi  tiOTine's  . 


Li-  cor  c'vl  \\n  iii-liiinii'iil  rinlilc-  il  iii(l.m((ili(|M<' ;  l'r\|irc»»iiiii  (\i'  -.(in  liniini'  l'I  -.i  sniiunlr  ne  sont  n.i-  lilli'*  ctniiKl.ml 
<|iril  111'  |iMi~»i'  fiiiiri-r  il,m>  Imilr  r»|i.  .  c  de  iiic)1Cimh\  .  Il  «r  l'oml  .ii^cMiirnl  (l.iii^  I  iiim'hiIiIc  li,iriiiiiiii(|Ui  ;  ri  Ir  coniini-il.ui- 
inrmc  II-  iiioiii»  ImIpi  li,  iiiiiU  .1  \(i|niili'.  Ir  nicllri'  l'ii  (■\  iili-ncf  «m  lui  l.urc  |.Hiir  un  \n\f  iilili'  m,ii>  iii,i|)|hi  c  m  .  \u(  iii\  in.ulii,, 
s  nirin  ,ivis,,  ii'.i  nii  en  lin-r  iiii  |»:u  1 1  plii*  nri^in;iU  |>liis  |)oc(i(|iii'  en  niriiic  liin|is  il  |)lu^  coiniilil  ijur  W  tlirr.  |),iiis  m^  lini^ 
I  hil'^  i\\,i\\\r^Ofteron  ,  F.nn/diilr  r\  le  Frrt/f:r/i)ils,'\\  \c\\v  r.\il  |);iilir  uni'  Im-iu'  jilnur;ilili'  .ml, ml  i|iii'  n(iii\illi'.i|iir  \li  Iml 
cl  r.ccllinMii  ^cilU  »cinlilriil  ,iMiM  couipi'i'^c  in.iiil  lin.,  cl  (lniil  Mc\cil'ccr,  niiciix  i|iic  Imil  aiilic,,i  inaiiilciui  l,i  piiiclc.  I.c  <'(ir 
csl  lie  Iniw  le-  ili'ilriinicnl-  ilc  l'uiclicsli-c,  celui  nue  dlilck  eeii\  il  |r  niiUII-  liieii;  \\  -iin|)lc  iiK|ieilion  ilun  de  >(■-  nuM.i-es 
sullil  |)iiiii-  luellic  \\  nu  -CM  |)<ii  (r.i(lri'.ssc  a  ccl  craid:  il  laiil  |Muiii.inl  ciler  coinnic  un  éclair  di'  renie  le>  Inu-.  iidi  -  de 
cm  iniilanl  l.i  ('ciii|iie  de  Caron  dan-  Pair  f/ 'j4/c*'.v/c  (((l.iion  ra|)|)ellc!  »  ce  >iint  de>  L/  du  nu'dumi.,  donne-  à  l'uni-Min 
|iar  dcu\  cors  en  Wv:  luai'i  rauteur  ,n,iiil  iniaimc  de  l'aire  aliouchcr  riin  eoiilic  raulic  les  |)a\  illoii-,  il  en  rc-nllc  i|iie  le- 
deux  iii-liumciiU  se  -cim'iiI  muliicllcnicnl  de  sourdine  cl  i|iic  les  sous  en  s''cnlrcelioi|iianl  pi-enncnl  un  accciil  lniiilain  cl  un 
liinlirc   ia\cincu\   de   IVlTcl    le  pins  clianrc   cl   le   plii-    di  anialii|ue . 

.....       .^.       •►  ■ 

EXE31PLE. 


Mii;s    I  il    i;i 


AlKinclii'Z  les    PdvUliiiis 


9^^^ 


^  »  f    • 


-r-1 r-"-i h 

Ca.  riiil        l';ip   .    jiel    -    le 


-f==?= 


i'ii.IcikIs     s,'i         viiiï . 


•le    iioi-    I il, ml    (|iic  (ilnek   cul    olileiiu    .1  |)cii   j)i  e-   le   inènic  lesiillal   a\ec  le    La  bémol    liouclic     du     incdiiiin    de     deux 

u  -    en    Snl        Innidl .  .■:'-.• 


uis  ],„  SOI.  iir,„„i .   -frri 


m 


.M, 11-    |)enl    elle.,   ,1    celle    e|)iM  juc.,  le-    c\iiul,ml-     n'eKilcIll    il-     p<l-    ,l--e/     surs    de    prelldic     de-    lllliill.ll  Min-   p,irei  1  |i  -,(■(  1  ,i||((  ur 
lil-il    Inen    d'iiseï     de   ce    -uiiiilier    procède  pour  .is-nuiln'ir    cl    cloi:;nci'  le   son   le  plu-  ciiveil    du   cor   en   ///•.. 

lto--iui.,  d.iii-  l.i  cll.isse  du  -ceoiid  ,11  le  de  (iiiiU(iU)lie  Tell,  ,1  eu  l'idée  de  laiic  e'xcclllei'  Un  Icail  di.iloiiiipie  p,ii(|ii,i_ 
lie  enr-  en  Ml  /ii'iiuil  .\  l'ii  11 1--011  .  (  !  c-l  loil  011^  1 11,1 1  .  Oii.md  (Ml  \eiil  ,iin-i  rcuiiir  le-  (pi,ilie  ciM-., -oil  -ni  1111  i  li.ml  -on  - 
leiiu.,  -oil  -ni  une  phia-e  1  .ipide  ipii  iii'ee--ile  l'cMiploi  des  sons  lioiii  lie-  cl  de-  -on-  oincil-,  il  \,ml  1  ncoinp.ir.dilciiiciil 
iiiiiMV  fa  nioiM-  d'une  idei'  li,i-ec  -ne  l.i  dilTerenee  nicine  c(  l'ine^alili'  de  ces  soiisj  les  niellrc  d.iu-  des  Iimis  dilliTcnl--,  ii^s 
unie-  ouM  1  le-  de-  uns,  conipcn-.inl  ,1111-1  le  peu  de  -oiiorilc  de-  note-  lioiicliccs  i|ui  leur  ciMrc-pondeiil  elle/  les  .mires,  \-é  . 
I.ildi--enl    |ei|iiililM c,!-!    dimiicnl   ,1  l.i  r.iininc   cnlière   «le-   «pi.ilrc    cor-   uni-   une    sorte   d  liiiniopcin'ile  .  -^  iiisi.  peiii|,ml     ipn       le 

cm     en  / '/     d •    l    M,    l,e„i(,l    njonclic  ) .,  -  i    le  cor   en   3Ji  hémol    doiiue/7V    (  oin.'il  )  l.'   cor  en  /'a   \v  Si  L'mnl     rotivcrl),, 

.1    on    cor   <u  Si  lieitiol  h.i-    ]•■  El  (  lionelié  ) .,  il   n'-nlle   de    ic-   ipnln     Innlircs   diHe'iciil-   1111   ipcidi  npli'  /'// ///'///o/    d'iiiic     l'orl 
|j.|le    >mi.Mile:el    l'on   1  oinprend    i|n''il   en    -oil    ,1    jini    près   de    nièiiic    pimr   les    ,irilics    noie-. 


(OH    i:..     FA 


coii     i:n    UT 


Cdll      Kl,      Ml    7. 


((IK      En      S\    \}  . 


t«6 

EAE3J/>LE. 


t^ 


H'.'  Ji 


In  nr(i(('(li'  ;>\;iiil;ir<'ii\  donl  je  ne  ronnais  (nrim  seul  e\i'iii|)lc,  consislf  ii  l'aire  (idis  on  <nia(rf  lors  en  ililii'icnK  Ions 
M'  sii(0('(l('r  |)oiii-  rcNiViilion  i/'un  so/o_chanlanl .  (Ihaciin  (rciix  prenant  ainsi  dans  la  phrase  les  nnles  (|ui  eoiitspoMili  ni 
a  ses  sons.on\erls  i|  en  resulle,si  les  liagnienls  niélodKjues  sont  adroitement  enehainés  les  uns  aux  aulies,  un  ehani  (|iii 
a  lair  d  elle    everule     par  un  seul  cor  donl   pres<|ue  toutes   les  notes  sont  égales  et  ouvertes. 

KXEMPLE . 


(Oli   Km  AJI   t>. 


roii  Im.  t'i'. 


cou  En     LA  t». 


(OU  i.i,    m;. 


.r.ii  (lil  (pie  le  cor  ('(ail  un  insliument  iioltK^'ct  niélancolicpie,  maigre'  ces  Joi/eusex  finifm'esAe  chasse  qu'on  eile  si  sou_ 
\riil.  Kn  elTet,  la  r.nli'  de  ces  airs  résulte  plutôt  de  la  me'Iodie  elle-m(ènie  i\w  du  liinhre  des  cors;  les  l'anlares  de  (hisse 
ne  sonl  \raiiuent  Joi/ciises  <pie  si  elles  soni  joiu'es  sur  des  /row/Jf-.v ,  ins(iun\enl  peu  nuisieal,  dont  le  son  slridml,  (oui 
en  dehors,  ne  resseinhle  poini  à  la  voix  ehasie  cl  ri'scrv('e  des  cors.  Kn  l'ort^ant  d'imc  certaine  manière  t't'niission  de  Tair 
(1,111^  le  liilie  du  cor,  on  .iiri\e  ce|)cndant  à  le  l'aire  resseinlder  à  la  trompe;  e'esl  ce  (pi'on  a|)|)elle' l'.iire  ctn'vff)-  les  sons. 
!  ■■     .  (^'la  peul   ('^^lie   iiiieWpiel.iis   d''un   ■CMcllcnl   eH'el,m(nie   sur  des    nolc^    Ixmchi'es  .  Ouand   il  s'aïil  de   loreer  des    no. 

Il-    iiii\(il(s,  les   (  iMiiposiliMiis    cxi^eul  ordinairement,  pour  donnei-  au   son   loule   la   rudesse   possihie,  (|tie  les    e'\('eiilanls    Ic^' _ 
\<i\i    |(  >   p.iMJIiins;  ils  indiipiciil    alors  la  position  de  l'inslrunient  par  ces  mots;  Pnvillous  en   Inir.  <hi  Iroiue    un     miriii   _ 
lh|iie    r\eni|)le   de   T'emploi  de   ce   iiio\  en ,  d.iiis   Texplosioii   ("inale  du   duo  iV  Evpliroxiue  et    Cni'fii/iii ,  de  Mehiil  (.  ^/r^v/er 
mil  s  (le  la  Jdlùusrè/n   h  neoi  c  sous   l'impressioii  de  rhorrihie  cri  des  cors,r.relry  r('p(iMdil  un  jour  a  (piehpriin  ipii    lui     de. 
iii.uulail    son    opiniun   sur  ee    r(iiidio\.iiil   duo:  <i(!''esl   a   oiiviir  la  voiile  du   ihi'alre  aui-  le  er.ine   des   aiidlleiirs  !  » 


LE   COR    A  5    PISTONS. 


I  T     (    (  )l  IM'HhS  . 


T}  \«iil  l'airo  toutes  1rs  iiiitos  (iiiverlcs  :m  iiKiyn  il'im  iiicr-aiiistiif  p- i  lirnlicr  ili.iil  r:\iii(iM  (■(msivtc  ,i  chant'i'r  iMstaiilaïK'iiiiiil  li' 
ton  dii  (ior.  Ainsi  rotiiploi  de  tel  on  tel  piston  traiislornic  le  rorcn  fn  l'ii  un  turi  nif/.'ou  en  J//l>,oii  en  Iir\  ('lc,<'lc;  don  il  siiil  ()iii'  les  moIo 
ouT(>rt('s  d'nn  Ion  S(>  trinivant  àjontcVs  à  celles  des  autres  tons,  on  obtient  en  sons  oincrls  la  Ranime  chidnialiqne  cnniplele.  L'emploi  des  (rois 
pistons  a  d'ailleurs  pour  re'snllal  d'ajouter  à  l'tvhelle  de  l'iiistrnnienl  six  PKMi-TdNs  au-dessous  du  son  natiM'el  le  plus  grave.  Ainsi, en  prenantrel 
l  I   ^      " 


comme  le  point  extrême  de  l'elendne  au  pravedu  cor,  1rs  pistons  lui  donneront  encore  les  notes  suivantes.   *Jî 
lien  est  de  même  pour  tous  les  instruments  de  rui\re, Trompettes, (Cornets,  l>uf;les  et  IronWnTiies  aux     ~ 
.|iiil-   11'  iMicaiiiMue  des  pistons  est  a|ipli(]ue'.    L' étendue  du  cor  à  trois  l'istons,  dans  im  loi\  mixte   tel 


(!e  syslrnii^   |irr>rolc   ^urluiil    des    avanla_;;('s   poui-   les  seconds   cors.,  eu   erard   ,ui\   l.icunes  ccnisideraUles   ([[[""il  icoi|ilil    eiilre 
;  gi-aves,  à  partir  du  dernier  Ut   bas;  ^'  h  mais    le    liiulire   du  eoi-  à   pistons  dilTère  un    |k n    de   celui 


ses  notes  naturelles  \ 


t 


du  ((ir  (u  dln.ure-,  il  ne  saurait  donc  le  ceniplactf  d.iiis  Ions  les  c.ts.  Je  crois  ipi  il  l.inl  le  traiter  ,\  peu  pies  (  (inmie  un 
instrunient  spécial.,  propre  surtout  à  donner  de  Iponncs  l(ass<>s.  Minantes  et  l'ncrrniui  s.,  (pu  n''onl  pas  cependanl  autant  de 
force  ([lie  les  s(mis  graves  du  (roiiilione  (e'iior  aux  (|ue|s  les  siens  resscnihleiil  beaucoup.  Il  peul  aussi  clianirr  jurt  bien  une 
mélodie,  siirloni    si    elle   roule    principalemenl  sur  les  notes   du  incdiimi. 

IjCS    meilleurs  Ions   à  employer   |)oiir  le  cor  a  |)i>.(ons,  les    seuls    nicnie   ipn   ne   laissent   rien  a    désirer  sous  le  rapport  de 
la    jiislesse    soni    les   tinis   inlcrmcdiaircs .  Ainsi   les   cors   en  iV/ t]  ,/r»,  .SV>/     cl    La  7    soni    de    beaucoup  |)reler,d)les  aux  autres. 

l'iusicurs  coniposileiii's  se  monireni  hostiles  à  ce  nou\el  inslrnmenl  p.nce  <pie,  depuis  son  inlrodiielion  dans  b  s  <i\-  _ 
ehe>lres,  eerlaiiiN  eoriiisle»  eiiiplovant  les  pislons  pour  )OUcr  des  parties  de  cor  ordinaire,  Iroiivenl  plus  commode  de  pr(i_ 
duirc  en  sons  oiucrts  p,ir  ce  m<'canismc,  les  noies  bouchées  ccrilcs  avec  inlentidn  par  l''auleur.  (.'cci  est  en  ellel  un  abus 
(lan^ei(  ux-,  mais  c^■s|  aux  chefs  d'orchestre  a  en  empêcher  la  propagation,  et  il  ne  faut  pas  perdre  de  vue  en  milic  <|ue 
le  c(u-  à  |)islnns  enir.'  les  m.iins  (Piin  artiste  habile  peut  rendre  Ions  les  s(nis  bouches  du  cor  ordinairi'  v[  plus  eiiioi-e  , 
pui-ipTil  pouriail  e\i'eiiler  toute  la  r.immc  sans  em|>loi<'r  une  seule  noie  ouverte,  \oiei  comment:  l'iisarc  des  pisinns  ayant 
pour  le'sullal,  en  changeant  le  ton  de  rinslrumcnt  (l'ajouter  des  noies  ouvt»rles  des  divers  Ions  a  celles  du  l<ui  principal, 
il  1^1    élan-   ipi'il    (loi!   amener   aussi    la    réunion   des    noies    bouche'es    de    Ions    b^s    Ions.    Ainsi,  le    cor   en  ra    (bume     nain   _ 

lellenidi!    ec  1  il     ouvert    -/L 1[   <pii   |)ro(liiil  A'^,el,au  moven    îles    pistons    ce   rc  ouvert    i^  ||    «pii,  pi  oduit  iS'o/,  mais 


si   (Ui    1  niiiloie    la   m, un   dan 


s   le   paNillon,  de  mamèu'    à   baisser   ce-s  deux   noies   (Pun    Ion,  la   première  devKtidia  un  si! 


■h-^ 


duisanl   3Ji  ■?     bourbe'   et   l,i   seconde   un   lït     ^  |]  produisani  tu,  «-alemenl    bmiebi'. 


C'est    au    composileiii     à    de'siruer  |)ar  le   mol    lioiirhe    cl    par    lis   chilTics  ^  ou  ^,  iiidii|U,inl    de    .  nmbieii  le  paMlloii  doit 
cire  tel  nie,    les    notes   ipiil    ne   Mul    pas    iproii    produise    oui'erti'S . 

B"uihi-s . 

2  2^  2  2^  2  2  2,  2, 


Pour    une    ranime    cent    comme    la    suivante 


t^ 


=W= 


l,''e\iiul.inl    prendra   ilmic   les   pistons    propres    -^    \,\   r:amme    omm  i  le   dut: 


t. 


^       P 


-a — ®- 


el  r.Miploi  de  la  ni, nu  ferniani  aux  iVyw  tiers  le  pavillon  sur  chaipie  noie,  en  leia  une  r.imine  de  ,S';  ?,  ib  ni  Inus  b 
soiis  Seront  les  plus  soniils  et  les  plus  bouchés  i|ir'on  puisse  obtenir  sur  le  cor.  (!'esl  ainsi  ipi,''on  peut.,  sui  le  i m  a  pis 
Ion-    .i|iiès    a\oir    l'ait    enleiidie    une    phrase   en    sons   ouverts,  la   produire   en    snn-    bnuebés   eeiniiie    un   nlin    lie-    i|ui_ii.   . 

/  .i   Ciir    II      CtjliiithfH      ne    dilïeie    i\\\    pi  e'i  e'dent    ipie    p.ir    l,i    nature    <lc     son     mceauisme. 

(.i\ie    dirieVinie  est  tout    à    son  avant, irC    jiour  l'a^ililé  il    pour    le  timbre.     LesMuis   i\y\  Cor  ."i   Cyliudi  l's  m    dilleiMil 
r.'.    I.  ini  I  <    p.e-    de   .  i  ii\     du   (;or  urdili.ùre .   (Ici     iuslrumi  ni    i-l    déj,"!    d'un    i|s,i^e   jii'néral    en    Allem.irUe.  cl  .  s, iris   d.aile.il    en 

selM      ,li-    mine     |i,il  h'Ill      .U.illl     peu   . 

S  .        fl't''  A.  ** 


•rf- 


LA  TROMPETTE. 


Son    ('Ii'IkImc     csI    a    peu    près   \,\    inrmc   «pu-   (■••Ile   du   cor,  doiil    clli'   poss!<lc  (  ,i   l"i)il,i\i>   supciiciin       Inuli's     Ir^     ii 
iiiivcili's    imIiiicIIcs:,    on     IVVril    sur    l,i    ilcl'   «le    sol. 


Oiirlipics  arlisit-s  roiississont  p;\ssal)leiii('iil  à  |)iofliiire  ceilains  sons  lioiichcs  snr  ]n  tronipt-llc ,  tn  iiilioduis.inl.,  i  (.niiiu 
pour  Ir  ((11,1.1  m. (in  dans  le  pavillon^  ni.'i-  IVIIcl  (\o  ces  noies  es(  si  ni,(Mvnis  el  leur  intonation  si  inctilaine,  (pie  l'iin. 
nicnse    jnajoi  il('    des   coniposileuis   s'est    al>slenne   el    s'abstient   encore,  avec   raison- d'en   l'aire   nsare .     Il     l'aul     eveepl.  r    d( 


celle    i)i-os(  linlion    el    consi(l('rer   e(in\nie   une    note   ouverte   le   la   aji^u: 


il   sort   avec    l'aide   des   lèvres    seuh  inenl  ,, 


lais   son    inlonaliiin    est    toujours    trop   haute;  on  ne  doit   l'écrire  (pie   comme    note   de  passade  placée   enir-e   un   sid   el    m 
iii     ~7    I  [    I     ^^    E^  el    il    faut    se  i;arder  de    l'altafpier  on    de  le   soutenir. 


Le   si    p    du    médium    au    contraire 


est    toujours   un   peu   trop    l)aVs  . 


Il  est   l)on    d'e'vilei-  l'emploi    de    l'ut   irrave     JL  d    snr   les   trompettes   plus  rraves   que    la   Ironipdle    en    /■(!.    ((Ile 


noie    esl    iTune    sonoril('    failde,  d'un   liml>re   commun,  sans   ('Ir-e    propre   à    aucun    elTet   l)ien    caractérise,  on    peut     l'acih 
nieni    la   remplacer  par  un    son   de  c(n',  ine(unp,\raldemenl   meilleur    sous    tous   les    rappoils  .  !■  ■ 


Les    tiois    notes   de    Pcx I renie  ai^u  ^^^^^|  déjà    loil   dan-creuses   sur  les   trompettes   en    Laltas,Si7     el    l't,    sont 

r  \\  Tut,  même   sur  le   Ion   de  3Ji  ?,    s'il    ('tait     ainsi     a  _ 
^3^31}     '  "    P'iss.ifc   scndilalile  (pie    la  plupart    des    l'wvw  _ 


iin|iralicaldcs    sur  les   Ions  plus    hauls.On   pourrait  cependant    arriver  !\  rul,m(Mne   sur  le   Ion   de  Mi  7,    s'il    était     ainsi 

*  P  f     f 


mené,    avec    l'orce:    I:m:MI'I.I' 


lans  allemands  el   anglais  alxirderaient   sans  h('sitcr.  iiarailrail   hiulclois    lorl  daiiicieux  eu  Krance,  ou  Ton  a,  en  ,:;('ii(Tal    dans    la 
piali(|Ue   (les    nislrunicnls  de  cui\ rc,  licancoii|)  de   peine  a   monter. 

il  V  a  des  liompelles  l'ormeVs  de  toutes  pièces, en  .S'i't»,  en  Ut,  e;i  //<•',  en  Mi^,  eu  Mi  ^  ,  entn,v\  A'//-A'o/,  I  res  rare- 
ment en  Ln  lie'rnol  haut.  \u  ino\en  de  l,i  rallcuiiic  dont  nous  avons  parh'  pour  les  cors  cl  (|ui  haïsse  rinsirumeni  du n  de- 
mi Ion,  on  produit  des  lrom|ietles  en  An, eu  Sii^,  (Mi  Z^-?  (  ou  l't  «  )  en  S<il  7  (ou/rt*).  Au  moyen  iruiie  iall(m,:;e  (l<)U_ 
Me  (pii  haisse  |.(  Irompelle  d'un  Ion  on  olilienl  mi'ine  le  Ion  Af  La  hr'uiitl  lias;  mais  ce  Ion  est  le  pins  marnais  de  Ions.  Le 
plus  hean  limhrc  au  contraire,  esl  celui  de  la  tronijielte  eu  H  é  ^  ,  inslrumenl  plein  d'cclal,  d'une  .lande  ju«lesM'  el  (pi'on 
n'emploie   pres(pie   jamais,  parce  (pie  la  pliipai  I    des   ((miposileurs   irnoreni   son   cxislence. 

D'apris    ce    ((ilc   j'ai    dit    plus   haut    des    noies    des    d(  u\    c\lre'niil.'s    de   l''('chellc    de    la    II  .impelle,  il   esl    ais('     de     (Oiielure 

(|ue    r/leiidne  de    cet    inslrumenl    n'est   pas   la   im'^nie    pour   Ions    ses   tons.  Les    lid.npelles    liass.  s.  ,  ,iniiii';   tous   les    aulres     iiislriu 

liieuls    de    celle    esp.'^ee ,  d(  in  enl    ('Mler    la    noie    la    plus    -ia\e    el    les    tnimpelles     hautes    ne    peinent     alleMidi'-     aux       sous       les 

plus    ai:;iis  . 

I  •  ^     . 

■       •  S        ll'.li;. 

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\(.i.i    !.■  'lalilriiii    (II-   l'.'hnduc   (1rs    (lilTrrcnls    Imis 


(pMl'I-.lll         ^ 

Kn    si  7.  g^ 


ir.dMi'i  riKri.li 

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r.'    lonlivr/   ;;i;nr   man|nf'(lii    si;fni'   <>     fl    (jn'oii    rsl    olili;;.'   (ri-Vnic    sur    l;i   rl.'l'  de   Ka,   rsl    d  iiiu'   suiidiilr 
•llciilr    sur    ci's    liuis    Idiis    ai;;us;     on    |ii-ul    en    miiiiili'    nceasinii     en   liicr  un  [larli    ailrniralilr.  , 


Li^  h'(iiii|)rll(s  m  L(t  hfifinl  \\,n\\  iif  SI'  IrmiM-nl  riicrr  (|iic  d.uis  iniili|iii^  Ip.muIi's  milil.ilrfs,  Iciii  ^(Ml  csl  Iri., 
I)rillanl,  nin*  Iciil'  ('icndiic  csl  momdro  encore  (|lle  celle  îles  I  roiiipelles  eii.S'o/,  |)iil-i<|irnn  ne  |)eiil  le>  l'iji'c  n'cIc-mt 
\\\    dessus    lin   (|iiiih'ieilie    Lt  ,  .  .  .,         •        ■  , 

'"   ■  -  KXh.MI'I.E.  -  - 


rUOMPET'lE 

ir.r.    LAtiuul  . 


Les    Irilis  Irilles   siMv;(nls,  eepend.inl,  sorleni   assez   bien: 


Ce  (|iie   j'iu    dit   (les   II, lis    duers    des     cors 


de    la    nianiei-e    de    les    utiliser  par   le    eioiseinenf ,  csl   a|)|)li<-,d)le  de   tout   point  au\   Irompetles .    Il    f.mt     ajoiiler     seiilenicnl 
<|iie    roeasioM   de   les   c'ciire  dans  dilfeVenls   tons   ne   se    pn'scnlc   pas    souvent.  La    plupart   de  nos  oi(  hes(r(>s   nVillVenl    aux 
coniposileurs   «pie   deux    Ironipelles    el  <leux    coiuets    à    pistons,  au    luti  de  (piaire   lionijielles,  et   il  vaux  mieux,  en  ce  (as   lais_ 
ser  les   deux    Irompelles   <laus   un   seul  ton,  les  cornets   à  pistons   (pii   peuvent   donner  tous    les   iidervalle^ ,  el  <lonl   le   liuil>re 
n'esl   pas    assez   (lissenilil,il)le   de  celui   des   lionipeltes  pour  ne   |)ouvoir  s''y   assimiler  dans   rensemide,  sulïisaul    aler-     pour 
com|)Ii  1er   rhatinonie  .  On    n'a  ordinairenienl  licsoin  d'cinploNcr  les  Irompelles    en   deux  tons  (IjUcrenls  (|ue   Aaw^  le      ukkIc 
mineur,  si   Ion    veut   leur  donner   des     sonneries  cpii   eomporleni    absolument   IVmploi  du  troisième  el    A\\   em(|uièine    de^re 
de  la  ^'amme.   |{n  S(i\  dieze   uiineur,  par  exemple,  s'il  l'aul    taire  sonner  suee(^ssi\emenl  à   une  li(unpelle  les  deux  noies  .Vo/ 
dieze.  Si,  pend, ml  (pie  Tanlre  l'era    enlendre  \\   la   lieric    au  dessus  ou  à    la   sixie  au-dessous,  les  Af\\\  ,uiti-es    noies  Si,    lié 
dieze,  (m  est  oldiri'  de  pi  i  ndre  une  Irompelle  vn  Mi  n.ilunl  (dont  Ici?//  et  \(- Sol  produisent  &/   dii'ze.SV),  et    une    Iroiii- 
pelle    en  Si  naliirel  (  diml   Vit  el    le  J//    donnent   le  Si  cl    le /A'' dieze)-,  c'est  ce   qu'a  tait  M.  Meyerheer    d.ins    l,i    iiande 
se(ne   du   (jiialrieme   .lele   de-   Htiijttenot^  - 


'lIliiMI'F.'l'J  i: 
II,    Ml:j. 

Tll(),Ml'r,i'I  I 

Kn      Sf   i]. 


3l.il;:re   la   rouliiie  j:(iicr;ih  nient   sunie,il   rcsult(^  de  charmants   elTets    i\i\  J'iatio  des   Ironipelles;  (lluck,  un  des  picmiers, 
la   pi.,iuc   par   sa    loiiriie    I.  une   dis    deux   liompclles   unies   pi,missinio  sur   l,i   doiniiianle,  d.iii-    landanle  de  fuil  rodin  I  ion   d'/- 
Jifiififllii-P)!  Taitiiiif ,    r.eellioven   ensuile  (  snrloul   dans   randanic    di     s,i   s\iiiplionie    enArr),el   Welor,      «n    on    ln-c'      ;;rau(l 
narli  . 


.\:4-: 


triiti.^^Mt:  t:.\  taihuii: 
((.m  h) 


ii;()>iri  TIFS 
(diis  .:,  i;k 


'»^ 


n» 


/  <.,<>■• 


l'oiir   .1111'    Cl-    iKilc»    iloiiiCN   |)iii--i-ni   rlir    fini-cs   ,u  t-o   .i»Mi',nirr ,  il   l.uit  iil   rriitl'.il   If-   ni'iiilii'  (l.ui-<    li-     mcdumi     cl     ni 
.  j):\s   les    r.iiiri-    se  siicrcdcr   Imi)   r,i|iiilcinciil  .  .  ■••    ■•■.,•. 


!.(■>;    r-iiui   -iiiix.inli-s    |icii\i'nl   clic  ,ilhi(|iiccs  cl    Minlcmics   |)i,mi>-miii:        ^7rj  h 


^_ 


PI' 


l.c    Si   )     ilii    iii'ili'iMi  cl.inl    h-op   li.ys,  ce  di  l'aiil   ilc  j'iivlcssc  doil    r\,;-  ci.ni^c    .iuI.imI   i|iic    pnssililc  |>,m-  1,i  liiicc   (remis 
du   »i>n:    il  ne   |iciil   clic   coiiipii-i  pnriiii   les   notes  dmues,/  C'f  .m   dessus  7>-«    '" — H  irollic  p.is  le 


nicinc   (l.mrcr. 


Je  «iiulcnii-  cl  |,ilhi(jiici-  dimcenicnl,  .\n  imniis  sur  les  i|ii,ilic  Icus  inlciieure,  A«  n,ilui'el.,.SV  licm(d,.SV  nalurcl  ^  V.  It.ms  le  (un 
t\i-  lie,  ](■  croîs  iiii^uii  iirlislc  li.iluU-  pcul  encore  donnei-  ,i  eel  f /,  en  le  Mnilcn.inl ,,  Ipc.mcoiip  il'  douceur,  m, us  <ju  il  csl  pi  udcni 
(ren    convi'tv  l  eiitret'  p;ir  un  fiiffe    du    reslc  de  I  orrholie. 

Le  Imihre  de  j.i  Iriimpi  Ile  est  noide  cl  cchil.uil;  il  coin  iciil  ,iu\  idées  guerrières,  MW  cris  de  l'ureur  cl  de  \enj;eancc,  rniu- 
inc  ,iu\  ch.iul-  de  Irioinplii-,  il  se  prcle  ,i  1  expression  de  lous  les  scnliincnls  cnci  ;;i(|ucs,  I  icrs  el  grandioses,  .1  l.i  plup,u  I  des  .iccciis 
lr.ii'ii|ucs .  Il  pcul  même  I  ii;urer  (hiiis  un  morceau  |o\eux,  pourvu  <[uc  l,i  |oie  y  prenne  un  i  .iraclcre  (remporlcmciil  ou  de 
_'i.indcur   pompeuse.  .      ...     ..     .    ■'.  .-  ..-i'     -,,■       ■  ,.  •  ..  ;  ,,_'*   ,■  .  -  ..,   ...    ■        '.  -■  '  -  '       ■ 

Mairre  la  lierlc  e(  la  (!is|m(  lioii  réelles  de  son  limlirc,  il  \  a  jicu  (rinsdiimcnls  (|u'on  ail  plus  avilis  (|iic  la  linmpille.  lu-_ 
ipTa  l!eell\n\cn  el  a  \\elicr,lous  les  cninpiisileVii-s,,  sans  cvccpicr  Mo/art,  se  soni  olislincs,  soif  a  le  reiil'crmcr  dans  les  iinoMes 
limiles  du  remplissage,  soil  ,1  lui  l'aire  sonnci'  <leu\  ou  Irois  l'ormiiles  i'li>  llimi(|ues  |oii|ours  les  mêmes,  el  plaies  cl  ridicules  aii_ 
laul  <|n  inlip.ilhiipics,  l'orl  soincnl,  aux  ear.ulcrc  des  iiiorccaux  ou  elles  ri^uraienl.  (!c  delcslalde  lieu  eommiiii  csl  cnliii  .iImii- 
ilmiiic  aii|ourd  hui:,  liiUs  les  comjiosilcuis  ipii  mil  du  sl\|c  aecordcnl  aux  dessins  méludiiiucs,  aux  rorincs  (raccompa:;  iieuiciil  el 
aux  sonneries  des  Irompcllcs.  la  l.ililudc,  la  xaricle  cl  l'indépendance  (|uc  la  nalure  de  rinslrumcnl  peiinel  de  leur  deiiner.  Il 
a   lallu    près   d  un    sicelc  pour   eu  \cnir   là.  .. 

Ae.s-  1  ramtK'tlfS  (t  iiis/utts  1/  ri  Cijlnirhcs  oui  l'.uanla -e  de  pouvoir,  comme  les  cors  à  pislons,cl<imier  ions  lis  ml' ivalles. 
de  la  ^amnip  c'iromalii|Ue .  l-.lli  s  n  oui  rieii  perdu  du  limlire  de  la  lidinpcllc  ordiu.iire,  p.ir  r.ipplii  al  1011  de  ces  pin,  i'(|,'s  el 
leur  juslcssc    csl    salislaisanle .     1  .es 'li  oiii|icllcs  a  (^vliiidrcs   sont  les   meilleures,  elles  dcviendroni   liicnlol    »riiii  usa^e   général. 

f.fX    Trimiyftti'Kavlif^.   cncoie  em|ili,\i'e^  dans  (|ue|,pies  orclicslics   d'Ilalie,  ne  peiivciil  leur  clic  comparées  sous  ce  rappori . 

I.  clenduc  générale   des   Irompcllcs  a   cylindres  et   a   |)isloiis   csl   donc    celle-ci:  . 


1.-    |.-,.«     I,  .uU     M..I..1,  „( 


^ 


!.-     Tr..,n(...ll.k    I 


■)yj  '.yj  -^  t-^ 


--.rV^tTT^^^^^^^^^T^^ 


,^^t^^^^^ 


\\j,,>.    il    Mil     lis    lHl>^ 
il  MM-     SMll.nilMl. 


„   s   ,,,.,.„>,.ra    ..„,.„r,.   ,l,-..-..ndrP    .l,r„m:,liuli™,pnl    i„s,,,r„M  l-;,  ï     Jl 


l.c-  liilles  ina|eiir~   el   mineurs  Caisalili's  suc  |,i  Iromiirlle  ,'i  (Miiidns  siiiil    les    mêmes    fine  rein    fin  cornel   a  trois  iiislon'!. 


\i.ir  plus   loin   le   lai. Lan  de-   liille-  de   ed   inslinmenl  .) 


LE  CORNET  A  3  PISTONS 

'■    ;•■  i:t  a  aiiMiRKS. 

Son    {(('iidiif    iiiojeiiiie    i^(    dv    deux   ordtves    et    deux    ou    (rois    notes.  Le    metaiiisnie     de    |)i.s(on»    doiil    il    est    iiijui-- 

Ml    lui    |i(rnie(    de    fiire   tous    les    demies    chroni.iliijues,   jusciu'rfU    Fa    dièze   g:ra\e     ^ [|  oe|"iid,i'il  nlle   iu.l<-   e(   les  deux 

ou    dois    (jui   la    |)i('(ed(ii(    en    des*  {iidanl.,  (elles   (|iie  La.,  La  >,  Sol,   ne   son(  f\ière  praticables   (jut    sui    les   eoruels    hauts' 

seuleiueiil.ll  es(  |)0>sil)le,,  sur  ces  mènws   cornets  hauts, de  taire  sortir  le   contre    Ut  ^rave    îm_l E]|  unisson  (  (ju  le  \(iia 

"5" 
(nul   à  Theure)  de    celui-ci    ^-        -- ^^  ^*'    '^   trompette;    mais    cette    note   est    d'une    émission    très    danf:ereuse,d'un  m.ui  _ 

vais   limhre    et    d\ine    ulilili'    loi  t    contestable.  '    ,  >-(  ;,  î 

T|  y  a  des  (lornets  en  Ke',en  Mi  i>.,  en  Milt,eniiFa,  en  Sol,  en  Lab,  en  La  i^ ,  en  Si  b  et  en  Ut.  •  Au  moyen  de  la  rillnu:;*' 
(liHil  noiiN  ,u(iii»  |i.ii  11'  |)(iué  Ii-s  (  oi  «  cl  liiiiii|H  llr»  !•!  i|iii  li.ii-,^!'  l'in-li  uiiHiil  d'un  iliiui  l.n.,  uéi  peut  sans  (joule  l'Iih'uir  les, 
tons  de  Jle  bi  de  Sol  9  cl  de  Si^-,  mais  la  facilité  de  moduler  (|ue  dnnuciil  les  |)is(ous  rend  ces  tons  ili-  icehanre  à  peu 
pi'cs  inuliles  .  Kn  outre  les  Ions  ^na\es,  (els  que  ct'i{\  Ai'  Re-,  3II\> ^  MiV,i  e(  même  de  .^,  sont  d'un  assez  mauvais  lim_, 
lue  eu  rciural  et  maii(|uen.l  de  justesse.  îics  meilleurs  corucis,  ceux  je  croisdontil  laïKlrail  se  servir  prescpie  exelusixcmenl, 
son!  les  eoi  nels  en  Sol i  c(  surloul  ceux  en  La\)iL,a'!i  ,  pi  Si  l>  .  :  Le  plus  aigu  de  tous, le  cornet  en  Lt-,  esl  assez 
dur    a    jouer    el   sa   )uslcsse    n'est   pas   irréprochable  . 

Voici  Pelendue  (pi'on  peiil  assigner  aux  divers  tons  du  cornet  a  pisloiis;  ceiiiiins  artistes  obtiennent  encore  a  Paigu  et 
au  rriwe  (picKpics  noies  l'orl  d.mgereuses,  doni  nous  ne  tiendrons  pas  compte.  Il  s'écrit,  sur  la  clef  de  Sol, et  (en  Fr.uite) 
d'e  la    manière   suivaiile:  .    x 


cnii.M:'!'  l'.ii    lii: . 


fepE^i^ij,j  ,1  ,mm 


^ji^G-^ 


^^^.  '  ,ij^......J'.'.i'.i'^i'i|'rr"^gili^ 


ISlli 


lOlîM   T    11,   Ml  t>. 


,,,,  f^rnim^S^mm^ 


lliM  (    i;n  Mib . 


s,   '.l'.lCi. 


((»i;xi;i  Kn  Fv 


A^.,     l.v     Inl.  1V..II. 

•• "■■"T"-- 

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ir: == — -^ ^ H 

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Cl„,„n.,.„|u,.. 

H 

^ 

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■ ■ 

• 

^^^ 

CdllNI.l     En    S(1L. 


lOli.NKT    r.„  i.A  b 


(  ill'.M.T   En  LAi 


(or.M-.T  En   5^1  !> 


ai 


fOHNET   En    11  . 
In.sli..mrnl 

nonl,ans|.oMl,u,. 


(!^•vl    ici   le  liiii   (le   r.iii'"'   I  rin.ir(|iii'r  ,iii    >-ii|«'l  tics   diMiin  rcs  ii(il( 


■|U|l!(■^,,    <|lll     Idlllc-.      |)lllllui"l    lll 


sol  ^=^.,.|,r,.|i,..  .,„ 


I   (l'iinr    c'mission    lucn    iikiiiis  <Ii, miellée    y\  ^\'\\\w  inrilli'iii c    sniiiirili'  Mir  les   Ions  li;iiils   i|i 


loii^    l):i>  .    \iiisi    le   Sl\    li.ml   (In  rnrnci  en   l:\      iL Il ,,  lo  Ln  li.ml    tin   coi  ncl  en  »S'*  b       A-.  H  ,  e(    le   Sol    h, ml    i\\\ 

%j  t.'  ^ 

ncl    III  l  t  j^-^^jl,,  sonJ    iiic  iiinpiir.ililciuenl    incil|rin>  el    plus  jacilcs   ,"i  ,'iU,h|II(  i    (|iic  le  /c/     li.uil     du     eoi  ncl     en     lie    J^ ; 

•-  ^  ^ 

il    liiie   le.)//    Ii.uil    lin    ICI  ncl    en    nu    ■>      ^i^~   ^^  .    l'oiilcs    ces    noies    ee|)cnil,inl    Innl    ■enleiulie    le    même    sol    '^^y^ 


Cclli 


(ili-.cr\,iliiin    c^l    (r';ullenrs    .iiinliciililc    ,i   (mis    Icv    in-liuincnls    île 


L,i    |)liii).ir(   tics  (lille.s   iii,i)iuis   et   iniiiciirs   sont    |)i-,ilicr(ljks  el   il^uii    Imhi    tllcl    sur  ciKe    |),iilii-   <lc   l'i  Iciiduc    dis  <  ormls 
?)   pi>l(iiis    ,ii;:us,  (cls  «|(ii'   ceuv   tii    Zrt,  Sib  <l   // 


Voici    m.imlcii.iiil   le  l.ihlf.iu   comparalil    dfs   rajtjiorls   e(al)li,s  en    Fiiiiue   tiilie   les    diapasons    des   divers  (oiis,  des  <  oi>;,roi 
iiels   e(    (i onipedes.    Les    noies   noires   désignent   les   sons  réels. 


COHNF.f  i:.!    LA    II, 


TIIOMI'KTTF. 

\'m    I.Ab. 


COli    Kn    LA    \ 


^ 


CORNKTF.nSlbb...^ 

NViisIe  ,,.„. 


TK0M1>FTTE 

En  SI  b. 


COR  Fn    SI  l) . 


r^T-fe*^ 


CORNKT  Km    II'  l,:,s 


TROMl'F'ITF 
En  n . 


COR   En    IT     B., 


CORNET  En    RE 


lltOMl'EI'l'E 
Fn  RF  , 


^ COR  En    RE  . 


CORM    I'  l'.n    MI  !.> 


rilOMI'I  TTE 

En   Ml  1,  . 


(OH    Fn    Ml  b 


CORNET  En  LAbli.ul. 


TIlOMPET'l  F  l'.n  LA  b 
(T.;..  r.„.-    ) 


COR    En     LAb    H.inl. 


b* 


r=S"EE: 


CORNET  En  M}\. 


TliOMl'EITF 

En    Ml b. 


COR   Fn  MI  h  . 


CORNET  Fn  LA  i^ . 


TROMI'FTTI'  En  LAl] 
(H.,ul)    NVilsir  |,,.v. 


COR   En  LAlj    H;,-.il. 


CORNET  En    FA. 


TROMI-FITE 
En   FA. 


CORNET  En  SI 


TROMPETTE  En  SI  ! 

(H.M.I)     NVlisI,    |.a.. 


COR  En  SI  b    H..11I. 


KE?**= 


il 


CORNET  En   SOL. 


TROMPETTE 
En  SOI.  . 


COR   En    SOI, 


CORNET  En    l'T. 


■TIIOMI'ETTE  En  IT 

(H.,nl)    NVx,.lr|,.,s. 


COR  En   UT    H.,nl. 


mm 


On  \oil  |)ai-  telle  seiie  d  Cxeniiiles,,  «|iie  les  siv  pieniièis  Ions  du  cornet  (  les  plus  graves)  sont  n  l  utiisson  des  cors  bas 
dans  les  mêmes  Ions,  et  coiiséijueninienl  à  ro<ta>e  basse  des  (ronipetles;  on  reconnail  ensuite  que  les  cornets  en  La  u^  fi\ 
Siï>  et  en  17,  sont  à  l'unisson  des  cors  en  La  !|,en  Si\>  et  en  L'i  aigus,  à  l  oc/rni-  Jiiiiile  des  cors  en  La  t]  en  Si  9  et 
en  Li  bas,  el  à  liinisson  des  tiompeltes  les  plus  basses,  celles  en  La't^^en  SVdet  en  it.  Mais  ceci  n'est  vrai  qu'eu  égard 
a  la  manière  adoptée  (en  France]  décrire  les  cornets  à  pistons  une  octa\e  |>hu  liaut  qu'on  n'écrit  les  trompettes,  et  cela 
seulement  pour  éviter  l'emploi,  d'un  giand  nonibie  de  lignes  supplémentaires  au  dessous  des  portées,  qui  se  présenterait 
à   «liaque  instant, en  écrivant   les  cornets   li.iuls  qui  sont  les  plus   usités,  et  dont   les    meilleures  notes  sont  celles  du   médium. 

Car  les  notes   naturelles   du   cornet   sont  bien   réejliineiil   les    mêmes   (|ue  celles    de    la  tiompette,  bien  <jue  le  timbre    de 
ces  deux   iiistrumeiis    soit   dilleieiil: 

CORNET  ■,    PISTONS    Fn      SOL 
E<iil   rf-;,|.i.'.     rn.;,£,     Ei;.n,.,,s  . 

CORNET.;     PISTONS    Fm     SOL 

F. m   lomnir   ;i.l,vi..H  IVirr  ,1  ,„n,ni.'  „n 
r.Viil    in    Pin^v,.  . 

THOMPET'TF     En     SOL. 


Eu  d('-si.Liiaiil  le  sol  (son  réel) 


eoiniiie  1,1  d(  I  iiiele  noie  ,iigue  a  laquelle    le  cornet  puisse  atteindre, nous  avons    par 
,  cela  même  indii|u<',«|u' il  s'élevait  un  peu   |)lus  h.uil  «jue  le  cor  et  un  |)eu  moins  ijue  la  trompette.  En  effet  le  (or  en   iJl  aitfii 
ne  peut  guère  fiiie  enlendre  que  son  Mi   ^— "  -^1  el  ,ivec  beaucoup  de  peiiie^  ((uelques  cornistes  lèrons  sortir  /  £7  du  cor  en 
/'«,(jMi  d(irin</«  ^ — * — [j  niai>  seulement  à  la  fin  d'une  plirase,sans  le.soulenii- el  s'il  esl  .liusi  amen/'.     A — ^.— p^  j  __|2ZEL-L?^  ^'' 


,   i,.;tv 


*if> 


l..-    honipcllr.   ^11   coiilr.nrr,,  non    smlrnicnl    dnnn.Mil    le    m.1    ^fy^L]]  ^.hi>    iliirmilu'    sni     Ir   Ion  f/7  V.  niyi>  rllrs    pouvonl 

...u.M   ilonuoi-   -.Ml-    liop  <lo    priiif    Ic    IMI    "(^~"~|  tlu    l(Mi    (lo  1'..    ri    lo   Mil    ^  :£^  H   (I (le    ir,    nol,-s    (|ni,    Inno    r|    r.uil,,., 

.,     -»- 
|iio,ini-i-nl  en    -oiis    ro.l-    1<-   \.\   'A^  "    ^  •   .infl<iii.'>   iirli-(<-s    nioniCj  donc''^  diini-   v  i^oiiiiiiso    ciulioiichiin-,  lonl    cnlcnilri'  Ici'// 

-*  ''■'■■        o  •      — 

lin    Ion   (Ir    M)l    ^       =^  piotlni-.ml  Si      (^n        -|  <■!    lo   -o|   dn  Ion  do  l'a     ^^^[  piddiii-ml    id     (^      ~~{| .   ni, ils     «n     |i,i--,inl 

>i  nlrnioiil,ol  -i  ,cs  iiolis  ■<nnl  iidroilcinonl  .nnoin'cs.  l'oiiU  l'ois  les  (■'\oViil;nis  (•.\|),ddi-s  d":illfindiT  ii  ces  |ionits  oxlivnio  do  l,i 
r.imino    MMil    loi  I    iMio-j;  il    il   ne    r.inl    |>,i-    Irop^cn    rVri\inl.,  coiiiplci-    «nr   on\.  '   ,    ^ 

.lo    r.  \  un-    ,111   corncl  : 

lîion  (juM  possodo  Ions  1rs  d/rios  dr  l,i  ;;,nniiir  rliioinnlM|iir ,  Ir  rhoi\  dn  Ion  il-  rrrli;ni,-c,  n'es!  p,is  indirirronl  ;  il 
v.uil  lonjonrs  iiiirii\  picndrr  criiii  <|ni  prrinci  d'Viii|ilo\.'r  !.■  plus  dr  noirs  ii.iliin  lies  (rsl-ii  lirsoin  t\c  ir'prirr  <|iir  jrs  iio_ 
1rs    n.ilnriilrs    s, ml    cdlrs    <pil    sortrni    s.ms    .■iiiplmrr  les    pisl.ms,  p;,,-   |'rHr(    s.uil    Ai-   l,i    n'sonii.uirr   dn    Inlir  dr    riiivlm- 


■m,    Irlirs 


in-        T9" Il        I    0 — i       I    '  I  "  J inrJr^ '^^EJ      •'').'■'    '!"'    ""'   ni-rossile  «pir   pru   on   poini  Ao   dir/rs 


-     D\y<iy    I,,   n,..nl,,,.  .IVrrIl.     n.,1.'.    ,  .■    I  ,  M,,  c. 


mois    ^1    h,     r|,.t  .    On^iiul    i'in-chesirr   jonc   en   mi   Z    p;ii-    rxcmplr .,  rninnir    |r    rniiirl    rn    mi   '2^    rsl   un  drs    moins  lions,  on  ri 
;>         ploiri  .1   |r    (111  nrl    vn    |,i    ;,  (pu    |onria    alors    rn    soi. 


(iii(:iii:.sir.j:. 


coii.Mrr 

1,1,  l.\:. 


^Js=f''M^ééé^m 


'^^^^- 


II    si  1,1    iniru\  dr   pi  rndi  r   rninre   Ir  roiiirl  en   la  ll^  si  l'oix-heslrr  rsl   rn  i  r;,  il   joiirra    alors    rn   F,i 


-*  :t 


(  nliNI  I 
l'ii  1,*:. 


^BEg3 


■m    lorrllrsl,,.    r-l    ,.„     J/;    1;      ,,„     pnildlM     Ir     roi  nrl    ni    .S'," 


,)     l'on, ml   .i\rr  lin 


illsrilllrnl,,    ri      .ilnsi 


'17 


Le  Ciifiift  a  /'i.sliixs  l'^l  i"il  ,\  Il  mode  en  France  .uijfmrd'hiii,  mmIouI  dnns  im  itiiain  iiioiido  nuisir.il  ou  l'i'li'  _ 
v.ilidii  cl  la  |)iirrl<'  (lu  slylr  ni'  sonl  p^is  ('(insidcrei^s  crmuiie  des  (jualilc^  liicn  csscnlifllos;  il  f"*!  ainsi  il(\(iui  l' iiistruuiiiil 
j^dlo  liHlispcnsaliic  piiiir  1rs  r()nlrr(iansrs.,('.alri|i5„airs  varies  el  autres  conipdsilions  du  se( und  ordre  .  Ij' haliiliidc  <|ii  on  a' 
inainlen.ml  de  rcnicndre  dans  l<'s  oreliesires  de  bal  exi'euler  des  mélodies  plus  ou  iiioins  depouiMies  (1(111;;  mal  ilé  el  de 
dislliirl  KHI,  e(  le  earaelere  (le  son  I inilire,  (|iii  n'a  ni  la  noblesse  des  sons  du  cor,  ni  la  l'ierle  <le  e(^u\  de  la  lroiii|)(lle 
reiidenl  a«M/  dilTieile  riiilroduelion  du  corne!  a  [lisions  dans  le  haut  slvie  nielodi(|ue.  Il  pt'iit  v  liruier  .née  axaiil.i^e 
eepeiidaiil,  mais  raremenl  el  a  la  eoudilion  pour  lui  de  ne  chanter  <pie  des  phrases  (rnn  mouvement  larie  el  d'une  m  _ 
(-oiile^lalde  dirnlle.  Aiii^i  la  riloiirnelle  du  II  lo  de  Robei't  le  Dinhle-,  «mon  l'Ils,  mon  I  iK  ma  lendicvvi'  .issidiic  eoii_ 
\ieiil    Idil    au    cornet    a   pistons. 


KM 


Amiante  Caiitabil 


HOIlKliT  LK  J)IM!l.h:     'J      ; 
(MnfelUilil'.R.')- ' 


<.i,AiiiM"J  ri;s  i:,,  la  . 


Kn    SI  1]      (l!.^  ) 


l'„     hl  b      (li,,0 


1  oiiM'/is  A  l'i.s'roiNs      £ 


THOJIIJONFS.  . 


OI'HK  lEIDF  . 


iiMi!M,i:s  Ml  ::    si 


Les  iiiiModics  jo\('iisj'.s  aiinuil  (oujours  i\  rciloulcr  ilc  cet  iiistriinientja  perle  (.r'uiic  |i;irlii'  do  leur  noblesse,  si  elles  on  onl ,  el , 
si  elle.s  (Il  iii,ini|nenl.,  un  redouMonienI  de  lri\i,ili(é. 'lelle  i>lir.tse  |>,iiiii(iiiil  (olf  r.dile,  exéouloo  par  les  \iol((Ms  ou  lis  insliunuiils 
à  \en(  de  l)(iis,(|(ii  d<'\iendriii(  d\nie  |il,ililude  el  d  im  Mil^aiisiiie  odieux,  mise  en  loliet 'par  le  son  niordiiil,  linln  oii.J'JKiiile, 
du  coiiK'l  à  pislons.  (io  din-er  dis|i,ii.iil  si  l,i  phrase  esl  de  iialure  a  poumir  être  ext'ouU'e  en  mi^nie  diiips  p.n  un  on  plu 
sieuis  Ininilioiiox.  (lonl  la  grande  Mii\  «ciiixio  alors  el  ennohlil  celle  du  eornel  .  Kniplojo  liannoniinirnieiil ,  il  vr  loni!  hes 
l»ien  dans  l.i  nl.(^^e  des  insInuMi  iiN  de  ciiiMe;  il  seil  a  eonipleler  les  a< a ords  des  (roni|ielles-  el  a  plei  d.uis  I  oielieslie 
des  iioupe>  de  niiles,dia!(ini(|ues  iiii  f  lininialiijue.s,  (jui,  a  rause  do  leiir  ra|)idilé,  no  eon\ien<lr  aieiil  ni  .iu\  li  «(inliones  ,  ni 
.iineois.  On  e<  ril  oialin  lirenienl    deu\   parlies    de   coniel    à   pislons,  son\enl   (liaïuiie    dans   un   (on    (lill(i(iil. 

LE   CORNET  SIMPLE. 

On  <  iujd(»ie    aveo    ^^rand   sucrés    <l,ins    les    l),nKies    niililaires    des   eoi  nels    sinipl<'s    en    l  t   en    Si  l>  el    en    La  9.    fis    sor 
\enl     à    e(,iiliniier    à    l'aiiiCi    rédullr    do    Icims    de    l.i    Iroinpelle.   Ils   sonl    don<     a    l'oelave    liaiile    dis    eois    en      /.(/   >     aii;ii, 
en    Si  '>    ai-u,  el    on    II   ai^u,   el    p,ir    «(ins('»jiienl    à     l''o(la\e    liaulo    l'raleinenl     des    Iroinpolles    en     l.a  \>    lias      en    Si  I» 
el    on    It-    Le    ooinol    simple    esl    un    iiisirunieni    Iraiisposileni    i|ui     ne    possède    «pie   les    noies    do    l.i    Ironipedc. 


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i'.f^    evenipli  s    di'inonlieni    <joi'    la    niariiire    d"ôerire    les    Cornets    à    J'is/oiix   olio    e.  I,i\e    plus    liaul    ipi  on    n  ei  ri/  lis 
liunipelles,  iTa   pas    île    adnn'-e    |iniM     les   eornel,    simples.  .1    «pie    eeu\-(i    s"eVii\eiil    al)soluiiienl    «oiiime    des     hoiiipoKes 

l\\      l.'l     ">   (IKjll^     en     .S(     )    (llljll^    el     eu     l  I    fllljll. 


LES  TROiIBOI\ES. 

Il  y  ,1  ([LViitre  e>|t<'ccvs  de  rromluint's  dont  cli.iciiiie  porte  le  nom  de  l.i  voix  Imni.iiiie  duiit  elle  .-e  r.ipprdilic  le  |)lii>    p. h-     .-ou 
timl)ie  et  son   étendue.   Le  'VrtnnUone  Soprano  le  plus  petit  et  le  plus  ai^u  de  tous, existe  en  Allemagne-;  UdU.i  ne   le    «(.rin, lis- 
sons piis  en  Franoe;,  il  n''.i  pres(|ue   (.imnis  etc  employé   diins  les  p.irtitions  des  grands  maitres^ee  (jiii  ne  ser.iil   pcjiiil   luie    r.ii- 
son,il  est  vrai.,  poui-  (juiin  ni'  I  j   \il  ligurer  tut  ou  tard,  et  il  n'est  pas  eerfain  (|ue  les  'lI•o^^pelte.^  à  |)istons.  iiuhk    \i~.  plus  ai- 
"ues  piiisseiil    le  i-emplaeer  avanlaneii.^eiiiiiil .  (lliick  seul, dans  sa  partition  italienne  A'Oyfro,    a  eerit  le    rronilione    soprano 
sous   le  nom   de  Corni'/tn  .     Il    l'a  lail   douliler   la  voi\  de  Soprano  du  eli<«'ur  pendant   (pie  les    J Vonilioiies,   Allô,  'lenor    et 
Ijasse   douhlenl    les  autics  voix. 

Ces  li-ois  dernières  <spèees  de  Trombone.^  sont  les  seules  d  un  usaj:e  jienéral.,  encore  faut  il  due  (jue  le  Tromi)oiie  Allorù'. 
xiste  pas  dans  tous  les  orchestres  en  France  cl  (pic  le  'l'romlioiie  liasse  y  est  a  jicu  près  inconnu^  on  le  conl'ond  niciiic  pi  isipic 
toujours  a\('c  le  troisième  Trombone  '1  ciior  i  liai-:;c  dcMculer  la  partie  la  plus  iLra\e  et  auipiel  pour  cette  i-aisorr/m  donne  l()rl 
iinpiiipremcnt  le  nom  (U\    I  rondionc    liasse  dont   il  dilTeie   lieaiicoup. 

J.cs 'Irondioncs  sont  des  insirumcnis  à  coiili-sc,!!!!!!!  je  double  lube  peut  s''alloni;cr  cl  se  raccourcir  in.~l,iiil,iiicmcMl     par    un 
simple  mou\cmenl  du  liras  de  Icxcculaiil.  On  ciMKMiit  ([ue  ees  v.irialions  de  la  longiLcur  du  tube  doivent  eliuircr  i  (implilcmcnl  le  Ion 
lie  1  in-liiimcnl.,c''csl  ce  (|ui  ,u  ii\c  en  cKit .  D'où  il  ,~uil  (pu'  les  Iromboivcs  possédant  eouime  les  autres  mstrumcnis  i\r  (  un  m  .l  oui  c-  ii  s  iio- 
lisr('sullant  de  la  i('sonn.ince  natuicllc  du  lube  dm-  toutes  /es  positions,  oui  par  (  ila  mi^mc  une  échelle  (  hroiii.iliipe'  complcle.ln- 
Icirompue  sciilcmciil  en  un  poini  au  m-. i\e,,,iinsi  (|ue  nous  lallons  xoii-.  .  ,  .       . 

j?''         ■  '    .  ^' 

;  ■  .  ^..    LE  TROMBONE  ALTO. 

11  possède  plus  de  deux  octaves  et  demie  irelen(hie.,on  récrit  sui'  Il  el(' d'il    .1-   liine. 


Son  timbre  est  un  peu  grêle., comparati\cment  à  celui  des  Trombones  plus  graves.  Ses  notes  inleriein'cs  sonnent  assiv  mal,  il 
c-l  dautanl  plus  raisonnable  de  les  ('vilcr  en  g('n('ral,(pie  ces  mêmes  noies  sont  exeellenlcs  sui-  le  Trombone  Ténor  doni   le   IVom- 
bone  Alto,dans  r'orchcstie,n''est  prcs((ue  jamais  isolé.  Les  sons  hauls,le|s  i^\w  Si^ll^Ile^  3/i,  Fn ,   peuvcnl   éiic  forl    iililcs 
au  contraire,  cl,  à  cause  deux, on  doit  regrcller  (pie  le  Trombone  Allô   soil  à  celte  heure, banni  de  [ii-es([iic  loiis  iifîs  oiiIks- 
Ires   FraïK^ais.  (juaiid  sa  coulisse  est  fcrnK'e   on  en  peut  tirer  avec  les  b'vres  seiilciiicnl   les  no(e>  de  Faccord  de  J//  Itrmol. 


=5i 


l»i  1,1  II    nom  (le  pelil  Trombone  ou  de  Trombone  Alio  en  Mi   [>   ipie  lui  doniienl   les  cxcciiI.imI:-,  m.ii-  (pi'il  est  imililc  de  lui  ,ip- 

plii|iicr  |am,iiN  d,ins  les  |>arlrlTons-piiis(pie,r,iisaiil  ciili  iidi-e  les  noies  telles  (lu^elles  sont  écrites    il  ne  ligure  |(oiiil  paiiiii  bs  ins - 

.    -~^  -,  ,   ,  .  ,  .  ■  '  ■ 

Iriiiiiciil-  lr;iii-|io-ilciii^,,j)oiii-  le>(pi('l>  Miib.noii'-  l.ixoii-  ilcj.i  (lil.,c(v- diverses  desiiU.ilioMs  de  Ions  soiil   nccess.iirc  . 

,<«  .  ii'ii;.  .  " 


LE  TROMBONE   TENOR 


(!( -^1  le  jiuilloiir  ilo  t(>ii~-.-.in~  locitretlit.  Il  .i  une  .^(iiiiU'ilt'  forte  et  pleine;  il  [muI  exe'eiiler  iN  ^  |l.l^^,llLe^  (|ue  leur  r,i|>i(lile' 
reilil  iin|>r.itieiil)le>  <ur  Je  Iroiiiltoile  ij.isse,et  son  tinilue  est  l)on  il.in>  toute  I  ilendue  île  ^on  eeluile  (>n  I  i  (  ril  >iii'  l.i  ele 
if  L  I  (|ii,itrièine  orilin.iiiciuenl.  ni.ii>  <  oiuiiie  il  .irri\e  «liini  ceit.iins  orelie.-lies  (|ne  les  (roi>  IMi'lies  île  1  idMili(iiie>  xiiil  -(>ii>  Iroi.s 
noni~  ililTeVi  nl^.  joMi'es  ee|ieiul,iri(  ^nl•  troi_~  Ti-onihones  'IVmim-.,  il  s'ensuit  qu'on  les  l'eiit  liin  mii-  I.i  iIi'  il  II  "'-  (  eomine  I  Mtii  ) 
r.uilie  MM-  Il  lie  «Il  l  i-  (eonniie  le  Tenoi'  )  et  le  'ô-  ^ui-  l.i  elé  tie  l'.t  (eoniuie  l,i  Ij.isse  )  S.i  eni]|i»e  l'i.inl  fei  inee.  il  (leculuil 
n.iluicllc  inrnl    le-   Ilote^   lie    l'.ieei.i'ii   (le   Si   1> .  '  ^        ..  •  .  .;     . 


^^^-^ 


-Ur 


(ie  i|ui  1 ,1  lail  .ipiielei-    J  Vnnilxine  en    Si  t».  Il  se  trouve  ilonc  à  hi  quai-te  ,iu  iIismius  du  Trombone   Alto,,  et  sou   eleiiiluc 
est    eelie-ei.  '     '      '•         ' 


On  Miit  i[iie  le  Hli   bémol  re,i\e        y'  m, ini|ue  ,iu  rroniboiie   le'nor^  eelle  note  donne  eonst.uunieni   lieu    .i    une 

foule  d  eireurs  d.ins  les  |i,iitilii>ii-  même  les  [dus  savamment  ordonnées.  Ain-i  lun  des  mailres  aelueis,donl  I  liabileledans  l'ail  de  I  ms- 
tiumeiilalion  est  une  i\v>  i|iialiles  emiiienles  el  iileonleslees.,:!  commenee  un  de  ses  olieias  |iai'  |dii-ieuis  3Ji  bémols  ^l'aMs  du  Irm  ieiiie 
IroMibclle  renni'.  C  est  I  (  •|iliirli'ide  ijui  les  e\eeule.,le  1  iiimlioile  ne  l.iil  i|iie  les  diiulder  .i  I  oela\e  snjieneiire.el  l'an  leur  Ile  s'esl  [leiil  elre  ia- 
iiMi- a|ieiiu  <|iie  son  31  i   bémol  bas  u'i'iail  |).is  donne' |i,ir  liiislruiiienl  |iour  lei|uel  il  léeii\il. 

.*•  . 

LE   TROMBONE  BASSE. 

^  es(  si  rare  iiu'à  eaiise  de  la  laliiiiie  i|ue  les  exéeulaiiisjiiènie  les  plus  r()biis(iv,i'pioiiMiil  à  le  jouer.  C'esl  le  plus  rraiid  el  eoii  - 
sc'i|ueiiimenl  le  piiis  i:r,i\e  de  loiis,  il  raul,i|uaiui  on  lVniploie,lui  (lonner  des  silenees  assez,  prolonges  pour  ipie  l'exeeulant  puisse  se 
nporer.,  el  iPen  laire  d  .iilleiirs  iju'un  li'-a^e  diserel   el   liieii  iiioli\e. 


.\\ei    I.,  1  ouli--e  fermée,  il  doiHie  les  noies  de  l'aeeold  de  [Mi  J  l  IAKVII'I.I-: 


(ie~l    poui  quoi   lin  i  .qipelie  rraïul    J  rondinne  ou    Iroiillioue   l!.is-e  en   JtJi    i>  .        _ 

Il   -e   trouve   en    enii-i'quenee  à    l'oelaM'  basse  t\u  'rroiiiboiii      \ll<i    cl    à   la  i|iiinle    inliVirure    du  'JVonibone  'l'enor.  (di  leeril 
sur   la   il.'   de    F,, 


l.v  Miii  <iu    1  riinilidiic  li.isM-  (■>!  iii.i  jc.-.lu.ii\.,riiniiMl.ilpli'  il  lfriil)li'^(^'>l  ,i  lui  i|ii  .i|i|Mi'liriil  ilr  dicil   l.i  |i,irlic  ^imm'  (|,iii>   Idulo 

'  lc>  niassi'^  (1  iii>lriiiiiiiils  de  riilM'i-.  ('.i|H'n(l,iiil   n(iii>  .uoii-  le  iii,illiciii'  ,i  l*,iri>.  il  ni  rli-c  ciiiiii.lrlciiiciil  (ii|ii.iii-\  u>,,(in  ne  I  ni-ii-iic  |i,i.s 

nu  Con-cin.iliiirc.i  I  .uicim  'lrniiili(iiii>lc  iiM  niioi-t-  \(mlu  iii>(|ir,"i  |ii-csi'nt  sVii  rendre  l.i  []iMli(|iii'  rnnilK-rc.  JVnii  il  ~iiil  i|iir    l,i  |ilii|'  ul 

de-  ji.irlilion-  ,\llciii;ind(>  niiidiTiics  cl  iiiniic  dc^  iniriciino  |i.iiii(  iiMi>  Fl•ilnf•,•li^C's  ot  Jl.diciinc-.rcrilf.N  |iiiiip-  dc-^  (>itIic~Ii-(~   i|iij   |)(i>-J- 

dciil  (III  l)(l^^('d,licnl  cet  i^^l  i-iiiii(iit.,d(iiM'nl  r(rc  plus  <ni  nidins  dûiMMj:('('^  ([il. nid  on  les  cm'ciiIc  ,i  P.ii'i^.  Aiii~i  d.ln^  Iv  t  ri'i/sili  k  I  z    di- 

\'\  cliir,!)  y  ,1  di'>  I{i'    ii.Uiiri'l-  b,i.-  ,iu  dessous  des  pdi-li'es    E?~'  j  [|    d^ms  r',ifroiii|),i;;niiniMl  du  iJKX'iir  '!■  -  cli.isM'tirf.ldii-  luiii 


;i  Iciii  P'i'c  de  l'F"  iiiiile,(iii  lr(iir\e  de>  3Ii    lieniols  bus     -J'  i  ('e>  nod'.--  mhiI  deiie  ni'ee-^.iireiiieiil  eiileiidiies  ,'i  PdiLue  Mi- 

|i('rieure.inilM|iie  les  lidi^  aili^h-  de  fiireliestre  de  l^dpeiM  se  ser\eiit  e\elu>i\en\riil  du   1  rdiiilidne  1  endr.,i|iii  ne  les  ,i  |i:i>   Jl  iii  <>l  de 

iiièiiie  des  f^7     ii.ilueels  ^i-a\es,      V'  H    sdUleiiiis./l.ins  le  eliet'Ui'  dM/rf-x/e     de(iluek-.    «    l'Ieure  d  l',i|i-ie,  d  'l'jiess.ilir-!  » 

seiilemeiil  ici  l'elTel  de  ee.-  centre  II  esl  e\lreiiieiiieiil  iiiijidil.iiil  ^  d'où  il  Mii(  i|ue  leiir  lr,iii-|idsitioii  <sl  de|ildr,dde,  ],e  'Jr-diiiliii- 
ne  Lî.isvc  Ile  pcni  se  iircter  à  des  iiidineiueiils  au.-si  l'apides  ijiie  le-  autres  iii-liiiiiieiils  de  la  iiieiiie  laniille,;la  Idn^iieiir  el  la  iirdsseiir 
de  son  lu  lie  exigent  \m  peu  plus  de  lemps  [idlir  eulici-  en  \ilualien.,el  l'dii  eiineoit  eï.ileinenl  (|ue  sa  edulisse^niana'U\pee  à  j'aide  (1^1111' 
niani\elle  (|iii  supplée, dans  certaines  pdsilidus.,  à  la  Idii^ueur  ilii  Ijim-.jic  peniiellenl  |>as  uneriaiide  agilité.  De  la  riiiipossibilile  ré- 
elle pdlli-  les  .iilisles  Allemands  (|iii  se  sei\eiil  du  Ti-(iill|jdlle  lî,isse,,de\eeulei-  une  l'iiule  de  pass.i^es  de  iKis  pal  iilions  KiMiieaises  nid- 
denies./pie  iids  Tionibonisles  rendent  tant  bien  (jue  mai  sur  le  Tionilidiie  lendr.  L' imper  le<lidn  de  I  e\ei  ulioii  de  ees  |passa-<s.,  mai- 
gre le  (aient  de(|ueli|ues  uns  de  nos  arlistes.pr(iu\e  e\idemnient  d  ailleurs  (pi'ils  sdiit  li'op  rapides,menie  piiur  le  lidiubdiie  leiidj-,  il 
(pie  les 'Irdiiibdiies  eu  général  ne  sont  piiint  piupres  a  l'endre  des  sueeessiuns  semblables.  Cel.i  prouve  IdUl  au  moins.,si  l'on  suppose 
(jue  les  eompositeui-s  ne  sont  eoiipables  (|ne  dun  peu  dexa^icration  dans  la  diiiieulle,(|u''il  laiil  toujdurs  se  ser\ir  des  iiislriiiiieiils  iiidi- 
(|ues  par  eux./'t  non  point  dauli'es.  I^Iall1eurellsement  [plusieurs  maitres,saeli,iiit  bien  ee|)end.int  (jiie  dans  la  plupart  de  nos  di(  be-lics  il 
|V'\  a  (|ue  des  Ti-iim boues  Ténors, s''dbsli lient  à  (•(  rire  dans  leurs  p,ir iilions  Trojiilmne  Allô,  Ti'omhone  7 f  no?;  fi  Tfoiuhrmc  Ihissc 
au  lieu  diiidupier,  1-  'i-  el  ?>-Tro>?i/)nncs  TfnOtx.  En  conse(|'iieilce  poui'  pdli\oir,à  l'eliMii^ei-.  cxei  ulei'  sous  ce  l'.ipporl  leiii  s  ope- 
r.is,edmiiie  un  1(  s  exeeule  a  P,iris,il  l.iudrail  s.iiis  tenir  ediiiple  des  iiidie.ilions  imprimees.,se  ser\ir  des  instruments  (pAin  enipldie  n  l'a  - 
l'is.  IM.iis  ediiimenl  .idmelire  enginer.il  une  p.ireille  l.ililude  (l.ni-  liulei-prt'^t.ilidn  des  Milonles  du  eiinipdsiteuri'  n'est-ce  pas  dinrii-  l.i  por- 
te a  Idiiles  les  iiiluleliles.,,!  (oii<  les  .diiis/  el  n'CsI-iJ  p.i-  jusle  (|Ue  les  .luleurs  soulTrenl  un  peu,(pii  mettent  tant  de  ne»ligenec  a  ri'dijier  leurs 
deiiM'c's.pliildl  i|iie  de  (.lire  eouiir  l,i  eli.uiee  de  Miir  les  leurs  nuililees  à  eeu\  <(ui  n'eeri\enl  jamais  (pi'avee  soin  et  une  connaissaiiee  appro- 
Idiiilie  des  i-essdurees  des  inslrumeiils?... 

LesTidiiiboiies  ont  tons, en  p.irlaiil  de  points  plu-  ou  moins  £ra\es,  la  UK^iie  elendiieion  .i  \u  (pridle  e-l  de  deux  oeta\es  el  une 
sixie.  M. lis  ce  n''est  pas  tout,  thiire  celte  x.isie  :;amnie  ils  possèdent  encoi-e,  à  I  cxliu^nic  ïr,i\e.,(jU,ilrc  noies,  ('nornies  et  nia^ni  - 
liipies  sur  lelrombdue  lendi^diiiie  niedidere  soiidrih'  sur  le  'Irombone  Allô.,  el  terribles  sur  le  'rriinilidiie  liasse  ipi.ind  on 
jpeul  les  iaire  sdrtir.  On  les  nomme  ped, îles;,  sans  dciile  à  eaiisc  de  la  i-essembl,iiiee  de  U'i\i-  linibre  a\ee  celui  des  soiis  Irc'-s  b,is 
de  I  ()j  ;;uc  (|ui   portent   le  même  nom.   H  est  assez  dill  ieilc  de  le-  bii  ii  c'erire   et  elles  sonl  ■  ineoiuiues   mc^nie  de   beaucoup  de 'IVom- 


bonistes.  Ces  notes  sont:      -J'  \       ^      j^       (tour  le  Irombone  .\lld;         )'  ,    "t        |       j \    pour  le 'irombone 'l'eiidr, 

■'.  I  ^  --S  \>T}    :§■      "  L=    =!:    ,  d    - 

'  X)-:  — n  \}o     ^    ^    -„ 

Kl  le'IVonibone   iJ.issc  aurait  celles-ci:  -^-- 1        ^       ''      Il      si  tous  les  exi'i  ul.mts  .a.iiciil    la  force  de  les  lair-e  sortir.    V.n 

^  -à  b-^   :^ 

s-.'l!.,..,. 

sUppd-.iiil  IdUleldi-  (|Ue  le  rralld  'liiimbdiie  liasse  ne  piissèdi-  (jiie  l,i  premii''re  de  i c-  lldle-  ped, des,  le  cdiilrc  M\  b('uidi.,(  II'  -e- 
1'  ■  II'  "1  ■  'lu.'  'Mil  i.i  i\  ji'-iii  '  ■  i-l.iiiis  ellels  (|n''dn  ne  peiil  d  bien  II'  s, m-  elle.,  pui-ipr',iuriin  uiIpc  insli'Uineill  de  rdiclie-l  le,  a  lex- 
ecpliun  du  lî,iss-'/ill).i  el  du  (.'iijllpc  n.issoii,n'alleinl  ,"i  celle  e\  I  iMdrdiii.i  i  ce  ^iMxile.  (,'es  noies,  sUP'  liai-  le-  Ti'ombolic-.^soill  Isidees  de-  au- 
li'-|''i   uni    I. Il  une  il  uni    i|u,iii'    .iii^mcnlee  (|ui   1rs   scp.irc  de  l,i  |)icmiei'e  noie -rave  de  l.i  r.imme  dP'diiiaii'e, 


» 


ÉTENDUE    GENERALE. 

h:\EMVi  Ks.:  ' 


ri.ii.MiioM;    M. m. 


iiiiiMr.uM-:   1  i;n()|;. 


!l)"unm.-.u>:.islim\Me. 
-(^. — ^- 

1 — H —  ^ — ; — ', — 1 — \ — ! — '  1 

»   t>p — f^ 

p-^r  ^  ^  -  -  -1 

— f ; — -t — \ i —  '-  ^ 

'  J 

:§:    >-S-   [f^    >«■ 

\ — H 

_4 — 1 ' — -— - 

^ ] — ^7-  ^^  5—1 — r— h 

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.I.lla.l.'. 

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-^=J^--^-^-l  î  F|| 

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-> \ 1 -' :          J 

1 

^ 


IIOMI'.dM-,     IIASSF..     -3^^ 


^  ^  ï^    '   3        i  b^ 


I     I     I     I 


-fiih-y^^^-f- 


W    0    y  ^f-X^^ 


.^ 


=r- 


bï 


^ 


ClmMii..li.|iicnuMl  . 


Si  les  pédales  du  [rDiiiUone  Allô  n'CIaienl  pas  diiii  si  mauvais  timiire  ou  [loiirrait  les  eiii[)lojei',(lans  li's  ortlieslics  (|iii  iroiil 


|i,f- (le  Troniboiie  l!a-se,àcoinl)lerla  laeune  e\is(ant  enIrelelMi  [|     -P'  ]    (lu  ridnilione'linor  el  sa  première  pi'd.ile     ^ 


90 
ijlii  iM(  ii-emeiil  elles  s^iil  si  i;rèle^  el  si  rlas(|ijes,([u''il  lie  laiil  pa>  ediujilei-  >ui' ell<N  poui'  rem|il,i(-er  les  beaux  -on^  ::ra\es  du 'Inim 


ixini' 'J(  iioi;  le  Teouihone  IJasse  seul, axée  les  puissaules  noies  de  l'extrèmiu'  inlerieure  de  sa  jiaunne      -~)-    i       ,        i- 1— ---i jj 

peiil  remplir  eet  em|doi.  /     .'        /""  "^     O"    l'o      5      3 

Les  \i!jra(ions  des  noies  pédales  sont  lenles  et  demandeni  heaueoup  dair,;il  faul  done,pour  ipiVlles  puissent  bien  sortir.,  leui' 
doiiiur  Mlle  aï?e/.  longue  durée,  les  l'aire  se  sueeeder  lenl<'men(,,el  les  entremêler  de  sileuees  <pii  |>ermetlent  ?i  le\eeulanl  de  res|)i- 
III-.  Il  l.iul  ,i\iii\-  ?i)iu  au--i  (|ue  le  moreeau  ou  elles  tigiii'ent  soit  eeril  _■  iieraleuieni  a>-e/.  bis  poui'  ipie  les  lè\  r(>  du  Irondioniste 
aient  pu  jiiaduellemenl   .-'.k  <  iiutumer  M\\   inloni(ions  (r'(>  gi'a\es.  La  meilleure  manière  de  |)i'endi-e  le-  pédales  'Uv  le  Jrcjjnbdiii  'Jl- 


iie.  p.ir  cM'mpli'.  e^l  de  l'aiic  ^ur  la  |)remièi'e      ^'_ 


^ 


un  saul  de  ipiinle  ou  d'o(la\e,,en  parlinl   du   F'a   ou  du    ,S'/   l> 


bv 


de^.-u^;  piii^yiprè.-  avoir  peiiiii-  une  re^piralion,  de  pa^^er  en  deseendaii(   <  brumalKpiemenl   au    Ln   et  ,iu    Sul   diè/c    (  \v  Su/  ii.ilii- 
ri  I  erl   plu-  dill  i<il<'.,d  une  rud(>>e  e\lii-nie  cl  dune  émission  (rè?  i  li.uieeuse.  )   (Tc-I  <lu  moins  ,iin-i  <|iie.,d.iiis  unr  iiiesM'   de   l{i'<jiii 
ptii    mo<ierne,rauleur  a  amené  i  es  lroi>  noies;,  et  bien  <pi''à  la  première  repelilion  de  son  ouM-agc.— ur  les  liiiil    1 1  (iiiiboiii>l(>    ({iii 
divaieiil    les  faire  enlemlrr.  i  iii<[  (ni  -i\    m-  l'usseiil   eeriés  (|u'e|les   nVlaienl  pas  possible>,    le>  liuil    Si   Ix'miil-,  les  liiiit    J.n    el    le> 
biiil    Sol    die/cs  n'^en  >orliiiiil   jias  m(Uii.~   trc.--  plein-  el   lits   jusles,  el  donne-  par   |du^i(■urs  arli.-les  (pii.j  n' i\aiil   |,iinais  e.--aye    d<' 
le^    Ijiie  entendre, ne   erovaienl   pa-   à    leur  e\i-leilee.   La  >onoriu'   de-  Iroi-  unie-  pi'dale-  p.illll    même  l)e,nie(iii|i  plu-  belle  (|lie  (el- 


le (je-  111. le-  bien   moins  :;iM\e-  el  sou\('nl    emplovee-       5^1: 


(a-l  (Il(|  (-1  plaee,dans  I  (iil\ra::c  (pie  p'  vieil-  de  eiler.  an  de^sou^  dune  liainu.iiie  di  l^lule-  .^  Irm-  pailie>.,en  l'.ib-eiiee  (le- 
\(ii\  il  (l(  Ion-  le-  aull-es  in-lrumenls.  Le  s(jii  de-  Mule-. -i'|iaié  de  ((lui  de-  Iriimbone-  par  un  inlei\.ille  iiiinieii-e  -eiiilile  e- 
Ire  ,iin.-i  l.(  1  (  xiiinaiiee  li,irmoiii(pie  -iiiMiriie  de  ee-  pi'dale^.,d(iiil  le  ni(]ii\  emeni  leiil  el  la\iii\  pruldiide  (nil  pour  bul  de  redoii - 
i)ler  1.1  -(deiinili    (le-  -ileiiee-  doul    le  (li(i(iir  e-1   eiilree(iu|t<  ,au  \(i-el:   «  /losfiax  cl  pifci-s  lilii  lundis  (ij'jrr-i  m  us  n 


Jt        .    .. 


N'.'  4G. 


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KKnViyM    (lil-Klio/ 


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R  TliOMIiOM;s 


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1 

«04 


A, 


.1  ,<i   <in|iloU'  ,iilliui'>  cncure  lo  l>((l,ili.-  do  ■lioiiilmiu-  Icniir.,  m.ii?  (I.m.-  une  huili-  ,,iili'r  iiilcnliiiii.  M  ^,lri^^.lit  i\c  Luii'  t'iilcndic 
(f<~  ll,ll'ln(Jlm■^  ^r,i\c,-  Hiinc  riiilc,-?»-  t-xliiiiu'  il  il  im  liiiilirc  in.iccoijliiim'.  Jv  «roi-  l<-  .mur  oIjIciiiic-  ,hi  iii(i\rii  de  cil  li-  iiiimli   de  d(  ii\ 

■lr(iinli"iii-.-'lVni>i-?    -^"— — — q    <t  plu-  loui  ]),ir  ccllf  M|ili('iiii'  diniiinu'e  cnli-f  un  Oplm  l('ii|r  ri  nu  La  ju'd.dc  de    IVoinhinir  l'ciior. 


/  oriiK  M  iDK      i:,,    rr. 

*      ... 

\  '2     IKdMIiONF.S  li;\OKS    l  ni. . 


l  ne  iiiitre  p.irliiuhirite  i^iiori'c  de  Im  [du|t:irt(li>  «'omposilciir.s  cl  lrr>  iiii|>(ipl,uilr  ,"i  c  i.iiii.ulic  (cixMiditMl.cM  ^l  l.i  dill  iiidu'  cl  iiu-inc 
lini[in>_>il)iliti' «Lins  CCI-tains  Ciis,ou  se  Iroincnl  Ics'li-onihoncs  tic  r.iirc  ?c  siuccdcr  ii\ci-  uiicliiuc  rapidilc  les  notes  Mii\.iiiles; 

TROMIiOMi     Al.'io. 


TROMiiONK      TF.NOK. 


TROMIiONK        liASSI. 


i 


>CT  *  -r 


i«^^#- 


Le  (>ii>SM;:('  de  lime  \\v  cc>  lUltc^  à  f.iiil  rc  e\ij;can(  un  cli,iii:;cnicnt  éniinue  d.m'-  l,i  |ii)silien  Av  l,i  coidissc  de  riu>liuni(Ul,  el  |i,,i- 
iiMi-('i|iiiul,  un  .illon:;cnienl  rnnsi.ltV.dilc  du  l)^,l^  de  re\('<-ul,iul,in'  jicut  s'iTIccliici- (luc  d,iii>  un  niiuivenirnl  liés  (Uddrié.riun.iilec 
cil.  hrc  .i^.ml  ciT'il  celle  ^un  cssion  r.ipidr  .S'/',  Ln  <l\i/c,Si\  réjieli'e  |duMeui-s  foisjo  'rroinlioni^lcs  (!<■  lorclH^lrc  du  Tiic.ilre-ll  c- 
hcn  ?v  in'n-cnl,|itnn-  rc\cculci-,<oinme  Jo  jmieurs  <ic  Cor  riu->c,diiiil  cIi.huii  ne  lliil  (|U'tllle  iKile.,  fini  d.mii.iil  le  St  nilnirl  cl  Tau  - 
lie  le  La  die/,e,,in  i:r,nid  dneilisMincnl  de-  ,iulie-  nni>icicu^.,ri,inl  surtout  de  l,t  |)eine  (|ii',i\,iil  le  mcoikI  IVoinijone  à  [jl.iecr  son 
Lrt   die/e    i  eiiHlre-tein|i- . 

Il  1--I  e^.di  nieiit,il  [loiir  1,1  nicnie  riiisonyi>M/,  diriieile  de  i-eudic  un  |ieii  vile  ce  |):i>s,i-c  mij-  IclrondioueTciior:     ^cj^*^ j  -jyTji,  i^M 


Il  -,  ,iul  mieux   Icdire  eu  le  reincr^.mL  l,i  sUri  c^>ioi)  de> 


nolc>     ^^0~f~0    r    ~g n   n'evi^c.iut  ,iueun  cli.iu^enienl  de  |io-ili<iM 


J.e  lidie  e-l  jir.ilicdde  Mir  les  'IVonil)oue~.,  miis  M'ulemeiil   >ur  le^  noie?  de  leuj'  o(  l,i\e  .s|i|nVieiirc.  il  liuil,  je  eroi-^.,s''iil)>leMii'    de 
r.  .  lire   jinui-  le    Ir.indionc   i;,i~>e  à  c,ui~e  de  son    exieème  dilTieulu'.  Le  l'ciioi-  cl    l'Allo,  entre  le>  in,iiil>  d  cv'cul.inl.-    lu  Iules,  peii- 
\ei!l   Irillei-   Ir^  mile--  >in\,iiili.-s: 


lia  I M  la  p  M'. 
sl.Ki 


^M^s^^iMââÉEi    -rsr  Èmm^SMM^ 


Inhit^aUs  (:iH.,i„.ai,|i, 


Awc    l.s    ImIiii.1I..s    ClnuMMlnjn 


''il   ^"ll    i|Ue  Imi-   cc-lnllo  xiul    nia|eiil-.,    |e>    liille-    luuieue-    -eill    ini|M  i.--ilile- . 


■«  '  ■**"  '"•' 


Le  Trombone  t-st,.^  nion  M'n>,lc  vii'ilaMc  tlicl'dc  ((lie  r.iee  (rm>(riiiiienls  à  MtU  (pie  j'.ii  (jii,iliri(>  i\''Ept<{U)'x.\\  |i()^>("(lc  en 
elTet  ,111   !-ll|)rrine  «lejzrc  l.i  n(il)le^-i-  el   l.i  :;i;in(l('iir:,  il  ,i  l'iir>  les  aeeents  ^lM\e>  ou  forts  «le  l.i  li.iiili'  |in(>ie   niusiejije,ili|iiii-  Ijceenl 
reliiiieiix,  iiii|io.--.inl   et  ciliiio,  |iis(ni',ui\   ehiiiieui->  rorecnees  «le  I  orrie.  Il  (lejierKJ  du  eoiii|ioMleiii'  (le  le  f.iire  tour  ,i  loin-  i  Ir.mU  i-  eoiii- 
nie  1111  elioeiir(le  |irelres,men,ii  iT,j;i'iiiir  soiii-dciuenl.  niunmirer  \m  z\.t>  riiiKdtre.enUjriiier  un  hymne  de  ^l(Hre.,eeliilei' en  li(ll■|•dlle^(|■i~, 
ou  sonner  sa  redouhdile  lanr.ii-e  pour  le  r('\eil  des  morts  ou  l.i  iiuiii  des  vivants. 

On  ,1  |iourlanl  lroii\('  moyen  de  I  a\iiir,  il  y  ,i  (|uel(|ue  trente  années, en  le  réduisant  .ui  pedouhlemeiil  servile,  inutile  et  ::rotes- 
(jUc  de  la  |(arlie  de  conti'c-lîasse.  Ce  svsteme  est  ,iU|ourdliui  a  peu  près  aliandonne,  loil  hciireusenient.  [Maison  peiil  Mur  dan» 
une  loule  de  parlilions, fort  belles  (l',iilleiirs,les  liasses  doublt'es  presiiue  eonst.unment  à  riinisson  par  un  seul  Tromlione  Je  m 
connais  rien  de  niom>  liarmonieux  et  de  plus  vulgaire  (|iie  ce  mode  d  instrumentation.  Le  son  du  Trombone  est  tellement  carac- 
t('ri-e.  ([d'il  ne  doit  jam.iis  (^Ire  entendu  (pie  pour  produire  un  effet  spécialisa  tàelie  l|■e^l  doue  pa>  de  renliiner  les  contre-l!asses.,.i- 
\ec  le  son  desijuelles,  d  ailieurs,soii  timbre  ne  sym|)atbise  en  aueiine  façon.  De  plus  il  faut  reeonnailre  ((Uun  seul  Tromlionedans  un 
orelieslre  Minble  toiijour>  plus  ou  moins  di'plaee.  Cet  instrument  a  besoin  de  lb,unu)nie,oii.loiil  .M  moiiis.,de  I  unisson  des  .mires  niein- 
bre-  de  sa  famille, pour  ipie  ses  aptitudes  divei'ses  puissent  se  manifester  compb'tement.  lîeeliuneu  la  em|>!oye  l|ue^p]efol^  par  paires, 
eoiiuiie  li-'l"rompettes;,ni,us  l'uaa:;('  consacre  de  le»  écrire  a  trois  partie.»  me  paraît  prcicrable. 

il  e>l  difficile  de  déterminer  avec  pr('eision  le  de^ie  de  raj)i(lite  aU(|uel  les  rroniboiies  (icuvenl  alteiiidn  ifui»  les  tr,iils.;ee- 
peiulaiil  \oila,je  crois, ce  (iifoii  peut  dire:  dans  la  mesure  ,\  (pialic  temps  et  dans  le  mouvement  Allegro  moderato  par  ex- 
emple, un  trait   en  (i-oclics  simples  (  liuil  noies  par  mesures  )  est  faisable  sur  le  Trombone- l!as,'-e.  ■ 


Les  autr«>  Trombones  lenor  el  Allo,('laill  un  peu  plus  a^iles,exéeuteront  sans  trop  de  peine  des  traits  en  triolel»  de  iroelies  (  VI 


notes  par  mesures.)  EXEMPLE 


liais  ce  sont  les  termes  nalurels  de  leur 


aj^ il ite;  les  dépasser  e\'st  lomber  dans  le^acbis,la  confusion,  sinon  tenter  rimjiossible. 

Le  cuMclere  du  timbre  des  Trombones  varie  en  rai»on  du  d(  ;;re  de  l'on  e  ,i\ee  leijiiel  le  son  est  {'mis.  Dans  le  forlissimo^W  est 

nienacanl.,  formidable.;  surtout  si  les  trois  Trombones  sont  à  l'unisson, ou  loul  au  moins  si  dciiv  sont  à  l'uiij».»oii,  le  lii)i»ième  elaiit    a 

i'oclave  des  deux  .iiltrcs.  Telle  est  la  foudi'oyantc  -anime  en  Re    mineur  sur  la(|ue|le  (llirk  a  dessine  le  (  lii«  ur  des  fiiriiiSHiu   se- 

( diid  a(  le  iV  Jpltifjeiiii'  en  Tam'if/r.Tel  est, cl  plus  »ublime  encore,  le  cri  iniiiieii,»e  des  ti-oi^  Ji-ombone»  unis,  re|)oMd ml  comme 

1,1  \oi\  couiroucee  des  dieux  infernaux,;)  l'inlerpell.ilion  d''Alec»le   ((  Ombre!  fn've!  conip.isne  di  morte!   »  din>  cet  .ur  |M'o(b^leiix 

doni  (iliK  k  ,1  l,ii»-e  dcn.iliirer  l'idée  principale  p,u-  le  Iciducleiir  Kr,in(^',ii'-,  mai»  (|iii,tcl  «[u'il  est  e('|)cnd,iiil,cs(  demeure' d.ius  l,i  ni<'nioire 

(le  loul  le  monde,, i\('c  >oii  m.i Icnconirciiv   premier  vers:   <(  Divinités  du  Sl\  x!  niini»lrcs  de  l.i  mori  !  h  licmarijiioii-  eu  <'iilic  i|M"    »eis 

l.i  fin  de  1.1  pli  nuerc  |i('riode  de  ce  niorce,iu,(piiuid  Ic^  li-oni  boues  di\i.»es  en  trois  p.ulic?  re[ion(!eul,cn  iiiul.iiil  le  rbvlbuic  du  i  liant , 

,1  celle  pll^,l^c■.  i,  .le  iuii\o(|iicr.ii  poiiil  \olre  pilii' cruelle  I  »  rem,ir(pions,(li.»-|e,  ijiie  p.ir  reriet  miiue  de  celle  dniH'oii,|e  timbre  des 

I  romboiK  :-  prend  ,i  I  iii»l,iul  (|uel(|Ue  (  ho»c  (riidui(jue,de  rau(pie,d'.di'rcii-cmeiil   |o\eux,  fort  dificreni  de  l.i  fureur  :;r.uidio,»e  des    u- 

ni»»on.-  pr('(  ('dents. 

8.    !t'.lli  .  •  ,  !' 


n:  47. 


(OliS      Kn      SI  !> 


'ir.OMIïO.NK.S 


*-  -. 


,  ■■•  ■> 


»    I-' 


i!J3 

rs?  48. 


là 

ll'HiaÉME  ES  JAllUHE.    ' 
((.I.K.K.) 


CLAIi.     Im,    n. 


IIUiMlliiNKS. 


f^,' 
■>^ 


♦ 


i;  A 


D.iiis  le  for/t'  .sliii|)l'',  les  (i  oiiihones,  en  Ii.iiiikiihV  \\  dois  parlies,  dans  le  médium  surloul,  on(  une  e\|inssi.(ii  de  |)oiii|)c 
iK'roiijUc  de  iM.ijc^'c,  de  Ik  r((',  i|iic  le  |it(isrt'i.-.iiic  d'iiiic  mélodie  \uli!:Hiie  |)()iiri-Hil  seul  .illeiiuei'  e(  l'.iire  dis|>,ir.iili  e.  Ils  |iieMiieiil 
en  |i,iicil  <-,is.,  en  rH,ir;indis>,iiil  ('iiofiiH-ineiil,  rexpression  des  li(iin|)i>/le.s;,  ils  Jie  iiieii.iceiil  |ilus„ils  |ir()el.imeM(;  ils  (li.iiili'ill  .ni 
lieu    de    iii;;ir'.  Il  liiil   i  em.ii  .|iiei' seiileiTienI  .|ii.>  le  son   du  IVondHiiine   liasse  prédomine  (oiijoiiis  plus  ou   moins,  en  p.ieil  .  as.sui'Ip 

di'UV     .illres.  siiileiil    SI    i,     |.reiiiiee  «-!    un     leojnlM.n"'     Allô     S.    't'IC 


Aiifïiii  11.  1  I'' il'"  i' p°"'r<''*o- 


N':  4?). 


sYMniioME  Fryhimt:  rr  thiumi'hmk. 

(lil'.lil.lO/..) 


i>\\ii,i(>N   (:iiiNoi>, 


(IMKVLI-.S 


IMltU.lS    M  >    i  \.^' 


^ 


:t 


4 


J),iii>  II-  mi'zzi,  fiirli-  <lu  iiiiJrmii,  ,i  I  iiiiissoii  mr  <'n  It.fi  iiioiiii'  ,i\cc  un  iikuin  riiiriil  Iciil.  \\-^  (t(iinli(irH>  |iriMjii'iil 
le  c.ii-.itUi  (■  irlirii-ux .  Al(i/,ii(,  il.iiis  lis  cIkkuin  do  i>rè/ffs-  f/  /x/'s.  t/f  lu  Fhiff  fiiflunitri-.  .1  |ii  kcIiiiI  d '.kIiiiii  ililcs 
modcio    d'-    l.i    ni.iniôi»'    «le    leur    ddiincr    l.i    \oi\    i-l    les    allliios    poiiliricilcs.  v       •  ,j 


^?  50. 


LA    FLill:  EyCilWrEK. 
(Mo/.Aitr. 


C.I.AlilM.  KiH.M 
...   KK. 


lliO-MliONE    V. 


SAliASlUO 


y.3     ) 


al  _  ira      vita        iin  _    _  pa   -        -    ra  prunlo   e   per   lui     suir       a  _  ra  il      sa  -  cio  i 


'V 


J.c    tnaiiissi  ino    ili-^    I  rnin  Imiio     .i]>|>lii|iic    ,i    ilc>     li.iriiuiiiiiN    .i|i|p.irlcii.inl    .m     muhIc    iiiiiiciu-    <■>(     muiiIu  <•,  Im.uIu  i  .,  |i 

<lir.ll>      IIM^CIIIC      Ilid'IlV.      D.lllN     II-      Clv      Muldlll      DU      ll>      .KCOItK      XUl/      lllcls      </      ( 'lll  i(  ■COU  |  )l  s     (|c      silcrUO,    (111      Clllil      (  iilciuli  r 

(l(>     miiii^lro    e(i.iiii<'>    <\li,il(|-    (l.iiis    I()iiil)ie    les    ,ii'iiu>..scmcri(s    triiiic    r.i;;c    m. il    coii/ciuii'.    Ou     u   .1     |.im,us  ,     ,1     111.11 
s(ii>,   (lie    un    p.ir(i    |plu>    (JiMiii.i/iijiK*    lit'    (•('(    .lecfiil    vpi'ci.il    dis    (i-uiiihoiic.s  ,  ijuc    ne    Ir    lil    .S|MinliÈii    il.nis    mui    iui  uni 
ii.ir.ilili-    111, lit  lu-    lunèlire    de    l.i    Vcs/cilf.    ^-  Pciis>c    l.i    \fN(.dc    iiiipicl  "   cl     liccllKmii    diiis    I  niniiorlcl    dim    du     mm  nud 
.uli-    dr    fitlflio    cli.iiili'   |).ii-  Ltoniire   cl   le  ^edliei-   creu.s.uil    l.i    loiiilie   du    piisuunier   (|ui    \,i    iiiiiiirii-. 


N!  51. 


l.\   \hST\l.l\    (SI'ONTIM. 


jr.dMiioNi; 


5'-''  'li;o.MI!ONE 


TIMBAI.KS   .n     KV 
Kn    Sounln.vs. 


mil  I  .Si  oMtiKS. 


Mdi.oM  i;i  r.i: 


-mn^-s^-'=^ 


L'Iiabifudf  \>n>v  ,iii|i)iiitl'luii   p.ii'  (jiR'Kjues   nuiilies    (Je   loriiiPi'  un  (|ii;i(iioi-   des   (rois    (ronibones    et   de  l'ophicléi'de  ,  en 
ronlKnil    ii    celui -(i    la    vraie    basse,  il  est   peut   è(r<'   pas  il  repiii(lial)le .  Le    (iiiibre    des    (ronibones,  si    iiioi'dan(,  si    domina- 
leuj',  ires(   point    le    niênie    il   s'en    iaul,  «jue   celui   de   Tophicléide,  e(    je  ciois  (ju'il  est    beaucoup    mieux   de    ne    l'aire     ijue 
redoubler    la    pai'(ie    ^ra\e    pai    cet    instrument,  où,  (oui   au    moins,  de    donner    une    basse    correcte    aux    trombones    en  ,e_ 
('i'i\ant   leurs    trois    parties    roiiime   si   elles    devaient    s  entendre    seules. 

(iluek,]Jee(lio\eii,JMo/ar(,  Weber,  Spontini,  e(  ijueltjues   autres,  ont  compris  (oute  I  importance  du   rôle   des  trombones;  ils 
omI   ripplr(|ui' Mvee   une   in(elli;;(nce  |)arliii(e  à  la  peinlure  des  passions   liumaines,  à  la  reproducdon  des  bruits  de  la  nature,  les 
cai-ielères   di\eis  de  ce   noble  instrunieni,-,  ils  lui  fini  en  eonse(|uence   conserve  sa  |)uissanee,  sa   dignité    et  sa   poésie.  iMais    le 
conliaindre,  ainsi  cjue  l,i   loule  des  com|)Ositeurs  le  lait  aii|ourd  liui,  a  hurler  dans   un   cfei/o  des  phrases   brutales  moins  dignes 
ilu  (eiiijile  saint   <|ue    de  l,i, 't.n eriie,  a  soiHler  comme  pour  l'entrée   d  Alexandre  a   lJab\lone  «ju.iiid  il  ne  s'agit  que  de  la  pi- 
loueKe  d  un  danseur,,  a  pLupicr  des  accords  de  (oni(|ue  et  de  dominante  sous  une  ciiaiisoniielte  «ju'une   guilare  sulTirait  à    ac_ 
compagiiii ,  à   nièlci'  sa  Mii\  ol\ni|)ienne  à  la  nies<niine   iiw'lodie  d'un  duo  de  vaudeville,  au  bruit  (rivole  d'une  coiidedanse ,    a 
iireparei.  tl.iii^   les   lulli  d  un  concer(o  lavèneiiienl   (riomplial  d  un   hau(l)(»is  ou   d'une  flûte,  c  est  appauvrir,  c  est    dégrader  une 
iiuli\  idu,ili/('    Miagniri(|ii(  ;,  <'es(   laire    d'un    héros   un   estbne  e(   un    boulloii;  c'est    dei  olorer  I  orchestre  ;  c'est   rendre    inipuis_ 
sanic   cl    rjiulilc    loule    ju  iirression    raisonnée    des    lorces    in'.li  iJUKiilales;   c'esl    ruiner  le   p,iss<-,  l<'    preseiil    <■(    l'avenir    de 
l'arl;,  c'esl    idioulaii  inieiil    taire   ade    de    \  andalisine^  ou    |iro(iMr   uiie    absence    de    senlinulit   de    I 'e\[)ressi()n    «jui   a|i|p|  orlic 
(le    la    s(u|iidi/<v 


2»; 


954 


LE  TROMBONE   ALTO  A    PISTONS, 

or  A    o/.iyhREs  . 

Il  V  ,1  (Ir--  TrimiluMU'--  Alto-  (Il  J/j  >  (.t  l'ii  /rt,  (111  ildil  .il)M)lilnu'nl  designer  |)(iiii-  le(|iiel  de  i«>  deux  Ions  on  e'riil  ]iiiiM|Me  I  n 
.-.ire  .1  |>i'i'\.dn  de  iTMiler  <e-'Jriuiili(i[ie  in  Hi>li  iinuiil  (riins|»o>ileiir.  Il  n'.i  plus  tie  eoulissci  ee  n'i>t  en  (|nel(|nr  soi'le  (jiiuii  (jiinel  ,\ 
|iistoii-  lU  JIi    !)  on  en   T'a   .ixee  un  peu  plus  de  Minorité  ipie  ie^  (^irnets  \<'iil.ibles . 

r.i'teiidue  du  Tioinlinne  \lto  ,\  pi.-lon-  est  l,i  même  i[Ue  celle  dn  Trombone  Alto  oïdin.iiie.On  leerit  jin- l,i  ele  de  hol  el  i  n  Ir.uis- 
po5,uit,eomme  on  r.iit  pour  le  CoiMiel  ,'i  pi?tons.  •   .»   ■.,  '  v     •     :  , 


ll'.OMUONE  ALTO     i    PISTO.N.S. 


N',.l.-     d'un 
>m,,,s    'l'imlir. 


tu  ET    En    SONS   KEELS. 


'rrj^  j  "i  j  j-i"'  ^  ''  f  i 


-i9 ^ 


I       !       i 


DillinNs 
-S-    !>^ 


Aver    lis    InliTvalks   CliromalK|u 


lltOMBONE  ALTO   i    PLSTO-XS  .      p 
En   Mlk 


|;F1  El'    En   SONS  REELS. 


LeTrondione  à  pistons  et.ml  prive  du  seeoins  de  l,i  eoldls^e,,ne  peut  produire  les  nolesi;r.ives,diles  ped;iles./!es  ;iiilres'IVoml)ones. 

Les  Ti'lllfn  du  Irombone  Allô  fi  eouli.-se  el  <|iie  lexeeuLinl  liiil  [wvc  les  lèvres  seulenienl,sonl  pr.ilie.djles  sni'  le'JVomlioiie  ,'i  pis- 
ton-. On  en  peut  fiiire  (piehpie-  un.-  ,in--i  .i\ee  le:,  pi-Inn-,  mais  il  l'.ml  l'eni.ircjuer  (pie  le-  tiilles  mineiu's  sont  le.-  seul-  il  un  lion  <ilel 
et  (pii  |)uiisent  être  biitlus  rapidemcnl.Voiei  les  meilleurs: 


EXEMl' 
PliODL 


tr         I  ,  '^ 


MPLE     DES    THILLES        J  '\  J    J  ,j     f         J  jp  ''    ,.  '-^  ^^{'  ~T  -? 

.TTS    Pur  U-s    PISTONS .  -1^    'jJ         '"°  [  f         ^=F 


^=1 


Le  svs(('me  i\v>  piston-  ,id;ipl('  .m  Trondione  lui  donne  heaueoup  d'ii:ilil(',,mais  en  lui  l'.iisanl   perdre  \\\\  peu  de  sa  justesse.  On 
eoneiiil  en  «'(Tel  (pie  la  eonli--e  moliile.,  oiiei-sani   instantanément  à   la  moindre  impiil-ion.  la-se., -i  leviViilanl   a   I  oreille  (lelieale.dil 
Iromlione  ordin.iire  le  plu-  pi-le  des  iustrimiejil-  à  veut.,  el   (pie  le   IVomhoiie  à  pi-Ion-  pri\e  de  la  eouli->e.,  se  lrou\e  p. ir  cela  mê- 
me iMUjie  dans   la  ealli('_::i)i-i('  des  iiistiimienls  à  inlonalious  I  i\es   au\(pielles  lesl('\res  ne  pcu\enl  apporler  ipie  de  Ire-  lc:;ei('s  mo- 
dilic  liions.  On  ('eril    -(uncnl  jiour  le 'li-omlione   Allô  à  pi-Ions  des  xdds  eiianlanls.   l'ien  pliiM-('e,,  une  m('lo(|ic  peut  a\(iir  ain-i  lieau- 
(  oiip  de  cliai-nie;  <'i-l   pourianl    une  cri'enr  de  ejdii'c   (pie.,  idilliee  à  un   \ci'ilalile   \  ii-lunse.,  elle  en   aiirail   moins   -iii'    le   Iromlione 
à  (diili--c;,   M.    Dieppo    l'a   prouve    mainle-   loi-   \  ieloi-ieii-emeiil .   D'ailleur-s.  je   le  i('pele.  ,'i   iiioin-  ipiil   ne  ,-''a_:;isse  (le   leveeulion 
(Il    (le--in>  r.ipides.,  l'avantage  d'une  plus  grande  iusle^^e  doit   par.iitre  eonsid(Tal)le,  et  entrer  pour  Ijeaueonp  d.ni-  la   determini- 
liiii  des  eompo-ileurs .  On  trouve  en  Allemagne  queKpies  finnibones  Ténors  à  Cylindres  cpii  des(-eiiden(  jus^prausiili  grave  «):  ~— ^:=r  j 
maigre  eel    avaiilage,  les  Trombones  à  eoulisses       leùi'  ,      ,      scronf    lon|oius  prele'r.ibles    a  m<in    a\is.  \^   Il 


LE  BUGLE  OU   CLAIRON. 


i\(jiii  liiiniiKTons  iVluilc  <l's  instninicnl'-  n  \fnl  p.u-  ((ir'Kjucj  mots  sur  l,i  f.mullc  des  Iju^Ics. 


^^tJÊ- 


Le  l!u-!(>iniplr  un  (^I.iIinmi,- ri  ril  sur  In  <  It' dr  Sol,»  (.iiiiiic  l.i 'JVonnjcUc.,  il  possède  en  tout  hnit    notes     jr^-y-j— ^    [^    [     El  '    '       || 

V 

niotirc  l;i  di'iniàrj'f '<  iiiïii.n'Cst  clic  ^iK'it'  piMtiiMhlo  (|iic  sur  le  Chiiron,  If  plus  \),».  Il  y  a  des  (Jl.iinms  d.ms  trois  tons,  (ii  Si  \>  en 

Lt  ''tin  J//  1)  (Ml  l'ii  Iroinr  plii>  riircnicnt  il.ms  Icsaiilrcs  l(in>.  Les  ranl'.ircs' ((u'on  leur  Dut  ext'ruter,  roiil.inl  timjdui's  cxclusiNcnuiil 
sut-  II-  Iriiis  noli's  Al-  r.ircdrd  p.irf.iit  sont  necessuirenient  dune  monotonie  voisine  de  l,i  platitude.  Le  timbre  de  cet  instrument  est  as- 
sez dl-;:r,i(i(ii\;,  en  ji/iKTal  il  maïKpio  de  nol)lesse,et  il  est  diffieile  <len  jouer  très  juste^  comme  il  ne  peut  exécuter  aucune  succession 
di,iloiii(|ue  il  en  résulte  nécessairement  cpie  les  trilles   lui  sont  interdits. 

Les  Clairons  ne  me  paraissent  pas  beaucoup  pJu?  iiaut  plaee's  d.ins  la  hierarcliie  des  instruments  de  cuivre, ([ue  ne  le  sont  les  Fi- 
fres parmi  les  instruments  de  bois.  Les  uns  et  les  autres  ne  peuvent  sruère  servir  ipi'a  conduire  des  conscrits  à  la  paradcj  bien 
(|u''à  mon  sens.,une  pareille  musi(pie  ne  dut  jimiais  être  entendue  par  nos  sold.its  jeunes  ou  vieux:  il  n''\  a  point  de  ni<(ssit(' (l(.^  lis 
accoutumer  à  l'iiinoble.  Connue  le  son  du  Clairon  esl  1res  loi'l,  il  nVst  pas  impossible  cpie  1  occasion  se  présente  de  1  employer  d.in> 
l'oi-cbeslre.,  pour  accroitie  la  vi(denee  de  (pul(|ue  cri  terrible  des  Trombones, des  Trompeltes,et  des  Cors  unis;  c'est  probable - 
niciil   loni   ce  (ju'dn  en  peut  atlcndie. 

Le    lîii^le.,  insliiinirul    l)c,iur(Ui|i   plus   court    <|ne    la  Trompette,  ne  possède   <jue   les    notes    de    IVvtrémité    grave    de   (  cl- 

le-ci:       KXImMI'LE.       a  I  "-r~    I       1      J     J  ''P  " 1]      mais  en  raison  du  peu  de  longueur  de  son  tube,  ces  notes  sortent  à  Toc- 


tave  siipeneure.  C  esl  poni(|iiiii  un   cent: 


Mt: 


non  liMiisposileur,  les  l]u::les  en    Si  1>,  et   en   Èfi  b,  au  eontraii'c,  s'écrivent   en  liMiisposcUit 
en    Si   !),et   en   3Ii  1?  . 

EAEJJPLES. 


\  \    An\si  le  Buile  ou  Claii-on  en  Ut,vA  w^  iusli'umeiil 

écrit    des    lrom|)ettes 


comme  on 


"■"■'■•"'■  i\l-  ,    J    r    I'    r    '     Il  '"■'■ 


i:i-IF.T  En    S,.i.s  1,'fls 


È 


=fô= 


X=t=JË: 


V.VVf.r  En  S„.,s  n'els 


^ 


^m 


É 


i 


b^ 


iS= 


LE   BUGLE    A  CLEFS. 


I),ins  Ic^  nnisi(|ues  de  eav,ilerie  et   même  dniis  eeitains  (u-clicsli  cs  d'il, die  on  troii\<'  des  liuglcs  a  scpl  i  Ir-  i{iii    |i,ir<(uii-eiit 
iii>Mi.ili<|uemiiit  uni'  (liridue  <le  plus  de  (l(U\  octaves,  à  parlil"  du   Si  H    au  dessous  dis  iioitees_  |iisi|n'a    1'//     , m  dessus.  ' 


1^8  ■         1286 

Ir 

Le  liii^li-à  tli'j  peiil  r.iirc  li-  liillc  sur  tuult'î  le?  iiolo  de  ?.i  ^.immc.ri  r('\(i|>lion  de  cthii-ci:    ^^  -^1     11 


Ml'    III.Hlinli 


j),l^  (Lirililc,  |iliisi<iii'-  .irlirlo  tn    joiH'iil   inrinc  d  une  r.uon  i-cm,ir<jii,il)lc,  ni,ii>  son  tiiiibrc  ne  <liHèit'  i(,i>  ili'  d  Un    du    Cl.u- 
ron  i>u   l!iij;)i-  >iiii|dr . 

LE  BUGLE   À    PISTONS 

Oi    J   CF/J.VDRES. 

A  (du-  dVlcndue  au  iir.ive  (|iK'  le  pic'cc'd.iit.  (■e-l  un  l'.iihk-  ,iv,uil.i^e,(.-,ir  ses  nuli's  i>.(>.-c's  sont  d'un  lind)rc  forl  Mi,iuv.iis,iii(dic  ne 
.-oili'iil-elles  iiisc'nuiit  ([uo  sur  If  |u'lil  Du:;  le  en  31  i  l>    d.Mil  li'lcndur.  en  (dns('iiutiu'e,(sl  cillo-ti: 


Burlea  rjliiuires  on  mi  \> 


Sc|!.,.-,-_ ----- 

(Il  l  in-lrunicnl  \.uil  l)c.iiifou|>  mieux  (|mi'  K'  1ju:;1i'  a  fies,!!  peut  produire  un  bon  eflel  en  chantant  rertaines  mélodies  d  un  mouvement 
l.irre.ou  tout  au  moins  modere,son  (indire  présente,, pom"  les  plii-ases  \i\es  ou  ;iaies,l('  même  inconvénient  (pie  nous  a\cins  déjà  siiiial(' poul- 
ies Coi'nets  à  pistons,  celui  de  maïKpier  de  distinction;,  loutelois  il  peiil  elre  ia\oralileinent  modifie  par  le  tileiil  de  lexc'c  ulaiil.  A   p.iilii- 


du  'SYx    fr\      \      I    du  médiuiR/ous  les  trilles  majeurs  et  niiiuurs    sont   bons     sur  le  Initie  à  pislons,à  leveption  di'  eclui-ei: 


[(7ts  diiiic;].. 


L  OPHICLÉIDE    BASSE. 


Les  Oplliclcïdes,=ont  les  Altos  et  les  li.isses  du  l)U:;le.  l!  Opliicléide  hasse  ollVe  <le  ïr.mdes  ressources  pour  tenir  la  p.nlie 
jirave  d<>s  niasses  d'harmonie;,  c''est  .lussi  le  plus  u>ilé.  On  Icerit  sur  l;i  el('  de  Fa  et  son  étendue  est  de  trois  o(  lave>  el  ii- 
ne  note. 


e.\ê:siple 


Entre  les  main^  diin  artiste  liahile.les  trilles  ina|euiscl  mineurs  sont  possildi 
inu^  la  prouve  i\.\n~  l'exeellenle  IMelliode  (|u^il  \ieiil  de  [luhlier.  ;  ,     • 


ur  celle  p.irlie  de  sa  j:aiiiine,  ;iiii.~i  ipie  1^1 .  Caus 


EAEUPLE. 


Ul) 


Aiilri'loi^  le  Fa  ^    :;rii\o     y'         ^^|    iif  |)<iii\,iil  >(■  r,iir('<|ii('  tliiiie  iiMnicre  iiicomplclc  avec  les  lèvres.; celle  noie  injiii{ij.iil 

e>^(n(iellriiH  iil  de   iii-li^-e  el   .le  Inili';  flF'.  Caiissiiuis   n   ii|(iiilé  Ti  l^iiisli'imieiil   une  elé  ((iii  l.i  leiiil  ,ui-si  iHiiine  (|iie  les  . mires. 

Il-  Iriils  (lime  <('i(,iiiie  iM|)i(lil(',  tli,il(ini(|iies  el  même  eiirom,ili(Hies,s<inl  |)iMlie,il)les  «hiiis  les  (rois  octa\es  sii[)erieiiie>  ililO- 
iiliK  li'i(K',,ni,ii~  e\ee^^i^l■lMellt  ililTiiiles  «l.iiis  le  ^rave,(iù  il>  ne  [irodiiisenl  en  dutre  (iiriin  <lele>t,il)le  el'lel. 


AlH-ro. 


l,es  tr.iils  »l('(,ie|i<'s  sonl  hciiMMUiji  plus  nuil  aises  et  à  peine  possibles  dan^  un  moiiNemenl  \ir.  1!  va  des  Opliieléides  bas- 
ses dan:^  deuv  Ions,,  en  Lt  et  en  Si  I';  en  en  fait  même  mainlenanl  en  La  \>.  (jeii\-là  ser<iienl  dune  grande  ulilili'.,  à  e.m- 
■-e  de  la  i^ravile  e\lrènie  de  leurs  noies  inlei'ieures  «pii  en  lonl  I  unisson  des  eonlre- liasses  a  trois  cordes,  loulefiiis  lOplii- 
c  l(  ïde  en  Si  b  rend  di'jà  il  ('niinens  sei'viees  sous  ee  lapporl.  Un  les  eeril  l'un  el  l'autre, en  transposant,  comme  tous  les 
iiisiniuicnts   tralispcisilciirs.  ;  ■ 

E\EMI'f.K.  _  •      . 


En   LAb. 


EKI-KT 
En  sons  reVis  . 


('e  pr<niier  Sol  :;ea\e  csl.on  le  \oil, l'unisson  de  celui-ci    ^'        |  [    de  la  eonire-liassc.  Il  est  m.dlicui'cuv  (pie  l'Opliicléi- 

s — ^  — 

de  en    Art    ,)    soil  si  peu  rc'p.mdu  . 

\  .(•  Iniilire  de  ((>  sons  ;;r,nes  esl  rudc,niais  il  fait  mei-veilles,dans  certains  cas,sous  des  masses  d'instruments  de  cuivre.  Les  no  - 
tes  II  e^  liaules  oui  nu  e.n  hIi  i  r  s.uixaiic  dont  on  \Va  peut  cire  pas  encore  sii  tirer  parti.  Le  medium,siirloiil  lors([uc  Icvceulaiil  rfe-l 
pas  lies  lial)ile,r,ippele  II  np  les  sons  (In  Serpent  de  Cal  lu  (Ira  le  e(  du  Cornet  a  boU([uin.;  je  eroi-  i|u''il  faut  rarement  les  laisser  a  dceou- 
\erL  I lien  de  plus  j;ros~ii  i,  |e  dii-ai  même  île  [pIu^  monslriieuv  cl  de  moins  propre  a  s^iarmonier  avec  le  reste  de  I  orciicstre,  «pie  ces 
passades  plus  ou  moiii-  iMpide^^iVrils  en  lornie  de  solos  pour  le  nu'dium  de  I  Opliicleïde  dans  (picbjues  opéras  modernes:  on  dirait 
diin Taureau  ipii. celupin    de  I  el,iblc,rienl  |>rendre  ses  ébats  au  milieu  dun  salon. 


L  OPHIÇLEIDE  ALTO. 

Il  \  a  des  Opiili  b'iiles  allos  en   fa  el  en  Mi  !)   leur  ('tendue  est  la  même  ipie  celle  dej.  Ophiel(''ïdes  b.tsses.;  on  |e>  l'eiil  riiii    e 
iiilic  sur  la  ele  de  Sol.i'omme  les  Cors;,  et  de  MKMiie  ipie  pour  les  Cors, cette  clê  rcprcscnlc  pour  eux   I  oclave-l!a>se    de   la    noU 


l'ei  lie.  .\iiiM  cet   Lt     X}         "     ^  correspond  à  celui  de  la  cK'  de   ba    -^'  ^   (pii  en  ié<ilit('  lail  entendre  celui  là  de   la 

clé  (le  Sol      ^^^TZZ^ 


Kn  leii.iiil  eoiii|i|e  ni.iinlenanl  de  la  li-aiisposilion  prodiiile   par  le  diapason  de  Ici 


ir^  toll-  -ueil,iu\  \oi- 


M.,  eu  Min^  re 


■I-.,  le  rc-illl.il   de  leur  :;amiiie    errile; 


"!»., 


^ 


OIMIH  i  KIDI.  AI.IO 
II.   FA  . 


'i       Effel 


en  sons  réels 


t> 


OI'HICLF.IDE  ALJO 
EnMik 


ElTct  en  sons  r 


eels!    i 


F\E3JP/.ES. 


S      77      ^ 


=   j   j       a   t^^^=^=-=- 


rr^  f  r  r  ^-^.\ 


Avec  les   inlervalles    CliroiiiMtiques . 


j  j  j   ..,^^=^=f:^^xi:>^^-jTT^n^^TT=f=^ 


On    les  emploie  dans  (|uol(|iies  iiiiisi<(ues   militaires  pour  remplir  riiiiriitoiiic  et  même  pour  exécuter  eerl;iiiies  pluM-c--   «le 
I  lumt.,  iii.ii>  leur  timbre  e?t  "eiieraleiiK  ni  deh.i^rcaljle  et  peu  uoble  et  ils  luincpient  de  |u>l<>se;  de  l,i  I  abiiidiiri  à  peu  près  eem- 
plet  ou  ee>  ln^tl■ume^ts  sont  touibe?  cm|ourd  luii. 

^     *'     lTophiclêïde   contre-basse. 

.       .-,  ;  ._  •■:•.;•■  •;.,^..       ■;-•••■.,      ■:■■'       :      '^r  :     ^   ■    '       "^  '  •-'      •'•  ' 

Les  ()[(lii(  Il  ides  «outre- liasses  «m  Opliicliides  mou-Ires  sont  f«>rt  peu  («.uilus.  1 1>  poiin  aient  être  utilis  daii- le.~  lie-  ^riiiiK 
on  lie-h<-;  mais,  pi-ipi'a  pii-eul, personne  if,!  Miiilii  en  jouer  a  Paris^  ils  exigenl  une  «le|ieiis«'  «l'air  ipji  laliïue  les  poiuunns  di' 
riionuue  le  plu-  r(j|>Mste.  Il-  -nul  en  F(t  et  en  3/i  |>,  à  la  «|iiiiit«'  au  dessous  des  ()pliiel«'ï«les  basses  en  1/  et  en  Si  I'  et  à 
l'oitave    Ua.-^i-  de-  (  t|ilii«  lei<le-   allô.-   en    Fa   et  en   3J  i  !> .    Il  ne  l'.iut  pas   les    l'aire  monter  plus  haut  «pic  le  Ka.  j^ 


h:.\h:3iPLE. 


«u'iiK  i.t  IIII-; 

MilNMIi  I,     I  II     I  \  , 


Kl  111 

i:.,    hous  n,,i- 


W 


OI'UK.I.ElDb; 
MONS'liiE  FnMib. 


^l=L- 


.i!û_ 


Il  r-l   iiiiilili    (le  ihrc  i\\\v  II--  Inllr.,  (  |   le-  hMil-  iMpido  Miiil   im-diupalildc-  a\i'c  la  iialuic  «|<-  |i.ii'eil-  ui-liiinieuls . 


LE   BOMKARDO.\. 


C'csl  iiii   iiisli'iiraciit  gr;ne,  sans   ciels   t'I  a  trois   cyliiulies,  dont  le    liinltie    ililtcri;   un  pi'ii    de   (elui    de    rOjiliicJi 

11  possède    bien   encore 


Son   étendue    est   celle-ci: 


([iieliiues    notes    au    gra\e    et   à   l'aigu,  mais   elles    sont    d'une   émission    incertaine,  il   vaut    mieux   les  éviter. 

Cet    insirunient    dont    le    son   est    très    fort    ne   peut    exécuter   que    des   successions    d'un    mouvement    modéré.    J.es    (rails 
et   les   trilles    lui   sont    interdits.  II  |)ro(luil   un    bon   elTel    dans   les  fjrands    (jrchesti'cs    ou    dominent  les   instruments   à  \enl 
Son  lulte    d<inne    naluiellemenl    les    notes    de   race<iiil    de    fa,c\'s(   pouiijuol    on   I  appelle    en    Fa,  néanmoins   I  usage  est   de 
1((  traiter^  comme    le   'J'rombone,  en  instiiiment   non   l)'an\)f)sileitf  et  de   n'e'crirt^   pour  lui  (|ue  des   sons   réels.  *  ,  . 


LE    BASS-TUBA.  ^    ■ 

CONTREBASSE   DHÂBMOME.  «*       - 

C'est  une  espère  de  Bombardun  dont  le  mécanisme  a  ete'  perfectionné  par  iMT  Wibrecbt  chef  des  musiques  militaires 
du  Roi  de  Prusse.  l,e  Bass-tuba  très  répandu  aujourd'hui  dans  le  nord  de  l'allemagne,  à  Berlin  surtout,  a  un  immense 
avantage  sur  tous  les  autres  instruments  graves  à  vent.  Son  timbre,  incomparablement  plus  noble  que  celui  des  Ophiclé- 
ides.  Bombardons  et  Serpents,  a  un  peu  de  la  vibration  du  timbre  des  Trombones.  Il  a  moins  d'agilité  que  les  Ophi- 
cleides,  niais  sa  sonorité  est  plus  forte  (|ue  la  leur  et  son  étendue  au  grave  est  la  t)liis  f/rnnr/f  (jui  exûslp  a  l  07'chc.i- 
•.,  /re .  Son  tube  donne,  comme  celui  du  Bombardon  les  notes  de  Faccoid  <le  fa:,  (enendant  A.SAA  fait  maintenant  des 
Bass-Tuba  en  Mi\>.  Quoi(jn''il  en  soit  de  cette  dilTerence,  on  les  traite  tous  en  instruments  non  ffmt.tpostft^ffs.  I.c 
Bnsx-Tiilia    a    cinq    Cvlindres    et    son  étendue    est    di'   (jualrc    octaves. 


EXEMPLE.        ^^ 


II    peut    encore    produire  quel(|ues    notes  de  plus   à    l'aigu,    et   même   au  grave   a  l'aide    du   mécanisme   des    Cjlindres. 
Celles  de  l'extrémité    supe'rieure    sont    très    dangereuses,    celles    d'en    bas    sont    à    peine   appiéciables .;    l'Ul   h'Si'i  et    le 
La    que    je  viens    de  marquer  dans  sa  gamme,  ne  se   distinguent    même  bien   que  si   ils    sont   doublés   à  l'octave  superiure 
pai- une  autre  partie  de-  Bass-Tuha,  (jui   leur  donne    et  en  re(;oit    alors    plus  de  sonoriti'.      ^     ' 

Il  est  bien  entendu  <jue  cet  instiument  n'est  pas  plus  propre  que  le  Bombardon  aux  trilles  ni  aux  passages  ra|)ides. , 
Il  iMiil  eliattlpv  irrtaines  mélodies  larges.  On  ne  saurait  se  fiiire  une  idée  de  j'ellel  produit  dans  1rs  grandes  Harmonies 
niililiiires    par    uiu'  masse  di-  Bass-Tuba.    Cela   lient   à  la  fois  du  'i'romboni'    et   d>'     I  orgue. 


I.\STRLME>TS  A  EMBOLCIIIRE 

ET  E^  BOIS . 


LE  SERPENT. 


•         Iiisli-iimcnl   fil'  bois   rccouverl    en  cuir  tl  à  cniboiirhuic,    a  la  nièmc  t'tcndiic  que  1  Ojihicli'ide   liassr    a\('c  un  |>i'U  iiidins 

Q- 

b('au((ni|i  plus  forlt's  ((ue  les  autri's.;    ilc    là 


(r:if;iliU'.  (le  jusli'ssc   et   de  sonorité'.     Il  y  a  trois  noies, 

des    inégalités   de   son-    clioquantes,   que  les  exeVutanls     doivent    s'appliquer  à   eorriger  de  leur  mieux.  Le  Seipenl  est   enAVt», 
il  faut   l'eVrire  en  ronse(juence   un  ton  audessus  du  son  réel,   comme  rOphicléi<le    en  A'^'[). 


EMET 

En  Son-  r.Vls. 


Le  timbre  essentiellement  barbare  de  cet  instrument  eut  cnn^enu  beautoiip  mieux  aux  ceremoniis  du  culte  sanfîlant  des 
Di  iiides  (ju  à  celles  de  la  religion  Calholicpie,  où  il  ligure  toujours,  monument  monstrueux  de  l'inintelligence  et  de  la  gros- 
sièreté' de  sentiment  et  de  goût  qui,  depuis  un  temj)s  immémorial,  dirigent  dans  nos  temples  r'a|iplication  de  l'ail  musical 
au  ser^ice  divin.  Il  faut  excepter  seulement  le  cas  ou  l'on  emploie  le  Ser|)enl,  dans  les  messes  des  morts,  à  doubler  le  ter - 
ril)le  plain-cbaiU  du  Dieu  Irop.  Son  froid  et  abominable  burlement  convient  sans  doute  alors,-  il  semble  meiue  revêtir  une 
Sorte  de  poésie  lugubre,  en  accompagnant  ces  paroles  ou  respirent  tous  les  epouvantenients  de  la  mortel  des  vengeances diin Dieu 
jal(ju\.  Cest  dire  aussi  qu''il  sera  bien  place'  dans  les  compositions  profanes,  lorscpi'il  s''agira  d'exprimer  des  idées  de  celte  natu- 
re-_  mais  alors  seulement.  Il  s^init  mal  d'ailleurs  aux  autres  timbres  de  Forcliestre  et  des  voix  et,  comme  Basse  d'une  mas- 
se d'inslrumenls    à  vent,  le' Bass-Tiba  et  même   rOphicleidci  lui   sont  do  beaiironp  préférable. 

LE    BASSON   RUSSE. 

Est   un  instrument  grave  de  l'espèce    du   Serpent,  dont  le  timbre  n'a  rien- de  bien   caractérisé,   dont  les  sons  mancpieni    de 
tixité  et  consequemment    de  justesse,  et  qui  à  mon  avis,   pouri'ait  être    relr.incbe'  de  la  famille  des   instruments  à  vent,  sans     le 


uiiiindre  dommage   pourl'arl.      Son  étendue  gi'ni'rale  est  celle-ci 
(pielques  uns   descendent    jusqu'à   l'Ut  "v''       i 


et   montent     jusipi'au    contre  Ki 


lnl.T>Ml.s   ai...m;,li.|n,s. 

mais   ce  siiiil  des  evceplii.ms    dont 


il  10  |,,iil  pas  tenu  KiMipIr  dans  la  pralicpie.  Les  meilleures  notes  du  Basson  Russe  S(]Mt  les  lii-  et  Mi\}.  Il  n'\  a  (pie 
dr  drlrvialdes  (Tl'ris  :i  iiiicndre  drs'l'iillcs.  On  trouve  des  Bassons  Busses  dans  les  nnisi(pies  ruililaires,  mais  il  faut  espirer 
iju  ils    n  V  figiiicront   [ilus    ipiand   le     Bass-Tidta    sera   plus   connu. 


%•; 


.V-*' 


LES    VOIX. 


\(ii\    h  iniiiii 


Los  voix  >(inl  <livis('cs  ii;ilm-clli'nicii(  en  «Iciiv  fr,iinl<";  (  ,illi('j:ori('s  les  Mii\  nLiscuUno  (ni  ii-;n.>, 
aiûiics;  CCS  (Icrriiircs  ((iniiHciiiii  ni  ikh)  sciilcmcnl  les"  voix  de  femmes,  iiiiiis  .iiissi  les  voix  ifEiiliiils  tics  ileiix  >e\(  >  (I  !<  s.  \i)u 
de  (MsliMts.  Les  imr>  cl  les  iiiilrcs  sdiil  eiicnrc  suhdivisées  en  deux  genres  distincts,  (|iie  l,i  lliéorle  ^iner.iU  niiiil  .mIimIsc  cdii- 
siil(i-e  comme  ('lnil  de  l.i  iiièinc  l'ieiulue  et  dill'er.inf  seuiemenî  cnire  cllo  par  leur  degré  de  gcixite.  D\i|irès  Pii^ipe  cl.ddi 
d.Mis  (oiilcs  les  écoles  (ril.ilic  cl  d' Mlciii.igne,  l.i  voix  d'homme  I,.  plus  giMvc  (  La  Hasse)  sVIcvei-.iil  du  Fri  m  de-MHis  des  |ioi. 
Iccs  (clef  de /o)  iusc|u'au  Ht-  el  au  Mi  iieiiKd  au  dessus,  cl  la  voix  d'homme  l,i  plus  haute  (  Le/1  ciior),  placée  '<  la  <|iiinle 
au  dessus  de  la  prc'ce'dinlc,  pailirail  eu  c<iMse'(|ucM<  c  de  VLl  au  d<ssous  des  portées  (Clerd'f^V  (|Oa(n(  me)  pour  niiver  .oi 
La  et  :\\\  Si  \i<'mo\  au  dessus,  l'ois  les  voix  de  femmes  et  d'enfants  vicndraicnl,  dans  le  même  ordre,  >e  ranger  picei^cinciil 
à  l'ochnc  haule  des  (\iu\  voix  d'hommes,  en  se  divisant  sous  les  noms  de  conhailo  el  de  soprano;  la  prciuici-c  coi  i  r>poMd:inl 
à  la  ^oi\  de  liasse,  cl  la  seconde  ît  la  voix  de  ténor.  Le  contralto  irait  ainsi,  comme  l,i  basse  du  Fa  grave  au  3jfi  Ik mol  liaiil 
(près   de  deux  octaves  ),  et  le  soprano,  comnx'  le  ti'noi-,  de    l'ul    has    au  Si  hcniol   aigu. 


Voix  ai^Mie   des  Fciiiincs  , 
l'ufants    et     (lasti'nts. 


(enfants   et    (Castrats. 


(     des     hoMinios . 


(     des    hommes  . 


Av.c    les    inlmallis    rhrom;ali|u.' 


S  111^   diiole  celle  dis|>osilion   rcguiière  des  ipialre  voix  humaines  les  plus  earacicrisces  a  (|url(|ue  chose  de   lort    séduisant, 
iiiallKort  usroK  iil  il  faul   reconnaitre  (|u'elle  est,  a  certains   égards,  iiisulli.-.anle  et   daiigerensi',  puistpi'on  se  pri\e  d'un  grand  nom 
lire  d(    \ni\  pre'i  litiges,  >i  on   radmet   salis   rcslric  lions   en  écri\aiil   des  cIkicuis.  La   n.ilure,  en  elfel,  ne  prin'cdi'  pas  de  la    iik  nu 
lai  (III   d'il-  tous   les   climats,  cl  >'ii  est  vrai  (pi'cllc   pi<iduisc  en   11  allé  beaudiup   de  voi\  de  contralto,  on  ne  saurait     uici'     ipr  (  ii 
KiaïKc   elle  en   soil   cxtremciui  ni   a\are.  Les  ténors  (|ui   moulent  faeiiciiient  au  La  et  au  Si  Ix'mol  sont  c<imniuns  en  KiaiKect  en 
llaJK,  ils  sonl   plus  rares  en   .MIeniagne,  ou,  en  rcvaud'ie,  ils  ont  dans   le.-'  notes  lia.^ses  plus  de  sonorité  que  partout   ailluirs.    Il  < -t 
doni  ,  à  mou  x  n-,  Mrilaldemeiil    impiudcnl  d'écrire  dus  (lioeurs   à  (pialrc  parties  réclli'S  <t   (rune   égale   imporlainc,  d  après  l.i  di- 
M>i.iii  ilassH|iic  d(-  Miix  en  Sopîani,  Conhnlti,  Tenori  et   Jiassi.  Il  ol   au   moins   ceilaiii  <(u'à  Paris,  dans  un    (  hoenr  ain-i 
i!is|iosé',  la  |>.iilic   de  l'onliallo,  ((imparatixement  aux   autres  parties,  suil<iul    <laiis   uni'  grande  masse  de  voix,  sera    si    faillie,  i|ui 
la  plopart   de-  cll(l>   a  (Ile  kiiiIhV  par  le  compositeur  seront  à  peu  pris  anéanlis.  11  n'est  pas   douteux  non    plus  (|u'en    Allcma 
gii(,it   même   di    llallr    <l    en   France,  si   l'on    ceiil    le  If'iior  dans  les   liniitis   (|iie   l'usage  lui    assigne,  e'est-a-dire  à    la  (|niule    .ui 
dcsMis   de   la   liasse,  un   lion  nomliie   de   Noix^s'arr'cteront    court   devant   les   p.i.-sages  ou   le  composilenr  lis    aura  l'ail    monter    au 
La  el   au  Si  liéiiiol  aigu-,  on  ne  liront    entendre  ipic  des   sons   faux,  loiecs   d    d'un   mainais   linilirc.On  fii(    r(d)servation   con- 
Iriiia    pour  les   M.i\  de   lia>M^;  plu-ienrs   d'inlri    elles   pcrdiiil   lie.incoiip  de  l.ur  sonoriti'  di's    Vit  ou   le  .SV  gra\e,  il  c-l     inulili 
d'cirirr  pi'oe  celles    l.'i  de>  Sol  el   des   Fa.   I'iiis(|ue  la   iiatiir.'  prodnil    pailoiil   der    Mipraiii,  des   ténors  el   des    liasso,    je    eroi- 
doue  (|ii'il  est   intiiiimenl    plus  priidint,  plus  lalioiiiiel,  et   même  aussi   plus   uiu>nal,   si  l'on   veut   utiiispr   toutes   Ifs    vnia  , 
d'iciirc     les    elioi  iir>    '-oit    i   >i\   pallies:   l'eiuiiels    el    ileiixii'ni<s    Soprani,  |>rrmi<i-   et    deiivii  me-  'It'noi's,    liaiytons    (I      fiasses, 
(nu    |U(  mii-res   el    deiniemes    Basse-),  voil    à    Iroi-   partie.--,  en    a\aiil    -oin    selilenienl    de   dniM-r   les   \oi\    toutes    les  loi-  ipéclles  aji- 
pi. M  lient     '    -    e\l|-émi(i'>    de   leui-  .'elielle   i-espeeli\e,  eu   d'onnani   a    la    pieiiii'i  re   liasse   nue    noie   plus    haute    d'une    lierei-,     d'une 
ipiuih'   ou    «riiiie   oela>e,<pie   la    noie    li-.ip  graM'  de   la   sceoude  lî.issc,  ou    an   s.,,,nd   leoor  el    au   second    -opiMno    des    sons    uiler 
liii'.liMiis   (|n.inil   le   premier  li'iior  <l    le  piemier  s,,|,e,ino    -'élè\(Ul    trop    II  c -l    1110111-   .  — enljel   de  séparer  le-   piimiel-  sopiaiii   de- 
set  (.nd-,  ipiaïul    la    |ilira-e   s'eliiid    licaiu  iiiip   au    già\e,  iioe   .loi      I.-   ea-    iniilcure;   le-   \oi\    .lijii.-    peed,  ni  ,  il  e-l   mmi,  luiiie  I.  lie  loiee 


'i  'J52 

e\  l.i  spi-ri.ilili'  (le  I'  iir  imilni',  (l<!^  t|u'on  lis  olili^»'  à  ilonnor  les  iiilonii(ii)iis  nioj.ics  m  iil(  iniiil  .m  (urUnilln  on  au  Sccoiul 
Sn|ii-.iiii>.-  ni. lis  .111  III'  lu-  IK-  -iiinl-rllis  |i,is  t\|iiiMrs  ilcrs  à  l^iii-»'  enlciulre  »lc  m.iin.iis  muis,  coniiiie  les  sn  untLs  sii|ir.im  (|irc.ii 
Innc  In  (>  il.iiis  le  li.iiil  ;,  il  «'Il  <st  «le  mrnie  jimii-  les  ilriu  .uiliis  m,\\.  Le  sccoiitl  Sdpi-iiid,  If  second  Tciicr  tl  l,i  nrcmiric  I!  isvi' 
siiiil  "i  ncr,il(iii('iil  iil.Ki's  il  l.i  liircc  (Hi  ii  l.i  (|ii,irl('  iUi-ilcssmis  el  ,iu-il<ssiis  lU'  l.i  veux  pi  iiu  i]ia!('  tloiK  t'ilcs  |iiirlrli)  Icn.iin., 
et  iKiNscili-nl  uni-  (•(nuliic  i>rcs<jiii' «'•j-'alt'  à  l.i  liui'j  mais  i-^st  Mai  (loiir  le  scimul  So|iran()  |iliis  (|iic  pour  le  sccdiul 'Iciioi  r(  i.i 
pninièi-"'  liasse.  Si  Ton  «loniie  en  eflVt  au  seroncl  soprano  pour  ("Icmliic  iiiu-  (l.'n. -l  uni  Sivic,  a  pailii;  iln  Si  ni  dcssoiis 
(.jis    poili'rs    jiiM|iraii     Soi.    en    il<s-n-: 


SKCONn  SOl'KVNO.      "tu- 1 L 


toiilcs  les  noies  sonneront  bien  el  sans  peine,  il  n  en  sera  pas  de  même  du  second  (enor,  en  lui  aeeoidani  une  eclielle  de 
de  iiiènie  elendue:  ses  ,Rp,  If  et  Si  bas  n'auront  pies<|ue  pas  de  sonoiilé,  el  à  moins  d'une  inlf-nlioii  lormelle  el  d  un 
elVet  spéeial  à  produire',  il  est  d'autant  mieux  deviler  pour  eux  ces  notes  ^laMs  (lu'il  n'y  a  rien  de  plus  aise  (|ue  de  les  don- 
ner aux  liasses  premières  ou  secondes,  "a  (|ui  elles  conviennent  parfailemenl .  L  iinerse  a  lieu  pour  les  |)remieres  IJ.isses 
ou  Barytons:  si,  en  les  supposant  à  la  tierce  au  dessus  des  secondes,  on  les  en  il  depuis  le  La  bas  iiis(|irau  Sol  liaiil,  Ir 
La  bas  sera  lourd  terne,  et  le  Sol  liaul  excessivement  force',  pour  ne  lim  dire  de  plus;  celle  dernière  noie  ne  ((iiniinl 
réellement  (|u'aux  ténors  premiers  et  sej'omis .  D'où  il  suit  que  les  voix  les  plus  courtes  sont  les  si'conds  ténors,  ({iii  ne 
montent  pas  autant  que  les  premiers  sans  descendre  beaucoup  plus,  et  les  premières  basses  qui  descendent  nidiiis  <|iie 
les  secondes  sans  prcs(|ue  monter  davantafe.  Dans  un  cbceur  écrit  à  six  i>arlics,  cdiiimc  je  le  propose,  les  >erilililrs  \di\ 
de  contralto  (car  il  y  en  a  toujours  plus  ou  moins  d.ms  toute  masse  cborale)  »|di\eiil  clianler  necessairenicnl  la  pallie  de  se- 
cond soprano;  c'est  pourquoi  je  crois  (|u'il  est  bon,  quand  elle  dépasse  le  Fa  aiiiii,  d(  la  subdiviser  encore,  pour  ne  pas  (nr- 
cer  les  conffaîfi  U  crier  des  notes  trop  bailles  pour  eux. 

Voici   donc   relendue  la   plus    sonore  des    sept   voix  dilTérenlis  qu'on  li(iin<>  d.ins  la  plup  ut  tics 'pandes  niasses  clioiales;  je  m'abs- 
tiens d'iiidiijiKr  les  notes  extrêmes  !i  l'aigu  et  au  ^lave  que  pos'-èdeni  certains  indi\idus,(l   riifil  ne  luil  ■iim-  (|ii\vi  i  pliiiMin  llcin'. 

1-    Sni'KANO 
1'-     SOPKANO. 
CONTHAL'K». 

EXEMPLE 


1-    -irMiii . 

'2-    'irxoK. 

l'-l   lîvssf     01 
mm  ION. 

'2-'   R\SSI'.     01 
BASSI^  . 

Des  (lioeurs   de  li  inmes  à  trois  parties  sont   pour  les   morceaux  reli,:rieux  cl    tendres   d'un  elfet  ravissani  ;  ou  lis  dispose  ali'i - 
dans   l'ordre  des   trois   voix  que  je  viens  de  nommer,  en  premier  soprano,  second  sojirano,  cl   coiilrallo  on   iroi>ieiiie  soprano, 

Oiielqiici'oi-  on  donne  une  partie  île  ténor  pour  basse  à  ces  trois  parties  de  voix  féminine;  \A'el>er  l'a  (,iil  ,imc  mh  i  es  p"iir 
SCS  cliiieniv  d'opiil-  dans  Oheron;  niai-  c'est  dans  le  «as  seulement  ol'l  il  s'ai-^il  de  produire  un  lil'i  I  ilmix  il  calme,  un  pa 
rcil  1  liiieiir  a\  aMl  nalurellenK  ni  peu  d'éncriiie.  Le-  choeurs  composés  -euleiii'iil  de  \oix  (riionniKs  oui  l(eaiii(Hl|i  de  loice,  .'U 
contraire,  el  ir.uilinl  plu-  iiue  b>  voix  soni  plus  graves  cl  moins  dixisces.  La  di\isinn  des  liasses  en  pieiiiiirc-  el  -ii  ondes 
(pour  é\ilir  les  noies  trop  hautes)  esl  moins  nécessaire  dans  les  acccns  rudes  cl  farouelio,  aux  quels  des  sons  bir.es  e\- 
ceplioniK  I-,  I  cii'iime  le  Fri  et  le  Fa  <liése  b, mis,  coin  ienncnt  nTU-ilx  par  leur  car.ielère  parliiulicr  que  li  -  on-  plu-  naliirel- 
des  li'iiois  siii-  les  niémes  degrés.  Encore  faut  il  amener  ces  notes  et  les  présenler  adroilinienl,  en  ayant  soin  ili  m  pas  fai- 
re passer  liru-i(iiiineiil  du  médium   ou   ilii   grave  à   l'cxtremilé   du   rcgislre   Slipf'rieui-.  Ainsi   (iliick  dans    son  Inrilil.    <  lioeur  ili 

Seyilies,  au    |in do   A' Jphùi^nif  fn  Tauride,  fait   donner  le  Fa  dic/e  liant   à   toutes  les   basses  unies  aux    li  nois,   sur 

ces  mii\>:  H  /h  ttoits  nmènenf  éfps  vïc/ùnest)  mais   le /«  diè/.e   est    préeédi!  de   deux  Hp   et   on   peut    aisemenl  jx.rtfj-  la   voix. 


(11   liaiil    le   d<  riiier    Ii>-     a\<f    !'■   Fa   diezo    sur   l.i    s\  llabe  wo;/.v . 


^  \  j||n     Ils       nous       n   -     .   h:i'-I!cm1     di's     vie     -      Il     _ 

\    r.  \s.sr,s.  \  ï^_ 


Is        nous      a 


_    inc-nt'iil     des     vie 


Le  subit  unisson  des  Te'nors  et  des  Basses  dans  ce  passade  donne  d'ailleurs  a  la  phrase  un  lel  volume  de  son  et  un 
accent  si  fort  qu'il  est  impossible  de  iVnlendre  sans  frissonner.  CVst  là  encore  un  des  traits  de  senie  qn'"»"  rencontre  pns- 
que  à  chaque  paj^e  dans  les  partitions  de  ce  j<eant  de  la  musique  dramatique. 

Indépendamment  de  Pidée  expressive,  qui  parait  dominer  ici,  les  simples  convenanies  de  riuslninientation  vocale  pour- 
raient J'réqu.mment  amener  dans  les  ch<ieurs  des  unissons  de  cette  espète.Si  la  direction  d'une  mélodie  enlraine,par  evcmpl.Jes 
premi  rs  Icnors  jusqu''aux  6V  naturels  (note  dangereuse  et  qu'il  faut  redouter,)  on  peut  alors  faire  entrer,  pour  (  ette  phrase  seu  - 
lement,  les  seronds  Sopraniet  Contralti(\m  chanteront  sans  peine  à  l'unisson  des  Ténors, avec  lesquels  ils  se  confondront  en  con- 
solidant leurs  intonations. 


EXEMPLE . 


2-   SOVHANI 

1^1  coNi li \i;ri . 


1-r,,  0" 

TF.NOIIS 


re_ns.Tu_di(an  _  dus  ho  . 


Quand  au  contraire,  les  Ténors  sont  forcés  par  l'exi^eance  d'un  dessin  mélodique  de  descendre  trop  bas,les  premières    Basses 
sont  là  pour  leur  servir  d'auxiliaires  et  les  affermir  sans  dénaturer  le  caractère  voial  par  une  diflerence  de  timbre  trop  trancl»ee.Il 
n'en  serait  pas  de  même  si  l'on  voulait  donner  des  Ténors,  et  à  plus  forte  raison  des  Basses,  pour  auxiliaires  à  des  Contralli  et  a  d<s  se- 
conds Sopnuiii  la  voix  féminine  serait  alors  presque  éclipsée  et  au  moment  de  1  entrée  de  la  voix  masculine,le  caractère  de  la  sono- 
rité vocale  chaniiferail  brusquement, de  manière  à  rompre  l'unité  d'exé,ciiti.pn  de  la  mélodie.  Ces  sortes  de  juxtaposition  d'une  voix 
venant  en  aide  à  une  autre,ne  sont  donc  pas  bonnes  avec  tous  les  timbres  indistinctement, quand  on  veut  conserver  son  caractère   a 
la  voix  qui  a  commencé  et  qui  développe  la  phrase.  rar,je  le  répèle,si  les  Conlralti  dans  le  médium  s'efiacent,en  soutenant  à  l'unis- 
son des  Ténors  dans  le  haut,  les  Ténors  dans  le  médium  couvriront, au  point  de  Us  faire  disparaitre,des  seconds  Soprani  dans    le 
bas, s'ils  s'unissent  subitement  avec  eux.  Au  cas  ou  l'on  voudrait  seulement  ajouter  l'étendue  d'une  voix  à  l'étendue  d'une  autre  voi\, 
dans  une  prof<ression  mélodique  desiendanle,par  exemple, il, ne  faudrait  pas  faire  une  masse  de  timbres  graves  succéder  subilemeiit 
à  la  masse  entière  des  timbres  plus  ai^us,le  point  de  soudure  serait  ainsi  trop  apparent;  il  vaut  mieux  faire  cesser  d'abord   la  moi- 
tié la  plus  aif(ue  des  voix  hautes,en  lui  substituant  la  moitié  la, plus  aif^ue  des  voix  graves, en  réservant  pour  un  peu  plus  lard  l'cn^re- 
naf^e  des  deux  autres  moitiés.  Ainsi, en  supposant  une  f<rande  j^^amme  descendante  qui  commencerait  au  Sol    haut  par  les  Sopruni 
premiers  et  seconds  unis,  au  moment  ou  la  j^-amme  sera  parvenue  au  Mi  à  la  dixième  au  dessous  du  premier  ÂW,  arrêtez  les  pre- 
miers Soprani  et  faites  enl        '  '        '^ -  '"    "'    I    -'—■•■*-■•'■*••  -^ — - 

seconds  Soprani  continuant 

nors  devront  entrer  sur  le .      ,    ,. ,       , 

^rena^e  d<s  seconds  Ténors  aux  secondes  Basses  aura  lieu  au  Bé  ou  à  l'Ut    inlérieurs^puis  les  basses  unies  continueront  a  desc  <  n 
d     ^      . 

presque  ■'p, 


ilrer  les  premiers  Ténors  sur  le  Ré  (un  ton  au  dessous  du  dernier  Mi  des  premiers  Soprani;  j  L<  s 
it  à  descendre,  ainsi  unis  aux  premiers  Ténors  ne  s'arrêteront  qu'au  Si  bas, après  lequel  les  seconds 'Ic- 
La  à  l'unisson  des  premiers;  les  premiers  Ténors  s'arrèiant  au  Fa  pour  faire  place  aux  premières  Basx-, 
■nors  aux  secondes  Basses  aura  lieu  au  Bé  ou  à  l'Ut    inférieurs;  puis  les  basses  unies  continueront  a  desc  <  r 

^re  jusqu'au  Sol  et  le  résultat  sera  pour  fauditeur  une  t^amme  des(end:inle  di- trois  octaves  d'elendue,pendant  laquelle  les  voix  se  s» 

ront  succèdéesde  telle  sorte  que  le  pas8a}i;e  de  l'une  a  l'autre  \,()ix  ir.iuivi  presque  lpas;etie'  aperçu. 


1- 

Sdl'UVNd. 

'i- 

SOriiANO 

1- 

1 

'fl'.NOii. 

'2- 

'    1!  NOH. 

r- 

lussi: 

(). 

luinioN 

'i'- 

'  lusst-. 

(1. 

nvssi'. . 

— M 

f'       0 

II 

— 1 — 1 — 



Ifi-r-B m 

H — \ — 

-4-4- 

fH 

'^  è 

— ^_r_. 
fj 

1   J 

- 

-FK- 

Jb 

\   1 

^ — é— 

1 1 — 

- 

— a_^^ 

=Dbz^_ 

— 1 — 1 — 

^!B^= 

= 

= 

= 

— = 1 

1 = 

= 

-f-r^ 

=w=. 

I^T"^ 



— ^ — 1 

— — 

-^ — ' 

' 



— - — 

— i — 1 — 

k^ 

D'après  ces  observât  ions,  on  con*  evra  aisément  que  le  compositeur  subordonne  le  choix  des  registres  des  voix  an  (  a^arlcic  dii  mor- 
ceau dans  lequ.l  il  les  met  en  oeuvre.  Il  devra  n'employer  que  les  notes  du  médium  dans  un  Andanle  en  sons  tenus  et  dou>,  >  <lles-la  seu- 
lement peuvent  a\oir  le  timbre  convenable,se  miser  avec  calme  et  justesse  et  se  soutenir  sans  le  moindre  effort  dans  |r  P/fiiiissinio. 
Test  ce  qu'a  lait   Mozart  dans  sa  ^elesle   pri< 


1  1^1 

lement  peuvent  a\oir  le  timbre  convenable,se  poser  avec  calme  et  justesse  et  se  soutenir  sans  le  i 
r'est  ce  qu'a  lait   Mozart  dans  sa  ^elesle   prière     ■■■  Avp    Vfiitni  rny]>iis-i 


ii'h; 


A.l,,:;i. 


\"  yj. 


Wh'  yhHI'M    (  MM/  vKT  ) 


(.O.NTliAl.l 


*» 


.  -^ 


Il  résulte  loiil<riiis  de  beaux  effets  des  noies  e\(rèmemenl  f^raves  des  secondes  Basses, telles  que  le  Mi  bémol  et  même  le  lie 
en  dessous  des  portées, que  plusieurs  voi\  peu\ent  l'aire  entendre  assez  aisément  quand  elles  on(  le  temps  de  bien  les  poser, lorsquV'l- 
les  sont  précédées  d  un  temps  pour  la  respiration  et  écrites  sur  une  syllabe  sonore.  Les  choeurs  eclalanls  pompeux  ou  violents  doi- 
vent au  conlraire,sVcrire  un  peu  plus  haut,sans  cependant  que  la  prédominance  des  noies  aif^ues  soit  constante  cl  sans  donner  aux  <  ban - 
leurs  beaui  (lup  de  paroles  à  prononcer  rapidement.  L  extrême  fatigue  résultant  de  celle  manière  décrire  amènerait  bien  >  ile  une  mau  - 
vaise  exé(iition,une  telle  continuité  dénotes  hautes  (  hartfeés  de  svllabes  péniblement  articulées  est  d  ailleurs  peu  a;;reable  pour  1  auditeur 

iViiiis  n'aMins  pas  encore  parlé  des  notes  suraijj;ues,dcs  >oix  qu'on  appelle  sons  de  tftv    ou  de  piucet.  Elles  sont  d  un  beau   ca- 
ractère chez  les  lcnors,dont  elles  auj^mentenl  beaucoup  1  étendue, plusieurs  d  entre  eux  s'eloaiit   sans  peine  en  voix  de  /<7e  jiis- 
qu\ui  Mi    bémol  et  au   Fa  au  dessus  des  portées.  On  pourrait  en  faire  dans  les  choevirs  un  lrequ(>nt  et  heureux  usafje,si  Icsdio- 
risles  étaient  plus  avancés  dans  l'art  du  chant.  La  voix  de  lète  nVst  dun  effet  supportable  pour  les  Basses  et  Barvions  que  dans 
un  st\le  extrêmement  lé^'^er,tel  que  celui  de  nos  Operas-conuques  francais^ces  sons  ai^us  et  dun  timbre  féminin  si  dissemblables 
des  notes  nalui-i'lles  dites  de  poi/finf   des  voix  graves, ont, en  ellet,quelque  chose  de  choquant  partout  ailleurs  (|ue  dans   une 
bouftonnei  ie  musicale.  On  n''a  jamais  tenté  de  les  introduire  dans  un  choeur,  ni  dans  aucun  chant  appartenant  au  sUle  noble.  Le 
point  ou  finit  la  voix  de  poitrine  et  ou  commence  la  voix  de  lète  ne  peut  se  fixer  bien  exaclemenl.  Les  Ténors  habiles,d  ailleurs, 
doiuienl  i/iins  If  j'urte    certaines  notes  hautes  comme  le  Ln,  le  Si    et  même   /  ['l,    ou  en  voix  de  t^le,  ou  en  voix  Ae  jm  il  fi- 
ne a  volonlei  cependant,  pour  le  plus  j^rand  nombre,!!  faul,je  crois, fixer  le  Si  bem'ol  haut  comme  la  limite  de  la  voix  de   poi- 
trine du  premier  Ténor.  Et  ceci  prouve  encore  que  cette  voix  nVsl  point  ri;<oureusenient  à  la  quinte  au  dess\is   de  la    Basse, 
ainsi  que  le  prétendent   les  théories  des  écoles^  car  sur  vinf^t  Basses  prises  au  hazard,  dix,  au  moins, pi  iirronl  donner  en  voix 
de  poitrine  un  Fa    dieze  haut  convenablement  amené,  tandis  que  sur  le  même  nombre  de  IViuirs  on  nVn  rei\i<intrera  pas  un 
qui  puisse  donner  ej^alement, en  voix  de  poitrine, un   Lt    dièze  haut  supportable. 


Les  anciens  maîtres  de  lerole  i'raneaise  qui  n'employaient  jamais  la  voix  de  lète,ont  écrit  dans  leurs  Opéras  une  partie  ((li-iis  i 
nommaient  Ilaule^contre  et  que  les  étranf<ers,trompés  par  rinlerprélalion  nalurelle  du  mot  Italien  Contralto  prémuni  sou- 
venl  pour  la  voix  g^rave  des  femmes.  Ce  nom  désif^nail  cependant  une  vfiix  d'homme  habi(uee  à  chanter  presque  exclusi\em<  iil,(t  (  n 
sons  de  poilrine,les  cinq  notes  hautes  (y  compris  le  Si  naturel  )  de  lechelle  du  premier  Ténor.  Le  diapason  etail-il,  comme  on  le 
(  roil  fçe'nériilement,plus  bas  d  un  ton  que  le  diapason  actuel.  Les  preuves  de  ce  fait  ne  me  paraissent  pas  irrecusables,el  le  dou(e  a 
cet  égard  est  encore  permis.  Aujourd''hui,quand  un  Si  naturel  se  présente  dans  un  choeur,la  plupart  des  Ténors  le  prennent  en  son 
de  tète,  mais  les  Ténors  très  hau(s  (les  hautes-contre)  l'attaquent  encore  en  voix  de  poitrine  sans  hésitation. 

Les  voix  dVnfants  sont  d'un  excellent  eflet  dans  les  grands  choeurs.  Les  Soprani  des  petits  j^arçons  ont  même  quchpie  chose 
d'incisif, de  crislallin,qui  manque  au  timbre  de  Soprani  des  femmes.  Dans  une  composition  douce,onctueuse  et  calme,ceiix-(  i  toulc- 
f.iis,plus  pleins  et  moins  perçants,me  paraîtront  toujours  préférables .  Quand  aux  Castrats,à  en  ju^er  par  ceux  que  j'en  ai  entendus 
à  Home,il  ne  me  semble  pas  qu'il  faille  beaucoup  en  regretter  l'usage,aujourd'hui  à  peu  près  abandonne. 

Il  y  a  dans  le  nord  de  r\llemagne  et  en  Russie  des  Basses  tellement  graves,que  les  compositeurs  ne  craignent  pas  de  leur  don- 
ner, sans  préparation,des  jRc   et  des  Lt   à  soutenir  au  dessous  des  portées.  Ces  voix  précieuses  nommées  Basses-con/i-e  ri)n\\\-    ■ 
bui  ni  puissamment  au  prodigieux  effet  du  choeur  de  la  chapellç  impériale  de  Saint-Pétersbourg, le  premier  chceur  du  mondc,au  di- 
re de  Ions  ceux  qui  1  ont  entendu.  Les  Basses-contre  ne  s'élèvent  guère  que  jusqu'au  Si  ou  a  Vit   au  dessus  des  portées 

Il  faut  avoir  soin  pour  bien  employer  les  sons  très  graves  des  voix  de  Basses, de  ne  pas  leur  donner  des  successions  de  notes 
trop  rapides, et  trop  chargées  de  paroles.  D'un  autre  coté,les  vocalisations  chorales  dans  le  bas  de  iVchelle  s()nt,d\in  détestable 
effetiil  est  vrai  dajouler  qu'elles  ne  sont  pas  beaucoup  meilleures  dans  le  medium,el  que  maigre  l'exemple  donne  par  la  plu- 
part des  grands  mailres,ces  r<pulades  ridicules  sur  les  paroles  du  Kt/rie  eleison,  ou  sur  le  mot  A/wew,  qui  suffiraient  a 
faire»  des  fugues  vocales  dans  la  musique  d'Eglise  une  indécente  et  abominable  bounonnerie,seront,il  faut  l'espérer,  bannies  a 
l'avenir  de  toute  composition  sacrée  digne  de  l'objet  qu'elle  se  propose.  Les  vocalisations  lentes  et  douces  des  Soprani  seuls, ac-  ^ 
compagnanl  une  mélodie  des  autres  voix  placées  au  dessous  d'elles,sonl  au  contraire  d'une  pieuse  et  angelique  expression.  Il  ne 
f  ml  pas  oublier  de  les  entremêler  de  petits  silences, pour  permettre  .lUx  choristes  de  respirer. 


EXEMPLE 


Andant* 


Les  modes  d'émission    qui  produisent  chez  les  hommes  les  sons  de  voix    rnijrles  et    somhres  sont  extrêmement   précieux 
et  donnent  un  grand  caractère  au  chant   indi\iduel  et  au  chant  ihoral. 

La  voix  mixte  tient  a  la  fois  du  timbre  dis  notes  de  poitrine  et  de  celui  des  noies  de  lèle^  mais,  de  même  que  pour  ces  der- 
nières, il  est  impossible  d'assigner  aux  sons  miactes  une  limite  invariable  en  bas  ou  en  haut.  Telle  voix  peut  prendre  le  lun- 
bre  mixte    très  haut,  telle  autre  ne  peut   le  saisir  que  sur  des  notes  moins  élevées,  (juant   a  la  voix    nombre    dont     le 
nom  indique   le  caractère,  elle  dépend   non  seulement    du  mode  d'émission,  mais  encore  de  la  nuance  de  lorce  de   I  exécu- 
tion et   du  sentiment   qui  anime   les  chanteurs.    1  ii  (  iinur  d'un    mou\emenl   peu   ai;ile,  et  devant  être  dit      soUo   vore  ■,     sera 
très  aisément  exécuté  en  voix  .so////</e,  pour  peu  que  les  choristes  aient   l'intelligence  de  l'expression  et   I  liabitude  du  chant,  (et- 
te  nuance  d'cvccutiim  vocale  mise  en  opposition  avec  celle  des  sons  rudes  et  brillants  du  Forte   dans  le  haut, produit    toujours    un 
grand  dlet.  Il  faut  citer, comme  un  magnifique  exemple  en  ce  genre,le  choeur  d'.Armide,de  (ijuck;  «Suis  l  amour  puisque  tu  le  veu\,v 
dont  les  deux  premières  strophes  dites  à  voix  sombre,donnent  un  éclat  terrible  a  la  péroraison, pri-e  a  pleine  \oix  et    ritr/issimo, 
au  reloui    île  la  phrase;  „Siiis  l'amour  v  il  est  impossible  de  mieux  caractériser  la  menace  ccinteniic  et  une  subite  explosion   d<    lu- 
r.ur.   C'est  bien  ainsi  que  doivent  chauler  Ils   Jtsprits  de  Haine  et  île  ifuje  . 


[iiMiiir.  (Cl. Il  h) 


■fH 


15. 


'-:-4  3  ■  ■ 

Ti-Ue  élude  sur  les  voix  ne  s'applique  iusqu'i' i,oii  le  \(iil,qu'a  iVmpIni  des  masses  chorales.  L  art  décrire   pmir    les    Vniv 
MiHividuclles  est  re'<  llcinent  subordonne'  à  mille  circonstances  qu'on  peut  à  peine  determiner,dont  il  laul  absolument  tenir  comple,el  qui 
varient  avec  Torfi^anisalion  propre  à  cbaque  chanteur.  On  pourrait  dire  comment  il  faut  écrire  pour  hubiiii,pour  I)upre/,pour  Hiilziii^'.r, 
qui  sont  trois  Tenors^mais  on  ne  saurait  indiquer  le  moyen  de  composer  un  rôle  de  Ténor  ef<alemenl  ravorable,ou  parlMilenienl  convenable 
a  tous  les  trois. 

Le  Ténor  solo  est,  de  tou(es  les  \oix,la  plus  diUitile  à  écrire, à  cause  de  ses  trois  ref^islres,comprenant  les  sons  de  yoitriui'-, 
les  sons  mixtes  et  les  sons  de  ttte    dont  Pe'tendue  et  la  lacilileje  Tai  déjà  dit,  ne  sont  pas  les  mêmes  chez  tous  les  chanteurs. 
Tel  virtuose  emploie  beaucoup  la  voix  de  tète, et  peut  même  donner  à  sa  voix  mixte  une  f^rande  force  de  vibration;  celui-  la 
chantera  aisément    des'phrases   hautes    et  soutenues   dans  toutes  les  nuances    et  dans  tous   les  mou\ements;   il  aimera     les     f, 
les    /,     .(el  autre  a  la  voix  de  tête  pénible  au  contraire, el  préfère  chanter  constamment -en  sons  vibrants  de  poitrine, celui- 
là  excellera  dans   les  morceaux  passionnés,  mais  il  exij^era  que  le  mouvement  soit  assez  modère  pour  permettre  l'émission, 
n.iiurellement   un  peu  lenle,de  sa  voix;  il  préférera  les  syllabes  ouvertes, les  voyelles   sonores,  comme  l'rt,el  redoutera  les 
notes  hautes  à  filer;  une  tenue  de  quelques  mesures  sur  le  HtA-,  lui  paraitra   pénible  et  dangereuse.    Le  premier,  grâce    a 
la  facilité  de  sa  voix   mixte;  pourra  attaquer  brusquement   un  son  haut  et  fort; l'autre, au  contraire,  pour  pouvoir  donner  a- 
vec  toute  sa  puissance  une  note  élevée, aura  besoin  qu'elle  soit  amenée  graduellement, parce  qu'il  emploie  en  ce  cas  la  v<iix 
de  poitriiK  .  ré>iTvaiit  exclusivement   les  notes  mixtes  et  les  sons  de  tète  pour  la  demi-teinte  et  les  accens  tendres,  l'n  autre,dont 
le  Tvnor   c>l-  <lc    ceux    qu'on  nommait  autrefois  en  France  Haute-contre,  n'aura  aucune  crainte  des  notes  élevées  qu'il  saisira 
en  voix  (li    |iniiriiii    s,ii\s  préparation  et  sans  danger. 

La  voix  de  premier  Soprano  est  un  peu  moins  difficile  à  traiter  que  le  premier  Ténor;  les  sons  de  tète  nVn  sont  près  - 
que  pas  distinct  du  reste  de  la  voix,  il  faut  cependant  en(  ore  connaître  la  cantatrice  pour  laquelle  on  écrit,  à  cause  des 
inégalités  de  certains  Soprani  dont  quelques  uns  sont  ternes  et  sourds  dans  le  médium, ou  dans  le  bas, ce  qui  met  le  com- 
positeur dans  l'obligation  de  bien  choisir  les  registres  sur  lesquels  il  pose  les  notes  dominantes  de  sa  mélodie.  Les  voix 
de  mezzo-Soprano  (  '2-  Soprano  )  et  de  Contralto  sont, en  gênerai  plus  homogènes, plus  égales, et  par  conséquent  plus  aisées 
à  emplover.  Il  faut  éviter  cependant  pour  toutes  les  deux  de  placer  beaucoup  de  mots  sur  les  phrases  (hantées  à  Paigu,  l'arti- 
culation des  syllabes  devenant  alors  fort  difficile,  et  quelquefois  impossible. 

La  voix  la  plus  commode  est  évidemment  la  Basse,à  cause  de  sa  simplicité.  Les  sons  de  tête  étant  bannis  de  son  réper- 
toire,on  n'a  pas  à  s'inquiéter  de  la  possibilité  deis  changements  de  timbre, et  le  choix  des  syllabes  devient  aussi, par  (ela  même, 
moins  important.  Tout  chanteur  qui  prétend  être  doué  d'une  vraie  voix  de  Basse  doit  pou\oir  chanter  toute  musique  raison- 
nablement é(  rile,depuis  le  Sol  grave  jusqu'au  Mi  bémol  au  dessus  des  portées.  Quelques  voix  descendent  beaucoup  plus  bas, 
comme  celle  de  Le\asseur,qui  peut  donner  \e  Mi  bémol  grave  el  même  le  /?e;  d  autres, comme  celle  d'Alizard,s'elevenl  sans  rien 
perdre  de  la  pureté  de  leur  timbre,jusqu'au  Fa  dièze  et  mênw  au  Sol,  mais  ce  sont  des  exceptions.  A  l'inverse, les  voix  qui, sans 
s'élever  au  dessus  du  3Ii  bémol  haut, ne  peuvent  plus  se  faire  entendre  au  dessous  de  /Y//,  (  d<ins  les  portées ),ne  sont  que  des 
voii  incomplèles;des  fragments  de  voix  dont  il  est  difficile  de  tirer  parti, quelles  quesoient  leur  force  et  leur  béante'.  Le  s  Barytons  se 
trouvent  souvent  dans  ce  cas-là;  ce  sont  des  voix  fort  courtes, qui  chantant  presque  toujours  dans  une  oi  lave  (  de  Mi  bémol  du 
médium  au  Mi  bémol  supérieur,)  mettent  le  compositeur  dans  l'impossibilité  d  éviter  une  fâcheuse  monotonie. 

L  excellence  ou  la  médiocrité  de  l'exécution  vocale  des  masses  ou  des •S'o/o.sdependeht,non  seulement  de  l'art    avec  lequel    les 
registres  des  voix  sont  choisis,  de  celui  qu'on  met  a  leur  ménager  des  niuveiis  de  respirer,  des  paroles  qu'on  leur  donne  a  chan- 
ter, mais  beaucoup  aussi  de  la  manière  dont  les  compositeurs  disposent  les  accompagnements.  Les  uns  écrasent  les  voix  par  un 
fracas  instrumental  qui  pourrait  être  d'un  heureux  effet   avant  ou  après  la  phrase  vocale,  mais  non  pendant  que  les  chanteurs 
cherchent  a  la  faire  entendre;  les  autres, sans  charger  Porchestre  outre  mesure, se  plaisent   a  v  mettre  en  évidence  un  instru- 
ment seul  qui, exécutant  des  traits  ou  un  dessin  complique  sans  raison  plausible,  pendant  un  air,distrait  1  attention  de  l'audi- 
teur de  snii  véritable  objet,  et  gêne,  et  embarrasse,  et  impatiente  le  chanteur,  au  lieu  de  l'aider  et  de  le  soutenir,  ('e  n'est  pas 
quSl  faille  pousser  la  simplicité  des  accompagnements  au  point  de  rejeter  les  dessins  d'orchestre,  dimt  I  expression  est   par- 
i.mle  et    I  intérêt  musical  véritable;  surtout  quand  ils  sont  entremêles  de  petits  silences  qui  donnent  un  peu  de  i.ililude  rhylh- 
mique  aux  mouvements  du  chant,  et  n'obligent  pas  la  mesure  a  une  exactitude  metronomique.  Ainsi,  quoi  qu'en    disent    plu  - 
sieurs  grands  artistes,le  dessin  gémissant  des  Violoncelles,dans  l'air  si  pathétique  du  dernier  acte  de  (inillnunii>-l ill ,Ae  Kos- 
sini,   -^^  Sois  immobile  ^  ••>    est  d'un  effet  louchant,  admirable;  il  rend  l'idée  du  morceau  complexe,  sans  doute, m<ii>  s.ins  cnliaver 
le  chant, doni  il  augmente  au  (ontraire   la  poi^^iiaiite  el  sublime  e\j>ression.  .1   .' 


,•!?■ 


I  n  Instrument  seul  chaittant  à  Torduslre  une  phrase  dessine'e  comme  la  mélodie  vocale,et  formant  avec  elle  une  sorle  di    duo,  <  si 
aussi  lijrl  souvent  dun  excellent  ellel.  Le  ('or  solo  qui  dans  le  second  acte  de   la  Vestale^àe  Sponlini,  murmure  en  duo  avec  Julia  Tair  si 
douloureusement  passionne.  iiToique  jimplore,«  donne  bien  plus  d'inlensite  a  Taccenl  de  la  partie  vocale^  le  timbre  mysterieux,voilc  et 
un  peu  pénilile  du  (lor  en  Fa  ne  fut  jamais  plus  inf^enieusemejil  ni  plus  dramatiquement  employé. 

II  tn  est  de  même  de  la  (lavaline  de  Hachel,  actnmpa^ne'e  par  un  solo  de  (,'or  An  filais,  au  2-  acte  de  la  Juive  de  H.i- 
Icvy.  La  voix  faible  et  louchante  de  F  Instrument  s'unit  on  ne  peut  mieux  dans  cette  scène  a  la  voix  suppliante  de  la 
jeune    fille.  =  .     .    •     •—     •  ,  ,  .,  •  „■ 


Largo  espressivo 


"# 


(  UI'.S 
V.„    Ml    9  . 


coii   sia  I. 
f.i.  I-  \ . 


Cl.MilM.I  I  I  , 

.1.  Il 


MOI.ONCF.LI.I 


""v**. 


(Juaiit  ;iux  iiistnimenls  seuls  qui  e\f<  ulenl  des  (raiU,dts  ai-|)eifes,des  ^;^l■ia(i(lns,p(•lld;^nl  un  mori  eau  de  <  hanl,il>  sniif,  je  le  i-,'. 
pele,d''uiie  (elle  incommodile  pour  les  tlianleurs  el  même  pciur  les  audileurs,qu'il  faut  un  art  extrême  e(  un  à  prnivii>  •  \id(  ni  iicuiK-s 
faire  liilerer.  J'aMiue  du  mnins,qn'a  la  seule  evieplion  du  solo  d'Allo  de  la  ballade  d'\nne((e,au    3"  acte  du    Frci/sv/iK/z    iUm'^nl 
ti'ujnurs  paru  insuppiirtables.  Ilest  rarement  bien  aussi, mali^re  1  exemple  quVn  ont  donne   Mozart,  Gluck, la  plupart   des  maiircs 
de  l'ancienne  école, e(  quelques  compositeurs  de  lecole  moderne, de  faire  doubler  à  Toc  ta\e  ou  à  l'unisson  la  partie  de  ihanl  par  un 
inslrumenl,dans  les  Anrianle  surtout.  C^est  presque  toujours  niulile,la  ><>i\  suflisanl  bien  à  l'exposition  d'une  mélodie;c'esl   rare- 
ment agréable,  les  inllexiims  du  chant, ses  finesses  d  expression,   ses  nuances  di  licates  étant  plus  ou  moins  aliourdies  ou    ternies 
par  la  juxtaposition  de  celte  autre  partie  mélodique^  c'est  enfin  fatigani     pour  le  clianicur,  qui, s'il  est  habile, dira  d'autant  mieux 
une  belle  melodie,qu'il  sera  absolument  seul  a  l'execuler 

On  compose  quelquefois, dans  les  chu-urs  ou  dans  les  f^rands  morceaux  d'enscmble,un(>  espèce  d'orchestre  vocal^une  par- 
lie  de  la  masse  prend  alors  Us  formes  du  sl>le  instrumental, pour  exécuter  au-dessous  du  chant, des  accompafi;nemenls  rhvlhme's 
el  dessines  de  di\erses  manières.  Il  en  resiille  presque  toujours  des  effels  charmants.  Il  faut  ciler  en  ce  f^enre  le  i  hneur  pendiml  la 
danse  au  troisième  acte  de  Guillaume -Tell.  •,••  Toi  que.l'iiiseau  Tie  suivrait  pas.  11 


Allegretto 


GL1LL4LME    TELL,  (ko mm 


'i   soj'HOn  1. 


'2    snll;AMi'i'.' 


'2   ll--\(i|;s  I. 


U  II  \(ii\s  y  . 


•i    inssr.s.      §É 


A      nos    cIkuUS  virus 


liuLli  r  les  p; 


-liMiifc  Z     _   n 


VCUI-4U    pl.ii    _     ri 


Mil     III-      Tni^  ))ii 


fliMir  nni:_vcl   .     _  li' 


■1    moins  hi'l  -   -   II'  i|n;iii,l],nsilVl  .  _  Ir 


•A 


.^       » 


^^•^l   H  I  K'  lieu  de  r;iire  observer  aux  «  oniposileurs  que  dans  les  i  hiieurs  acciimpaj:fnes  par  des  inslriimeiits,i'harm(inie  des 
\(ii\  doit  è(re  (orrecle,et  Ir.iile'e  eomiiie  si  elles  élaient   seules.  Les  diverses  timbres  de  rdrchestre  sont  trop  dissemblables  des 
timbres  vofaux  pour  remplir  auprès  deux  l'olTiee  d'une  basse  d  harmonie, sans  laquelle  certaines  surcessions  d  a(  eords  de\  icn- 
niiil  t'auli\es.  Ainsi   (ilud.qui  dans  ses  ouvraf^es  a  sou\ent  employé  les  prof^ressions  de  tierces  et  sixtes  a  trois  parlio,  en   a  l'ait 
usai^e  même  dans  ses  choeurs  de  Prêtresses  à^  fphifff'nie  en  7'««r<V/e,(  hn-urs  de  Soprani  écrits  a  deux  parties  seulement.  On  sait 
que  dans  (  es  successions  harmoniques  la  seconde  partie  se  trouve  à  la  quarte  au  dessous  de  la  premicre^l  eflet  de  ces  suites  de  quar- 
tes nVst  adouci  que  par  celui  de  la  Basse  e'crite  à  la  tierce  au  dessous  de  la  partie  intermédiaire, et  a  la  sixte  au  dessous  di'    la   partie 
supérieure.  ()r,dans  les  chuurs  de  Gluck  que  je  viens  de  citer,  les  voix  de  femmes  e\e(  ulant  les  deux  parties  hautes  sont  donc  écri- 
tes en  successions  de  quartes^la  partie  f^rave  qui  complète  les  accords  et   les  rend  harmonieux  est  confiée  aux  Basses  inslrumen- 
tales,diinl   le  son  diiïère  ess<'ntiellemenl  de  celui  des  Soprani  et  dont  il  est  trop  distant, d  ailleurs, par  son  extrême  f^ravile  et  par 
son  point  de  départ.  Il  en  résulte  qu'au  lieu  de  «hanter  des  accords  cnnsonnants,les  Miix  isolées  sur  la  scène  et  eloii;nees  de  I  or- 
chestre font   entendre  des  séries  de  quartes  devenues  dissonnanles  ou, si  1  on  veut, Ires  âpres, par  Pabsenie  ap(iarenle    de    la 
Sixte. 

Si  Pàprelé  de  ces  successions  est  d'un  effet  dramatique  dans  le  choeur  du  premier  acte  de  1  opéra  cite:  ti  0  son^e  alïretn," 
il  n\n  est  pas  de  mèine  quand  les  Prêtresses  de  Diane  viennent  (  au  quatrième  acte  )  chanter  Phvmne,dun  coloris  si  antique  et  si 
beau  (cpeiidanl,  ii  ('haste  fille  de  Latone."  Il  faut  re(<iiniailre  qu'ici  la  pureté  harmonique  était  de  rij^ueur.  Les  suites  de  (|iiar- 
tes  ^Aiii  v  irnuve,laissées  a  decou\er(  dans  les  \oix,sont  donc  une  erreur  de  (iluck, erreur  qui  disp.arailrait,si  une  troisième  p  ir- 
tie  Aor  ., Il- se  trouvait, au  dessous  de  la  seconde, a  hxtave  haute  des  Basses  de  I  orchestre 


r.eiil'. 


IPIUGL.ME  E^  T4LHWE.  ((.luk) 


'J.XKM.ONS. 


(,i,\i;i.m;ii  I  s 


'i    ;)t>M  s 


«      *i 


V 


fPHIGEME  Ei\  T  an  IDE.  (gluk) 
M"  58. 


%(:oi\'-ii; 


11.  M'.IM/ITI 


MKI.INO    •>". 


Le  sysleme  desfhcpurs  d  hommes  a  riinissnn,iiilroduil  d;iiis  la  musique  dramalique  par  leVole  Italienne  miiderne,donne  parfois  de  be;ni\ 
résultats, mais  il  i'aut  «nnvenir  qu'on  en  a  singulièrement  abuse',et  que  si  plusieurs  maitres  s'y  altaeheni  encore,t'est  uniquement  pareequ'il  fa- 
vorise leur  paresse  et  setrou\e  plus  a  la  portée  de  certaines  troupes  chorales  inhabiles  a  bien  rendre  un  morceau  à  plusi<'urs  parties 

Les  doubles  choeurs  sont  au  contraire  dune  richesse  et  dune  pompe  remarquables;  on  nVn  abuse  «erlainemenl  pas  aujourd  hui.  Ils 
sont  pour  nos  musiciens  expedilifs,composileursou  exécutants, tr(»p  lontçs  à  écrire  et  a  apprendre.  A  la  vérité, les  anciens  auteurs  ((ui  en 
faisaient  le  plus  fréquent  usaf^e,ne  composaient  ordinairement  que  deux  (h(ieursdialof;;ues,a  quatre  parties^les  choeurs  a  huit  parties  ré- 
elles cnnliiuies  sont  assez  rares, même  dans  leurs  œuvres.  Il  v  a  des  compositions  a  trois  choeurs.  Quand  lidee  qu'elles  ont  a  rendi'ccsl  di- 
fçne  dun  si  ma^nilique  \element,de  telles  masses  de  voix,Hinsidivise'esendouze,ou  au  moins  en  neuf  parties  réel  les,  produisent  de  (  is  im- 
pressions dont  le  souvenir  est  inelTaeal)le,el  qui  l'ont  de  la  fjrande  musique  d'enseml)le  le  plus  puissant  des  arts. 


i 


V 


I.>STRUMEXTS   A  PERCISSIOA. 

Il>  s<iiil  tli-  il(M\  l'^incfs:  T.;i  nrcniierc  coniprcml  les  iiisli  uniiiils  a  son  fixe  *t  imisicilcmenl  a|)|iri(  i.ililc,  cl  l.i  s((  on- 
de iciix  diinl  !«'  rcIciilissciiKiil  moins  musir;il  ne  |)|'mI  edc  nmic  <nic  |i,irnii  les  l)t'iiifs  tleslincs  a  des  ellits  >|if(  iiux  , 
on    ,1    II   Coloration    du  rhyltintc  . 

Les  Tinil);iles,  les  Clorhes,  le   Glocitonspiel ,  l'H;irnionie:i    a  cl.nier,  les  pedies  rjml)ales  antiiines,  ont    des    xm^    lives: 
\û\  Grosse    caisse,  l,i   caisse    roulante,  le  T.iiuliom,    le    T.mihonr    Bas([ue,     les  (]ymiiales  ordinaires,  le    T.iinl.oii  ,      le 
['ri.in^le,  le  Pavillon  Chinois,  sonl  dans  le  cas  contraire   et  ne  font  que    des  bruits   diversement   caracteiises  . 

LES  TIMBALES. 

De  tous  les  instriniienls  à  percussion,  les  Tinil),iles  nie  paraissent  être  le  plus  précieux,  celui  dunioins  doni  I  u>a»e  est 
le  plus  gênerai,  el  dont  les  compositeurs  modernes  ont  su  tirer  le  plus  d  effets  pittoresques  el  dramatiques.  Les  anciens 
maiircs  ne  s'en  servaient  gueres  (|ue  pour  frapper  la  Toiiiipie  et  la  dominanle  sur  un  rhyllime  plus  ou  moins  vuIimh  e  , 
dans  les  morceaux  d''un  cara<  1ère  lirillint  ou  a  pretenlions  guerrières;  ils  les  associaient,  en  consei|uen(  i'.,pic>que  loii- 
j<nMs    aux    tromp<tles  . 

Dans  la  plupart  des  orclieslres  il  n'y  ,i  en(  cire    iiijourd  Inii  <|iii'  den\  (imlt;iles  dont  la  plus  giande  est  destines' au  son  le  plus  zi' ne  . 

L'usaiie  est  de  leur  donner  la  pienuVic  et   la  cinquieToe  iio(e  du  ton  dans   lecpiel  est  e<  ril   le  morceau    ou     <lles  doiseiil  li - 


iiu-er  .  ^'uelipies    m.ulies   .iv.u'enl ,  il  v  a  peu  d'années  encore.  l'Iialiilude  d'écrire  invariablement     -j"    J       i]       ||     pour  les  lind)ales. 
se    boininl    a    indicpier  au   débnl    les   sons   i-eils  que  (cs    deux   notes  de\raienl    repiesenler;  ainsi  ils  ecrivaienl  :  Tind)ales  en    I), 
et    (lès    lois    Sol  It  si;;nil'iaienl         V"     J        o      ||   ,rindp,iles   en   (i  ,  et  Sol  '7  \oidaient   dire:        "'     ^       -,j       ||    ces    deux     ex  - 
eni|iles  vont  suffire   a  d('mon(rer  les  \ iees  d'une  |),iieille  niélboile  .  Lrlendue   des  timbales  est  d'ujie   octave,  de  Ï2Ëzî3  a  _j:"  f^|; 


c'Vsl-a-dire    qn  on    peut    an   mo\en  des  \isqui  |>i'essenl   la  circonlei'ence,  appi'lee  le    C/ier'itle/.iXt.-  chaque  timbale,    (I    aurnien 

l(  ni  on  diminueril    la   tension  de  la  pe.iu  ,  accor'lei-   l,i  linibale  ^l'ave  siu   tous  les  Iotis  siiivatttv  ^'-^ 

el   la   iindjile   liaule  sur  i  eux   ci: 

Or,  en  snppos;inl  que  les  tind>,iles  soieiil  desliiaes  ,i  ne  f.iii'e  entendre  (jue  I a  Toni<|ue  el  la  domin.uile,  \\  esl  bien  évident 
(|ue  1.1  dominanle  n'occupera  pas  dans  loils  les  Ions  l,i  même  position  relalivenieni  a  la  tonique  et  que  les  timbales  devront  être 
enconseipuMKe   ;iccorilées   tantôt    en  quinle  el  t.nilol   en   quarte.    Dans   le  ton   t^'f/,  elles  seront   en  quarte  ,     la   dominanle       se 


Iroinaiil     necess,iiremenl  au    ri'avt 


puisqu'il   n'y  a  pas  de  sol  baul    (  liien  (pi ''on  put  enavoiij^il    en    sera 


de    même    en  fié   liômol .,  en  /?e' Ij  ,    en  Mi^)  ,  et  <ii  M!\.  ;  mais  en  Si^)  ,  je  conq)osileur  esl   libre    de  faire  accorder       ses 
lind)iles  en   (punie   ou  eu   <piaite  ,  de  niellre    la  loniijne  au  dessus  ou    ,in    dessous.  piiis(pr'il   a   deux    Fn    a  sa  disposition. La(Coi(l 

en  quai; le       -V'     |      ;.j      ||        sera  sourd,     la    peau    des  deux    timbales  se  trou\ant    alors   Ires  peu   tendue;  le  Fa  suilonl  sera  lias  - 

i|iie   el   d  lin   mauvais    timbre;  l'accord    en  (punie     =^-'     ,  J        ^       Il    de\ienl    sonore    par   la   raison  opposée .   Il  en  esl     de      nienie 

on  en  ipiaile    E 


des    tlndiales   en  l'a  h  ,  qui  se   peuvent    accorder  de  Avxw  mainCres;  en  quiiili 

(lins  les  louv  (le  .Vo/,  Z,a  i>,  et  Z^(ï  h  ,  au  coniraire,  l'accoi-d  sera  forcement  en  ipiinle,  puis(|u''il  n'y  a  pas  de  /'e.^  de  Mi), 
ni  (le  Mi  S  rra\e  .  Il  n'y  a  pas  besoin,  a  la  \erile,  de  désigner  en  ce  cas  l'accord  en  quinte  puisipie  le  tiinbaliei-  seia  lorce  de 
Pailopler;  niiiis  n'est  il  j)as  absurde  d'écrire  des  nion\enieiils  de  «juarte  (pianti  l'execulanl  doit  falr'c  entendre  des  iiioii\(  nieiils 
de  (piilile  ,  el    de    présenter  aux    \eux   eooinie   la   noie   la  jiliis   basse,  celle   qui,  pour  l'oi'eille   se  Irouxe  cire    la    plus    élevée;  el     X'ipp 


La   lie 


ElTel. 


\*' 


#■ 


I..1    l.ii^iill     |)lin<  l|).ili-     (le    I'.'      Ili/.UTC     IN.i.c    il«'     lliili  T    1rs    limliilrs    ru     illstlimii'lll    lr,llW|)(Kiliilr,    ('l.iil     s.llls   •Idlllc-      (l.ills 
Piil.  ••    (jiii>    s'rl.iiiiil     I.Mli-    Ions    II-,    (  iim|nisil(  iir>,   i(iii'    les    limli.ilc-     iH'    ili\,iiiril    (lniin<T  <|iu-    li    luiminc    cl     l.i     ddinlninlc   ;, 
<Hi.iiiil     nii    >(•    lui      ijicrcii     i|n  il    il.iil    miiimiiI     iililc    ili'   leur    <'(iiirier   il'.iiilrc    noies     on    diil     en   M-nir    m'iis,jlit'iucnl   :\  nii- 
rc    les    siiiis    n  ils       l),iiis    II-   |,iil,iin    .iccorilc  m  iliilciunl     les    (iiiil),il<'s    de'  Imilcs    les   in.mirics    |i.)ssil>li's     in   lini-'c   iniiicuir 
cm    iiii|ciiir.    Ml    si(iiiiil(   ,     -n  i|ii,iilc  jiisli'    (III    .lUïinenlee  ,    en   (|iiinlc,('ii   sl\|i',(ii   siiiliriiii'    il    iii    ni  l,i\c  .     Un  Uiuvcn     m 
lire    «11-    (li.icni.mls   clIrU    i\,-   ('..rcord    en   (ir(;ivp   J^n   Fa  ^'      |        ^îEf[    il.iils    s.i    luiiliriin'    sMiiiili(iiiic ,    et    d.ins    l.i     nniMcmc 
a\t'i-    (■liiM'ui<   .    Li-^    ciiniixisilciirs    so    sunl    jil.iinls    pend,in(    de    loii^iK's   ;mni'os    di-  l,i   n('(  l'ssih'    rîilicusc    <in    ils  se    lrciii\airiil, 
r.nilc   <l'iin   (roisii-iiu-    son    de    llinliairs  ,    df>    ne    p.is   emploxcr  «cl   iiislrmiu-nl    diiis    lis    ,m  rords    don!    iik  une    de    .es      d«ii\ 
nulis     ne    l;iis,iil    |i,)i(ie:,   on   ne    s'e(;iit    jam.tis   dcniwiulé    si   un   seul  linih.ilier  ne   piuiriMil  p.is  jnnep  snr   (rciis   liniliiles.  Knl'in, 
JUi    lir.iii    jmir,  relui     de    TniierH     de    l'iris    nvant    deniiindé  (jtie   la  cliiise   éliil    r.Mile,    (in    usa    (enler   eelle  aiidarieiise  inn.i\.i- 
lieii;    el    deimis     Inrs  ,    les    eoniposileiirs    i|iii    e'cti\eti(    pour   l'opéra    oui    à   leui'    disposilion    dois    noies    de   liinli.iles  .    I!     a 
lallii    soixanle    dix     ans    poiii'  en   \enii-    la!...   Il  sérail   mieux    eneore,    é\idenimeiil,    dVnoir    Aviw    p, lires    de    (indialis  cl  deux 
liniltaliers  ;,    c'est    ainsi   cpi'on    a   procedt>    <latis    l'orclieslralioii    de    plusieurs    svniplionies  niodernis .    Mais     le    pi-o-iès      ne 
martlie   |)as    si    vile   dans    les   (heàlres,   il    faudra    hien    (jneNpies    \inrlrin(|    ans    eneore    pour  v  olilenir   relui-là. 

(In  peiil    eiii|iln\er    aiilani    de    lind)aliers     (|u'il    y    ,<    de    limliales    <lans    l'iiorelieslre  ,     de    manière     à      pindiiii-e       à 
Miliinle,     sinvinl      |i  iir     noinlire  ,     des      ronlenieiils  ,    des  ili\llunes    el    de    siin|iles    aeeords   à    deux,    a    dois,   on    a"<pialre 


II-    exemple,  el     l'aiilre    en  l't 


pu  lies   .    Avec     i\iu\    paiies  ,     si    l'iuie    es|    areordi'e    en     La  3     .'//  !j      ^■"  '-^ 

Fil  /'      Z      — P~^^    "H     pourra,    avec     <|U  ilre     limlialiers  ,     l'aire     (iileiidre    les     aei  (irds     suivanis     à    <l(iix  ,  à       (i-ois 

e(      a      (|iialre     |)arties  :  >*'  's*'  ■         .  ■*'•  y 


I  iiilhales    en    [/      Fn    .  ~CY- — 

Deux     linilialaTs.  i^tn 

linihali's  en     AnTlj     3Ji  >.  I 

Deux    1  inibaiiers . 


m 


^JJ.  />~r T7 


^— 


Sans    (• (lier    les     KiiliMniiiiiuipies  coiiinie:  \  pour  |il'o(liiire,(Jaiis  le  |(iii<le  lîiiS  iiiiii-.l  accoii 


iKiniipies  coiiinie:  \ 


^£^^^ 


W. 


On   Cl  lui-ci,  en  l  t  9      inineui 


il    l'a\anla:;e    d'.ivoir    .m    moins    nue    tiole 


dois  |nis(|iic  Ions  les  accords  ipii  ne  s'i'loi^neiil  pas  liaip  de  la  (oii.ilile  prnici|iale  (!' esl  .liiisi  i|iie  pinM  olilenir 
une  Cl  ri, une  ipiarilile  d'aci  ords  à  (rois,  (jiialre  cl  eini|  parlies  plus  ou  moins  redoiilili'es,  cl  en  eiilie  nn  ellel  sail  _ 
1  ml  de  riiiilcineiils  1res  serrés,  j'.ii  emploie  dans  mi  ;;rande  blesse  des  moils  Imil  |),iires  de  dniliales  .iccuiilées  d( 
dillerr'iilcs     nianii-rcs      cl     div    limlialiers.  , 


r.l.iM  IKM      •    (l!l  i:i,ln/  .) 


TUBA    MIRUM. 


4    Finies    'i    llaiillx.is 
ri     l    Clarinclli^s    en    II. 

I..  V     C,,,»     Au^l..,-    ,nm|-l 

S     liassdris. 


NV  7L'  =  *    du  M, 'lit n,. 

Andanle  macsloso . 


V-    'l'-    '1"    n „„Ml    |.,,„.l,,„.  / 


Viuldiircllcs   et    taj=a^H=Pf 
(.011  Ire-  li.-i'^si"-.    K:r>:r >*,»*# 


t.. /    1.    nioin.  n..  iil    s'.iniiii.i   li,«    |'i 


¥: 


î^: 


L<v     l-tv*!-.     <l     II. Mil 
Il -      <.ul.-.. 


H 


^^  l     ' 


//'  7 


Niui^  tli^iLii»  '"Ul-',i-riiiiii  I-  i\r.r  li->  I  iiuImIi--  n"  i\.iii-nl  (in'uiif  ccLiv  i!'  ilrniliic;  l,i  ililTicii  llr  (l"j\<iir  unr  |u-;m  ,i«m'z  ^iMmlc 
nniir  i-iiiiM  il-  im  ll.i--m  nlii^  l.uic  i|iii'  («lui  cir  I  \  -r.Miilr  linil).ilc  l'i;iv>r, c-l  |i('iil-rl  ir  In  i-mimmi  c|ui  -."iiiiixi-c  ;\  i  .•  iiiHinolili-  iiiuil'- 
>iii!«  plus  riivf»  iiiii-  11'  fil  M. il-  il  iTrii  (-1  |).i>  lir  mrinc  potir  les  tiinli.ilr-.  h;uilr-:  j  cdup  siir.i'n  ilimiiui;nil  l.i  di  nhii-i'u  iln 
li.i->-'m  m('l.ilii-i|iio  ,,  il  -iTiiil  r;iiilr  irnlilciiir  lis  S<il  ^  L(i  cl  .SV  lii'iiiiil  h.iuU.  ('l's  |  "'Il  les  (mili.ilrs  piim  rniciil  rire  l'ii  in.\iiili-  m-  _ 
<M>ic)ii  il'ini  IrJ's  hi{iiiii\  ilTi-l  .  Vuliclois,  il  ir,irii\,iil  |ir<'s(Hii'  jiuiiais  iiil\  I  iml>,ilii'i's  (r'rirc  diili-i's  ilr  ili.mici  ['.u  riinl  ili- Iciii- 
iiislriinii-iil  tl.iiis  !<•  ccuirs  d  im  niiiircMii  ;  nii|i)iii  «riiiu  ,  le»  coiiip.iMliins  ne  m' rimiil  |i,is  pciir  l.iirc  siilnr;»  cri  nccm  d  cii  les  |ii'ii 
«le  Icnins  im  ,issc/ri.mil  iidiiiImc  de  inodil'ic, liions  .  On  scr.nl  dispense  le  plus  sniiM'nl  d' eniplo\  ce  ce  niii\cn.,  peiiilile  cl  dii. 
l'icile  pour  ré\('cnl  ,int ,  s'il  >  ,n,iil,  il.ins  lims  les  or-(-heslres ,  deux  p, lires  de  Innlialcs  e(  den\  liinli.ilicrs  ;  li)iileriiis,i|ii,iiiil  un  \ 
.1  reciuiis.,  il  l.iiil  a\(Mr  siiin  i!",ilioi'd  de  dminei' au  liinlialiec  tin  nunilM'c  de  p.iuses  piopinhonne  ,i  l 'nnpnilanrc  du  i  liuireniilil 
(pr'nn  lui  demande,  alin  cpiil  ail  le  lenips  de  rainencc  a  hien;  il  l.iiil  aussi,  dans  ce  cas  •iiidiipicr,  pour  la  noinclle  dispiisi_ 
liiMi  de  raccord,  la  plus   i'ap|ii(ich('e   de  celle  (pron   aiiandonnc. 

l'ar  cxcniple  les  liinlialcs  clanl  en  La  lUi     ^•'  -ù ]]    si  Ton  \cul   aller   dans  le  Ion  de  .S'/  >  ce  sérail  une  insi;:iie  nia_ 

I 
ladiisse  d'indiipier  l'accord  noincau   en    /it  Si  > .  (i\i\:\rU'  )       V'"     I       f^       |  M"'  "''''r"'  ''"'   l'aisscr  (rime  Inree  laliniliale  ii;uc 

il  il'uiie  ipiarlc   ,111-incnlec  la  liinlialc  haule,  <|uan<l  raccord  Si  J  /■(!  (i|liiiile) 


lie  ncccssile   au   ciiniraii''  ipic 

rexhaiisscnu'ul  (Piin  demi  Ion  pour  les  diu\  limliales.  Ou  conçoit  (railloiirs  comliicn  il  csl  dilTicilc  poiii  le  limlialicr  cPai  ii\ci' 
ju-le  à  donner  un  iioumI  accord  à  son  insliiiuicnl  ,  oldi -e'  «pTil  csl  de  lournci-  les  clers  ou  vis  de  pression  du  .liesalcl,  pi  ii  _ 
d.ml  l'e'xi'culion  (Pun  morceau  chaire  de  modiilalions ,  i|iii  peul  lui  l.iirc  cnlendre  le  Ion  de  .SV  naliirel  iiia|eur  an  moinenl 
même  ou  il  cherche  le  Ion  d'/V  on  le  Imi  de  /à,  ('cci  proinc  «prindcpcnd.iinnicnl  du  lalcnl  spécial  nue  doil  possedei  le  lini- 
h  ilii  I  pour  le  manicmcnl  des  li.i^iiel  les ,  il  doil  cire  encore  cxct'llonl  imisicien  et  doue  (ruiic  oreille  (rniie  linesse  exlrèine'. 
Miilà   poiir(piO|i  les  lions  liinlialiers  soni  si  rares.  .  >-" 

Il  \  a  Irois  cspi'ces  de  liaiuelles  ,  iliinl  l'emploi  ohalTr-e  lellcineiil  la  iialure  du  son  des  limlialcs,  «pi'il  \  .<  plus  ipie  de 
la  ne'rlij:cnce  de  la  |)aii  des  composilciirs  à  ne  pas  designer  fdans  leurs  parlilions  celles  donl-ils  veuleiil  <pie  rexéciilanl 
lasse  usaic  .  '  '  .. 

Les  l)nj;uclles  a  lèti' (/f  huis  prodiiisenl  un  son  âpre,  sec",  dur,,  <pii  ne  convient  fiière  <pie  pour  l'rappcr  un  mup  \io- 
Iciil  .,  on  pour  arconiparncr  un  rrand  Tracas  (rorcheslrc  . 

Les  liaïuelles  <t  (vtr  <ti- hois  )-c<iinve7-ti'  et)  pi'<lii  sonI  muiiis  durcs;elles  produiscnl  uni'  soiiiuilc  moins  eelilanle  (|ue 
les  pre'cé<lenles,  mais  liieii  sèche  encore  ccpcnd.inl  .  I),ins  une  IViule  (rorclicsircs  ces  l)a;:iiell<>s  sonI  seules  emplinees  cl 
c'est  Ires   l'acheiix  . 

Les  haruelles  a  ti-lf  ir<'pr))iiji-  sonI  les  meilleures.,  cl  celles  deuil  liis.i-e  plus  musical,  moins  liriivaiil  devrail  èlre 
le  plus  IVeipient  .  Klles  doiimnl  aux  liniliales  un  linilne  \elonle ,  somlu  e  ,  ipii  rend  les  sons  1res  mis  ,lrur  ai  eonl  pal  cou. 
scipieiil  Ires  appieci.ilde,  cl  loiuienl  a  une  loule  de  nuances  douces  ou  lorles  de  l'cxiciil  ion  d.uis  les  (pielles  les  anlies  ha- 
jrucllcs  prodiiir.iicnl  un   elTel   delesl.ild,.  ou   auinoins  insiilïisanl  . 

l'ouïes   les   j'ois  ipi'il  s\iril  de   laire  cnlendre   des   sous   invslerieux  sourdenient  miULieaiits  ,  nicnicd.ins   un    Imle,     e''esl 
aux    li.i;;llelles    aM'^l.'    (réponse    (pi'il    jaiil   avoir    recours,     \joulous    (pie   l'elaslieile   de    repon-e    anr  mcnl.inl   le    i  cliondisM  iiieiil 
de   1.1    |i,i;;iielle,  r.  \r(  nl.iiil    iT'.i    Ihsoui    i|ue   d'clïleuirr   l.i   peau   des  'limlialcs   pour  olileiiir  d.iiis   le    /'iiiliissiiiKi    des  roiilrmeiils 
Ims.    doux    cl    l|rs   serres  .   I!i-ellio\en   d.iiis    ses    sMiiplioiues   en   Si    >  cl   en    i  I    rniiifll)- .\  lire    du     /'//iiiissi/ii/iArs    limli.iles    un 
p.irll    lUerMllIelIX  :,    ces    jl.issa^cs    .ullllll  .ililes    prrdenl     iH-.ilirulip    ,1    Tire    c'xeellles    avec    des    ll.l;:llelles    s.llis    e| -es  ,  lilell  i|lie  l'iiU- 

!•  iir  iLui-    -es   p.iiMions   n\iil   rien  spe'eilie'   .'i   cel   e'-.nd  . 


\:(;\ 


\\\i'i:v„  o.=  '.M, , 


sy.MI'lh'MI       i:„    t  I    Ml  Ml  h". 
(m  I  THDM  \  .) 


n  o- - 


(.i.\iiiM-.ri  Ks 


1 


V 


I':|,IjTE  . 


V\    I  II  I      11,1   I  I 


(.I.MlliNKT'l  KS 
l'.i.   li'l'. 


((Mis  .1.    L'I 


inoMi'ivii  i;s 


iimiiaij:.s 
'      i:..  ri'. 


•llioMlKliSK 
AI.IO. 


■ri;o>ll!(iM-. 
■Il  Ndli 


llKiMliOM'. 
Il  A  s  M.. 


Miil.oNCI'.Ll.lS 


CUN'IllI',-  li\SM  S 
,1  ((iNJlil-.  liVssnN 


On    liiiinc    >()iiMii(    tl.iiis   les   anoit'i)>    inaKrcs    miiIouI,  celle  iiitliealion  :  Timbales    voilées   ou    euiiverfes.Y.Wf  si^iiiln- 

(jLie    11    jxHii    tic    rinshiniKiil    ddil   èlre   cuiaeile   «l'un    morceau    île   tlraj)   doiil   IVfïel   es(    d'éloulf'er   sa    sonoiile    cl    de     la 

reiulie  e\eessi\eiiieiil    luriiiii(>.  Les   jja^iielles  à   (ê(e    depoii^je    sont  encore  préférables  aux  aiilies  eu  pareil  ras.  Il  es)  <ju(l_ 

_<|i]e  lois   bon  de  designer  les   i!(jles  (|iie  le  limii.ilier  deil   Irapiiei-  avec /es  f/eii.r  f)affiie//es  a  In  fois  ou  a\ei    une. seule  liiiijur//i' 


(!'es|    la    lialiire    iliirlnlhme    el    la    place    des    aecelils    forN  qui    doi\enl    en    delerniiner   le    clioix. 

Le   son    de^    liiiibales    ii'esl   pas   (rès   j^rave.  il  sort    comme   il   esl  ecril    .sur  la   clef  de   f(i,l\  lunisx.ii   des  iiules    (  orres 
dan/is   des   \iol()iic(llr>    p,ii    (  (iiis('(jueiil.  (  )  non  a  roela\e  i  nier  ieure,  comme  <|ueli(uivs   musiciens    l'oiil    cm. 


% 


^::   ^ 


LES   CLOCHES. 


Oui    'II-    iiilrodiii(i>    «l.iii-    I  ill^(I  iiiiii  iil.ilinn    pniu     pr-diluii-f    «lis  clltls    |>ltiN    «liaiii^i/rijiK-s    (|iir    imiM(;ni\.    [.<■  (Imluc  des 
«'lui  lies    -i.iM»  coiiMi'iil   x'iil   ,iii\   ^(  ciirs   xilcniiclli's   (di    |i,il  licl  i(|ut\s;  (  ilu  1   ili's  (  Idclics  .liziu'.s,  ,111   (  <iiiliairf,    l.iil    ii,il/ii    ilisini. 
_|iii  -^i(lll>    |ilii>    M  reines:   clli',,    uni    i|iicl(|iif    (  licisc    (l'.iries/c    il    de    iLi'il    i|iJi   \f>    r-end    |ir(i|>rt's    >iii  hiiil    ,iii\    scelles    religieuses 


lie  1,1  \ie  lies  (  l).iiii|is.  ( 'fsl  |)(iiir(Hi(ii  Hussini  ,i  ciiiplDNf  une  pelile  florhf  fii  611I  h. ml  ^7  '  <>  Il  |MUir  ,if  (  (imi|i,i,:;  ipi-  je 
i;;r.i«iiii\    <  limiir   ilii    se»  ond  Mit-  de  (;iiill,<iime  Tell,  dr»nl   le  idiviin  es(..\oi<i  l,i   llilil;"  lalHlis  «(uc  IMe\er-|{<  ci-    h    du    lecom  ir    Ti 

une  (lui  lie  en  pi  zi.i<t-  -'  '  ~^=^JI^  |iiiur  ddiinci- !<•  si^n.d  du  ni.iss.icic  des  luiiiienols,  iiu  <|u,i(iièmi>  ,i(  le  di  r(i|ier,i  de  (  c  ikiiii. 
Il  1  eu  sdiii.  de  plus,  de  r,iiic  dr  ce  /î»,  la  (juiiile  dimiiuii'c  du  Si  l!|  fi-Hpix'  ,iu  tIesMJiis  |),ii  les  |{,(ss(iiis  e(  (jui  iiidi-  p,ir  les  nn/es  rr,i\es 
lie  (leiiv  (  LirineUis  en  L.t'et  en  Sii>  lui  dunnenl  (  c  (inihie  sinisirc  il'dn  ii.iisseiil  l,i  (eiicui- <l  IVlTioi  re|>, indus  sur  cel/e  s(-èiie 
inim'illelle. 

\|„.,|„s,.    nidlld.  -.■■■.-.:  M'Gil.-'--  ~  Lh>     IU(,IKN()TS. 


(siiMHxri) 


I  IIMIiJnls 

I  COli  AM.l.Ms 

I  CI.AIi  M,   >il7. 

I  (I.Ali  m   LA. 


CdliS   I  »    K\ 


ti;()miu).m;.s 


oniîri.iini-: 


(LOI  III-;  <M  1 A 


\Al.l;^^I^^. . 


M'IlJiM  l.l.l.l 


1^- .  -■  i,         - 


.'* 


I.£S    JEUX    DE    TIMBRES 

On      ollliclll      ll,llls     l.-s     |llU»r()U<',     IllillI.lM's      Mlllolll,    <|■,l^^(■/      Ih',H<'1I\     cllrl.s     «riinc     ,s('lir     .Ir     ll>'s     |P(lil<'>     <lo<  ll<'>.    (  srinlil 
Mrs    il    (II-,    hiiilii'C-,    (le    |i(iuliil(  ■^.  ,1    ri\('(^    li^    unes    ,i(i    ilosds    di^    .lu/ics    >iir    une    Ihr    ili-     lir    ,iii     iiuiiihic    "I''    linil    mi     i|i\. 
y  <-l    (li^|l()^(■V^    (li,i/()tiiijiicnnnl     iI.imn    l'onlic    «le    Irm-    ;.i  .uid'iii-;    \.i    \uilc    l,i    jiliis    ,iLiic   >c    (roiiM'    ii.i/iircH'Miciil     .m     Mimiii'l 

\  <|c    l.i    |.M  .iiiii(l<-    (•/     1,1    jiliK     -r,i\.-    .111     It.is,    (.'<•>    csix-fcs    (!<•    ciiHloiis     <|Ui'    l'on    r.iil     mIuci-    ;i\<i'     un    |i«/|l     in.n/'-.ui     |>"ii\ciil 

e\ic  ul'i     (li->    in''lo(lrfs    iruiir    i,i|)i(li(i'    iiii'dioci-c    il    Af    peu    <l' (•IcirIiic  .    On    cji    l.iil    (l.iii.s    ililli'i  ciilis    -iiiiinc^.    I.j>    |iIii-. 
.iciis    *i)iil    l'-N     inilllcur.s. 


•     .♦ 


•iTt  II, 

LE   GL0CKE]\SP1EL. 

M(i/,ir(    ,1    cciil  .    ^I.IM^    sdii    ()|](r,i    de    l.t    lliilc   cik  li.iiilcc.    une  |i,ir(ic    mi|i()j/,iii/c    pour    un     iii-l  iimifiil      i     il. nier- 

Jii    il    ,i|iii(llc     (.l(i<'Lciis|ii<l  (jeu    clf   «liiclics  )  <'<iiii|)()st'    s.ius    (Idiilc  tl'iiii    ^iviiiil    nomliic    ili'    /r>'s    |M/i/cs    (  loi  lio.  ili\|i(i 

m'cs    (le    iii.iiui  ri-    ,1    ("Irr     iiijscs    en    \ilii,ili()ii    p.ii-   le    iiicciiiisiiic    ilu  <'I,im'it     II    lui    (Iimui.i    I  (■(cikIiic    »uiViiii(c    </    l'ccriMl 
NUI-  tlcu\    lipMcs   <l    >ui-  dfU\   (\(fs    comme    le   pl.iuo. 


bM 


Ai.i     l„us    l.s   „ilin.,l.s    ilm.iu,,liini 


Ldisciuoii  i\  nioiili'  .1  r()|>('r.i  ilf  P.iris  l'iiiloiiiK'  l',is(i(io  tonnu  sous  le  nom  des  THi/xfè/-ex  ti  /s/s.  où  se  (loiuc  plu» 
ou    moins   clcii^uiii'  uiir  p.irlic   tic  l.i   nuisicjuc  ilc  l;i  liulc  cnrhanlée,  on  <t   l^iil   l.iire.,  pour  le  inorccui   tlu  (iloiLiuspirl,  un  pe. 

..(i(  cl.ivicr   (joui  les  m,u/c,ui\.  iiii  lieu   tic  rr,ii)pcr  sur  tlc>  (inibres,  fol^  \ilii-cr  tics   l),irrcs  tl  .iticr.  Ijc  s(mi  sort  a   I  (i< /,i\c   supc. 

_iiciMi  (les  unies  (fVrilcs:  il  csl  tloirv.  invslerieux  e(  tl'uuc  l'incsx-  cxlrt^mc  11  se  i)ic/e  iiux  moiucmtuls  les  |)lu>  rapides, c(  v.uil 
uircinp.ir.ililcmcnl     mieux   ipie  ecltii   d(^  Oloeiiedes  . 

...  LA    FLITE  KyCHXyTÉE     (mo/AHI.) 

Auuiuilt' .  .  .         .  - 


(.i.ik;ki:\m'ii:j.  . 


L  IIAiniO.\l€\   1   CLAVIER. 

/■ 

(!'-l  un  iiivliuiii'  ni  il'-  \.<  inriiu-  i  »|)i(r  ijnc  \r  |ii  i'('f<|cnl  .,  dniil  le-  m,irlr;iii\  li-.i|i|)ciil  »iir  ilrx  l,\inrs  di  \cni'  .  ,S.'h  linilur 
i-«l  iruMi'  (ltln-;ili'-M  \i'lii|)luvu-r  iiiiiim|)  w.ililr .  dniil  on  |i(iiii|-,ul  l'aire  ^nuM'iil  l,i  jiliis  |i(ii'li(|ur  a|)|i|ir.illiiM .  Viiisi  (jnc  ,i||.-  du 
du  in  ,1  liani-^  d'.iiii  r  i!"iil  \r  \ieii>  de  p.ulif,  s,\  Miiinnli-  l•^l  d'uni'  cm-c^^ivc  ^,lild^^^l• ,  d'uil  il  laul  Irnii-  cciniiilr  rn  l'',i^- i  _ 
ri.inl  .\n\  anlri>  in^li  iinii  ni--  i\v  ^n|■^■h('^l^(' .  I.r  nmmdrt'  acct-nl  Inil  des  \iii|nn-  Mnl'nicnl  Ir  <iiiimiimiI  iiilni  cnii  ii(  .  Il  se 
Mi'li  lail  nin-MX  ,1  di'  Ic-i-is  .icronip.irni-nicnls  en  pi/ziraln  ou  iii  sons  haiiuniii<|ui'<. ,  il  à  (|iirl(|nrs  ||<l^■^  lii'»  douer-  de-  Un- 
ie-, dm-  le   nirdinm  . 

I.e   -on   de  rh,\ninuiiea   à   elavn  i   -orl    lel  (|u''ll  e-l   eeril  .  (»ii    ne   |ienl  ^uÎ'Im'   lui   dminer  i|n<'  deux   oelave-;  loule-    |,s  unie- 

<(ui   de|ias>»Til   à   l".iiru  le   mi    ^  ^j  t'iani   à   peine  |)efe('|)lilde-  el   celles  <|ni   di'passcnl  an  ;;raM'  le  ir    ^F"^^^  ^    ii'aN.inl 

(ju''lin  Ires  nianxai-  -on  ri  plu-  lailde  enicif  ipie  (-elui  du  le-le  de  la  raninii' .  On  pouii'ail  peiil-èire  riinedur  a  ei  I  ineiMne  - 
n\enl  dis  luile-  ^'ra\e-  en  leur  donnanl  ite-  lanio  de  xeti-e  plu-  epai— es  (pie  les  aiilres  .  !,<■-  laelenrs  d<'  i)ianii  -e  eliarrrnl  or- 
dinairenirnl  dr  la  raliticalion  ili-  eedilieieux  inslrnnieiillidp  peu  ronnii  .  On  leeiil,  eoinrne  le  preeédenl, -ui-  deux  li:;iies  il 
-ur  i\i  u\   elris    d(     -ol  . 

Inutile  d''aiiiMli  I  ipie  le  nieeanisnie  d'exeeul  ion  de  ee-  <leu\  pelils  <  lavier-  es!  e\ai  lenieiil  le  nirine  (|ue  i  elui  du  piano, 
il  (|ifoii  peut  (■iTirr  pour  eux  dan-  leur  eleudiie  respeeli^c  tous  les  (rails,  arperes  et  aicoid-  ipi  on  eeiiiail  pour  nu  1res 
pelil    jnaiio  . 


LES  CTIIBALES  A.\TiaLE8. 


'''ji^h 


Elles  sont  loi  I  pelile-  el  leur  son  e-l  d'',uilanl  plu-,  ai^u  «preile-  onl  plu-  4l"epai--rui  el  nioin-  de  largeur .  .l'en  ,i  i  \u 
au  niu-ee  de  l'i.inp.i'à  "N.iple-  ipii  ii'elaienl  |)a-  |)lu-  j:r. miles  ipriine  pi.i-ll  c .  I  e  sou  île  celles-là  es|  si  .li^ii  cl  -i  lallde 
ipTil  poiiri  ail  à  peine  -i  disliniuer  sans  un  -ilence  eompicl  des  aiilie-  iii-l  riinienis  .  (^es  c\  inhale-  servaicnl  ilaiis  l'anl  npiilc, 
a   uiari|Uri    le    |^lllnle   de  cei  laines   d  in-'s  .  roinnie  nos      CVr.s7rt(y>i("//<'\  inodernes ,  sans    doiile  . 

Dan-  le  seliei /o  Iceinpie  de  ma  s\  mplionie  de  Hon\tO  el  .Inlielle  j'en  ai  eniploM'  deux  |)aircs,de  l.i  dimen-ioli  de-  plu- 
^raiid.-  de    l'ompei.,  r'r-l   a    duc    un   peu   moins   larp's   ipie   l.i  main   cl   accordées   a   l.i  <|uinle  riinc  de  r.uilre.  |,a    plus   ^ia\e 


donne  c( 


Si    ^     ^     --I  I   '■!   '•'   |du-  haiili    ,e    Kl    -^  — [|  ■    l'our   h-  Imcii   l'aire  Miner    les  c'xeeul.inls,  an   lien    de"    liruiler 


driix  cmiiImIi-  en  plein  l'une  conlie  r'aiilre.,  doi\cnl  le-  icippcr  s.ulemeni  par  un  de  l.nrs  Ihm  ds  .  |..  -  jnndeur-  d.'  il. ..lies 
peineni  liiii-  I  du'iipier  ce-  pelil.'-  iMuliale-,  i|n".iii  cimlr  en  euni<'  on  eu  .liraiii  d'alioid  ,  .1  .|u  .ii  .nmiie  iii-iiéIc  |M,iir 
les  imllre  au  Ion  ile-ne.  |-.lles  diuvenl  a\oir  au  iiioin-  Iroi-  lignes  e|  di  nue  d'cpai--enr.  (i'c-l  eiicoi  e  un  i  n-l  i  u  imnl 
délirai  de'  la  n.ilure  .le  T  ha  r  inonir,!  "a  claM.r:,  m.n-  Ir  son  r-l  plu-  loi  I  .1  p,  iil  ai-rnirlil  -r  faire  enleudre  au  li.a.'l- 
d'ilii    ^l.illil    oiilie-(re    (eu. ni    loiil      cnliei       J'ifino    ou      inezzd    f(i)lr. 


27S  ,  . 

LA  GROSSE  CAISSE. 

l'.irmi  lis  iinliuiiniils  ,1  iK'iciission  ddiil  !»•  mmi  est  indcleniiiiiMlilc  c'<'sl  :\  cnup  sur  lii  ^Tosse  oaisse  (|iii  a  (Miisr  le  plus 
tli'  r.u.irrs,  niMciir  Ir  |pIms  A,-  non  sens  et  «le  ^rossif  l'i'li's  (l.ins  l.i  iiuisi(|u<'  nioilfinc.  Auiiin  des  "Tiuitls  DMiIrcs  "lu  snflc 
(Il  I  Mil  I  iir  ri  ni  iliMiir  rinlroduii  f  d.ins  rorchclie  .  Spoiilmi  !<>  premiiM'  1,1  lit  iMiUiidrc  d.ins  sa  inaichr  Irionuilialr  (\i'  l.i 
A<"-lalr  cl  un  peu  plus  laid  dans  (|ucl<piis  iiuirreaux  de  l'Iriiand  (lorlc/:  illc  elail  là  bien  placoe  .  IMais  iVVrirr  i  oiitnii'  on 
\r  l'ail  ilrpiiis  ipiin/c  ans,  dans  Ions  les  nioii  laiix  d'riiscnililc ,  dans  (ons  les  lin.ilos ,  dans  1<'  nioiiidi  r  chonir,  dans  li~s  au  s 
dr  danse,  dans  les  lav.itim's  même,  rVsl  le  ooinldc  <lr  la  <l(iaison  t'l,(p(iiii  appclor  les  choses  p.u-  leni-  ihmii^  di'  la  luil- 
talilr:  iraulanl  plus  (pie  les  eonipnsileiirs  ,  en  «eneral  ,  n''onl  pas  même  IVxensp  d"un  ivlfinie  original  ipi^ils  seraienl  i  rusés 
avoir  miuIii  nn>llie  en  évidence  cl  rendre  dominalcur  des  i'li\  Ihmes  accessoires  ;  non  ,  on  IVappe  philemcnl  les  temps  roits 
(\i-  <  liai|uc  mesure,  on  <'cia>e  rorchesirc  ,  on  e\l(  iniine  lesvoiv^  il  u''\  a  |)lus  ni  nulodie,  ni  harmonie,  ni  dessins,  ni  c\  _ 
pi(  ^sion -,  c'est   a  peine   si  la  tonalité  surnage!  cl   Pou  ci  dit  nai\eincnl   avoir  produit    une     instriimi  nlalion       Piii'vqiauf     et 

l'ail    <|ucl(pic   chose  de   licaii! luiilile    (Ta  jouter  (pic  la  grosse  caisse  dans    ce  sysleiiic,ne  marche  presi|iic   jamais    (pTac  _ 

ciimp.ir  lice  d(  s  cvmliales ,  comme  si  ces  deux  insluiiucnts  étaient  de  leur  nature  inséparables.  Dans  «piclipio  orelus  _ 
tirs  iiirine,  ils  sont  joues  tous  les  deux  par  un~senl  et  m»^me  musicien",  une  des  cjmhales  étant  allai  ht'e  sur  la  ^KKtriais- 
^r,il  priil  la  Irappcr  a\cc  raulie  de  la  main  Sanchc  ,  priid  int  <pic  de  l.i  main  droite  il  l'.iit  nian(»inicr  le  lanipon  dr  la 
;;i  ossc  (, lisse  .  (le  procède  (M'onoini(pie  est  intolerahie  :  les-  cj  mhalrs  perdant  ainsi  leur  «onorite,  ne  |iioduisciil  jilus  (|ir'iiii 
lu  ml  (  oinparalilc  a  celui  (|ui  resullerait  (Si-  la  chulc  d'un  sar  plein  de  l'errailles  et  de  vitres  cassées  .  (.""est  d'un  caiaclrir  lii\i,iL, 
dr|iniirni  de  pompe  et  (Peclat  :,  (  Vsl  tout  auplus  lion  pour  l'airr  danser  les  singes  ,  et  accompagner  les  excerciees  des  joueurs 
(le  jiidirlcls  ,  des  sali imlian(|nes ,  des  avalcurs  de  s.ihres  cl  de  serpents, sur  les  pl.u  es  piihlnpics  ri  ,iu\  [dus  sales  earn  luiio. 
la  jii'osse  Clisse  est  pourtant  <run  admirable  eri'i  I  <piaml  on  l'emploie  habilement  .  Kl  le  pcul  ,  par  exemple  ,n'inlcrMiiir  d.uis 
un  morceau  d'ensemble ,  au  milieu  d'un  \asle  orchcsire,  (juc  pour  redoubler  peu  à  peu  la  loue  d'un  grandihy  lhmi>  dc|à  l'ialdi, 
et  r  radiiellemeul  renroree  par  rentrex'  successive  des  groupes  d'instruments  les  plus  sonores. Son  intervention  l'ail  abus  ircr  _ 
\cillc;lc  balancier  de  1  orchcsti'e  devient  d'ime  juiissanee  démesurée;  le  bruit  ainsi  disci|)line  se  Iraiisloinie  en  miisiiiiic.  Les  m'ilrs 
liiaiiissitiio  de  la  grosse  caisse  unie  aux  cymbales  dans  un  andante,et  l'rappees  à  bnigs  intervalles , ont  (|iiel(pic  <  hosc  di  rinu 
diose  et  de  solennel  .  I^e  j)ianissi»io  de  la  grosse  caisse  sfufe^esl  an  contraire, sombre  et  menaçant  (si  Tinsli  oincnl  csl  lurn  lail  r| 
(\i-  iiaiide  dimrusion) -,  i|  ressemble  a  un  coup  de  canon  lointain  .  .1  ai    eiii|dr\e    il,  us 

mon  Iîe(|iiieni  l,i  grosse  caisse  /o/'/*»  sans  cvnibalcs  et  avec  deux  tampons .  L'exécul.int  frappant  un  coup  t\c  chaipic  K.lf  dr  luis, 
tiuiiirul  priil  aiiiM. l'aire  entendre  une  succession  de  notes  asse'z  ra|)i(les,  ipii  ,m('''lces,ronime  dans  l'oinraiic  ipic  y  m.  iis  i\c  i  ilrr, 
a  des  roiilemrnis  de  timbales  a  plusieurs  p.irlies,cf  a  une  orchestration  ou  les  accents  de  Ici  leiir  diuninrnl,  dnniK  ni  T'idrc  des 
lu  iiiU   rirangrs  cl   pleins  d'e|)ouvanle  ipii   accompagnent   les  grands  calachsmcs  de  la   naliire.'     \o//fz    l  •'./■rz/iitli'  ,'\.".V)) 

1  lie  .iiili-c   l'ois, dans  une    symphonie  jiotir  oblcnir  un   ronlemcnt   sourd ,  beaucoup  plus  grave  «pic  ne   |)ciiii  rail  l'èlir  |r  .nu  le     '■ 
plus  bas   des  limbales,  |c  l'ai    lail    taire  par  deux  linilnliers  réunis  sur  une  seiili'  grosse  caisse  placer  deboul  coiniiir  un   l.iiiiliiiiir . 


LES  CYMBALES. 


L<>  <Miili,ilis  s' fni|>lriii'iil  loit  sotiM-nl  iinio  <i  l.i  ^rosvc  f',ii,se,  m,ii>,  ,lill^l  (|irc  jr  \i(•Il^  de  !<■  diic  luiiir 
•■'•II'  -<i  -  ■■"  |>'iif  les  (r,ii(er  iMiknieiil  ,,\ic  le  plus  ^f.iiul  surcès  «l.iiis  iii.iiiilc  orT^isiini .  l.cui^  vomn  lirmiss.mU 
cl  -ii'lcs.  ildiil  le  hruil  ilominc  (mis  les  ,ui(ic>  liiiills  <lc  rorrliodr .,  s' ^ismk  idil  on  n<'  |i<u(  iiikiix  «l,ms  nil.iiiiv 
c.is.  -lil  .iii\  x'iilmiciils  <l  une  Itioci/»-  cvi  «'ssixc ,  unis  alors  ,mi\  sinicnicnls  aii^iis  ilcs  pcd/cs  HiiIcs  ((  ,~i  do  (<iu|i> 
lU'  (iiiiIihIcs  où  de  /iinil)Our,  soi(  ,i  l'cxaK.i'ion  l'ièMcusc  ci' une  l)ar<liaii,i|('  où  la  joie  looi  iir  à  1,,  lurcin-  On  n'a 
janiai.  «ncoïc  produil  un  ilTcl  ilc  onihalis  roniparalili-  à  (•«•lui  du  <  iio.'iir-  d.s  Sc^llu•s(I.l■^  <licu\  a|i|Mi>(  ni  Iciii- 
(oniiniiv    )   de    I    J/i/i iiffiiif   en    7aiiri>/i'    «le    (ilucL. 


K'VA. 


ll'MH.KMi;      I  \      TU  HIIII-; 

(C.lu.k.) 


All.'gr 


IM  III  l>l  I  t  I  K.S. 


(iltUl    El    CLAH. 

EN  n. 


■    7 


»79 


ft-gSH=g 


l'n    ilndinu'    M'roiireiix   cl    hicii   mar(|iR'    pt^ne    bcaucoui)   d/iiis   un    iinmciisf    clioriii-   ou    ,iii'    de    il.iiisc    ()r,^i(|iic,  ,i 
èli-o   fxi'r lift'.,  non  par  une   siiile   ii.iirc   tic  c\nil)<ilo*,ni,iis    par  (|ualic,  six,  tlix   paiie.v  (1    nicnic    (inNanlarc.  selon  la  ::i',in(lciif 
.In   |(i(al   e(  la    mavsc   îles    .uilics   insli  iniicnls   e(    îles    \oix.  Le  composileur   d<ii(   toujours    axoir   soin    de   déicrmiiier  la  diiive 
.lu'il    \ciil    donner   aux    noies    des    cymbales   suivies    d'un   silçHte;   dans   le   cas   où    il   veut    que    le    son    se  prolon-e,  il   l.ii.l 


ou" il  écri\e   des  notes  longues  et    soutenues,        Ereniple  :  ^^z. 


i\ec- celle  indication:  laiwcz 


l'/Are/v    (l.iiK    le    e,is    roiilcaij.'      il     iiiell)',,    une    croclie    ou     une    douille    ridi  lie  Kifntplf  :      --y  '       d      ^      'f 


a\ec  ces  nvA^.  élmifj'rz  l<-  .so?*,ce  que  rexéculant  obtient  en  rapprochant  de  sa  poitrine  les  cymbales  aiissilol  après  les  a\oir  fi  ip, 
-pées.Oii  se  sert  quelquefois  dune  baguede  de  timbales  a  lele  deponj^e,  ou  dun  I  impon  de  f:;i-<isse  (  aisse  pour  faire  \ibrcr  une  (  \iii. 
_liale  Miv|ieiidue  par  sa  coun -/i.';  cela  produil  un  l'remissemeiil  ni.'lallique  dune  assez  longue  durée,  sinistre,  sans  avoir  I  accent  for_ 
_midable  <\\\n   coup  de  lani-lam  .  '      7 


LE  TUI-TVH 


!.<■    '.Mii-I  un    ti[i    _nii.    11, .    >'rm|il(iic   <|iic    il, Mis    li'N    coininiNilioii!,    liiiiMufs    <■(    lc>    ,s<  iiirs    (lr,im,i(ii|iii  s     on     I'  lidiii'iir- 
<■>(    pnilrc   ?i   s, ,11    <,iml>lr.    ,c,    \  ihr.il  iiiii  s .    nirlrcs    (l.iiis    le  fnrlr    \\    «les    ,iccoi<ls    s/iid.n/s    d' I  n,>/iiiiiiciiU   de   (  iiImc  >  li  (,iii|ii(  _ 
-((■>   ,/   li(iiiil)i)ii(s  )  Idiil    licniiri  les    vuix\i^  pinnixsimn  <\r   l.iin-l.iin    <i   peu    jurs    ,i    «l,'(  (iii\(r(.  ne   Miiif    ii.k    iniiiiis   (lira, mis  ii.ir 
l<iii    lu;:ul)i<'  r<'(i'iili.sM-iiifi)(,  M.  M<-U'rbf'er  lii   |)ro(i\c'  (l.iiis   l,i    m;i-iiiri(|iic   s<  !iic   de  Hoixil,  /rf  l'i-siirri-c/ion    i/>s    iioiir\. 


ir.itMri  1 1 1  s  ., 

(M.    .i>    SI  J  . 


Aussi    piano  qui»  j>ii><sil)l( 
Aiulanle.     i:s,.i... 


K'V>1 


nniinii   i.h    DiMi/.h: 


(DUS      '  * 


LE  TiMBOrU   liASQtt. 

(!<l  ill^lrlllTl(■lll  l,i\uri  dis  pavsaiis  Italiens,  et  qui  presidf  a  loules  Ituis  jiiies,  est  d  un  e\(t-lltiit  eliit  eiiifil.M  j^iar  iims- 
^'■s,l)ml|-  Il  ,ip|><T.  I  ■'iiinu-  les  (Smbrtlfs  ft  avec  elles,' un  Kh\  ihme  dans  une  scène  de  danse  iri^njue  On  ne  I  ei  iil  i;uire  se/*/ 
d  ms  I  Mil  liestre  ijiie  dans  le  «as  ou„  molive- par  le  sujet  du  morceau,  il  se  rattache  a  la  peinliiie  ci.  s  iiii«uis  des  prii|i|.  s.  (jm 
s''en  ser\enl  lialiiliiellemenl  Les  B<diemiens  vagabonds,  les  Basques,  les  Itjtliens  de  Rome-des- Abbnizes  e(  de  la<alalir  II 
[ii-ndiiil  trois  sortes  d'  bruits  tort  diliéreiiles;  quand  on  le  Irappe  tout  simplement  avec  la  main, son  retenli>senieiil  na  |ms  beau 
coup  de  \alrMr,<l  (  a  moins  de  lemplover  par  maSses  )  le  tambour  basque  ainsi  frappe  ne  se  distinijiie  que  s'il  est  laisse  presque 
a  d(  rnu\eil   par  les  aulris  insi  riuiientsi  -  si  on  attaque  la  p''ï«i  en  la  trolaiit   du  bout  des  doigts,  il   en  résulte  iin  roiilriurnl  ou  do 

mine  le  bi'iiil  des  f,'telois  all;u  lijcs  à  sa  circonférence  et  qu''oii  écrit  ainsi         -^      T        J      y jl        mais  ce  roulement  doit  e- 

tre  fort  (ouil    par<e  que   le  doi','^1  qui  frôle  la  peau  de  linslrunient,  alleiiil    bien  vite, en  avançant,  li  i  ii  eonlereni  e  qui  met  un 
terme   a   son   aelion.  ..  ,.    —  %  ,■      _-^_      , ...  -     ^r,-~ — r- . 

In  rouli  nient   (  i.mnie  «elui-ei  par  e\empl<',sei'ail    impossible  "7^-~r=      '^      I  '     * 

En  li(illant,au  contraire, la  peau,s,iiis  l,i  quilli'r,  avec  le  plein  du  pom  e,  I  instrument  reiid  un  ronlbmenl  sau\ai;e,asse/   laid 
et   i;rolesque,donl   il  n"es(   pas  absolument  impossible,  dans  ((uelques   sceiies'de  mascarade,  de  liier  parti  v^- 

LE  TlltllOLR.     .....         :^  ;■  n.^;. 

Les /««//('/ff/.v  proprement    dits,  atqieles   aussi    Caisses  claires,  sont  rarement   bien  placer     ailleirrs'que  dans  les  f:;rainls 
orchestres   d'instruments  à  vent.    Li  iir  eifct   est  d'autant  meilleur  et  s^nnoblit   d'autant   plus  .juiU    sont  en  plus  faraud  iionilire, 
1,11  seul   lamb<uir,  surt<nil  qu;uid  il  fif<ure  au  milieu  d'un  nrclieslre.  ordinaire, m'a  toujours  paru  mesquin  et  vulgaire      Disons 
icpendani  que  M.   Meverbeer  a  su  tirer  une  sonorité  particulière  ej., terrible  de  Tassociation  d'un  tambour  awi    l,s  tinibiles 
pour  le  fameux  roulement  en  crescendo    de  la  bénédiction  des  poit^-nards,dans  les  /fiiifuoio/s.'Wiù^,  luiii    dit  et  dou/e  tam- 
bours el  plus, exe«  niant   dans  une  marche  militaire  des  accompafijneménts   rhylhnies   ou  des  crcucoii/'i  en  roulemeiiU,  peu\(iil 
être   pour   les  insirumenis  a  vent  de  matc'iifiques  el  puissants  auxiliaires     De  simples  rhvthmes   saii^  mélodie    m  b  h  moiiie    m 
lonaliie,ni  rien  de  ce  qui  (onslilue   réellement  la  musique,  destines  seulement  a  marquer  le  pas  des  soldi(s',di  \  oiuient  enh  ii- 
naiils,e\e'(ules  par  une  masse  de  quarante  ou  cinquanle  tambours  seuls.  Et  (Vsl  peut  être  i'occasioii  d'    sii^naler  b   >  harme  siii:,'U  - 
lier  autant  que  réel  qui  resuite  pour  loreiile  de  la  multiplicité  des  unissons.ou  de  la  reprodiK  lion  simullanee  par  iiu  1res  ;;ian(l  nom- 
bre d  Instruments  de  même  nature,  du  bruil  quelconque  qu''ils  produisent.' Ainsi,on  peut  avoir  remarque  ceci  en  assistant  au\  <  \er- 
I  ires  d<'s  soldais  d'infanterie:  aux  commandements  de.  jjoyfcj-  et  de  r/c/juser  les  armes, la  pelile  crépitation  des  ■  .i|iuciiies  du  liisil 
el  le  ((iiip  sourd  de  la  (rosse  tombant  sur  la  terte_ne  signifient  rien"  d'aucune  manière  quand  un, ou  deux, ou  trois,,  n  nu  me  du  el 
viiiLct  hommes  les  font  entendre.;  mais  .[ue  la  manoeuvre  soit  executeè^par  mille  homines.el  aussilot    .es   mille    iini-soiis  d  un  biiiil 
insignifiant   par  lui  même  donneront  un  ensemble  brillanliqui  attire  et   captive  invol.inl..ireinenl    I  aHeiilion,  qui  pfiil.et  d  iiis  le- 
quel je  trouve  même  quelques  vagues    el   secrètes  harmonies. 

(hi  iinploie  les  tamboui  s  rtiilc's-  comme  les  tinibales;mais,au  lieu  de  couvrir  la  peau  d  un  morceau  de  drap,l.es  execulaiis 
se  <  onlenieiil  souvent  de  larber  les  cordes  .du  timbre, ou  dépasser  une  courroie  entre  elles  et  la  peau  intérieure, de  manière  a  en 
empêcher  les  vibr.itions  Les  tair.b.iurs  prennent  alors.un  sonmafet  sourd, assez  analogue  à  celui  quDn  pr.iduirail  en  voil  ml  la 
]ii  ni  supérieure  et  qui  les  rend  prop.-es  seulement  aux  compi'silions  d  un  caractère  funt  bre  ou  terrible 

LA  CAISSE   ROLLAXTL.  * 

La  Caisse  vnuliinti-  n'est  q.i  un   tambour  un  peu  plus  long  que  le. précédent,  et  donl    i  i  .  aisse  est    en  bois  au   lieu   d  (Ire 
en  cuivre.  Le  son  en  est  sourd  et   ,.ssez   semblable  à  celui  des  tambours   annn  t ii/ihir  nu  \(n\c!>.    11   produit    un  assc/  bon  el- 
ffl   dans  le^  inii'.lques   niUitaircs,  .  i   ^e^    roulements  obscurs   servent   de'  deiui-leiiile     a   (eux'd.-  t,miti..urs.  C  esl   nixr  lais- 
se roulante  ijiie  tilml   a   emplo\ee    pour  frapper   les  quatre' croches  eonliniies  d.uil    I.    rh\lhmc   e-l  m   barbare. d.iiis  le  (li(«ur 
des  scythes   A' J f)li iti-uic  en  J'tiuiit/i-    (  Vovez   Tevemple    >(.fi-f   )" 


Li:  tiua.\(;ll 


l)un(  Mil  r.iil  .iiiiniiitl  liiii.  «oiiinii-  »lr  1.1  ;:i(Ksc  <iii>s<'.  ('iiinilic  do  <\  mli.ilfs.  (niiiilir  cli»  /iniliil^s.  (uiiimh-  tirs  Ikmii 
-liiiiicN.    CDiiinir    i|i     f(iii(    (■<■    ifiii    (niiiic,    (•<  l,i(c    <■(    ri(cn(l(.    (ili    alius    si    ilc|il(ir,iMc.    (ininc    ciicoïc     |llu^     ilill  kiI.'iih  ni     ^|.ir 

<  is  <l^(■|^  iiisf  È  iiiMihU  I  (M  r.iviDU  (le  ^l■  |il,i(cr  .1  propiis  <llll^  l'orclKA/rc:  siiil  lii'iiil  iii<l,illi(jiic  ne  cipiimViiI  ii(I,iii\  iikh 
.<cMii\    (l'iiii   (.nulcir    ivi  l■^^n<  iiiriil    liiill.ml    il, MIS   !<■   f'o/'fi',  ou    d  iiiK'    r<Tl.iiti<-    l)i/.iircilc    s,iii\,i:;i'    d.ms   (c   jini.ii    \\i  |i.  1 

1,1    11' m  1  li.i  inrii/     lul^   (Il    cmMi  m  (•   diii^    ms    cIhicui's    do    Itoliciiiiciis    de    Pi<-ii(is(i .    vi    (JiicL    hion    niicuv  ciii'iir  diUl>    le 

lii,i|'iii    di    Min  iHi.iv.iiil    ImIIiI    ^|r^   Sr\(li,,,,  ,111    premier   ,i(  (e    il  ,lf>lu'<it'iu'r    en    Tdiiriile. 


l  II    iii'ii   anime 


N"(,(i. 


ii'iiK.i.Mi;  .1,    lAi  liim:.  (dliHi.) 


COliS    .1,   fil^ 


LE  PAYILLOrV  €IIi:\0I8. 


\\<i  M-s  Diiiiihifiix  r|i)(li(li)iis,  sc'i'l  Ti  lirilIniikT  les  morceaux  (1  ecl;il,  les  iiiarclies  pompeuses  des  imi.sii|ues  niilil, lires  ;  il 
iir  |iiiil  M((iii(r'  «,i  (lie\eliiie  sonore.  i|ii'a  Jes  inlervalles  assez  peu  rapprorlies,  e'esf  à  ilire  a  peu  pies  deux  (ois  p.ie  mesuir. 
il, Mis    lin    iiiiunemi'iil    inoilere. 

Nous   ne  iliiiiiis   rien  i(  i  (le  ipicjinics  iiislrumeiifs  plus  ou  moins  impai-iails  <i   peu  eoiiiius. /els  i|iii'  I  (vilidieoli.  IAn<  nioeoi<li'. 
I  Aeoideoii.  !e   l'nik  I  Ini- lie.  le  .Si,/|  c  ,i  iilirjur;  de  .  reino\,iiil   les  licliiirs  eurieuv  de  les  eoim.iilrc  a   j'evei-llin/   Ifuiu    (ji'iii'fal  <l  ins. 
.h-ri)iicii/iilinti  ■;   de    \|'.  K.i-'mi  .  nous   n'.nons   pour  liul.  dans  ce  fi-,nail.  <(ue  d'éludier  les   iiisininienis   enipliar,  il.ms  Ir  iniisi<jnr 
liKidiiiir,   en   (lui. Il, ml   ,i   d(>(iiuMii-  (r,ipn\s    «fuellcs   lois   ou   peiil   ('l.dilir  enire  eux  d' liaiiiloiir  Us(  >    s\  nip.illiii  s,  de  sai.siss.iuls   ,en/i  _ 
Jjasies.   m    Icii.ml    coni|)(e  r>ui  loiil   de   leur    'eiidiiK  es    <MM<ssi\es    el    du  e,ir,i(  (.'■ic   pinpie   ,i   eli.ieiin    deux 


r* 


L  ORCIIESTKi:. 

l' iiivholi-p   peut  iUe  lonsidiré   'uni  me  un  i;iMiiil  instrument  capable  de  faire  etilendie  a  la  l'ois  mi  su(  ce^iMini  ni     une 
muhiludi'  de  souï  de  diverses  natures,  et  diint  la  puissance  est  me'dioere  ou  ndossale.  selon  (ju-il  réunit  la  lnlalile  ou  une  par- 
lie  seulement  d«s  mo^ens  d'exeVutiun  dont  dispose  la  musique  moderne,  selon  que  ees  movens  sont   bien  ou  mal  choisis  el  pla- 
ces dans  des  oindiliops   d  acoustique  plus  ou  moins  la\orables.  ■•, 

Les  e\<'(ulanls  de  toute  espèi  e  dont  la  reunion  le  constitue,  sembleraient  alors  en  être  les  cordes,  les  tubes,  les  cais- 
ses, les  plateaux,  de  bois  ou  de  métal;,  machines  devenues  intelligentes,  mais  soumises  à  fai  tion  d  ini  immense  <  la\  ier  loue  he 
par  le  chel'  dorchestre,  sous  la  direction  du  compositeur. 

J'ai  déjà  dit,  je  trois,  qu'il  me  semblait  impossible  d''indiquer  comment  on  peut  triiu\er  de  beaux  elïels  d'ori  heslre,  el  que 
celle  faculté', de\elnppee  sans  doute  par  I  exert  ice  el  des  observations  raisonnees, était  comme  les  tai  ulles  de  la  mélodie,  de  1  expres- 
sion,et  même  de  I  harmonie, au  nombre  des  dons  précieux  que  le  musicien-poele,cal(  ulateur  iuspire,doil  avoir  reçus  de  la  nature. 

Mais  on  peut  certes  démontrer  aisément  et  dune  manière  a  peu  près  cxa(  le  Tari  Av  fani'  i/fs  or<-/ifslri-s  propres  a  ren- 
dre fidèlement  les  compositions  de  toutes  formes  et  de  toutes  diinensions. 

Il  faut  distinj^uer  les  orchestres  de  théâtre  des  ordieslres  de  concert. .  I.cs  premiers  sous  certains  rapports, sont, en  f<(neral, in- 
férieurs aux  seconds. 

La  place  occupée  par  les  musiciens, leur  disposition  sur  un  plan  horisonlal  ou  sur  un  plan  in(line,dans  uneenieinle  l<  ini«  e 
de  trois  cotés  ou  a\i  cenire  meni<'  d'une  salle, avec  des  réflecteurs  formés  de  corps  durs  propres  a  ren\ojer  le  siin,  ou  de  corps 
mous  qui  Tabsorbent  e(  brisent  les  vibralions,et  plus  ou  moins  rapprochés  des  exécutants, ont  une  jurande  importance.  Les  i-e/'/ee . 
/fiirs  sont  indispensables^  on  les  trouve  diversement  disposés  dans  tout  local  ferme.  Plus  ils  sont  rappro(  hes  du  point  de  dcparl 
des  soiis'.,  plus  leur  at  lion  est  puissante.  .  '^'  >'. 

\oilà  pourquoi  la  musique  en  plein  air  »'  fjrisle  pas.  Le  plus  terrible  orchestre  place  au  milieu  dun  vaste  jardin  ouvert 
de  toutes  parts, comme  celui  des  Tuileries, ne  produira  aucun  effet.  La  reflexion  même  des  murs  du  palais, si  on  ly  adosse,  est 
insuftisanle,  le  son  se  perdant  instanlanément  de  tous  les  autres  cotés.  In  orchestre  de  mille  insirumenis  à  vent,  unchiciirdedeiix 
mille  voix  placés  dans  une  plaine,n''auroni  pas  la  v  inf,'lième  partie  de  faction  musicale  dun  orchestre  ordinaire  de  quatre  vinj^ts 
musiciens  et  d'un  choeur  de  cent  voix  bien  disposes  dans  la  salle  du  (Conservatoire.  L  effet  brillant  produit  par  les  bandes  mili- 
taires dans  certaines  rues  des  jurandes  villes  vient  à  l'appui  de  celle  proposition  qu''il  semjjle  contredire.  La  nnisique  alors  nVst 
pas  en  plft'ii  aiv  les  murailles  des  hautes  maisons  qui  bordent  les  rues  adroite  e|  à  içau<he,les  all<-es  <!a(lues,  les  lacadcs  di  s 
grands  palais,des  monuments  voisins, servent  de  réflecteurs^  le  son  rebondit  et  circule  adivemeni  dans  l'espace  circonscril  '(ui  lui 
est  assif:^ne  entre  eux  avant  de  sVchapper  par  les  points  restés  libres^mais  que  la  bande  militaire, en  poursuivant  sa  reiarche  et 
en  continuant  de  jrjuer,  débouche  d'une  faraude  rue  ainsi  retentissante  dans  une  plaine  dépourvue  d'arbres  el  d  babil. i  oiivl.i  dil- 
fusion  des  sons  est   instantanée.  Porc  hestre  disparail,il  n'v  a  plus  de  musique. 

La  meilleure  manière  de  disposer  les  exe'culanls,dans  une  salle  dont  les  dimensions  sont  proportionnées  a  hur  non)  re,esl  de 
les  élever  les  uns  au  dessus  des  autres  par  une  série  de  gradins, combines  de  telle  sorte  que  chaque  raiif;  puisse  envovi  i  ses  s'iiis 
a  1  aiidileur  sans  au(  un  obslai  le  iniermediaire. 

Tout  or(  lu  sire  di-  (  uni  '  rt  hii-n  ordonné  doit  être  ainsi  échelonne.  S'il  a  ele  ele^e  sur  un  tli(alre,la  m  tii<>  dev  ta  elre  paj  I  'ileniiiit 
close  au  |ond,a  drnilc  i  (  a  -un  lie  ci  ,n  h.iut   par  une  emeinle  in  boiseries. 

S'il  est  dresse  au  i  nnlraire  datis  une  salle  spériale  ou  d.ins  une  é-f<lise  dont  il  0((  iipe  fuiie  dis  exlreuiiles,  el   si,i  oninie   il  arrive 
souvint  en  pareil  ras.  Ii  fond  de  celle  iiiieinle  formé  d'épaisses  louslrui  lions  renvoie  avii  Irop  di-  loice  cl  de  durcie  le  son  <li  -.  iiislru- 
nirnls  qui  f  avoisim  ril.oij  piiii  diminuer  laiilemeni  la  force  du  n  I  lecleui-,  el  p.ir  suili-  l<  reliiiiissemi  iil.en  lendaiil  un  •  i  t  l.un   nom- 
lire  de  draperies  el  m  r.issiiiihlanl  sur  <  e  point  des  (  oi  ps  propies  a  biisir  le  moirviriierrl  dis  mides  sonores 
f 


Kii  <i^:ird  à  la  roiislriictiiiii  de  nos  salles  de  speclacle  et  aux  exi>^ences  de  la  represenlalion  dramafique,celte  disposition  en  ^nn- 
liliiliicilic  nVsl  pas  pos-.ihlc  pour  les  orchestres  deslinesa  IVve'i  ulion  des  opéras. Les  instrumentistes  re!et;iies,rtii  contraire,  dans  le 
puiiil  ((iiltai  le  plus  bas  di  la  salle, devant  la  rampe  et  sur  un  plan  horisontal,S()nt  pri\es  de  hi  plupart  des  avant  ai^'rs  résultant  de  la 
di^piisilidu  (|ue  je  viens  d  indiquer  pour  lOrcliesIre  de  e(in(  ert:  aussi  combien  d'cITels  perdus, de  nuances  délie  aies  inapcri  ursd.ms  - 
les  (jri  lieslrcs  d'opéras,  maif^re  la  plus  excellente  exécution.  La  dilVerence  est  telle, que  les  c  nmposileurs  doivent  presque  l'oriemcnl 
y  avoir  ei;ard  et  ne  pas  instrumenter  leurs  partitions  dramatiques  absolument  de  la  même  manière  ..que  les  symphonies,  li  s  messes 
ou  1rs  oratorios  dcslines  aux  salles  de  <  iincerts  et  aux   Hlf;lises.  i. 

Les  or(  hcsires  d'opéras  étaient  toujours  autrefois  compose's  d'un  nombre  d'instruments  a  cordes  proportionne  à  la  masse  des 
autres  ins(riunenls;il  n'en  est  plus  ainsi  depuis  plusieurs  années.  Ln  orchestre  d Opera-comique  dans  lequel  ne  se  taisaient  enlendi'e 
que  dcuv  Flùlcs,dcux  Hautbois,  deux  ('larine(tes,deux  (!ors,deux  Bassons, rarement  deux  Trompettes  et  presque  jamais  les  Timba- 
les,avaient  assez  alors  de  neuf  premiers  Aiolons,huit  seconds, six  Altos,sept  Violoncelles  et  six  contre-Basses^  mais  quatre  Cors, 
trois  Trombones, deux  Trompettes,  la  grosse-Caisse  et  les  Cvmbales  v  figurant  maintenant, sans  que  le  nombre  des  instruments  a  cor- 
des ait  de  augmente,l  équilibre  est  détruit, les  Violons  sVntendent  a  peine,et  il  en  resuite  un  ensemble  deteslahlc.  L  or<  hestre  de  gi  and 
(q»cra,ou  Ton  entend, outre  les  instruments  a  vent  déjà  cites, deux  (Cornets  a  pistons  et  un  ()phicleïde,plus,les  instruments  a  per(  ussion, 
et  quelquefois  six  ou  huit  Harpes, n''a  pas  assez  non  plus  de  dou/.e  premiers  Violons, onze  seconds,huit  Altos, dix  Violoncelles, et  huit 
contre-Basses:,  il  faudrait  au  moins  quinze  premiers  Violons,qualorze  sec(uids,dix  Altos  et  douze  Violoncelles, quil  serait  bon  de  ne 
pascuiployerlousdiuislcsmorceaux  dont  les  acconipai^nemcnls  d.jivent  être  Ir's  doux. 

Les  proportions  de  rorcheslre  dopera-comique  sulfiraienl  pour  un  orchestre  de  conccri  destine  a  exef  utei'des  symphonii's  de  ' 
Haydn  et  de  Mozart.  '/ 

l'n  plus  grand  nombre  d''instrumenls  a  cordes  serait  meme,en  mainte  occasinn,trop  fort  pivur  les  effets  délicats  que  ces  deux  maî- 
tres ont  confies,pour  l'ordinaire, aux  Flûtes, Hautbois  et   Bassons  seulement . 

Pour  lessvmphonics  de  Beelho\en, les  ouvertures  de\A'cber,et  les  compositions  modernes  coni  lies  dans  le  st>  le  grandiose  et  passionne, 
il  f.iut  absoluntenl  au  contraire  la  masse  de  \iolons,d  Altos  it  de  Basses  tjue  j'indiquais  tout  a  I  heure  pour  le  grand  Opéra. 

Mais  le  plus  bel  or(  hestre  de  concert,pour  une  salle  a  peine  plus  grande  que  celle  du  (amservaloire,  le  plus  <  (imple(,Ie  plus  ri- 
(he  en  nuances, en  variétés  de  timbre,le  plus  majestueux, le  plus  fort, et  le  plus  moelleux  en  même  temps, serait  un  ordiestre  ainsi 
compose:  '  _-'•-_ 


L'I  l'iTuiir\'s  Violons., 

'i(l  Seconds, 

IS  Altos, 

S  l'reniici's   Violoncelles. 

7  .Seconils.  Moloiicelles 

lit  Contre -l',,-,sses 

'.  ll:,r,.es, 

'2  rdiles  finies 


!2  C.rmclrs   finies, 

'2  Ilanlhoi^. 

1  Cor      Antllais. 

2.  CInrinelles, 

1  Cor     (le     lïnsset    ou    une   (il.ii'inelli 

-  Basse, 

A  li.issons.  1  .,  ; 

4  Cors  a   c\|Mulri's,, 


y  "l'i-iunpellrs.  a    Cylindres 

'2  Cornets     "a      l*islonS,(nM  '.,    ..lln.lns    ) 

>  r         ,  U      ^ I 

,)  Li'onihones  ,  o,,  .Triii..is 

>  '^     •!." )■ 

I  (ir.ind     IVoinliiMie    iJasse, 

I  tjphiclc'ide    en    .SV     {{e'iilnlt ,nl,.,-jul.. 

'2  l>;ui-es   deTind^des  et  i  Tlinl^aliers. 

I  Croise    Clisse, 

!  l'aire    <le    Cvml.ales. 


sait     (!'  exécuter     nue     composition     mèlce    de    chcenrs.    il    fandr.ail     jioiir   nn    pareil     ui-chesli 


;  "  '.  (  '■■■ ~ 

S.piirani       ^         ,i 


411    Ténor' 


(     '■■■ '•■'- 

'lit       liasses         ^         ,1 

(  


é 


'i8« 

('i  lli-  ui.issc  de    'i  i^    f\i(iilaiils  |i|,i(  es  sur  un  llii-Mirc  .n  i  ii|.  .ni  une  extrniiili-  de  la  salle,el  dans  If  luiid.i  iiiuicndrail  <iM<|  ^alll;^  (•'•■ 
ifiadiii»  d<- d<u\  pieds  ti  ilt  mi  d  ijrvalinn  (  luu  un.   1 1  Mi-.iil  ,iiii>i  di-lidiu' <■ 

Sur  II'  premier  if  radin  (en  parlant  du  Imiddu  lliealre  )  tjuise  trouxe  le  jiIumIim-  iI  le  pluseldif^né  des  audileurs.el  de  ^.uu  lie  à  dinili 
la  iji  (,.ssp  Cnissc.  les  CtfDihnli's,  les  '1    paires  de  Timhnlfs.i  [If  Op/iictri'i/r.  le  i;raiid   7)-onil>iiiif  l>fissi- . 

Sur  If  dciiviènie  i^i'adin  (  de  i;au(  lie  a  drnile  ei,'alenient  )    '2  rnn/rr-/{(issfs.,  '2   Vid/uiii  rl/ra,  '2  Coriift.s  ii  j'istons.'l  Ti  um 
l>'ltrs.  ."    Tromlioni'x. 

Sur  le  Irui^i" me  :    i    fiiritrp-/i<tssrs.    S    \  tolunvelles  . 

Sur  le  qualrii  me    '2  cnnIre-Hitssi's.'l    Viol(inceUefi,,\  Hassntis.i  Cnrs  : 

Sur  le  ein(|uieiiie   L'  Vio/oiicrlles.  I  Cordf  basset.)'!  Cl(irini'lli-s,\  Covninjldis.'l  /f<tntliols,'li>i'tiliftFli(lf!(2  (p-nmlis  Fin  lis. 

Sur  le  reste  de  la  srene,(iu  plan  horizontal  beaucoup  plus  vaste  que  la  portion  (ueupéepar  l 'ampli  i  théâtre:  an  lond  .adosses  au  i  in- 
quieiiic-  ;;radin,el  re-^ardant  le  pubiie,surune  seule  !ii;ne,si  la  seène  est  assez  laii;e:  les   IX  Atlos. 

Au  milieu  et  devant  les  Altos:  I  c»)if)'e  /irisse,   plus   1    autre  roulri'-liiissr.  v[  1  Violnnrrlle  jouant  ensemble  siii-  le  même  pu 
pili  e,en  ehefs  d  attaque  de  la  masse  des  basses  . 

Sur  I  un  des  cotes  de  la  scène, devaiil  les  Altos,  sur  trois  ranj^s,  et  presenlanl  le  pr<iril  au  publie;  L<s  '2  I  pi-eiiiii-i's  Vi(il<iiis. 
le  thel  d<s  premiers  Violons  sur  le  devant  du  premier  ranir. 

Sur  Tautre  cote  de  la  scène, sur  trois  ran^^s  également:  les  'iO  seconr/s  Vinlonit,,  ref^ardanl  les  premiers,  le  du  l' des  seconds 
A  ioloiis  sur  le  de\anl  du  premier  ranj?. 

Dans  Icspace  reste  vide  entre  ces  deux  masses  de  Violons, et  dc\ant  le  pupitre  -  chef  des  Basses:  les    i  H(iv\n's. 

l)evanl    les  Harpes,  près  du  premier  pupitre  des  premiers  Aiolons,e(  rej^ardaiil  presque  en  l'ace  toute  la  masse    iiislrii- 
meiilale:   le  vhi'f  d  orvhcstvf . 

Le  vliCM'ur  serait  ensuite  divise  en  trois  i^roupes  (  ihaciui  deux  formant  un  choeur  complet  )  run,le  moins  nombreux, seiail 
au  milieu  de  lavanl-scene, devant  le  chef  d'orchestre, et  rcijardanl  le  public^les  deux  autres  à  droite  et  à  ;^auche, présentant  le  pio 
fil  au  public,  seraient  élevés  de  chaque  cote  sur  trois  petits  i^radins  d'un  pied  de  haut, afin  que  l'émission  des  \i;i\  lïil  aussi  II 
bre  que  possible.  Sur  les  raii^'s  antérieurs  seraient  les  .S'o^j/v»;;/,,  derrière  eux  les  Tfno>-s.,vi  enfin, sur  les  ^(radins  le^  plus 
e|e\es  derrière  ceux-ci, les  Jinssfs. 

Kn  doublant  ou  triplant  dans  les  mêmes  proportions  et  dans  le  même  ordre  (elle  masse  d'ex('culanls,on  obtiendrai!  5aii>(l..u- 
te  un  maicnili<)ue  orchestre  de   Festival.    Mais  c>st  une  erreur  de  croire  que  tous  les  orchestres  doi\ent  cire  composes  d'après  ce 
svstenie,l)ase  sur  la  prédominance  des  iiislrumenls  a  cordes;,on  peut  obtenir  de  très  beaux  résultats  du  svsleme  contraire.  Les  insiru- 
meiils  a  cordes, trop  l'aibles  pour  dominer  des  masses  de  ("larincttes  et  dinstrumenls  de  cuivre,servenl  alors  de  lien  harnuuiii  ux  aux 
sou,  vliidiiits  de  lorchestre  dinstrumenls  a  venl,eji  adoucissent  l'éclat  dans  certain  cas,el  en  e(hauffent  le  mouvemeni  dans  c(i  tains 
aiilrés,au  mo\en  du  I  reniolo  qui  musicalise  même  les  roulements  de  tambours  en  se  confondant  avec  eux  . 

Le  bon  sens  indi([ue  que  le  conipositeur,a  moins  quSl  ne  soit  force  de  subir  telle  ou  telle  forme  d'ori  heslre,doil  combiiM  i  sa  mas- 
se di'xe(  niants  d après  le  style,  le  caractère  de  l'oeuvre  qu'il  traite, et  d  après  la  nature  des  effets  principaux  que  le  su)i  I  peut  a- 
mener.  Ainsi  dans  un  /{r<iii it'iii.et  pour  reproduire  musicalemeni,  les  faraudes  ima^fes  de  la  prose  t/rs  t/ior/s.,  j'ai  '  in|i|o>é 
quati-e  petits  orr  hestres  d'instruments  de  ciiivre  f  ïrompelles, Trombones,  ('omets, et  0|)liieléides  )  placi's  à  dislame  les  uns 
des  autres, aux  qu.ilre  anj^les  du  j^rand  or«  luslrijornie  d  une  masse  imposant''  il  instruments  à  cordes,de  l<ius  Ns  autres  iustrunu  nls 
a  veni  doubles  et  triples, et  de  dix  Timbaliers  jouant  sur  huit  paires  de  Timbales  accordées  en  différents  tons  11  est  bien  eer  t.u'n  (|ue  l.s 
effcN  spéciaux  obtenus  parcelle  mpuvelle  forme  d'orchestre  étaient  absolument  impossibles  avec  toute  aulie. 

Cl  )      .r.„    ,lll    |,l„-    i,.„il    ,|.M-    ,,l    ,,r,l„..l,,.    .,.,,,,1    ,|,.|i,„:    :,    ,„„•    ..,ll.-    .i    ,,,.»,-     i.lus    .«,,,„.;,■    ,,m-    ,,.(,       ,/.,    ,;,n„.n:,ln„,.    ,!,■     I',,,,-,  ,1    ,'..1     | Il,-   ,.,i ,,„•  i'l„.i;.|u. 

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i..mmI.      |.,.i,      n.      |..i.     1,.    |,|.„.,     .1,      ,.,„„„,,     :,    ,,     .|.,'.l.     I „l     ,,,.v.„,     ,,,|„.!.  ,.,.„.    .1     .,„,,i..i,l     1 „„.,„l,     ,1.,     |)„,,l,„,.     M    I.M.I     ,1,....     ...    -,     ,■.,.,  |,l.,. 

■  ■/  I, oiii.„„i.  :.  |, ...„-),. Il  .',  |..,i  |,,;s  ,,io,   ,1,  r,.,.i,.o,, .  .,  |..„  .i,  ,i,^t..,„.  ,u,  .ii,i. 


^  i 


<.Vst  i(  i  If  lieu  de  l'u'in-  remarquer  l'iiiipjirlaïue  des  divers  points  de  ilfjxivl  tics  sons .  Certaines  parties  dun  orc  hcsirt'  smil  dis 
liiK'Cs  par  le  eonipositeur  à  s1nlern>i;<r  et  à  se  repoiidre^or  celle  inleiilion  ne  devient  manifesle  et  belle  que  si  les  j^rdupcs  enire  Its  - 
quels  le  dialopie  esl  H-il'i  -mt  ,ul  ;  i^ammenl  «'l(]it,nie's  les  uns  des  autres.  Le  rmiiposileur  doit  d(ine,dans  sa  partition, iMdi<i(Hr  pour 
<u\  1,1  disp(]siliiin  qui!  ju;;e  convenable. 

Pdui-  1rs  Tainbuurs^tjrosses-liaisses,  C.Mnbalesel  Timbales. par  exemple, sils  sont  employés  a  frapper  certains  rh)l lunes  tous  a  l,i  Un>. 
d'après  le  prot  t'de  \  ult;aire,ils  peuvent  rester  reunis^mais  s''ils  exécutent  un  rhvlhme  dialo^ue,di)nl  un  Iraj^ment  est  Trappe  par  le»  ki""'"' 
ses  (laisses  et  ('vmbales,el  Tautrepar  lesTinibales  cl  Tambours, sans  aucun  doute  leflet  deviendra  incomparablement  meilleui-,pliis  inlc- 
rcssanl.plus  beau,en  plaçant  les  deux  masses  d'instruments  a  percussion  aux  deux  extremiles  de  lorchestre,elconsequemmenl  aune  assez 
faraude  dislance  fune  de  raulre.])''ou  il  suit  que  la  constai\le  unilormite' des  masses  d exécution  esl  un  des  plus  i;rands  obsla(  les  a  la  produc- 
tion des  (HU\res  monumentales  et  vraimeiil  nouvellés;,elle  esl  imposée  aux  compositeurs  piiisencore  par  lusai,'e,la  i-ouline,la  paresse  et  le 
d(  r.iul  de  rellexioii  que  par  les  raisons  dVionomie^  raisons  malheureusement  trop  bonnes  •cependanl,enfiance  surtout, ou  la  musi([ue  esl 
si  loindelrc  dans  les  moeurs  d<  l.inalion,où  lef^iiuvernemenl  lait  tout  pour  les  theatres,niais  rien  pour  la  musique  proprement  dile,ou  l<s 
farauds  capitalisles,prèls  à  donner  cinquante  mille  francs  et  plus  pour  un  tableau  de  tcrand  màilre,y((7reey»c  rc/r(  rrfnvsrutf  uni-  valrni. 
ne  dépenseraient  pas  cinquante  frans  pour  rendre  possible,une  fois  1  an,quelque  solennité  digne  d  une  nal  ion  comme  la  notre, et  propre  a 
Mielirc  en  c\  idcnce  les  ressources  musicales  très  nombreuses  quVlle  possède  réellement  sans  qu'on  puisse  les  utiliser. 

Userait  pourtant  curieux  dessaver  une  f(iis,dans  une  composilion  écrite  ad  lioc^  1  emploi  simultané  de  toutes  les  forces  musicali-s 
qu^m  peut  reunir  à  Paris.t  n  supposant  qu'un  maitre  les  eut  à  ses  ordres,dans  un  vaste  local  dispose  pour  cel  objet  par  un  areliiteete  a  - 
(  uusiieicn  et  musicien, il  de\rait,avanl  de<  rire„delerminer  avec  précision  le  plan  et  Tarranitement  de  cel  inuuense  or(  heslre,el  les  a- 
\oir  ensuite  toujours  presenis  à  l'esprit  en  écrivant.  On  pense  bien  quil  doit  être  dune  haute  importance, dans  I emploi  d  un<'  aussi  e- 
iiorme  niasse  musicale, de  tenir  compte  de  leloif^nemenl  ou  du  voisinage  des  différents  groupes  qui  la  composenl^eeUe condition  esl  on 
IH'  peut  plus  essentielle  pour  arriver  à  en  (irer  tout  le  parti  possible,et  pour  calculer  avec  eerlilude  la  portée  des  effets.  Jusqu'à  presenl 
d.ins  les  Fesli\als,onn''a  entendu  que  forchestreet  le  choeur  ordinaires  dont  les  parties  elaienl  quadruplees  ou  quintuplées, selon  le  nom- 
bre plus  ou  moins  grand  des  executants^maisici  il  s'agirait  de  tout  autre  chose,el  le  compositeur  quivoudrail  meltr<'  en  relief  les  rcssoui- 
«es  prodigieuses  el  innombrables  d'un  pareil  instrument^  aurait  a  coup  sur  a  remplir  une  tache  nouvelle. 

\oici  conimenl  avec  le  temps, les  soins  et  les  dépenses  nécessaires  on  pourrait  le  créer  a  Parls.lla  disposition  des  groupes  reste  fa  - 
cullalive  el  subordonnée  aux  intentions  du  compositeur,les  instruments  à  percussion,dontJ  action  sur  le  rhvlhme  est  irresislil)le,el  qui  re- 
lu-denl  tcjujours  quand  ils  sont  loin  du  chef  d'orchestre,devraient  en  tout  cas„je  lai  dcja  dit,etre  places  assez  près  de  lui  pour  pouvoir  obéir 
inslanlaiiement  el  rigoureusement  aux  moindres  variations  du  mouvement  et  de  la  mesure. 


r.'o 

'Ul 

Viol 

Mm 

,ns     (liv 
s    divis, 

s      ,111      11,11!     >'l 

,1,111    dans    r. 

,111    en  In.is    el    ijualiv    parties , 
lii-i'iiiieis   el    seimids.  el  dmil    ilix 
,aasi,,ii    ,l,.|a  Viiilr  d'amour; 

'..", 

Vi..l 

,II,'..|I,'S 

liivise.s   ,111 

mm    l'ii   iiremii'rs  el     s,',-,,mls  : 

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|]ass-Tiili;i  . 

Haiv-s; 

Pianos; 

Bnl!,'l    ,l'OrK»e    li 

Seue    pieds, 

Pain^s    de    Timlml.' 

TamlH.nrs; 

Gr.isses    C,,iss,.s; 

Paires    de    C.Vmlial, 

Triangles; 

J,mv   d,'   Timlires; 

Panes    d,'  Cvmlial, 

ftran.les    CI.i.Ih's 

Tam-lanis; 

P,,vdle1ls      Chili, lis 


'le  r 


(m  Ti, 


„l„|n,.s  ( 


40 

S,i,i, 

,iii    ,'nraiils  (    1 

i,iniers  el    s,',- 

n„ls,> 

Hlil 

S,.|.i 

uii    lenum.s   ( 

'remiersel     M-,-, 

n,|s;) 

IIIO 

T.m. 

rs  (  Pivmi.is  ,■ 

s,a„n,ls;  ) 

IL'O 

BaSS 

,.s    (  Preini;.r,.s 

,.1  s,v.,nd,.s;  ) 

I  In  \"ll  i]iip  dalK  <  il   <iis<nil)!e  ili     ,S  IH      cm  (  uliilil-.,  les  i  linri^lis  iH'  (liniiiiuiil   ^i,is.  »iii  uif  ;iiir;iil-iin   hisun  "ii[i  tU-  yviwr   ;\ 
riiiiiir  ,1  Paris  Irnis  i  tiil  snivaiilc  \ni\   dr  qinl<|uc  xaleiir.   laiil    li'ludc  du  diaiil    s   est, à  (elle  lifiiro,  peu    n'|)aiulii('  mi   jm  ii  a- 
\aii'  II- 

II  laiiHi  iil  tM  idiniimiil  iidnjilfr  ini  st\lf  d  mic  lari;iMr  <'\lranrdiiuiire  tmilcs  les  lois  (|iie  la  masse  ('iitierc  sei'ail  niiai'  i  ii 
;itli.iii,cn  rfser\aiit  les  ollcls  dcliralsJcs  miiinenu-iils  Ic-irs  el  rapidcs„|>iiiir  d<-  pflils  ordiestres  que  railleur  [muirail  ai,-.(uiiiil 
(•(inipi)ser,e|  laire  dialiii;iier  ensemble  au  milieu  d<-  ee  |jt  upie  musieal . 

(luire  les  •  liali>\anles  eciult-urs  ()u<'  (elle  iiiullilude  de  timbres  dilitTeiils  lerail  jaillir  a  chaque  iiislaiits^il  )  aniail  des  rf~ 
j'i-ls  Itarmoniiiiiis  iiuiuïs  a  tirer. 

I>e  la  di\isi.  M  en  huit  nu  dix  parties  de«  i  eiil  \ini;t  \iolipns  aides  des  quarante  Alli)s,à  Paif^u^piiur  fai  eeiil  an^élique,aerieii. 
et  dans  la  iiuanee  pt'ntu'ssiin'i . 

De  la  di\isi(>n  des  \  ioluneelles  et  r(intre-Ba>ses  au  ^rave  dans  les  mouxements  lents, pour  Taccent  melaiu  <ili(|iie.reli»^itu\„ 
et  la  inuinee  tnpzzo  fui'tp. 

Pe  la  reunion  e/i  ^je/iV  oi-iUeatri'  des  notes  Ires  ^l'inKs  de  la  famille  des  (llarinetles,  pour  faerent  sombie  el  les  nuan- 
ves  j(if/i'  et  nii'zzo  foffe . 

\)v  la  réunion  l'ii  fwltt  orvht'slri'  des  notes  i;raM's  des  Hautbois,  ('ors  anglais  el  Bassons  quintes,  mêlées  aux  noies  graves 
di>  ijrandes  Finies, pour  face  ent  religieusement  triste  et  la  nuanee  piano. 

Dr  la  rrunion  en  pefif  onltrsfi-e  des  notes  f(ra\es  des  (>pbi(leides,Bass'liil)ael(,'ors, mêlées  aux  pi^tialrs  des 'IVoiubones  t('- 
nors,au\  derniers  sons  jçraxes  des  Trombones  basses, et  aux  seize  pieds  (Flule  ou\erle)  de  I  ()ri<ue,pour  les  antiilï  piiironiN-UK  iil 
graves,  reliifieux  et  ealmes,  et  dans  la  nuance  piano. 

\)v  \i\  reun'wn  m  prt  if  07(hi'sfrf  des  notes  surai^ucs  des  petites  ('larinettes,  Flules  el  petites  P'lutes,pour  rac(<Ml  slii- 
denl  el  la  nuance  fnvtf. 

De  la  réunion  m  f>i'/i/  oiilifx/ri'  des  <!ors.Trompeltes,  ('omets, Trombones  et  ()pbi«  leides,pour  faeeent  poni(ieux,éclalanl 
el  dans  la  nuan<e  forte. 

De  la  reunion  en  (jvand  orchvsl  t-f  des  trenle  Harpes  aNec  la  niass<-  entière  des  instruments  à  ar<liets  jouanl  p  i  z  z  ira /o.,ti 
Tirnianl  ainsi  dans  leur  ensemble,  une  autre  Harpe  si^if^^anlesque  à  m-iift-i-n/  t)'fnte-(fuat7'e  cordes, pour  le,  ai  (  tiils  t^racicux, 
bii!lairfs,Miluptueux,  el  dans  (ouïes  les  nuances. 

De  la  réunion  des  trente  Pianos  a\ec  les  six  jeux  de  timbres, les  douze  paires  de  ('ymbales  antiques,  les  six  Trialiiçlcs  (qui  pour- 
raient «-Ire  accordes  comme  les  (Cymbales  anti(i.ires,en  dillerenls  tons,)  el  les  quatre  Pa\illons  cliinois,consliluanl  un   m'clirsh-i'    à 
percussion, /«e/rt //«y /<e^ponr  les  accents  jo\eux  et  brillants, dans  la  nuance  mezzo  fort^. 

De  la  réunion  des  huit  paires  de  Timbales  avec  les  six  Tambours  el  les  Irois  {grosses  Caisses, formant  un  pelil  un  lifstn-  à  pcnns- 
sii)n,et  presque  exclusivement  rliijtlimiijue.^iww  Taccent  menaçant  el  dans  toutes  les  nuances. 

Du  melanfçe  des  di'ux  Tam-Tams,dcs  deux  (]locbes,et  des  trois  jurandes  ('vmbales  a\ec  certains  accords  de Trombone>,pour  Tac- 
cenl  luijubre, sinistre, el  dans  la  nuance  nirzzo  forli- . 

('.oiuuiiiil  enumerer  tous  les  aspcds  harmoniques  que  prendi-ail  ensuite  (hacun  de  cesdilTcrents  f;roupes  associe  aux  f,'rou- 
pes  ijui  lui  sniil  sviupalliiques   ou  aiilipathiques'! 

(  )n  pnurrail  établir:  de  grands  duos  entre  Torcheslre  dinslruments  a  \ent  el  l'orcliestre  d^instrumenls  à  cordes.  _ 

^.lllre  lun  de  ces  deux  orchestres  et  le  choeur.  Fnire  le  choeur  et  les  Harpes  et  Pianos  seulement  .  _- 

l  n  i,-rand  trio  entre  le  choeur  à  Tunisson  el  à  roctave,les  instruments  à  vent  à  l'unisson  et  à  rocta\e,el  b  >  Violons,  Vlios  et 
Moloneclles  a  ruilissoii  cl  à  roclavc  cfijalenieiil  .  __ 

(  e  nienu'  Irio  aei  (jni|pat(ne  par  une  l'orme  rlnllimique  dessine'e  par  tous  les  instruments  à  pcn  ussion,  les  coiiIre-FSasscs, 
les   H,ir|u-s  et  les  Pianos.  _ 

l  11  ili,«ur  simple, double  ou  triple, sans  ac(  (impa^nemenl .    _ 

l  n  ehani  de  Molons,  Allos  el  A  io  Ion  celles  an  in.,  ou  d  in  si  rumen  (s  à  \ent  de  bois  )inis\ini  d^i  n  si  rumen  U  de  i  ui\re  /////.v^ac- 
(  <iuiji.ii(iie  par  un  orrlifsfrr   vocal. 

\  n  (liant  de  Sopraiii,oii  de  lcnors,ou  de  Basses,  ou  de  1  ou  les  les  \oix  à  foehn  e,  aciorupaLçné  par  un  oi-iIu-kI  ro  insirii  - 
///'■iital.   __ 

,  l  il  pelil  1  brieur  ibanlanl,aecompa^'ne  par  le  faraud  eboeiii-  cl  par  ijnelques  iiistriimenls     _ 
_l  n  petit  onhesire  chantant, aceompaf<ne  par  le  j^rand  orihe.-Ire  et  par  qucK|u/'s  \oix  . 

l  n  i^rand  clianl  f(raxe,execule  par  toutes  les  Basses  à  archel^el  aeeonipaijne  à  Taif^ii  par  des  Siolojis  divises,  cl  les  Har- 
pes  fi    Piano»      .  ■  .  _ 


l'n  f^rand  (hanl  fi^rave, exécute  par  (diiles  les  Basses  a\eiil  et  TOrtçue^et  arronipa';iie  a  Taigu  par  les  Flules,  Haulljois.,(!l.i- 
riiielles,e(  les  Violons  divises.  — 

Kic,  e(r,  ete 

Le  s\slèmede  repelilions  a  etalilir  ponreel  or»  lieslre  colossal  ne  saurait  èli'e  dou(eux:cVst  celui  qui!  faul  adupler  toutes  l<s  li^xiii^il 
saisit  de  monter  un  omraj^e  de  jurandes  dinicii>ioiis.  dont  le  plan  est  complexe  et  dont  certainesparties  ou  I  ensemble  oITrenl  dis  dill  i(  ulles 
dVxeiul ion: c'est  lesvsteniedesrepeii'i.iiisp.irlirlies.A'oici  donc  comment  leciu-l  dordiestre  procédera  dans  ce  travail  analjtii|ije. 

Je  suppose  (^i(\ïriini)ithà  friiufefju.voues'/fiiisst'smoiiii/rf'si/i'tails  la  partition  qu'il  va  l'aire  exécuter.  Il  nommera  d  abord  deux  soils- 
cbi  Isqui  devront, en  marquant  les  U  ui^sdc  la  mesure  dans  les  répétitions  dVnsemble.avoir  continuel lenient  les  yeux  sur  lui,pourconiniiini(iuer 
lcmiiu\emenl  aux  masses  trop  eloif^nees  du  centre.  Il  choisira  ensuite  des  répétiteurs  pour  chacun  desf^roupes  Mxauxet  iiisl  rumen  taux. 

Il  les  l'era  repeler  eux-mêmes  prelimiiiairement  pour  les  bien  instruire  de  la  manière  dont  ils  doivent  diiif^^er  la  put  des  e- 
tiides  qui  leur  est  conliee. 

Le  premier  fera  répeter  iaoténient  les  premiers  Soprani, ensuite  les  seconds, puis  les  premiers  et  les  set  onds  ensenible . 

Le  second  répétiteur  exercera  de  la  même  l'acon  les  Ténors  premiers  et  seconds. 

Il  e»«era  ainsi  du  troisième  pour  les  Basses.  Apres  quoi  on  formera  trois  choeurs  composes  chacun  dun  tiers  de  la  masse  to- 
tale; puis  enfin  le  dioeur  sera  exerce  dans  son  entier. 

On  se  servira  pour  accompagner  ces  études  chorales, soit  d'un  ()rf^ue,soit  dun  Piano  aide  de  quel(|iies  instruments  a  cor- 
des, Violons  et   Basses. 

IjCs  sous-chels  et  les  répétiteurs  de  Torcheslre  exerceront  isolement  d  après  la  même  méthode; 

I'm      Les  Violons  premiers  et  seconds  séparément, puis  tous  les  Violons  reunis  . 

'1\\     I>es  Altos, Violoncelles, el  contre-Basses  séparément, puis  tous  ensenible  . 

.~K     La  masse  entière  dis  instruments  a  archet. 

411      Les  Harpes  seules. 

j'h     Les  Pianos  seuls  . 

tii'i'      Les  Harpes  et  Pianos  reunis  . 

7"     Les  instruments  a  vent    (  de-  bois)  seuls. 

Xtl     Les  instruments  a  vent   (de  enivre)  seuls. 

'Mi     Tous  les  instruments  a  vent  reunis. 

Ida    Les  instruments  à  percussion  seuts,en  enseif^nant  surtout  aux  Timbaliers  a  bien  accorder  leurs  Timbales . 

Ilu    Les  instruments  à  percussion  reunis  aux  instruments  axent. 

IL'"    Enfin  toute  la  masse  instrumentale  et  vocale  reunie  sous  la  direction  du  chef  d'orchestre. 

(le  procède  aura  pour  résultat  d'amener  d'abord  une  exécution  excellente  qu'on  ^obtiendrait  pas  avec  l'ancien  système  d  éludes  c  ollec- 
(i\es,et  denexif^erde  chaque  exécutant  que  quatre  répétitions  au  plus.  (Ju'on  ne  nej<lif(e  pas  en  pareil  cas  de  répandre  a  prolusion  dis  diapa- 
sonsdansrorcheslre,c>sl  lescul  mo\en de  maintenir  hienexactemeni  l'ai  cordd<' celte  foule  d'instruments  de  nature  et  de  tempi  ramnii  uts 
si  divers. 

Le  prejuf;;é  vu I ficaire  appelle  hrin/niiis  les  f(rands  orchestres: s'ils  sont  bien  composes, bien  exerces  et  biendirii(es;el  s'iK  exécutent 
de  la  V  raie  music|ue,c'est  pu  issaufs  qu'il  faut  dire:  el,cerles,rien  n'est  plus  dissemblable  que  le  sens  de  ces  deux  expressions. In  petit  mes  - 
quin  orchestre  de  vaudev  ille  peut  c^tre  A;7/ya«/,quand  une  };;rande  niasse  de  musiciens  convenablement  emplovee  sera  d  une  doui  eurex- 
tr(^me,et  produira, même  dans  sesviolents  eclats,lessons  les  plus  beaux.  Trois  Trombones  mal  place's  paraîtront  A;7/iyrt;i/.v,insupportal)l(s, 
cl  1  instant  dapres.daiis  la  même  salle,douze  Trombones  elonmidnt  le  public  par  leur  noble  et  j)uissnt2lp  harmonie. 

Il  Y  a  plusrles  unissons  n'acquièrent  de  valeur  réelle  qu'en  se  multipliant  au  delà  d'un  certain  nombre.  Ainsi  quatre  V  iolons  di- 
première  force  jouant  ensemble  la  même  partie  produiront  un  effet  assez  distçracieux.peul  être  même  deleslable,la  ou  quinze  V'iolDiisdun 
lalriil  ordinaire  seront  excellents.  Voila  pourquoi  les  petits  orchestres,  quelque  soit  le  mérite  des  execulanis  qui  le  composent.onl  si  peu 
dac'lion^el  consequemmeni  si  peu  de  valeur. 

Mais  dans  les  mille  combinaisons  praticables  avec  I  orchestre  monumeiilal  que  nous  venons  de  decrire,resideraient  uni' rie  hesse  harmoni- 
quc^une  variétéde  limbres.iniesuccessiondecontrastesqu'onne  peut  comparer  a  rien  de  ce  qui  a  été  fait  dans  larl  jusqu'à  ce  jour, cl  par  des- 
sus loiil  une  incalculable  puissance  mc>lodiqiie,expressive  et  rhvlhmique,unelorce  peneirante  anulle  autre  pareil|e,une sensibilité  prodii^ieu- 
se  polir  les  nuances  denseniiile  et  dc'detail.Son  repos  serait  majestueux  comme  le  sommeil  de  I  oc  ('anisesaijilalions  rappelleraient  loin  aj^an  des 
tropiqucs,sese\plnsions,les  cris  des  \cjlcans;oiiv  retrouverai!  les  plaiiiles,les  murmures,  les  liruils  mNsliricuxcf  s  forets  vierj^es.  les  cLuueurs,  les 
priirc>s,lcsi1i,iiil  s  de  triomphe  ou  de  deuil  diin  peuple  a  lameexpansive  ai  iii<'urardent,aux  fougueuses  passionsrsonsileme  imposerait  lacraiii- 
|(|i;ii  sasoirnuile'.-i  I  l's  ori;aiiisalinns  les  plus  rebelles  In'miraieiil  à  \oirson  ov'.sce/jc/of^aandirin  ruijissant.i  i.iiuue  un  immense  et  sublime 
inci-mli.   ! Pl>.  - 


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